Mille soleils splendides – Khaled Hosseini

J’avais beaucoup, beaucoup aimé Les cerf-volants de Kaboul, lu il y a des années. Cette année, celui-ci faisait partie des favoris de mon amie Maps (si vous ne nous connaissez pas… on ne s’entend JAMAIS ou presque sur nos lectures). alors je me suis dit que tant qu’à choisir l’un de ses choix, ce serait quelque chose d’un auteur que j’ai déjà lu et aimé!

De quoi ça parle

Mariam est née du mauvais côté des choses. Tous ses espoirs d’enfant et d’adolescence sont déçus les uns après les autres et elle se retrouve mariée à un homme de plusieurs années son aîné, souvent violent. Comme elle ne réussit pas à lui donner de fils, elle se voit encore plus humiliée quand son époux prend une jeune épouse de 14 ans qui, elle, lui donnera ce fils. Et ce roman, c’est leur histoire.

Mon avis

Encore une fois, les mots de Khaled Hosseini ont fait mouche avec moi. Il s’agit de deux très beaux portraits de femmes en Afghanistan, femmes opprimées et qui n’ont aucune voix au chapitre dans un monde dominé par les hommes et où elles sont la propriété de leurs maris. Nous les rencontrerons toutes les deux jeunes filles et nous allons les voir grandir, tenter d’être heureuse et parfois s’aigrir. On le ferait à moins.

Nous verrons donc s’écouler plusieurs années et plusieurs réformes en Afghanistan. Je vous spoile tout de suite : les femmes sont les grandes perdantes. Kaboul, leur ville magnifique et vivante, va se transformer pour elle en prison où leurs droits vont s’effriter. La vie de Mariam est déjà difficile à l’arrivée de Laila, qui pourrait être sa fille. Laila qui a 14 ans, qui veut être amoureuse et qui y croit encore. Si au départ leur relation va être difficile, elle va évoluer et c’est cette sororité qui se construit petit à petit qui est magnifique dans ce roman. Cette relation fait chaud au coeur et nous le brise à la fois. Comment vont-elle survivre dans un Kaboul qui ne semble plus fait pour elles.

C’est donc un roman fort, avec deux magnifiques personnages de femmes (écrites par un homme, ça vaut la peine d’être mentionné), qui nous fait mal au coeur pour toutes ces femmes qui auraient voulu liberté et libre arbitre. On étouffe dans cette fille, on se sent opprimé… très réussi.

Blue Sisters – Coco Mellors

J’avais vu ce roman dans tellement de listes de favoris 2025 que je n’ai pas pu résister. Et j’ai drôlement bien fait. 

De quoi ça parle

Elles étaient quatres. Quatre soeurs. Et maintenant, elles sont trois. L’une d’entre elle est morte et celles qui restent doivent aller à New York vider l’appartement que leur mère veut vendre, ce qui va tout bousculer.

Mon avis

Vous savez, il y a des ces romans dont on aurait du mal à vous raconter l’histoire car tout l’intérêt est ailleurs?  C’est tout à fait le cas ici et moi qui aime les études de personnages, j’ai été servie.  

Nous avons donc quatre personnages et trois femmes qui vivent le deuil de leur soeur chacun à leur façon. Nicky était solaire et semblait celle qui les tenait ensemble. Chacune a son histoire avec elle… et son histoire personnelle. L’une est une ex-toxicomane parentalisée dans son enfance qui vit maintenant avec son épouse à Londres, l’autre est une boxeuse de talent qui vient de subir une défaite difficile à encaisser et la troisième est mannequin et party girl professionnelle. Bref, elles sont très différentes, ne se rejoignent pas toujours dans leurs façon de faire les choses ou de faire leur deuil. 

C’est une histoire de sororité, de non dits et de guérison. Leur enfance n’a pas toujours été simple, elles en portent encore les traumas, et surtout, elles n’ont pas vécu la même chose même si elles étaient ensemble. Leurs relations sont complexes, ambiguës mais surtout, elles sonnent vrai, dans toute leur ambivalence et leur imperfection. 

L’étude de personnages m’a semblé très réussie. Dans mon cas, il est difficile de s’y identifier mais ô combien facile de s’y attacher.  Ce sont vraiment ces femmes et leur voyage intérieur qui occupent le centre de la scène. Relations familiales, deuil, coping, maternité… très bien traité et une très bonne lecture. 

Il ne faut juste pas s’attendre à de l’action à foison!

