Adieu Goulsary – Tchinguiz Aïtmatov

Qui aurait cru que moi, MOI, j’aimerais autant un roman qui met en premier plan la relation d’un homme avec son cheval?  Pourtant, ça a été le cas… et c’est pour moi une belle découverte de la littérature du Kirghizstan.

De quoi ça parle

Tanabaï est maintenant un vieil homme. Ancien militant communiste impliqué dans les kolkhozes, il retrouve par un curieux hasard Goulsary, un étalon superbe dont il s’était occupé des années auparavant et qui lui a été arraché. C’est à l’occasion d’une route difficile avec le cheval qu’il va se remémorer son histoire avec lui et ce qui les a menés là où ils sont maintenant. 

Mon avis

Nous avons ici un court récit extrêmement dépaysant, surtout quand, comme moi, on ne connaît pas grand chose à l’histoire du Kirghizstan. Nous sommes donc transportés dans les montagnes kirghizes, dans un kolkhoze. Le personnage principal aurait été inspiré par son grand-père, berger nomade et il assiste à la fin d’une époque.  Il croyait à la collectivisation et au mode de vie du kolkhoze, il a milité, travaillé pour faire appliquer les recommandations du parti. Toutefois, au quotidien, quand les ordres viennent d’en haut et qu’ils sont parfois déconnectés, ce n’est pas si simple à appliquer et à accepter. 

Tanabaï et le cheval avaient un lieu particulier.  Le cheval était fougueux, indomptable mais le temps et l’usure sont passés par là. Métaphore de l’époque et de la désillusion du personnage principal face à ses idéaux, alors que Goulsary (le cheval, il faut suivre) vit ses derniers moments, il va revivre son parcours et nous allons assister aux derniers moments d’un mode de vie et aux soubresauts d’une culture qui tente de rester vivante malgré tout.  La mort des illusions fait mal au coeur mais il y a quand même une touche d’espoir. 

C’est beau, triste… et ça nous emmène clairement ailleurs. J’ai beaucoup aimé. 


Les filles de la famille Stranger – Katherena Vermette

J’entends parler de Katherena Vermette depuis une éternité. C’est une autrice autochtone vivant au Canada anglais et on m’en avait dit beaucoup, beaucoup de bien. Et savez-vous quoi, les gens avaient raison. 

De quoi ça parle

Cette histoire est celle de quatre femmes. Quatre femmes autochtones d’une même famille. Quatre femmes souffrantes, en colère, tristes et dont l’histoire familiale est constituée d’histoires tristes.  Nous allons donc les suivre à travers leur tentative de survivre dans ce monde qui, semble-t-il, n’attend qu’une seule chose : qu’elles se plantent.

Mon avis

Je ne savais pas à quoi m’attendre en lisant ce roman car la couverture en anglais est très différente et représente des fleurs en broderie. Entendons-nous, ce roman est tout sauf sweet. C’est dur, troublant et on n’en sort pas indemne.

Nous avons ici quatre femmes qui portent non seulement le poids de leur histoire, mais aussi celui du vécu de leurs ancêtres. Et c’est d’autant plus difficile à lire que ça se passe dans mon pays, avec nos lois et on nous met en pleine face les conséquences sur les peuples autochtones. Ici, les quatre personnages nous font voir des aspects différents des conséquences en question. Cedar, qui a passé sa vie en foyers, est recueillie par son père, qu’elle ne connaît pas. Elle est bonne élève, veut s’en sortir mais elle en a quand même lourd sur le coeur. Phoenix est quant à elle en prison, elle est en colère et souvent en perte de contrôle. Il y a d’ailleurs un tome 1 qui raconte son histoire à elle, roman que je n’ai pas lu… on ne me reconnait plus. Elle tente de reconnecter à ses racines et d’aller mieux mais elle est tellement blessée qu’elle a des épines et repousse presque systématiquement l’aide qui pourrait lu être apportée. Elsie, leur mère, est toxicomane. Elle a des hauts et des bas, croit s’en sortir, rechute… Ça fait mal de la voir aller. Et à travers elle, on rencontre également Margaret, mère d’Elsie, qui en a bavé…

Disons qu’à part Cedar, au premier abord, elles sont difficiles à aimer. Elles sont couvertes d’épines, on dirait qu’elles ne s’aident pas et qu’elles prennent une mauvaise décision après l’autre. Mais c’est tellement bien mis en contexte que nous comprenons. Limite que ça semble logique. Et c’est ce qui fait toute la force de ce roman. On reçoit tout ce mal être en pleine figure et on réalise à quel point les structures en place sont inadéquates même quand les gens y mettent de la bonne volonté. La complexité de la situation est clairement exposée… et on ne tente pas de nous donner de réponse simpliste.

