La Turquie, Traditours et moi

Hey, je suis toujours vivante! Et bien en retard dans mes impressions de voyage! Mais comme j’arrive de Turquie, je vais vous faire un petit résumé rapide avant les billets précis et plus historiques – qui n’intéressent souvent que moi (et maman), histoire de vous donner envie de visiter ce pays que j’ai adoré et qui m’a aidée à dépoussiérer certaines idées reçues. Vous aurez donc droit à mes photos Insta (uploader les vraies photos, c’est légèrement compliqué encore) et à quelques lignes. Ça vous va?

Il faut savoir que je suis partie en voyage organisé. C’était la première fois que je partais seule avec un groupe d’inconnus mais j’avais besoin de lâcher prise et de me laisser « organiser », justement. Je dois avoir une bonne étoile parce que le groupe était génial, on a piqué des fous rires, on a partagé des expériences, on est tombés en pâmoison et on a trottiné dans des paysages magnifiques avec un sourire grand comme ça. En plus, notre accompagnatrice, Sabrina, avec son rire communicatif et sa personnalité solaire, était géniale, disponible et aux petits soins. Kadir, notre guide, était une mine de connaissances et en plus, il était adorable. Il a même enduré mes MULTIPLES questions sur la langue turque, sa grammaire, sa syntaxe, sa prononciation et son origine. Une orthophoniste dans un groupe, c’est gossant, croyez-moi! Surtout que quand je tente de parler turc, ils ne réalisent pas que j’essaie de le faire! Bref, c’était ce qu’il me fallait.

La Turquie, c’est Ankara, la capitale, avec ses vieux quartiers et sa modernité, ainsi que son monument à Ataturk, fondateur bien-aimé de la Turquie, homme visionnaire et vraiment impressionnant.

C’est aussi la Cappadoce, véritable royaume des fées, avec les cheminées, les habitations troglodytiques, les paysages extra-terrestres et les randonnées « sur la lune ». C’est rire devant les pirouettes de certains et les glissades sur les fesses. C’est aussi s’entraider, chanter à tue-tête (en choisissant l’air le plus ridicule possible) et tomber en admiration devant la nature si diversifiée et généreuse.

C’est aussi pleurer d’émotion devant une envolée de montgolfières et pleurer encore plus quand on peut enfin y monter pour voir le soleil levant.

Ce sont des ateliers d’artisans et des rencontres avec les gens du pays, chez qui l’hospitalité est une seconde nature. C’est se bourrer de baklavas (et de melons), de thé aux pommes, de mezze, de piments farcis, de crêpes faites devant nous et de poissons frais (avec la tête). C’est croire qu’on a fini alors qu’en fait, on n’a eu que l’entrée froide. C’est s’émerveiller devant les poteries, les marchés, les épices, faire des folies, manger chez un ami du guide et faire ami-ami avec les commerçants devant notre hôtel.

C’est déambuler dans une ville sous-terraine de Derinkuyu et visiter ses nombreux étages, s’émerveiller (et poser) devant le grand lac salé de Tuz Golu, visiter un vrai caravansérail et des musées et des mausolées extraordinaires. C’est se demander si, du temps où on patinait, on aurait réussi à tourner aussi longtemps que les derviches.

Ce sont des vestiges magnifiques, que ce soit Aspendos et son théâtre, Hiérapolis ou encore le coup de coeur magistral pour Éphèse, où on peut encore s’imaginer la vie à l’époque de l’âge d’or de la ville.

C’est a gorge de Saklikent, autre coup de coeur pour moi, les pieds dans l’eau entre les parois. C’est être presque délinquante. (merci Josée pour les photos)

C’est Pamukkale et son étendue blanche où il est siiiii agréable de marcher mais où la vue est magistrale.

C’est Antalya, ville vivante au bord de la mer, avec son histoire, soleil, ses boutiques, ses bateaux… et son humidité!