Soli Deo Gloria – Deveney/Cour

Non mais comment on résiste à une telle couverture et à un tel titre, surtout quand on sait ce qu’il représente? J’ai donc été ravie d’avoir pu le découvrir.

De quoi ça parle

Hans et Helma sont jumeaux. Ils naissent dans un milieu modeste et rien de les prédestinait au destin qui sera le leur. Elle est chanteuse, il est compositeur, ils vont rencontrer de grande figures musicales de l’époque baroque et seront fascinés par un compositeur qui signe soli Deo Gloria.

Mon avis

Comme vous le savez, j’aime ce qui se rapporte à l’art et à la musique. J’ai joué – assez mal – du piano pendant plusieurs années et j’adore le classique. Une BD qui se passe dans ce milieu, dans l’Europe de l’époque, ça ne pouvait que me plaire. Et quelles planches!

C’est ce qui frappe en premier lieu. Ce dessin sombre, qui rappellent parfois les gravures de Doré, est parfois illuminé par des touches de couleur qui représentent la musique. Les images sont magnifiques, les personnages en blanc ressortent et les détails en font presque des oeuvres d’art. Beaucoup de petites oeuvres d’art. J’avoue que ça a rendu ma lecture un peu plus longue, étant donné le temps passé à les admirer.

Nous avons une histoire étonnante, où deux enfants élevés pauvrement dans une ferme, loin de toute musique à l’exception du chant des oiseaux. Leur enfance sera bouleversée par des drames, ils vivront dans une forêt, dans un orphelinat, jusqu’à éveiller l’intérêt de riches personnages qui les parraineront. Nous traverserons donc avec eux une partie du 18e siècle et nous renconterons plusieurs personnages illustres du monde de la musique. Si on vous dit « Aldiviva », il n’y a quand même pas beaucoup de doute! Leur parcours va les rapprocher, les jumeaux ne créent qu’à deux. Ils sont toutefois fort différents et leur évolution va les entraîner parfois chacun de leur côté.

Ça parle de musique et de souffrance, d’orgueil et de passion, de pouvoir et de sublime. C’est la musique qui élève, qui comble et qui gruge. Bref, une magnifique bande dessinée que je recommande.

Terre des oublis – Duong Thu Huong

Si ma mémoire est bonne, j’avais mis ce roman dans mon challenge ABC… 2008. Oui, je sais.  J’ai attendu 18 ans pour le lire.  Mais venant de moi, le pire, c’est que ce n’est pas si anormal que ça!

De quoi ça parle

Nous sommes dans le Vietnam de l’après-guerre.  MIén habite un petit village de montagne avec son mari Hoan, un propriétaire terrien, et son  jeune fils. Elle y vit heureuse jusqu’à ce qu’un jour, son premier mari, Bôn, revienne de la guerre après des années d’absence.  Elle le croyait mort et tout le monde, Bôn y compris, s’attend à ce qu’elle abandonne sa vie pour le retrouver…

Mon avis

Ici, la guerre dont il est question, c’est bien entendu la guerre du Vietnam ou plutôt « la guerre américaine » comme ils l’appellent. C’est celle qui a secoué le pays, celle dont tout le monde garde encore des blessures. Dans le village, tout le monde se connaît. Le fonctionnement en collectivité fait que les actes des uns influencent les autres et il y a un certain esprit de morale, de bien pensance, qui met une énorme pression sur Mién. Ce poids est palpable durant tout le roman, tout comme l’atmosphère de petit village. On s’y croirait.  

L’histoire est contée par les trois personnages principaux, chacun étant persuadé de faire la bonne chose et d’être dans son droit. Chaque voix est criante de vérité mais aussi très distincte dans sa façon de voir les choses. Et même si on n’est pas d’accord, même si on voit bien que Mién a le poids du monde sur ses épaules, étant donné les façons de faire du village et de la culture à ce moment…  on peut comprendre?

Bref, l’autrice trace un magnifique portrait de l’époque, c’est bien écrit, on ressent la chaleur, la moiteur et la luxuriance du Vietnam dans les descriptions. Un beau portrait de femme également, qui doit composer avec ce qu’on attend d’elle et ses aspirations propres. 

Merveilleuse lecture et dépaysement total!

La maison vide – Laurent Mauvignier

Comme souvent, j’ai cédé à la curiosité et j’ai lu le Goncourt. Difficile de passer à côté!  En plus, on m’en avait dit beaucoup de bien alors je me suis lancée. 