C’est donc une histoire de famille, une histoire de soeurs, de deuils et de traumas parfois indicibles. C’est aussi une recherche de soi et un portrait des différentes façon de tenter de s’en sortir malgré le passé. Ça fait mal, une excellente lecture.

Les yeux sont un morceau de choix – Monika Kim

Ce roman était dans les favoris de plusieurs booktubers anglophones ces dernières années. J’ai donc choisi de le lire malgré cette couverture française que je n’aime franchement pas!

De quoi ça parle

Tout allait bien pour Ji-Won quand soudain, tout s’effondre. Son père est parti, sa mère attend désespérément son retour et sa petite soeur ne comprend plus rien. C’était déjà difficile, avec les études et le passage à l’âge adulte mais sa mère rencontre George, un homme blanc avec qui elle se voit refaire sa vie et à qui elle voue une adoration.

Pour faire plaisir à sa mère, qui lui a mentionné que les yeux de poisson étaient la meilleure partie du repas, elle décide de surpasser son dégoût et de tenter le coup. À partir de ce moment, les yeux, les yeux bleus comme ceux de George, l’obsèdent. Elle veut les dévorer.

Mon avis

Ce texte n’est clairement pas pour tout le monde. Il y a des yeux et Ji-Won va les manger. Pas juste des yeux de poisson. Imaginez ce que vous voulez à propos de manger des yeux, c’est probablement dans ce roman. Tenez-vous le pour dit.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé. C’est un roman « female rage/revenge ». Ji-Won perd pied alors que tous les éléments stables de son entourage prennent le bord: sa famille, ses amies… Elle tente de rester forte, d’aider sa mère et sa soeur, sauf que la nuit et dans ses moments de solitude, elle dérape. Elle perd le contrôle, l’obsession prend le dessus et on sent son sens moral s’effriter peu à peu alors que tout le monde la déçoit un peu.

Il y a certes des éléments un peu gore et des yeux qui explosent savoureusement dans la bouche de l’héroïne, mais l’horreur est aussi au quotidien alors que l’héroïne coréenne-américaine voit s’effondrer le mythe familial et réalise de plus en plus à quel point son univers est mysogine, raciste et à quel point la fétichisastion est partout. Le regard de George est épouvantable et même ceux qui se disent « safe » sont toxiques. J’ai beaucoup aimé l’évolution de ses amitiés et qui parlent également sur l’évolution de l’héroïne. La relation entre les soeurs est vraiment belle.

Ceci dit, je ne suis pas certaine de bien comprendre certains éléments de la finale… j’aurais peut-être préféré autre chose. Du moins, j’aurais aimé quelques réponses supplémentaires.

Toutes les fêtes de Noël commencent par un meurtre – Benjamin Stevenson

J’avais aimé le ton du premier tome de la série et pour une raison étrange, je n’ai pas lu le 2e. Mais c’était le temps des fêtes et je me suis dit que c’était une très bonne idée de lire celui-ci dans le désordre. On ne me reconnaît plus, je sais.

De quoi ça parle

Ernest Cunnigham, détective amateur, est appelé par son ex quand elle est accusée du meurtre de son conjoint, un riche philanthrope ayant pour mission le soutien de jeunes toxicomanes et ex-toxicomanes. Elle a été retrouvée couverte de son sang au lendemain du meurtre et Ernest est bien décidé à la sortir de là.

Mon avis

Si j’aime toujours toujours le style de l’auteur qui s’adresse à nous directement, avec ses « règles du roman policier » et ses références aux classiques du roman policier, je dois avouer que celui-ci a été un peu anecdotique pour moi. J’ai mis plusieurs, plusieurs jours à le lire malgré son petit format et sa facilité de lecture. Peut-être est-ce que pourla fifille du hémisphère nord que je suis, les canicules australiennes ne me mettent pas vraiment dans l’ambiance de Noël. Bref, pas désagréable, mais facilement oubliable aussi.