Ce sont les balades en bateau, soit vers la cité engloutie de Kekova ou encore dans un caïque pendant 3 jours, au soleil. C’est se baigner dans la méditérranée, partir à la découverte des côtes, traînasser sur le pont, lire un peu… et beaucoup rire en tentant de nous doucher! Ce sont les soirées animées à bord du caïque au son de musiques internationales et turques, c’est aussi regarder la famille du capitaine nous démontrer les danses turques des diverses régions et essayer de les imiter. Un bonheur.

C’est vouloir rester plus longtemps à Istanbul la magnifique, se perdre dans le Grand Bazar, se laisser guider par les lumières des lampes, humer les épices, manger des Simit et des marrons, s’émerveiller devant Sainte-Sophie et les faïences de la mosquée bleue et réaliser un vieux rêve en navigant sur le Bosphore, à la frontière entre l’Europe et l’Asie. C’est courir dans une boutique entre le repas et le dessert pour acheter LE pantalon qu’on cherche depuis plusieurs jours!

C’est Topkapi et l’histoire des Sultans (j’ai dit que j’aimais les faïences) et se sentir dans un harem (ou sur un poêle à raclette) au hammam, où personne ne parle français/anglais et où on nous guide à coup de tapes sur les fesses. Et rire, et rire!

C’est voir la vie, la vraie, et l’animation de Taksim, lieu de révolutions, ainsi que la rue marchande d’Istiklal avec ses musiciens et ses jolies ruelles transversales.

C’est se dire au revoir (en se promettant en effet que ce n’est qu’un au revoir) sur une terrasse, au soleil couchant, avec vue sur Ste-Sophie et la mosquée bleue. C’est faire plusieurs « Serefe ».

C’est aussi se dire qu’on reviendra. Pour vrai.

Jour 27 – Train historique et bord de mer

Aujourd’hui, Laurence avait eu l’idée géniale de me parler du train historique qui fait un voyage tous les mois. Cette fois-ci, c’était direction le bord de mer pour passer la journée à Collioure. Je n’en avais jamais entendu parler avant mais il y avait une balade en bateau, un lunch… bref, go go go! Laurence ne pouvait pas venir car elle attendait de la visite alors j’ai fait ça toute seule comme une grande fille. Le train fait très « Agatha Christie » et je m’invente des histoires tout du long, of course!

Le groupe semble bien se connaître car plusieurs d’entre eux font tous les voyages, tous les mois. C’est donc un peu le party et les retrouvailles. Dans mon wagon, ce sont des nouveaux. Une famille qui profite du voyage pour aller voir des amis en Espagne et une mère et son fils qui se chicanent. En fait, le fils est vraiment désagréable avec sa mère, refusant de se lever pour lui donner des choses alors qu’elle est petite, lui répondant comme si elle était une merde… bref, au bout d’un moment, j’en ai un peu marre et je finis par terminer la route dans le wagon restaurant, devant un café. J’ai beaucoup aimé voyager sur la petite bande de terre, près du fameux appartement d’été de Mylène à Port Leucate. C’est vraiment magnifique.

À l’arrivée à Argelès, un petit train nous attend et nous allons manger une délicieuse paella en attendant la balade en bateau. Moi et les balades en bateau! Le capitaine nous parle de la côte, de la pêche qui a bien changé et des différentes spécialités des villages visités. Collioure et ses sardines, Banyuls et sa boisson. Comme il n’y a que peu de vagues, on peut faire un loooong tour et très bien voir la côte. Sans le savoir, j’ai une super place à l’avant et je me fais venter avec bonheur.

Selfie avec le soleil dans les yeux! Malgré les lunettes!

Collioure est une super jolie petite ville, presque vide à ce temps-ci de l’année, où il fait bon se promener. Paraît-il que l’été, c’est infernal mais pour l’instant, ça va plutôt bien. Les rues sont en pentes et on voit la mer se pointer le bout du nez un peu partout. Plusieurs artistes y ont cherché l’inspiration et la ville a installé des cadres un peu partout, pour nous indiquer les points de vue choisis.

