Mai 27 2016

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Mon tour de France – 31 – Marcel et visite aux chandelles

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Tiens, le 20 mai… quelqu’un que je connais devient bien vieux, ajd… je ne sais pas s’il va y survivre!  Va falloir compter les cheveux blancs!

 

En ce 20 mai, nous nous réveillons dans notre appart hôtel de Chartres et faisons un saut à la boulangerie pour acheter des viennoiseries et du caramel beurre salé pour le petit déjeuner.  C’est que sur les crêpes hier, c’était trop bon!  C’est génial de pouvoir manger un peu à l’appart avant de partir.  Ça nous donne l’impression de vivre comme les français, avec le rituel de la boulangerie matinale (cheers Audrey!!).

 

Comme Mr. Papa est fatigué (normal, c’est lui qui se tape la route… je voudrais bien conduire… mais étrangement, il a des objections!), maman et moi courons au bureau touristique pour nous faire concocter un petit parcours que nous suivons au pas de course.  Tout voir, tout voir, tout voir!!

 

On commence donc par visiter la cathédrale de Chartres, célèbre entre toutes.  Certes, elle est un peu en rénovations, du coup, nous n’avons pas la vue d’ensemble… et j’aurais bien pris une visite guidée pour les vitraux… mais c’est une visite qui vaut vraiment la peine.  Même que nous avons renvoyé papa pour la voir le lendemain matin.    Sérieusement, ces vitraux du moyen-âge, c’est quelque chose.  On resterait des heures à regarder certains d’entre eux, en tentant de reconnaître les détails et les histoires.  Comme des profs faisaient la visite à leurs élèves, on a quand même pu glâner des bouts d’information!

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Et puis, quand même, le tour du chœur (qui doit avoir un nom, mais que je ne connais pas), complètement sculpté de scènes de la vie de Marie et de Jésus, c’est impressionnant.  On en reste bouche-bée.   C’est tellement détaillé, il y a tellement de vie dans les visages, les poses, de mouvement dans les vêtements… impossible de ne pas être surpris.

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On veut aller voir le musée des vitraux mais on est définitivement trop pressées… mais on jase quand même avec la dame qui est très gentille… et qui nous conseille, en effet, de revenir plus tard vu que ça ferme pour la pause du midi.

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On passe donc par le jardin derrière, où nous avons une très très belle vue sur  l’église, qui n’est pas toujours facile è faire entrer dans les photos!  Il y a aussi un joli point de vue sur la basse-ville et les endroits que nous avons vu la veille, dans le petit train.

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Le musée des vitraux… où nous ne sommes pas allées!DSC_0465 - Copie - Copie DSC_0477 - Copie - Copie DSC_0474 - Copie - Copie

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On poursuit donc notre semi-jogging en descendant par les escaliers vers la rivière et les ponts.  Les panneaux de noms de rue sont trippants, et on a appris par la suite qu’ils avaient été commandés exprès et que oui, on avait raison, il y avait un petit côté humoristique au truc.   Je suis aussi bien impressionnée par une maison à colombages qui semble trôner en plein milieu de la rue!

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Puis, le bord de l’eau avec la vieille ville et surtout, les ponts et les lavoirs.  Ils sont partout, ils sont trop beaux et je ne peux m’empêcher de m’arrêter à chaque fois pour les mitrailler de photos.  C’était calme, et tellement facile d’imaginer les gens utiliser ces fameux lavoirs.

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La porte, qui démontre la présence d’anciennes fortifications à cet endroit. DSC_0559 - Copie

Petit arrêt rapido à l’église St-Pierre, qui est sérieusement semi-bien conservée… quel contraste intérieur comparé à la cathédrale!  Et dire que maman avait confondu les deux à l’arrivée!   C’est une bonne idée qu’ils ont eue d’éclairer de l’intérieur pour Chartres en lumière.  Ça la met vraiment en valeur.     On mange rapidos des kebabs à l’appart avant de partir pour les périgrinations de la journée.   Le but?  Arriver à 14h30 pour la visite du musée Marcel Proust, la maison de tante Léonie.

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Bizarrement, on est pressés alors on est moins attentifs à la beauté de la route, mais on arrive juste à temps à Illiers-Combray pour mon pèlerinage chez Marcellou.  Le maison des tenue par la société des amis de Marcel Proust, qui a la difficile mission de garder tout ça en état, ce qui n’est pas toujours évident.  La visite commence en retard et, avertissement, pas le droit de photographier dans la maison pour des questions de droit d’auteur, selon la guide.  Et quand je dis « pas du tout », c’est « pas du tout ».  Même pas l’extérieur vu des fenêtres.  L’un des visiteurs voulait prendre un morceau d’un élément de décor, pas tout, parce qu’il avait un truc semblable chez lui et  qu’il  venait d’apprendre à quoi ça servait.  Nope.  Pas question.    (chuuuut… je ne le dirai pas trop fort, mais je pense qu’il y est arrivé quand même hein… mais rien n’est certain!)

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Première pièce, la cuisine, domaine de Françoise.  On y trouve plusieurs éléments d’époque, dont une cafetière, un énorme pain de sucre (et son marteau pour le briser) et un service à thé pour manger le gâteau au chocolat, dessert préféré du père de Marcel.  La guide semble penser qu’au Québec, on ne connaît rien du tout.  Aucun auteur français, peut-être Proust, mais pas trop.   Du coup, à chaque question, elle précise « bien sûr,  je m’adresse aux Français, pas aux Canadiens », ce qui nous faisait plutôt rire.

 

Derrière la cuisine, la petite salle où Françoise aurait fait éplucher des asperges à une domestique tout un été, parce qu’elle avait « fauté ».  J’ai adoré me rappeler ce passage.