De quoi ça parle

L’histoire commence alors que le narrateur/auteur retourne dans la maison familiale pour y retrouver la Légion d’honneur de son ancêtre.  En cherchant, il va aussi trouver un piano et des photographies desquelles un visage a été consciencieusement effacé.  Apparaîtront petit à petit l’image des femmes qui ont habité cette maison au fil du dernier siècle, femmes hors-normes qui tombent petit à petit dans l’oubli. 

Mon avis

Nous avons donc ici un roman où l’auteur tente de faire revivre les femmes de sa famille en dressant leurs portraits et en tentant de remplir les blancs que le temps à laissés. Trois femmes sont au centre du récit. Marguerite, sa grand-mère. Marie-Ernestine, son arrière-grand-mère, ainsi que la mère de cette dernière, préposée aux chaussettes et aux confitures. Les portraits sont magnifiques et il réussit à rendre vivantes, réelles, ces femmes qui, à leur époque, étaient plus souvent qu’autrement « la femme de » et qui n’avaient pas toujours voix au chapitre. 

Et surtout… quelle plume!  Entrer dans ce texte, c’est en accepter la lenteur. On nous offre au départ une vision de près, pleine de détails et c’est en poursuivant qu’on peut prendre du recul et bien voir le tableau final. On traverse l’Histoire, on voit les époques défiler, la mentalité évoluer et l’ombre des générations précédentes planer sur celles qui les suivent. 

Ça parle de trauma générationnel et de mémoire familiale. Ça parle du manque d’amour et de l’impact de certaines décisions dans le temps.  Les phrases sont longues et ciselées, certes, mais c’est fluide, jamais pédant, et ça se lit tout seul. 

Une très belle lecture pour moi alors que j’avais peur du nombre de pages au départ!

 

Adieu Goulsary – Tchinguiz Aïtmatov

Qui aurait cru que moi, MOI, j’aimerais autant un roman qui met en premier plan la relation d’un homme avec son cheval?  Pourtant, ça a été le cas… et c’est pour moi une belle découverte de la littérature du Kirghizstan.

De quoi ça parle

Tanabaï est maintenant un vieil homme. Ancien militant communiste impliqué dans les kolkhozes, il retrouve par un curieux hasard Goulsary, un étalon superbe dont il s’était occupé des années auparavant et qui lui a été arraché. C’est à l’occasion d’une route difficile avec le cheval qu’il va se remémorer son histoire avec lui et ce qui les a menés là où ils sont maintenant. 

Mon avis

Nous avons ici un court récit extrêmement dépaysant, surtout quand, comme moi, on ne connaît pas grand chose à l’histoire du Kirghizstan. Nous sommes donc transportés dans les montagnes kirghizes, dans un kolkhoze. Le personnage principal aurait été inspiré par son grand-père, berger nomade et il assiste à la fin d’une époque.  Il croyait à la collectivisation et au mode de vie du kolkhoze, il a milité, travaillé pour faire appliquer les recommandations du parti. Toutefois, au quotidien, quand les ordres viennent d’en haut et qu’ils sont parfois déconnectés, ce n’est pas si simple à appliquer et à accepter. 

Tanabaï et le cheval avaient un lieu particulier.  Le cheval était fougueux, indomptable mais le temps et l’usure sont passés par là. Métaphore de l’époque et de la désillusion du personnage principal face à ses idéaux, alors que Goulsary (le cheval, il faut suivre) vit ses derniers moments, il va revivre son parcours et nous allons assister aux derniers moments d’un mode de vie et aux soubresauts d’une culture qui tente de rester vivante malgré tout.  La mort des illusions fait mal au coeur mais il y a quand même une touche d’espoir. 

C’est beau, triste… et ça nous emmène clairement ailleurs. J’ai beaucoup aimé. 


Les filles de la famille Stranger – Katherena Vermette

J’entends parler de Katherena Vermette depuis une éternité. C’est une autrice autochtone vivant au Canada anglais et on m’en avait dit beaucoup, beaucoup de bien. Et savez-vous quoi, les gens avaient raison. 

De quoi ça parle

Cette histoire est celle de quatre femmes. Quatre femmes autochtones d’une même famille. Quatre femmes souffrantes, en colère, tristes et dont l’histoire familiale est constituée d’histoires tristes.  Nous allons donc les suivre à travers leur tentative de survivre dans ce monde qui, semble-t-il, n’attend qu’une seule chose : qu’elles se plantent.