J’ai bien en tête d’aller visiter le château royal de Collioure et l’église Notre-Dame des Anges, celle qui a les pieds dans l’eau, mais je n’ai JAMAIS trouvé la porte. La dame du bureau touristique m’avait dit qu’elle était ouverte, avec les horaires et tout… mais bon, je n’ai rien trouvé qui s,ouvrait, même si j’en ai fait le tour, au risque de scrapper mes sandales et – pire – d’avoir du sable et des galets entre les orteils. Ceci dit j’ai mis les pieds dans l’eau! Le château, par contre, j’ai pu visiter!

C’est un château très ancien, qui a été occupé par la royauté à plusieurs époques différentes, mais qui a été Vaubanisé sous Louis XIV. La visite est surtout celle d’une forteresse militaire, avec ses bastions, son chemin de ronde et ses prisons, creusées telles un labyrinthe. On a failli se perdre dedans et, lucky us, on avait des lumières sur nos portables! Il y a quand même de jolies salles, dont l’une avec un plafond de bois très beau (refait).

Puis ce fût le retour, où je me suis – encore – installée au wagon-resto pour manger mon sandwich et discuter avec un groupe de dames qui faisaient le voyage chaque moi. Ils pensaient que j’avais 27-28 ans alors je les ai tout de suites adorées, vous pouvez le croire! Le coucher de soleil n’en était que plus joli!

Jour 26-28-29 – Canicule et farniente

Oui, je sais, je combine des jours. Mais sérieux, il y a eu des moments où j’étais tellement mollo que j’ai fort peu de choses à raconter. Et bon, à bien y penser, je ne vais pas y arriver si je continue comme ça.  J’ai beaucoup trop de retard pour certaines périodes, alors que des plus récentes sont toutes rédigées… bref… c’est pas aujourd’hui que je vais me mettre à commencer par le début hein! Pour la faire courte, ces trois jours furent très très mollo. J’ai relaxé, j’ai fait des siestes, et j’ai tenté d’échapper au chat qui tenait à me suivre partout et à me surveiller d’un air méfiant. Il a dû avoir peur que je tente de piquer les origamis ou les œuvres crochetées de Laurence!

Le 24 juin, les beaux-parents de Laurence étaient là et après le petit déjeuner, nous avons décidé d’aller courir un peu avant qu’il fasse trop chaud. Michelle, la belle-mère de Laurence, nous accompagne et fait avec nous les intervalles courts… et elle adore! Thierry et son père, eux, s’amusent à nous dépasser et à faire les fiers en coupant en plein milieux… pfffff. Gamins!  Ceci dit, on a mangé beaucoup, beaucoup de prunes, on en a ramené encore plus, avec des méthodes parfois étonnantes, mais au retour, à pieds, nous avons failli vendre nos âmes pour du Pulco. Jamais rien ne m’a paru aussi bon, en fait.  Cette boisson gardera une place spéciale dans mon cœur!

Après avoir mangé, quand on réalise que nous sommes couchées par terre sur le carrelage depuis au moins 20 minutes, nous nous mettons à la recherche de la solution miracle : un endroit climatisé.  On opte pour le cinéma et on va voir Les beaux-parents, avec Bénabar avec celui-ci et Josiane Balasko (que j’aime tout le temps). Le film n’était pas mal du tout, assez drôle, même si l’élément déclencheur est bof bof (j’avais le goût de secouer Garance, mettons). Mais on s’en fiiiiiche parce que c’est cli-ma-ti-sé!  Il fait frais! Ceci dit, on était tous seuls dans le cinéma et Laurence en a même profité pour faire une petite danse devant l’écran.  Rien d’autre à signaler ! Vous voyez, j’ai fait court, n’est-ce pas! 