 

Puis, la salle à dîner, où les parents du narrateur auraient reçu Swann, ce qui contraignait celui-ci à monter se coucher sans avoir le baiser de sa mère.  Le lustre est presque d’origine (sauf qu’électrisé) et la collection d’assiettes n’a plus grand-chose à voir avec les mille-et-une nuits… mais elle y est.   Nous avons ensuite monté le si terrible escalier « qui sent la cire », pour nous diriger vers la « chambre du narrateur ».  Est-ce que Marcel Proust y a dormi, enfant?  Rien n’est moins sûr.   Mais nous savons qu’il a résidé les été à cet endroit, jusqu’à ce que son asthme l’obligent à s’éloigner des pollens pour aller à Cabourg (le Balbec supposé de la recherche).    On y voit entre autres un vieil exemplaire de « François le Champi », de George Sand, l’histoire d’un enfant trouvé qui finit par épouser sa mère adoptive.  Hmmm… je pense que Proust était vraiment fasciné par sa mère, n’est-ce pas!

 

La chambre de tante Léonie m’a aussi beaucoup plu.  On y retrouve son lit, près de la fenêtre, où elle guettait les passants et demandait à Françoise de prendre des infos si elle voyait quelqu’un qu’elle ne connaissait pas.  C’est que la dame (que nous dirions maintenant très hypocondriaque) avait décidé qu’elle ne quittait plus Combray… puis plus sa chambre et finalement, plus son lit.   C’est d’ailleurs dans cette chambre que se déroule, dans le roman, le fameux épisode des madeleines, trempées dans la fameuse tasse de thé.   La véritable tante de Proust est par ailleurs décédée assez jeune d’un cancer du colon.

 

Il y a quelques autres pièces, dont un hommage aux parents de Proust, des reconstitutions, ainsi qu’un salon oriental, pour rappeler les voyages en Orient de l’oncle de Proust.   C’est d’ailleurs celui-ci qui a fait aménager le pré catelan, où il y aurait les fameuses aubépines (que nous n’avons pas vues, toutefois).   Puis, dans le grenier, une galerie de photos où on nous explique qui aurait influencé qui dans l’œuvre de Proust (si on choisit cette façon de voir les choses).  Toutefois, pas facile de se démêler car chaque personnage a été influencé par plusieurs vraies personnes, ce qui complique légèrement l’affaire!  C’était quand même bien agréable de voir ces photos, toutes regroupées.  Je ne vais pas commencer ici à vous faire un portrait de qui a inspiré qui… sinon on n’aurait pas fini!  Mais chaque nom m’a rappelé certaines parties de la Recherche, ce qui est ma foi fort apprécié!

 

J’ai bien cherché sur la carte quelle route était « le côté de Méséglise » (Méréglise, je pense… qui passe près de Tansonville, où aurait habité Swann) et laquelle était le côté de Guermantes.  J’ai mes hypothèses… mais disons qu’il y aurait de quoi à faire avec tout ça dans le village.

 

Ceci dit, on a quand même mangé des madeleines dans le fameux pré catelan.  Ben quoi… faut être un peu concept!

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Ensuite, direction Bonneval, l’une des nombreuses Venise-de-France.  C’est joli comme tout mais les promenades en bateau ne sont pas encore commencées… du coup, nous avons marché.  C’est mignon, il y a de belles vues, mais je ne dirais pas que ce soit non plus un indispensable.  Le plus beau bâtiment est un hôpital psychiatrique, maintenant.  Of course, pas question de visiter!

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Le fameux hôpital psychiatrique!
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L’église Notre-Dame de BonnevalDSC_0626 - Copie - Copie DSC_0627 - Copie - Copie DSC_0629 - Copie - Copie DSC_0632 - Copie - Copie DSC_0633 - Copie - Copie DSC_0634 - Copie - Copie DSC_0638 - Copie - Copie DSC_0639 - Copie - Copie DSC_0640 - Copie - Copie DSC_0641 - Copie - Copie

(Des tomates bizarres… j’avais jamais vu de telles tomates!)

Puis, en fin de journée, on se dirige vers Châteaudun, le premier des châteaux de la Loire.  On sait qu’il est fermé, mais le point de vue en vaut la peine.   C’est un très beau village, avec, tout en haut, le fameux château qui domine le paysage.  La ville a presque toute été brûlée en 1723, sauf une petite rue, qui descend assez abruptement et qui remonte ensuite dans des jardins ecclésiastiques (en fait, je ne sais plus lequel est le jardin de l’abbé, le jardin de l’archevêque, celui de l’évêché ou des évêques… de là la floutitude assumée) d’où nous avons un très beau point de vue sur le château et sur la basse- ville.   Il y a en haut un passage vraiment cool, typique du moyen âge, limite secret (bon, ça c’est moi qui veut penser ça… mais entendons-nous, ce ne l’est pas pantoute!) qui donne l’impression de faire un voyage dans le temps.  Un stop assez court, tout est fermé, mais que nous avons beaucoup apprécié!  Même que papa et moi avons limite abandonné maman dans un parking pour pouvoir aller photographier différents angles.  Ce ne serait pas la première fois que nous l’aurions oubliée, n’est-ce pas!  (Ici, je fais référence à la fois où papa l’avait laissée à l’étape avec Michèle avant de repartir pour Québec, direction Russie.  Ou à la fois où elle n’avait pas rentré dans le métro avec nous… bref, on la plante tout le temps là, sans faire exprès!)

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Comme nous sommes arrêtés à l’épicerie pour acheter du vin, du pain, des fromages et du pâté, nous mangeons tranquillement à l’appartement, car nous devons ressortir le soir, ayant réservé Un tour Chartres en lumière plus crypte à la chandelle.  Pour une fois, il faut pousser dans le derrière de maman pour la faire ressortir.  Une chance qu’on n’est pas loin!