Ernest retourne donc dans ses montagnes où un meurtre a eu lieu. Est-ce que ce sera le seul? A-t-il un ennemi juré qui lui en veut particulièrement et qui voulait l’attirer à cet endroit précis? On se retrouve donc dans une association avec un groupe de suspects qui sont d’ex-jeunes que le mort a aidés… le tout en plein spectacle bénéfice de magie impliquant un magicien un peu charlatan. Si le ton est bien, l’enquête est à la fois assez impossible à résoudre (certaines déductions sortent un peu de nulle part) et assez simple. J’en avais compris des choses dès le début mais pour d’autres… je ne vois pas comment j’aurais pu deviner. J’ai eu du mal à démêler les suspects et je suis donc restée un peu à l’extérieur de l’histoire, étant vraiment happée à seulement 30 pages de la fin.

Un style que j’aime mais une intrigue dont je ne me rappellerai pas. Moment agréable, mais sans feux d’artifices.

La bibliothèque secrète de Noël – Jenny Colgan

En 2026, j’ai non seulement lu une romance de Noël… mais j’en ai lu deux!  Bon, ok, c’était pour rester dans l’ambiance festive en faisant mon casse-tête mais en plus, je dois avouer que même si c’est convenu comme histoire, j’ai quand même bien aimé. 

De quoi ça parle

Mirrin Sutherland est un peu triste à l’approche de Noël. En effet, l’année précédente, elle a eu une période des fêtes mouvementée en raison d’une recherche épique de livre ancien avec un acolyte over sexy, mais cette année s’annonce plus tranquille.  Sauf que par un concours de circonstances, elle se retrouve engagée par un homme souhaitant retrouver un trésor afin de sauver son château en Écosse qui tombe en ruine. 

Mon avis

Ce roman est un genre de tome 2. Je n’avais pas lu le premier mais tout est bien expliqué alors ça ne changeait pas grand chose. Est-ce inoubliable?  Certes pas. Les personnages sont-ils complexes?  Nope.  Crédible?  Heu… pouvez-vous répéter la question? Mais c’était Noël, il y avait l’Écosse, un château plein de recoins, des bibliothèques partout, une quête un peu folle et de la neige… beaucoup de neige!

C’est une romance assez light qu’on lit comme on écoute un film Hallmark de Noël. Je n’avais pas d’attentes particulières, j’ai bien aimé, surtout parce qu’il y avait des livres partout et que leur vue rappelle à certains des protagonistes des souvenirs d’enfance. Il y a un brin de nostalgie et l’atmosphère est cool. La romance est un peu capillotractée… mais bon, pourquoi pas!

Pas mal non.  Je l’ai fini, c’est quand même bon signe!

 

Fox – Joyce Carol Oates

J’ai tendance à beaucoup aimer les livres qui se passent dans une école aux atmosphères un peu glauques. Du coup, j’ai sauté sur ce titre de Joyce Carol Oates. Un peu glauque? TRÈS glauques. Quel roman dérangeant!

De quoi ça parle

Francis Fox est enseignant dans la prestigieuse Langhorne Academy. Il enseigne l’anglais à de jeunes filles de 12-13 ans et fascine la plupart des étudiants et des enseignants. Quand il est trouvé mort dans sa voiture, au fin fon d’un ravin, toute la communauté va être bouleversée.

Mon avis

Un roman de Joyce Carol Oates, ce n’est jamais confortable. Mais ici, dès les premières pages, on sent qu’on va être terriblement déstabilisé. Ce n’est pas du Dark Academia, avec une université. On est au collège. Avec des fillettes. Et un professeur qui n’utilise pas sa langue que pour leur parler. Oui, c’est dégueulasse. Mr. Fox EST un pédophile dégueulasse. Et être dans sa tête pendant des pages et des pages, le voir se justifier, manipuler tout le monde de façon consciente, limite fier de lui, le voir planifier, manigancer… Oh my. quel moment difficile. Mais aussi un moment fort.