Jour 25 – Halage et Cénevière

Ce matin je me suis réveillée en plein cauchemar : j’étais enterrée vivante.  Puis, j’ai ouvert les yeux… et il y avait un chat dans ma figure. Ceci explique sans doute cela.  Bastet, le chat de Lau, adooore dormir avec moi. IL guette mes mouvements, en fait.  Il dort sur mes jambes ou tout contre elles. Et si je lui laisse de l’espace.. ben il revient se coller. J’ai l’impression qu’on me surveille!

J’ai donc dû déranger le chat et me lever tôt pour partir avec  Lau, qui allait travailler à Cahors. J’avais prévu une courte balade à Bouziès et ensuite, une visite de Cahors (que j’ai déjà visitée). Finalement j’ai pas vraiment fait ça… disons que j’ai changé d’idée en chemin. Pour faire changement, quoi.   

J’ai tout de même commencé à Bouviès (que je prononçais /buvi/… je me suis fait reprendre!) pour aller faire le chemin de halage. Ce chemin a été construit en 1845 pour permettre aux bateaux de remonter le Lot. Pour une partie du chemin, le sentier est creusé dans le roc et c’est un vrai bonheur de s’y balader. J’étais presque toute seule, il y avait des petits oiseaux… bref, c’était chouette.  J’ai aussi poursuivi dans le champ pour me rendre à Saint-Cirq (encore), pour prendre un petit thé avant de revenir à mon point de départ.

J’ai discuté avec des dames qui m’ont fortement suggéré le château de Cénevière, où le propriétaire fait faire des visites en après-midi.  J’ai donc attrapé sandwich et escargot aux raisins et me suis fait un joli pique-nique avec vue avant de me diriger vers le château.

On va dire les choses comme elles sont, j’aurais préféré que ma visite soit guidée par le proprio mais le jeune homme qui a fait la visite était à ses premières armes en tant que guide et a fait beaucoup d’efforts.  Quand on lui posait des questions, il répondait facilement… mais bon, l’organisation du discours était plus ardue.  J’ai eu peur au départ mais finalement, on a fait une bien agréable visite… et j’ai pu profiter de plusieurs anecdotes de la visite suivante! En effet, la visite a commencé ainsi :

  • Vous venez d’où?
  • Du Canada.
  • Heu… c’est dans quelle région de France ça?
  • … C’est que c’est un pays…
  • Un pays?  Lequel?
  • Ben… le Canada… c’est écrit là, sur votre feuille!

Ce château date du  Moyen Âge et a eu plusieurs étapes de construction successives (13e au 16e). Il y  un côté clairement médiéval et un autre plus renaissance.  Il est au bord d’une falaise, avec une magnifique vue sur la vallée et les village environnants.  La partie médiévale nous permet de visiter l’ancienne chapelle, l’ancien donjon (et ancienne salle à manger) et anciennes oubliettes à étages (et ancienne cave à vin). Dans le salon, de ma-gni-fi-ques plafonds de poutres peintes, avec des images de Constantinople en très bon état, vu qu’elles ont longtemps été recouvertes par du plâtre.  IL y a également une salle d’alchimie, rare à l’époque car hérétique, aux murs peints de légendes et de scènes mythologiques. Elles ont été modifiées par une occupante qui souhaitait en faire sa salle de bain et qui ne voulait pas que ses enfants voient des images qui auraient pu corrompre leurs purs esprits.

J’aurais bien voulu monter ce petit escalier, moi!

J’ai bien fait quelques petits arrêts-photos au retour, mais comme je ne voulais pas être en retard, j’ai quand même été rapidement récupérer Laurence… et retour chez elle, où on a été fort sages. Comme toujours, quoi!

Jour 24 – Bouffe et chinoiseries

Ce matin, c’était jour de marché à St-Alban.  Comme on est des warriors, on est parties à pieds, avec le superbe sac bleu que Laurence a crocheté elle-même.  C’est que ça peut contenir un bœuf entier, ce sac!  Voyez-vous, il a une capacité extraordinaire : il étire.  Moi qui suis quand même grande, une fois plein de légumes, de fruits, de poisson et de côtes levées (appelées ici coustelous), il traînait à mi-mollet! Imaginez la joie au retour!