 

Mais ce qu’on a pu bien faire d’y aller, car je sens que ça va rester l’une des plus belles expériences du voyage.  Nous avons été amenés à prendre la même route que les pèlerins de 1150, fatigués, dans la crypte dans le noir,  à la lueur de chandelles.  Dans le temps, ils y allaient pour dormir et prier.  La crypte a 250m de long et quand on est tout devant, on n’y voit rien.  Juste la petite parcelle de lumière éclairée par notre bougie.  C’est magique, surtout quand le guide se met à chanter des chants du 12e et qu’on s’imagine à l’époque.   On y découvre de magnifiques statues médiévales qui apparaissent petit à petit, à mesure que notre lumière l’explore.   Ce sont ces mêmes statues qui ont fait s’exclamer Rodin que tout avait déjà été fait.   On admire aussi l’ange au cadran ainsi qu’un très ancien puits, qui donne encore plus de verticalité à la cathédrale.    On nous explique également la cérémonie du baptême, qui se déroule dans la crypte, et où lumière et chants attendent le nouveau baptisé lorsqu’il en remonte.    Il n’y a aucun mort d’enterré à Chartres.  Ici, c’est dédié à la vie et, selon le guide, les saints et la vierge sont vraiment chez eux… et ont la sainte paix, c’est le cas de le dire.

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On raconte aussi que lors d’un incendie, un abbé a descendu le voile de la vierge dans la crypte, dans le noir, en attendant que l’incendie s’éteigne.  Il serait remonté 3 jours plus tard, rayonnant et portant le voile.  Bien entendu, 3 jours, voile qu’on croyait perdu à jamais qui réapparait… c’est limite trop beau pour être vrai, non?  Mais c’est ce qu’on dit, même si c’était probablement arrangé avec le gars des vues (ou le chef des effets spéciaux du temps).  Surtout que l’évêque attendait dehors… Bref…

 

Bon, pour ma part, je suis rentrée tête (et chandelle) première dans le guide, qui n’avait aucune lumière.  Il a fallu qu’il me rattrape… des fois, je m’énerve moi-même!  Après, on va dire que je tombe dans les bras de n’importe qui.

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En haut, nous avons le privilège d’être la nuit dans la cathédrale sombre, qui prend alors une toute autre dimension.   On voit les piliers, plus difficilement le plafond, et on a l’impression de se trouver au milieu d’une forêt d’arbres immenses et mystérieux.  C’est tellement, tellement grandiose et on se sent tout petit   On nous y montre l’acoustique, parfaite pour un ténor (alors qu’avant la meilleure voix était le baryton, voire même la basse, à l’époque des églises romanes).   Selon le guide, Fulbert a de quoi être fiers.

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Flou over-artistique!!DSC_0733 - Copie

À la sortie, j’ai de la cire plein les mains et des étoiles plein les yeux… et je vais en prendre davantage parce qu’on nous emmène pour nous expliquer certaines animations de Chartres en lumière, ceux autour de la cathédrale.   En premier, on voit celui qui a repris plusieurs des vitraux de l’abbaye.  Si j’avais eu plus de temps, je me serais amusée à les retrouver ensuite!  ON rend hommage aux bâtisseurs,  aux créateurs… et ça regorge de symbolisme.  L’apothéose, c’est la vierge à l’enfant qui apparaît en fin de parcours.

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Puis, mon animation préférée, l’histoire de la petite Luna qui cherche son étoile, Stella, à travers le temps, les époques et l’espace.  On se retrouve même à l’intérieur du Falcon Millenium un moment donné.  Œuvre à double lecture, la première du niveau du conte de fées (la petite poulette cherche son doudou) et l’autre beaucoup plus symbolique, où nous voyons apparaître des peintures (ma nuit étoilée de Van Gogh) et des références culturelles et historiques.   C’est ma préférée de toutes, je pense.  C’était poétique et magique.

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Puis, troisième façade, nous voyons apparaître petit à petit les différents éléments de la cathédrale, en couleurs.  Les statues prennent du volume, les unes après les autres.    Ca semble tout simple mais l’effet est saisissant.

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Finalement, dernière façade, où on rend hommage aux bâtisseurs, nous voyons de petits personnages un peu fantastiques, qui se lancent joyeusement des pierres ou qui créent les aspects flamboyants à l’aide d’un soufflet.  L’animation dure 12 minutes, je ne vais pas vous la décrire seconde par seconde, mais avec le commentaire associé, on comprend beaucoup mieux les détails et la signification du truc.  C’est que ça a été réfléchi… vraiment.

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(Vous voyez le motton blanc, au milieu de la rangée?  C’est Pépin le Bref.  Monté sur une roche, car il était tout petit!!)

 

Retour au dodo ensuite… je n’ai pas réussi à retourner à l’église St-Pierre pour admirer et surtout photographier les vitraux… j’en avais légèrement plein les pattes de marcher comme ça (référence à quel film kulte, dites??)!

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Mais quelle journée!

 

A bientôt!

Mai 23 2016

Photo du profil de Karine:)

Mon tour de France – Nymphéas et château de princesse (genre, comme…)

DSC_0328 - CopieEncore une belle journée impressionniste!   Oui, je sais, on a de la suite dans les idées.  Et maman a indiqué tous les endroits de France où chaque peintre a passé… vous pouvez vous imaginer que vous n’avez pas fini d’en entendre parler!

 

Petite frousse le matin… mon père a eu la brillante idée de tomber dans les escaliers.  La réaction simultanée de maman et de moi « t’es-tu cogné la tête??? »..  Anyway, on commence à avoir l’habitude.  A l’hop, ils ne font jamais rien et ça revient…  Lui et ses p’tites mautadites amnésies transitoires!  Ceci dit, on s’est inquiétées pour rien parce qu’il est top shape… et que sa tête n’a même pas brassé!  C’est son coude qui a mangé la go!

