
Si vous suivez mon blog assez régulièrement, vous devinez pourquoi j’ai lu ce roman! Encore un favori des booktubers! J’adore définitivement cette série car je fais des découvertes très intéressantes. Il faudrait que je fasse la même chose avec les tops des blogueurs l’an prochain!
De quoi ça parle
Jeanne, la narratrice, ouvre ce récit en nous disant qu’elle croit ne plus aimer son mari. Il est souvent absent pour son travail et elle travaille comme dactylo. Ce sont ses pensées intimes que nous aurons dans ce roman, pensées qui ne pourraient être dites à voix haute.
Mon avis
Ce roman a été écrit en 1947. J’aime toujours voir reparaître des textes de cette époque, surtout écrits par des autrices qu’on avait presque oubliées. Nous avons donc ici un texte introspectif, une exploration de la psyché d’une femme, avec un ton étrangement distant. Jamais de pathos, seulement une honnêteté déroutante qui nous ramène à une époque où les attentes auxquelles les femmes devaient répondre étaient immenses.
Nous sommes avec une femme qui n’est plus amoureuse. Elle ne s’est pas gênée pour aller voir ailleurs et analyse ses réactions face aux hommes qui ont fait partie de sa vie mais aussi face à ses collègues féminines. Elle n’est plus une adolescente mais est à un tournant de sa vie. Elle requestionne ses choix, sa situation, son avenir quand la passion et les enfants ne sont pas aux rendez-vous.
La plume est précise, sans concession et l’autrice réussit à bien cerner les rouages d’une relation ainsi que ce qui la caractérise. Le texte est très ancré dans son époque, c’est féministe et j’apprécie toujours autant voir de loin ce qui était considéré comme avant-gardiste dans les décennies précédentes. C’est que ça change vite! Sauf que certains propos sont ma foi toujours d’actualité. Ce n’est pas un roman où il y a une histoire en soi, on ne va pas du point A au point B. Nous sommes vraiment dans les pensées de Jeanne qui tente de se définir en tant que femme avec les contraintes que ça comporte.
Toutefois, ce n’est pas un coup de coeur. En effet, la fin, qui parle davantage de religion mais qui offre aussi des réponses, m’a moins convaincue. Je ne croyais pas que ça s’en irait dans cette direction et je m’avoue perplexe face à ces choix qui semblent ne pas être tout à fait cohérents avec le texte. Mais bon… peut-être l’autrice a-t-elle voulu montrer l’ambivalence et tout ce que la protagoniste avait intégré malgré ses idées qui s’écartent de la norme.
Une bonne lecture, à replacer en contexte!