En après-midi, on a fini par s’extirper de nos chaises pour aller à Toulouse visiter le musée Labit (oui, c’est une porte ouverte à toutes les niaiseries du monde.. non mais pauvre mec, qui s’appelle comme ça!). Ce musée a été fondé à la fin du 19e, pour exposer la collection d’objets d’art que Georges Labit avait rassemblée au cours des ses voyages.  On y trouve des objets de Chine, une collection d’estampes japonaises et THE momie de Toulouse. Lau et moi avons particulièrement apprécié les objets mongoles et on y a passé un temps FOU.  Imaginez, il y avait des représentation avec des trucs dans les mains… et les mêmes trucs un peu plus loin dans le dit musée. Pouvez-vous imaginer le nombre d’aller-retours faits pour bien nous assurer de QUEL objet la statue avait dans ses – multiples – mains? Oui, je sais, ça nous en prend peu!

L’extérieur est aussi hyper particulier.  Imaginez un genre de mini-palais aux airs mauresque en plein Toulouse.  Ben c’est ça.  Et ça surprend, mettons. J’ai adoré voir la photo du cabinet tel qu’il était à l’époque. Mettons que c’était nettement plus encombré… et perso, ça me plaisait bien.

On a ensuite terminé la balade par une promenade au jardin des plantes (où on a failli se faire renverser par des trottinettes et au grand rond, après avoir passé sur un pont au-dessus de la grande rue. Les couleurs étaient super jolies.

On a fini la soirée par un repas de coustelous… et deux CDs de Kaamelott.  On n’a jamais trop de Kaamelott!

Jour 23 – Piscine et soleil

Aujourd’hui, c’était le premier véritable jour de vrai chaud-chaud à Toulouse. Entendons-nous, pour moi, quand il fait plus de 30, c’est ben chaud. Fort motivée par mon début de course, j’ai décidé d’y retourner seule de bon matin, question de pas perdre la dite motivation…  C’est que ça s’égare vite, cette petite chose!

Je suis donc partie toute seule comme une grande, pour me rendre au même endroit qu’il y a deux jours.  Bon, je me suis un mini peu perdue… si peu. Mais j’ai fini par arriver et courir quelques minutes.  Bordel que ça se perd vite, la forme! J’étais essoufflée. Et j’aime pas être essoufflée quand je cours. No comment.

J’ai juste le temps de me doucher et de m’habiller quand Choupy arrive et vient me chercher pour une journée baignade chez Anne-Laure.   Chez Anne-Laure, il y a deux ÉNORMES chats et des tortues. Plein de tortues. Dans le jardin.  Ça surprend.  La choupinouchette de Choupy les regarde avec une méfiance non-feinte d’ailleurs!

Bref, on a placoté, on a fait trempette, j’ai failli perdre mon maillot en tentant d’embarquer sur le melon géant… et c’était une chouette journée!

Jour 22 – Tartines et églises toulousaines

Aujourd’hui, au menu, c’était balade toulousaine avec Anne-Laure et Choupy. J’avais – vaguement – en tête d’aller courir avant mais bizarrement ben… ça s’est pas fait. Je ne sais pas pourquoi… bref…  j’ai pas couru.

Nous sommes arrivées à Toulouse par grand soleil, et nous sommes dirigées vers le salon de thé Madame Bovary. J’adore me balader dans la ville rose. De toutes les teintes de rose, avec des volets colorés. Je veux photographier chaque coin de rue. On a a-do-ré ce salon de thé librairie où on a mangé de délicieuses tartines et des salades trop bonnes.  Rillettes de thon et lait de coco et camembert-figues-merguez. Juste au cas où un jour j’aurais envie de tenter de refaire les dites tartines. Ou si je donnais l’idée à quelqu’un de me refaire ces tartines. Bref… c’était bien et je conseille!