 

On se dirige donc vers Giverny.  Ce qui est difficile dans ce genre de tour, c’est d’accepter de ne pas tout faire.  Du moins, pour maman et pour moi.  Papa est beaucoup plus résilient.  Du coup, après moult hésitation, on choisit de faire le jardin et la maison Monet plutôt que le musée des impressionnismes.  Et ce MÊME s’il y avait une expo Caillebotte, que j’aime d’amour.   Mais je crois que ce fut un bon choix parce que c’était juste magnifique et magique, malgré l’invasion de groupes scolaires.   Vous n’avez qu’à voir le nombre de photos.  Et j’ai fait un GIGA tri, parce que j’ai dû poser toutes les fleurs, sous tous les angles.  Il avait plu, et les gouttes de rosée sur les fleurs, c’est beau, mais beau!

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Le but du jour a aussi été de faire différencier les fleurs à papa, qui demande à chaque fois et qui adore tout ce qui est botanique, sans vraiment connaître ce qui est quoi.  Ceci dit, c’est loin d’être nécessaire pour apprécier la beauté  de ces jardins!  Toujours est-il que maintenant, il retrouve le pluuuuupart du temps les iris, les marguerites et le roses.   Les pivoines, ça s’en vient!  A partir du moment où il a compris qu’il fallait AUSSI regarder les feuilles, ça a beaucoup mieux été.

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Non mais la pluie sur cet iris…  c’est d’une beauté…DSC_0165 - Copie DSC_0167 - Copie DSC_0168 - Copie DSC_0172 - Copie DSC_0173 - Copie DSC_0179 - Copie DSC_0180 - Copie DSC_0182 - Copie DSC_0184 - Copie

Ma photo préférée, je pense.DSC_0187 - Copie - Copie - Copie DSC_0190 - Copie - Copie - Copie DSC_0191 - Copie - Copie - Copie DSC_0197 - Copie - Copie - CopieDSC_0198 - Copie (2) - Copie DSC_0201 - Copie (2) - Copie DSC_0202 - Copie (2) - Copie DSC_0207 - Copie - Copie - Copie DSC_0213 - Copie - Copie - Copie DSC_0215 - Copie - Copie - Copie DSC_0216 - Copie - Copie - Copie DSC_0218 - Copie - Copie - Copie DSC_0222 - Copie - Copie - Copie DSC_0224 - Copie - Copie DSC_0225 - Copie - Copie DSC_0228 - Copie - Copie DSC_0229 - Copie - Copie DSC_0234 - Copie - Copie DSC_0235 - Copie - Copie

Dans le jardin, il y a d’abord le clos normand, devant la maison, puis le jardin japonais, relié par un tunnel.    C’est ce jardin qui est le plus connus, avec ses nénuphars (qui malheureusement n’étaient pas encore en fleurs), son pont japonais, ses étendues d’eau et ses feuillages.  La promenade y est idyllique.  Bon, ok, elle le serait encore plus sans tout ce monde, mais quand même, c’était cute de voir les enfants dessiner les plantes et tenter de les reconnaître.   Certains avaient à peine 3 ans.

  • C’est quelle espèce de fleur, David?
  • L’espèce y est wouge, madame!

C’était soooo cute!

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J’aurais voulu une meilleure photo, mais yavait une invasion de japonais, qui se fichaient éperdument qu’il y ait du monde ou pas autour d,eux.  Le guide m’a d’ailleurs amanché au moins 4 claques en pleine face, sans même sembler s’en apercevoir!DSC_0130 - Copie - Copie DSC_0133 - Copie DSC_0137 - Copie DSC_0138 - Copie

Je sais pas c’est quoi… mais c’est beau, non??DSC_0139 - Copie DSC_0140 - Copie DSC_0141 - Copie DSC_0142 - Copie

The cuisine!
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Quand p »pa prend une photo, c’est long.  Voire même très long… et je me tanne!DSC_0151 - Copie DSC_0153 - Copie

La maison de Monet est grande, grande… On comprend qu’il a été reconnu de son vivant mais qu’il avait aussi des sous devant lui.  Il invitait souvent les autres artistes dans son immense demeure et dans ses jardins.  J’ai d’ailleurs acheté un petit livre de témoignages de gens ayant résidé chez Monet… va juste falloir le lire.

 

Monet a passé une passe « japon ».  Il trouvait une pureté extraordinaire à la peinture japonaise et asiatique.  Il y a donc plusieurs estampes japonaises chez lui (ou des copies, je ne sais guère, je ne sais pas… c’est pas une chanson, ça??).   J’ai failli m’acheter un livre sur Hokusai dans le magasin de la maison, c’est dire à quel point ça a de l’importance!

 

Et la maison… c’est PAREIL comme dans le film!  J’ai adoré la grande salle à manger jaune et la cuisine bleue.  C’est un peu irréel d’y être.

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Nous avons ensuite continué dans le village pour aller voir l’église Ste-Radegonde, près de laquelle Monet et sa famille ont été enterrés.   La vue est vraiment jolie, et encore une fois, c’est rempli de petites rues fleuries, cette fois!  Mais ce que ça a pu être dur de passer devant l’expo de Caillebotte!

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Ca a l’air de rien… mais yavait un confit au complet là-dedans!!DSC_0270 - Copie DSC_0271 - Copie DSC_0273 - Copie DSC_0274 - Copie DSC_0275 - Copie DSC_0276 - Copie DSC_0277 - Copie DSC_0278 - Copie DSC_0284 - Copie

On a ensuite choisi d’aller manger à l’endroit « un peu plus cher » mais recommandé par tous les guides, l’ancien hôtel Baudy, avec ses très belles salles, son jardin fleuri et son atelier d’artistes.  Cet endroit a vu passer plusieurs peintres qui venaient rendre visite à Monet.   On y a mangé de délicieuses omelettes qui contenaient chacune un confit de canard complet.  My god que c’était bon!  Parfois, ça vaut le coup, un repas un peu plus swell juste pour l’endroit!  On en a été ravis, en tout cas!

 

On est donc repartis vers le sud pour se rendre à Maintenon, y visiter le château, et ce sans avoir trouvé le buste de Monet, au grand désespoir de Mother, qui courait un peu partout dans le parking dans l’espoir de l’apercevoir.    Encore une fois, une très jolie route.  Les tons de vert des routes de France me fascineront toujours.