Heureusement, il finit par mourir et nous allons suivre aussi l’enquiête. Enquête dans laquelle nous allons rencontrer une quantité de personnages difficiles à aimer. L’aveuglement volontaire de tous, la vision déformée de la réalité des jeunes filles ou de leurs parents, les egos mal placés et les ambitions personnelles qui prennent parfois le pas sur la simple logique font mal au coeur. Tout est remis en question : la soi disant protection des victimes, la difficile cohabitation entre la population et les riches nouveaux arrivants, ou encore le narratif qui est parfois presque « choisi » par la justice ou la population.

Ce n’est pas un roman facile, pas une lecture détente, mais ça fait réfléchir. Ça parle de trauma et des histoires que l’on s’invente pour survivre ou pour sauver la face, ça parle des silences et des réponses qui restent évanescentes. J’ai passé au moins 2 semaines sur ces 800 pages. Parce que souvent, c’était assez. C’est bouleversant et déstabilisant et je ressors pleine d’hypothèses. Parce que ce ne sera pas si clair. Comme souvent avec Oates.

C’est certes un peu long, surtout pendant la 2e partie. On voit venir avant les personnages mais là n’était selon moi pas l’objectif. Oates a un vrai talent pour nous immerger dans les méandres du cerveau de personnages souvent troublés et là est tout l’intérêt du livre. Une lecture marquante. Pas confortable, mais marquante.

L’effet Boule de neige – Clara Héraut

J’ai lu une romance de Noël. Moi. Et le pire dans tout ça, c’est que j’ai passé un bon moment. Incroyable, non!

De quoi ça parle

Iris est amoureuse de son meilleur ami Charles depuis toujours. Chaque Noël, ils se retrouvent au chalet avec leurs familles. Cette année, il revient des États-Unis où il a passé les derniers mois… sauf qu’il a une petite surprise pour tout le monde : une nouvelle copine. 

Iris est atterrée et suite aux manigances d’Ana, sa meilleure amie amatrice de romance, elle se retrouve à faire semblant d’être la copine d’Alex, le grand frère de Charles. Sauf que bon, le fake dating reste rarement fake, right?

Mon avis

Nous avons donc ici une romance de Noël YA très sweet, avec des clins d’oeil aux tropes de la romance, ce qui ajoute une petite touche d’humour. Les deux personnages sont attachants et pour une fois avec des personnages jeunes, la famille et les parents sont présents, même s’ils ont leurs propres enjeux à gérer. 

J’ai beaucoup aimé l’ambiance hivernale, le chalet rempli de souvenirs et le coeur un peu partagé d’Iris parce que bon, on n’oublie pas un premier amour comme ça! Les deux protagonistes mettent leurs attentes au clair, ils ne laissent pas les choses traîner et se PARLENT. Juste ça, ça fait du bien et j’ai apprécié le fait de jouer avec les codes ainsi que les discussions entre Iris et sa BFF. 

Bien sûr, tout est évident depuis le début, on voit où ça va mais c’est tout à fait ce que je demande à une romance de Noël. 

Bref, je n’ai même pas levé les yeux au ciel.  C’est bien non?

Très chouette lecture!

Paris en vrac – Michel Tremblay

Michel Tremblay + Paris. Tout est dit!

De quoi ça parle

Michel Tremblay a passé beaucoup de temps à Paris. Il y a vécu longtemps et souvent. Dans ces carnets, il nous raconte ses anecdotes parisiennes en compagnie de plusieurs personnalités québécoises.

Mon avis

J’aime la plume de Michel Tremblay. J’aime sa façon de raconter, avec un brin de nostalgie et beaucoup d’humour. Il sait en quelques lignes recréer une atmosphère tangible et recréer le moment précis qu’il nous relate. C’est rempli de détails succulents, de réflexions souvent drôles et bon, c’est Paris!

Vous savez à quel point j’aime Paris et j’adore voir la ville lumière vue par d’autres yeux que les miens. C’est souvent cocasse, plein d’auto-dérision et on sent que Michel Tremblay nous raconte les histoires qui font partie de sa légende. Nous avons l’impression d’entrer un peu dans son quotidien… certes bien différent du nôtre! Même à Paris.

J’ai donc passé un très bon moment de lecture. Je dois avouer avoir une préférence pour ses récits d’enfance, que je trouve plus touchants. Mais quand il parle d’art ou de théâtre, sa passion et sa sensibilité sont palpables. Il y a certes un peu de name dropping (tout le gratin de l’union des artistes de l’époque y passe)… mais ces gens-là étaient son quotidien. J’aurais peut-être aimé un peu plus de balades dans la ville… mais tout de même, j’ai aimé!