Par la suite, c’était balades et boutiques où je n’ai RIEN acheté. Non mais ne suis-je pas trop raisonnable?  J’ai résisté à tous les cahiers mignons. Et comme c’était chaud, on a visité toutes les églises et les courettes pour se rafraichir. J’aime bien les églises de Toulouse. On a donc visité Saint-Sernin (j’adore son clocher), St-Étienne (et sa travée de travers et ses différences visibles dans la construction) et Notre-Dame du Taur, toutes bien différentes. 

La soirée s’est terminée avec une tarte courgette et un crumble au cerises (faits maison)… et une orgie de Kaamelott. On a jamais trop de Kaamelott. Même quand on connaît tout à moitié par cœur. Par contre, j’avoue que la danse du singe death metal de Lau… je reste perplexe!

Jour 21 – Coursinette et Minotaure

Ce matin, je me suis dit qu’il était temps et que j’étais ENFIN prête.  Je réessaie de courir.  Bon ne coursinette hein, relaxe et tout – surtout qu’il fait fort chaud – mais je reprends. C’est toujours ça, après plusieurs semaines d’arrêt. Anyway pas le choix. Je cours pour pouvoir manger ce que je veux… et ces temps-ci, je veux manger BEAUCOUP! (Et je sais, c’est mal… mais c’est ça pareil!)

Lau et moi (parce que je l’ai convaincue) sommes donc parties fort motivées et on est allées coursiner au parcours santé, tout près de chez elle. Il fait beau, c’est hyper familial, tout le monde va à son rythme et le nôtre de rythme n’emmerde personne.  Et Lau, imaginez-vous, n’était même pas un peu morte après. Ce qui est nettement mieux que lors de la dernière tentative.  On a fini la balade sur le bord de la rivière, où on a fait un super apéro de prunes pas mures (mais bonnes quand même) avant de revenir manger une super salade (c’était un jour santé, voyez-vous) avant d’aller à Toulouse voir le minotaure. 

Je vous ai déjà parlé, il y a 3 ans des machines de l’île, à Nantes, où des machines géantes se baladent en ville et où des manèges extraordinaires attendent le visiteur. Ben pour Toulouse, ils ont concocté un minotaure assez génial, tout articulé , avec des détails impressionnants (cicatrices sculptées et articulations). J’ai adoré le regarder respirer ou cligner ses grands yeux verts. Quel regard! (Et bon, souvent, une seconde plus tard, quand il nous regarde comme ça, on est trempés 5 secondes plus tard).

Dans la halle, il y a des démonstrations des dites machines, ma foi fort originales.  Non mais une catapulte à pain, il fallait y penser! Et je veux vraiment assister à un souper servi par des machines.

Ensuite, direction l’Envol des pionniers t il y a une expo sur les débuts de l’aéropostale, qui a commencé à Toulouse, avec Latécoère, qui a fait entrer dans la légende plusieurs pilotes extraordinaires (et à la vie souvent fort courte) qui ont traversé l’Atlantique ou la cordillère des Andes. L’histoire de Mermoz ou Saint-Exupery est fascinante. Juste de penser qu’ils volaient sans radio, sans outils, sans pilote automatique… et sans ceinture de sécurité! Ça impressionne, mettons. Surtout quand on aime pas vraiment l’avion!

Bon, du coup, j’ai envie de lire Courrier Sud. Et de voir tous les films dont on nous a montré des extraits. On a terminé le tout dans les jardins recréés pour l’occasion. Chaque jardin contient les plantes spécifiques aux régions où s’arrêtait l’aéropostale.

Comme Lau travaille demain, soirée tranquille, où j’ai fini par me faire les ongles… après quelques verres de vin. Et sérieux, je ne vous le conseille pas!

Jour 20 – Marché et balnéo

Il y a des jours où on a envie de relaxer. Bon, j’avoue, ces temps-ci, j’en ai pas mal, de jours comme ça. Et aujourd’hui, c’était un jour comme ça. Pour Lau aussi hein… encore plus pour Lau, je dirais!