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Le château de Maintenon est grandiose, en pleine ville.   Il a en effet appartenu à Mme de Maintenon et Louis XIV y a fait faire beaucoup de travaux et d’agrandissements, à partir du vieux château médiéval.  Nous y trouvons également un jardin français de Le Nôtre, et, tout au fond, l’ancien aqueduc de Vauban d’abord bâti pour amener de l’eau à Versailles, mais qui n’a jamais été terminé.  Il semblerait que pour compenser les désagréments qu’ont occasionné sa construction, Lous XIV ait donné le titre de duchesse à Mme de Maintenon.   Avant son mariage avec le roi, of course.  Rien de moins.   Le château est ensuite resté plus ou moins dans la famille, car il a été légué à la nièce de Madame de Maintenon, qui a épousé le duc de Noailles.   Je ne sais pas si elle aurait été ravie de savoir que, plusieurs générations plus tard, un Noailles ayant habité le château a épousé… une descendante de Mme de Montespan.  Je n’ai aucune idée à savoir si elles s’entendaient ces deux-là…  Mais mon petit doigt me dit que « pas tant que ça »!

 

C’est interdit de prendre des photos dans le château (bon, je ne l’ai réalisé qu’à la seconde partie de la visite… mais je n’en mettrai aucune ici) mais le tout est divisé en deux partie.  La partie 17e siècle, et la partie 19e.  Dans la première, on retrouve les appartements tels qu’ils auraient pu être à l’époque de Mme de Maintenon.  Comme elle était frileuse, il y avait des tapisseries partout, de même que du cuir sur les murs.  Je pense que c’est ce qui m’a le plus impressionnée!  Ah oui, ça et le lit avec les draps et les  tentures de percale peints à la main.  C’est vrai qu’il n’y a pas une fleur pareille!  Les papiers peints chinois et la chambre du roi valent aussi le détour.

 

J’ai aussi eu un petit coup de cœur pour le secrétaire en marqueterie où la comtesse de Ségur a écrit « Les malheurs de Sophie ».  Je ne dirais pas non à avoir un truc comme ça dans ma chambre!

 

La balade dans les jardins a été fort agréable, même que nous avons eu du soleil!  Mais peu importe de quel bord on le prend, ce château est grandiose, comme beaucoup de choses qu’a touchées Louis XIV, direz-vous!

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Cette photo est full croche… mais je la mets quand même car je me suis mouillée jusqu’au genou en la prenant… en effet, je n’avais pas réalisé où était vraiment la démarcation entre la terre et l’eau… ouais, je sais, pas fort!
DSC_0343 - Copie DSC_0345 - CopiePa pire vue, n’est-ce pas!!

 

Retour ensuite sur la route pour nous diriger vers Chartres, où nous avons pris un appart hôtel.  C’est la première fois que nous essayons le principe et nous sommes un peu inquiets… mais quelle belle surprise!  Nous sommes en pleine vieille ville, sur la rue St-Pierre, qui est pleine de charme et à distance de marche de tout.  Cuisine, pièce à vivre, salle de bains (with bain)… nous sommes ravis.  Tellement que nous décidons sur le champ de rester un jour de plus.    Maman s’est illico installée (que dis-je… ÉTENDUE sur la table) avec ses livres, ses papiers et sa tablette.   Elle nageait en plein bonheur.

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Souper dans la crêperie « La picoterie » tout près de la cathédrale où  nous nous bourrons de cidre et de crêpes dessert.   L’ambiance est sympa, le décor agréable, et les crêpes vraiment bonnes.   Mais on a dans la tête d’aller prendre le petit train pour « Chartes en lumière »… et on ne peut pas réserver, THE truc que maman a en horreur!  Finalement, une chance qu’on se prend d’avance… parce que jamais on aurait pu y aller sinon.   Et ça valait le coup pour tout voir.

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Le petit train, c’est pas le top pour les photos, mais ça nous a permis de voir tous les bâtiments illuminés, en haute-ville et en basse-ville.  Les lavoirs et les ponts… c’est tellement beau!  On ne se lasse pas de regarder les jeux de lumière sur le bord de l’eau.  A l’église St-Pierre, on a éclairé les vitraux de l’intérieur, ce qui donne une impression irréelle et fort particulière.  On a aussi pu voir certaines illuminations de la cathédrale mais je vous les montre demain… car on a eu une balade d’interprétation et je vais pouvoir tout mettre là-dedans.    Sérieusement, ça vaut la peine d’être vu… la musique, les lumières… c’est magnifique!

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C’est flou.. mais c’est le mieux que j’ai pu faire!DSC_0393 DSC_0395 DSC_0396 DSC_0400 DSC_0401 DSC_0402 DSC_0405 DSC_0406 DSC_0408 DSC_0409 DSC_0410 DSC_0411 DSC_0412

Le bureau d’information touristique… ya pire!DSC_0413 DSC_0416

Et oui, je m’extasie de rien… et je suis bien contente de pouvoir le faire!

 

A bientôt!

Mai 22 2016

Photo du profil de Karine:)

Mon tour de France – 29 – Van Gogh et château troglodyte

DSC_0076Quelle belle journée à marcher sur les traces des impressionnistes!   Bon, à la fin,, on était un peu (juste un peu) fatigués et on a fini la soirée à boire du vin dans notre chambre d’hôtel (beaucoup plus mignonne qu’hier… meilleur choix!) après avoir mangé des pizzas au resto juste à côté, pour ne pas avoir à prendre la voiture.   Maman qui ne veut pas sortir jusqu’à 23h, faut qu’elle soit fatiguée, croyez-moi!