Mon avis

Je ne savais pas à quoi m’attendre en lisant ce roman car la couverture en anglais est très différente et représente des fleurs en broderie. Entendons-nous, ce roman est tout sauf sweet. C’est dur, troublant et on n’en sort pas indemne.

Nous avons ici quatre femmes qui portent non seulement le poids de leur histoire, mais aussi celui du vécu de leurs ancêtres. Et c’est d’autant plus difficile à lire que ça se passe dans mon pays, avec nos lois et on nous met en pleine face les conséquences sur les peuples autochtones. Ici, les quatre personnages nous font voir des aspects différents des conséquences en question. Cedar, qui a passé sa vie en foyers, est recueillie par son père, qu’elle ne connaît pas. Elle est bonne élève, veut s’en sortir mais elle en a quand même lourd sur le coeur. Phoenix est quant à elle en prison, elle est en colère et souvent en perte de contrôle. Il y a d’ailleurs un tome 1 qui raconte son histoire à elle, roman que je n’ai pas lu… on ne me reconnait plus. Elle tente de reconnecter à ses racines et d’aller mieux mais elle est tellement blessée qu’elle a des épines et repousse presque systématiquement l’aide qui pourrait lu être apportée. Elsie, leur mère, est toxicomane. Elle a des hauts et des bas, croit s’en sortir, rechute… Ça fait mal de la voir aller. Et à travers elle, on rencontre également Margaret, mère d’Elsie, qui en a bavé…

Disons qu’à part Cedar, au premier abord, elles sont difficiles à aimer. Elles sont couvertes d’épines, on dirait qu’elles ne s’aident pas et qu’elles prennent une mauvaise décision après l’autre. Mais c’est tellement bien mis en contexte que nous comprenons. Limite que ça semble logique. Et c’est ce qui fait toute la force de ce roman. On reçoit tout ce mal être en pleine figure et on réalise à quel point les structures en place sont inadéquates même quand les gens y mettent de la bonne volonté. La complexité de la situation est clairement exposée… et on ne tente pas de nous donner de réponse simpliste.

C’est donc une histoire de famille, une histoire de soeurs, de deuils et de traumas parfois indicibles. C’est aussi une recherche de soi et un portrait des différentes façon de tenter de s’en sortir malgré le passé. Ça fait mal, une excellente lecture.

Les yeux sont un morceau de choix – Monika Kim

Ce roman était dans les favoris de plusieurs booktubers anglophones ces dernières années. J’ai donc choisi de le lire malgré cette couverture française que je n’aime franchement pas!

De quoi ça parle

Tout allait bien pour Ji-Won quand soudain, tout s’effondre. Son père est parti, sa mère attend désespérément son retour et sa petite soeur ne comprend plus rien. C’était déjà difficile, avec les études et le passage à l’âge adulte mais sa mère rencontre George, un homme blanc avec qui elle se voit refaire sa vie et à qui elle voue une adoration.

Pour faire plaisir à sa mère, qui lui a mentionné que les yeux de poisson étaient la meilleure partie du repas, elle décide de surpasser son dégoût et de tenter le coup. À partir de ce moment, les yeux, les yeux bleus comme ceux de George, l’obsèdent. Elle veut les dévorer.

Mon avis

Ce texte n’est clairement pas pour tout le monde. Il y a des yeux et Ji-Won va les manger. Pas juste des yeux de poisson. Imaginez ce que vous voulez à propos de manger des yeux, c’est probablement dans ce roman. Tenez-vous le pour dit.

Pour ma part, j’ai beaucoup aimé. C’est un roman « female rage/revenge ». Ji-Won perd pied alors que tous les éléments stables de son entourage prennent le bord: sa famille, ses amies… Elle tente de rester forte, d’aider sa mère et sa soeur, sauf que la nuit et dans ses moments de solitude, elle dérape. Elle perd le contrôle, l’obsession prend le dessus et on sent son sens moral s’effriter peu à peu alors que tout le monde la déçoit un peu.

Il y a certes des éléments un peu gore et des yeux qui explosent savoureusement dans la bouche de l’héroïne, mais l’horreur est aussi au quotidien alors que l’héroïne coréenne-américaine voit s’effondrer le mythe familial et réalise de plus en plus à quel point son univers est mysogine, raciste et à quel point la fétichisastion est partout. Le regard de George est épouvantable et même ceux qui se disent « safe » sont toxiques. J’ai beaucoup aimé l’évolution de ses amitiés et qui parlent également sur l’évolution de l’héroïne. La relation entre les soeurs est vraiment belle.