Ça a donc été hyper tranquillou, avec un lever à 9h et une petite balade au marché de la ville voisine. Je n’avais jamais vu quelqu’un acheter tant de fromages, je vous jure. Et moi qui essaie de me limiter! Mais bon, on a passé sur la charcuterie. C’est toujours ça! Ceci dit, les marchés me font toujours tripper. Ça m’amuse à chaque fois.

Après-midi, on a décidé de faire de la balnéo, tout près de Toulouse. Et c’était choueeeeeette. Des saunas, des bains chauds, glacés, des hammam et un autre truc tropical dont j’ai oublié le nom, ça nous a fait un bien fou… et on a réalisé que deux heures, c’était bien peu, et qu’il allait falloir revenir. Rien de moins.  Ceci dit, j’ai réussi à m’auto-infliger un bleu de la mort qui tue hein. Il va être mag-ni-faïque, je le sens.  Donc, après toutes ces balades, je me fais mal… au spa. Trouvez l’erreur.

Bref, tranquille. On a mangé du saumon et du tzatziki, des fraises, et on a écouté Heroes. Voilà. En fait, je me demande si ça vaut la peine de publier le truc, même si la journée méritait ma foi quant à elle la peine d’être vécue!

Jour 19 – Grotte préhistorique et charmantitude

Ce matin, bizarrement, j’étais beaucoup plus en forme qu’hier. La crise existentielle était passée et après un très bon petit déjeuner à l’hôtel, c’était direction les grottes du Pech Merle pour une visite. Comme d’habitude, je choisis plein de jolis petits chemins, pleins de bâtiments troglodytiques, avec de la verdure, de l’eau… et ben ben des courbes. J’en profite pour visiter le petit village de Marcilhac-sur-Céré, Larganol et Crabreret, qui sont fort sympathiques.  Oui, je ne suis pas capable de faire autrement, quand je vois une pancarte brune, j’arrête et je visite. C’est plus fort que moi.

La grotte de Pech Merle a été découverte par trois adolescents au début du 20e siècle. Ils ont rampé avec des pseudo-lampes sur 140 mètres. Je n’imagine même pas ce que leurs parents ont dit après ça. Bref, ils ont découvert des mètres de caves avec dedans, des fresques de plusieurs types et des concrétions en disque assez fantastiques. Plusieurs artistes ont peint des mammouths, des figues de femmes, un homme transpercé, des aurochs, des chèvres, des chevaux. Certains sont très précis, d’autres juste esquissés de traits… c’est magnifique. Et comme c’est la vraie caverne, c’est étrangement émouvant de se trouver dans cet endroit.  On ne pouvait pas prendre de photos, mais j’ai tout plein de souvenirs dans ma tête.

Par la suite, je reprends la route vers Saint-Cirq-Lapopie, que j’ai déjà visitée mais qu’il me fait plaisir de voir à nouveau… et d’y facetimer mes parents qui avaient adoré ce village. Quand on lit l’histoire de la ville, on y croise la famille Cardaillac, découverte hier, ainsi que Simon de Montfort, qui a eu un grand rôle dans la croisade des Albigeois.

L’arrivée dans la ville est impressionnante, c’est hyper beau sous tous les angles et la vue depuis la ville est super belle.  André Breton y a d’ailleurs habité dans les années 50. C’est plein de petites rues, avec de jolies petites boutiques. Je suis montée sur les ruines des trois châteaux et de la vieille église et j’ai pu visiter la nouvelle, qui offre aussi une vue plongeante sur la vallée du Lot. Le tout après avoir mangé une super bonne salade, en plus!  Que demander de plus!

Retour ensuite à St-Alban avec Lau, qui a eu trois grosses grosses journées et qui n’en pouvait plus. Du coup, j’ai conduit.  Et on a pris ça cool! Ben… relativement cool. C’est nous, quand même.  On a bien chanté un peu… si peu!

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