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Pas de doute… Van Gogh est partout partout!  Même sur les boîtes aux lettres!DSC_0023

On a commencé ce matin par se diriger vers Auvers-sur-Oise, sans manger parce qu’on avait juste hâte de partir de l’hôtel.  Bon, on était pas encouragés mais en vrai, c’était pas si pire hein… c’était juste… pas glamour.    Bref, Auvers, c’est la ville où Van Gogh a passé ses deux derniers mois et où il est mort, dans sa chambre de l’auberge Ravoux, deux jours après s’être tiré une balle dans la poitrine dans un champ.  Comme c’était un suicide et que ça portait malheur, la chambre n’a jamais été relouée et on y retrouve encore aujourd’hui les trous aux murs où Van Gogh avait accroché les 80 quelque tableaux qu’il avait fait du 20 mai au 29 juillet.

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Dans la maison Van Gogh, on nous raconte donc l’histoire des derniers jours de Vincent, on nous montre sa chambre et on nous montre un petit film mettant en parallèle les photos des endroits à l’époque et les peintures de Van Gogh.  La chambre (en fait, presque tout l’étage) est en l’état.  Il faut savoir que ça n’a RIEN  à voir avec la chambre qu’il a peinte je ne sais combien de fois.  Cette chambre, c’est celle où il a rendu son dernier souffle, entouré de son frère Théo et du Docteur Gachet.  Pour une raison X, ils ne l’ont pas emmené à l’hôpital mais étant donné le contexte de l’époque, ça peut quand même s’expliquer.    Bref, un peintre génial (l’un de mes préférés, d’ailleurs), mais qui était très malade.

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(Les deux photos sont les photos officielles de la maison… on ne peut pas prendre de photos à l’intérieur…)

 

Il était venu à Auvers-sur-Oise pour s’éloigner de Paris, peindre, et se faire soigner par le dr Gachet, psychiatre et mécène à la fois.  Visiblement, ça n’a pas fonctionné (le traitement) mais cette période, où Van Gogh a travaillé, travaillé, travaillé, a donné plusieurs tableaux fort connus, comme l’église, ou les champs de blé.  La ville en profité pour mettre en parallèle  tableaux et paysages… fascinant.

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Suite au musée, on prend le chemin des champs et on marche dans des sentiers qui nous mènent droit au milieu des tableaux de Van Gogh.   Petits chemins en forêt, pentes douces, pour aboutir dans de grandes étendues vertes et jaunes, dans lesquelles on devine les blés qui viendront bientôt.  Tellement facile de s’imaginer les peintres ici, à s’imprégner de l’instant et de l’endroit.  Un moment parfait pour prendre une grande respiration et faire un mini-voyage dans le temps.  Irréel.   Je pense que c’est mon moment préféré de la journée.DSC_0074 DSC_0075

La fameuse église…  Le moment préféré de maman.  Elle n’avait jamais remarqué la femme à gauche!DSC_0079 DSC_0081 DSC_0085 DSC_0087 DSC_0067

Les tombes de Vincent et Théo, qui reposent l’un près de l’autre à Auvers-sur-Oise…DSC_0069

 

Par la suite, on a pu voir les bords de l’Oise, peints aussi plusieurs fois, sous plusieurs angles différents, de même que des coins de rue immortalisés par d’autres artistes.    Cézanne, Pissaro, Daubigny… plusieurs ont choisi de peindre cet endroit.

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Par manque de temps, nous n’avons vu que les extérieurs du château d’Auvers-sur-Oise, mais il domine la ville et nous offre une superbe vue.   Puis, petite trotte jusqu’à la maison du Docteur Gachet transformée en musée que nous avons explorée quand même vite fait pour cause de « on a faim ».  Intéressant de voir ses œuvres à lui ainsi que cette maison, restée divisée comme avant, qui a un cachet très particulier.

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Portrait du fameux docteur Gachet par VincentDSC_0124 DSC_0125 DSC_0126 DSC_0127 DSC_0128 DSC_0132

Bien entendu… je n’ai pas résisté… mais bon, j’en suis à la moitié, donc ça ne compte pas vraiment!!DSC_0133

J,aime ça, photographier ma bouffe… vous n’avez pas fini!!

 

Après des pâtes « Sous le porche », nous avons pris la route vers La Roche Guyon, mentionné parmi les plus beaux villages de France, et où se trouve un château troglodyte magnifique, qui domine la Seine et qui nous offre un magnifique point de vue.  Bon.  Papa s’est un peu ramassé dans une cour privée.. mais en gros, c’était limite sans incident majeur.

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Quelle histoire a ce château!  D’abord, on sait que l’endroit était occupé du temps des romains, mais ça reste vague.  Il y a une légende dans le coin qui dit qu’aux premiers temps du christianisme, une propriétaire ait rencontré Saint-Nicaise et qu’elle a alors fait creuser un sanctuaire, qui serait devenu l’une des nefs de la chapelle.

 

Toutefois, l’histoire écrite remonte au 10e siècle, époque où le premier château troglodytique, à but défensif, aurait été construit.   Un donjon a été ajouté au 12e siècle, avec les escaliers sous-terrains, les marches étant creusées dans la falaise.   Le château troglodytique aurait été remplacé au 13e par un truc plus habitable, mais toujours pour la guerre.  Le château a d’ailleurs vu plusieurs batailles.

 

Il devient plus « habitation » vers le 15e, période à laquelle séjourneront  plusieurs illustres personnages.  Il est passé à la famille de la Rochefoucauld, pour y rester jusqu’à nos jours.  Ceux-ci feront agrandir et restaurer le lieu, pour le rendre plus grandiose.    Le donjon sera en partie rasé pendant la révolution (au cas où il tomberait aux mains des contre-révolutionnaires) mais la démolition ne sera pas terminée, nous permettant de le visiter encore de nos jours.    Le château a aussi vu passer Lamartine et Victor Hugo.

 

Pendant la deuxième guerre mondiale, coup de théâtre, le château est occupé à partir de février 1944.  Rommel en fait son quartier général et il y fait creuser des boves pour les munitions.  Le château a aussi été bombardé, mais ensuite restauré.