Ceci dit, je ne suis pas certaine de bien comprendre certains éléments de la finale… j’aurais peut-être préféré autre chose. Du moins, j’aurais aimé quelques réponses supplémentaires.

Toutes les fêtes de Noël commencent par un meurtre – Benjamin Stevenson

J’avais aimé le ton du premier tome de la série et pour une raison étrange, je n’ai pas lu le 2e. Mais c’était le temps des fêtes et je me suis dit que c’était une très bonne idée de lire celui-ci dans le désordre. On ne me reconnaît plus, je sais.

De quoi ça parle

Ernest Cunnigham, détective amateur, est appelé par son ex quand elle est accusée du meurtre de son conjoint, un riche philanthrope ayant pour mission le soutien de jeunes toxicomanes et ex-toxicomanes. Elle a été retrouvée couverte de son sang au lendemain du meurtre et Ernest est bien décidé à la sortir de là.

Mon avis

Si j’aime toujours toujours le style de l’auteur qui s’adresse à nous directement, avec ses « règles du roman policier » et ses références aux classiques du roman policier, je dois avouer que celui-ci a été un peu anecdotique pour moi. J’ai mis plusieurs, plusieurs jours à le lire malgré son petit format et sa facilité de lecture. Peut-être est-ce que pourla fifille du hémisphère nord que je suis, les canicules australiennes ne me mettent pas vraiment dans l’ambiance de Noël. Bref, pas désagréable, mais facilement oubliable aussi.

Ernest retourne donc dans ses montagnes où un meurtre a eu lieu. Est-ce que ce sera le seul? A-t-il un ennemi juré qui lui en veut particulièrement et qui voulait l’attirer à cet endroit précis? On se retrouve donc dans une association avec un groupe de suspects qui sont d’ex-jeunes que le mort a aidés… le tout en plein spectacle bénéfice de magie impliquant un magicien un peu charlatan. Si le ton est bien, l’enquête est à la fois assez impossible à résoudre (certaines déductions sortent un peu de nulle part) et assez simple. J’en avais compris des choses dès le début mais pour d’autres… je ne vois pas comment j’aurais pu deviner. J’ai eu du mal à démêler les suspects et je suis donc restée un peu à l’extérieur de l’histoire, étant vraiment happée à seulement 30 pages de la fin.

Un style que j’aime mais une intrigue dont je ne me rappellerai pas. Moment agréable, mais sans feux d’artifices.

La bibliothèque secrète de Noël – Jenny Colgan

En 2026, j’ai non seulement lu une romance de Noël… mais j’en ai lu deux!  Bon, ok, c’était pour rester dans l’ambiance festive en faisant mon casse-tête mais en plus, je dois avouer que même si c’est convenu comme histoire, j’ai quand même bien aimé. 

De quoi ça parle

Mirrin Sutherland est un peu triste à l’approche de Noël. En effet, l’année précédente, elle a eu une période des fêtes mouvementée en raison d’une recherche épique de livre ancien avec un acolyte over sexy, mais cette année s’annonce plus tranquille.  Sauf que par un concours de circonstances, elle se retrouve engagée par un homme souhaitant retrouver un trésor afin de sauver son château en Écosse qui tombe en ruine. 

Mon avis

Ce roman est un genre de tome 2. Je n’avais pas lu le premier mais tout est bien expliqué alors ça ne changeait pas grand chose. Est-ce inoubliable?  Certes pas. Les personnages sont-ils complexes?  Nope.  Crédible?  Heu… pouvez-vous répéter la question? Mais c’était Noël, il y avait l’Écosse, un château plein de recoins, des bibliothèques partout, une quête un peu folle et de la neige… beaucoup de neige!

C’est une romance assez light qu’on lit comme on écoute un film Hallmark de Noël. Je n’avais pas d’attentes particulières, j’ai bien aimé, surtout parce qu’il y avait des livres partout et que leur vue rappelle à certains des protagonistes des souvenirs d’enfance. Il y a un brin de nostalgie et l’atmosphère est cool. La romance est un peu capillotractée… mais bon, pourquoi pas!

Pas mal non.  Je l’ai fini, c’est quand même bon signe!