Dungeon Crawler Carl – 1 – Matt Dinniman

On voit cette série partout. Moi, vous pouvez bien vous imaginer que ça m’intrigue. En plus, une histoire de jeu vidéo avec un chat qui parle, impossible de résister.

De quoi ça parle

Carl vient de se faire tromper par sa copine et une nuit, alors qu’il tente de récupérer son chat (son chat à elle), en pleine nuit, en boxers et en crocs roses, la terre est soudainement envahie et transformée momentanément en donjon monumental où les « joueurs » doivent gagner des niveaux pour tenter de survivre et divertir les extraterrestres.

Il va donc se retrouver participant malgré lui, en compagnie de Princesse Donut, le chat de compétition de son ex. Et dans le jeu, Princesse Donut parle. Beaucoup.

Mon avis

Non mais quel plaisir! C’est du grand n’importe quoi, on se croirait dans un mélange de Donjons et Dragons et dans un jeu vidéo avec des monstres, des potions, des récompenses, des pièges et des stratégies à développer. Entre le gain d’expérience, la réussite des défis et la compréhension de la situation générale, avec l’aide d’un maître qui ressemble à Splinter dans les Ninja Turtles. C’est qu’ils sont quand même dans une méga téléréalité avec des likes et des abonnés et tout!

Et j’ai dit qu’il y avait un chat qui parle et qui se prend pour l’univers? Un chat quoi.

C’est le premier tome d’une série et j’imagine que nous allons suivre Carl (toujours en boxers) à travers les niveaux. C’est plein de références à la pop culture, c’est plein d’action et, surtout, hautement divertissant. C’est un petit bijou d’humour noir et d’absurdité crasse. J’ai eu l’impression de revenir en arrière et à regarder mon frère jouer à Zelda pendant des heures. Est-ce de la grande littérature? Clairement pas. Mais je vais me jeter sur le tome 2 et je m’amuse follement!

Geek un jour…

Bride – Ali Hazelwood

J’avais repéré ce roman dans la liste de favoris de plusieurs personnes. Oui, je sais, ce n’est pas nécessairement ce que je lis le plus mais bon, pourquoi pas ouvrir mes horizons?

De quoi ça parle

Misery est une Vampyre et aussi une hacker. Elle habite dans un univers où se côtoient plus ou moins Vampyres, Loups garous et humains, à l’aide d’ententes et d’otages… bref, très éthique tout ça.

Elle va donc être mariée pour des raisons politiques à Lowe Morland, l’Alpha des Loups-Garous voisins, à un moment où la société est remise en question et où elle a des raisons de croire que sa meilleure amie Serena a été enlevée par les dits Loups-Garous.

Mais bien entendu, elle ne va pas rester indifférente Lowe. Sinon c’est pas drôle.

Mon avis

Je serai franche. Au moment d’écrire ce billet, j’ai dû relire mes notes et un résumé spoilant pour pouvoir vous dire quoi que ce soit sur ce roman. Ça ne m’a donc clairement pas marquée, même si j’ai passé un agréable moment de lecture et que je ne me suis pas ennuyée.

Ce roman m’a rappelé la période où je lisais de la « bit lit » et de l’urban fantasy d’un oeil beaucoup plus bienveillant. Que voulez-vous, je vieillis. Nous avions donc une héroïne forte malgré des blessures, qui ne s’en laisse pas conter et qui est bien décidée à découvrir ce qui est arrivé à sa meilleure amie Serena. Il y a une histoire d’amour entre elle et le fameux Alpha au petit coeur tout mou, la tension se bâtit petit à petit, même s’il y a des choses qu’elle est bien la seule à ne pas comprendre. J’ai bien aimé les petites touches d’humour ainsi que les malendentus inter-espèces.

J’ai bien aimé l’intrigue, avec son enquête perso qui va un peu dans tous les sens, mais qui nous permet de découvrir des complots ainsi que le contexte politique. Disons que le père de Misery n’est clairement pas le papa de l’année. Il y a de nombreux rebondissements, beaucoup d’action et une grosse séance de révélations à la fin. Les scènes spicy ne sont pas trop malaisantes (à part les histoires de noeuds des Loups-garous… bref…). Pas spécialement original mais un bon moment.