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Et vous savez quoi???  Ca m’a donné envie de relire l’épisode de Blake et Mortimer qui se passe à cet endroit!

 

Notre visite a été rapide car papa voulait monter le donjon.  Tout de suite.  Là, maintenant.  Comme nous étions tous seuls, j’ai pu quand même visiter les pièces à vivre, où sont exposées des tonnes de chaises (certaines… particulières), avant de monter les marches de l’escalier creusé dans la craie.  Non mais c’est tellement particulier de se dire qu’on est dans la roche.  Pas dessus, dedans!  Les marches sont un peu casse-cou (de là la fort utile indication « talons aiguilles déconseillés) mais du haut, la vue est magnifique.   On voit jusqu’au bout du monde (ou presque) et on peut facilement imaginer le pays, avec des armées un peu partout, que l’on voyait venir.  Bon, ok, ceci sort totalement de mon imagination et tient plutôt du livre d’images plutôt que de la réalité… mais who cares!

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Ma fascination habituelle pour les plafonds…DSC_0147 DSC_0150

Expo de sièges divers et variés… spéciale dédicace à Fabienne!!!DSC_0151 DSC_0156DSC_0159

La simplicité même, ce truc!!DSC_0162

Puis, les chapelles creusées dans la pierre, les barraquements, toujours en pleine roche, et les boves, tunnels un peu glauques, surtout quand on connaît leur usage.   Mais on a eu ben du fun à se cacher de Miss Mommy, qui avait peur qu’on ne l’abandonne!

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Chapelles troglodytesDSC_0182 DSC_0184 DSC_0186 DSC_0189 DSC_0192 DSC_0193 DSC_0194 DSC_0196 DSC_0198 DSC_0199 DSC_0201 DSC_0205 DSC_0207 DSC_0210 DSC_0211 DSC_0236 DSC_0237

Ensuite, petite balade dans le village pour aller voir l’église et les « petites rues ».  Je ne me lasserai JAMAIS!!!   C’est mignon comme tout!DSC_0239 DSC_0240 DSC_0245 DSC_0247 DSC_0248 DSC_0250 DSC_0252 DSC_0255 DSC_0253 DSC_0262 DSC_0263 DSC_0264 DSC_0265 DSC_0266 DSC_0267 DSC_0268 DSC_0273 DSC_0277 DSC_0284

Nous sommes ensuite allés se reposer à l’hôtel, dans un mini-village.  Hôtel « ben correct » selon moi.  L’accueil était super joli et le tout propre et confortable.  Fiou!!  Un jour, on va prendre l’habitude!  Après un souper pizza, ça a été dodo… parce qu’on a une grosse journée le lendemain!

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A bientôt!

Mai 21 2016

Photo du profil de Karine:)

Mon tour de France – 28 – Rois de France et Pontoise

DSC_0193Aujourd’hui, c’était le grand départ du tour de France, avec les parents.  Maman a un beau petit plan bien prévu, avec toutes les attractions à 10 000  à la ronde, et on voit selon la température et nos envies.   On réserve nos hôtels à mesure, ou presque… du moins, on fait des tests.  Le premier a été moyen concluant, vu qu’on a abouti dans un hôtel un peu au milieu de nulle part, fréquenté surtout par des truckers.  Finalement, ce n’était pas vraiment nulle part, car, au bruit, vraisemblablement, il y a une route pas loin.  En plus, maman a cru voir une bestiole et depuis, on est levées toutes les deux, touchant le lit le moins possible, en nous grattant de partout, même si on a pas – encore – de marques de piqûres… on est un peu folles, je pense…  juste un peu!

 

Bref, ce premier hôtel n’était pas une réussite, mais vu qu’on est arrivés à minuit, au fond, ce n’est pas super grave.   On verra ce que ça va donner pour ce soir et demain!

 

Départ pas super facile non plus, avec la location de voiture.  D’abord, pas le même prix que celui payé sur le net.  Il y a des « frais d’aéroport » parce que « ce n’est pas juste pour les collègues de Paris ».  Heu… ok… je veux bien croire à la taxe quand on prend une voiture à l’aéroport, mais 1) ils pourraient le dire et 2) pour être gentils avec les collègues de Paris, qui seraient désavantagés, je n’y crois pas une demi-seconde.   Deuxième problème, on n’a pas la voiture demandée, qu’on avait choisie pour la grandeur de la valise.  Ils nous donnent « équivalent ».  Avec un coffre plus petit… et où les valises n’entrent pas.  Il faut jouer à Tetris et même là, il faut baisser un siège à l’arrière.   Papa rage, nous on rit toutes seules… bref… pas parfait.   Par contre, depuis qu’il a essayé de se faire guider par maman dans Paris, il bougonne beaucoup moins après moi comme co-pilote… et voilà que j’ai hérité du siège avant et du contrôle du GPS inclus dans le tableau de bord de la voiture (qui trouve les villes, celui-là… même si c’est long et tannant à régler!)  Une journée, aucune chicane (ni d’un bord ni de l’autre) malgré quelques tâtonnements…  wouhou!!

 

On finit par partir, à presque 15h, direction basilique St-Denis, dans le nord de Paris.  En voiture, ça a pris une heure et quart.  Et on a dû faire le tour 8 fois avant de FINIR par trouver le parking.  C’est que Mr. GPS ne connaît pas les sens uniques… et a une c… de tête dur.  « Au rond-point, faites demi-tour.  Au rond-point, faites demi-tour »…  Il faudrait un piton « refuser l’indication que tu me donnes, gros cave, ça marche pas », sur tous les GPS… vous avez pas fini d’en entendre parler, de celui-là!

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On finit par arriver (on a fait le centre commercial 4 fois, vu que sur le plan, papa mélangeait le métro « basilique Saint-Denis » avec la basilique en question et nous faisait tourner en rond) et on attrape la dernière visite guidée 15 minutes en retard… mais que ça valait la peine!  Sérieusement, si vous visitez l’église, il FAUT prendre la visite.  Sinon, c’est clair que vous allez manquer des détails, des choses, et que vous ne saisirez pas l’ampleur de ce qu’était Saint-Denis, l’importance du symbole qu’elle était.

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Le premier roi à être enterré à Saint-Denis est Dagobert, au 6e siècle, dans une église bâtie sur un ancien cimetière gallo-romain.   En effet, paraît-il que Saint-Denis – vous savez, le type qui a fait Montmartre-St-Denis avec sa tête sous le bras –  aurait été cherché le dit Dagobert dans les enfers, rien de moins, étant le protecteur de la famille.  En plus, il lui avait donné des sous, ce qui ne dérange rien!  Pépin le Bref, ainsi que Charlemagne aussi été couronnés.   L’endroit devient donc le centre religieux et politique du royaume des Francs.  DSC_0086 DSC_0100 DSC_0097 DSC_0145

Je sai pas c’est quoi… mais je trouvais ça spécial!DSC_0142

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L’abbé Suger , au 12e, a introduit l’art gothique à Saint-Denis, mais il fallut attendre Saint Louis, au 13e siècle, pour que ce soit réellement devenu LA nécropole des rois de France.   Saint Louis fit donc faire des gisants pour tous les rois précédents, afin de donner une impression de dynastie continue.   Bon, je pense aussi qu’il les fait ramener à Saint-Denis… mais je n’en mettrais pas ma main au feu.

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Au départ, ces gisants sont idéalisés, les visages se ressemblent tous et tout rappelle l’attente de la résurrection, ne serait-ce que l’âge approximatif (33 ans) des statues et les yeux ouverts.  Tous les gisants sont habillés à la mode du 13e, avec la regalia.  Ils sont par groupes de quatre et on y trouve des mérovingiens et des carolingiens, sur leur socle de calcaire.

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Puis, petit à petit, les gisants changent, sont fait en marbre et les socles sont remplacés par des animaux.  Chiens pour la fidélité à Dieu, Lions pour la force ainsi que pour faire la parallèle entre la résurrection et le fait que les lionceaux aient les yeux fermés trois jours à la naissance.

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Gisant de viscères… de le là le petit sac dans sa main.

Finalement, il y a de plus en plus d’individualisation et de moins en moins d’idéalisations dans les gisants.  Charles V est par exemple représenté avec ses veines saillantes et ses rides sur le front, et un pauvre conétable a l’air d’une gargouille…   Ceci dit, les détails sont de plus en plus intéressants à voir.

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Puis, arrive la renaissance, avec tout ce que ça implique de redécouverte de l’Antiquité.  On y trouve trois principaux tombeaux renaissance : celui de François premier et Claude de France, Louis XII et Anne de Bretagne ainsi que Henri II et Catherine de Médicis.  Ce sont des bébés-temples antiques, avec des bas reliefs, des représentations des vertus cardinales (prudence, justice, force, tempérence), une représentation du couple en prière au-dessus et des transis au centre.    Les statues sont moins rigides, les corps et les vêtements plus souples.

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Les transis, c’est pas joli tout de suite.  C’est en fait la représentation des rois dans la mort, ou rendant leur dernier souffle.  Décharnés, position de souffrance… bref, on comprendra que le Roi Soleil, par exemple, n’ait point voulu être représenté ainsi.

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Au centre, les tombes de Louis 16 et Marie Antoinette

 

Finalement, le caveau est le seul endroit où il y a encore des corps, vu que tout le monde a été déterré la révolution, foutu dans une fosse commune, et recouvert de chaux vive.  Même quand Louis XVIII a tenté de les ramener, c’était un joli paquet d’os inidentifiables, qui sont maintenant dans l’ossuaire.  Par contre, on a rapatrié ce qu’on croit être le corps de Louis XVI et de Marie-Antoinette et fait ériger une image d’eux en prière, geste très fort à l’époque.  A noter que Louis-Philippe, fils de Philippe-Égalité – qui a voté la mort du roi – n’est pas à Saint-Denis… ils ont dû avoir peur des chicanes d’outre-tombe!

DSC_0127On a continué la visite par nous-mêmes, pour explorer davantage la crypte, découverte presque par hasard, ainsi que pour se pâmer devant tous ces gisants qui reposent dans ce décor grandiose.  Certains ont encore des traces de polychromie, et certains détails sont fascinants à regarder.

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Ceci dit, on a fini par partir un peu vite, parce que j’ai vu un type aller fouiller sous les robes d’époque installées là en expo temporaire.    Il a passé la barrière, a fouillé sous la robe et est reparti.  Du coup, mon sang n’a fait qu’un tour : et s’il avait posé une bombe?  On est pas loin du stade de France, non??  Scénarios catastrophe pour maman et moi, et vite-vite, on sort d’ici!  Finalement, c’était juste un curieux… mais mettons que j’ai des drôles d’idées, des fois!

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Un coeur… mais je ne sais plus le coeur de qui!!DSC_0160

Maquette de la cathédrale du temps où elle avait 2 tours!
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Le fou rire de la visite… bref, on est à St-Denis!DSC_0156

La liste de tous ceux qui sont dans l’ossuaire… qu’on a vu vite et vite car il était pas loin de la « bombe-supposée-peut-être »!DSC_0154

Petit lunch rapide (on avait pas déjeuné et il était 17h30… personne voulait nous servir) avant d’aller voir l’animation de la rue principale… qui n’avait rien de drôle, en fait.  C’est juste à côté de Paris mais c’est un peu un autre monde… bref, pas une place à touristes.

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Retour dans la voiture et direction Pontoise, pour aller se balader un peu en soirée.  Fabienne dit que c’est joli comme endroit (même s’il y a zéro-hôtel!) et elle a bien raison.  C’est une bourgade qui a gardé son aspect médiéval par endroits, dominée par l’église St-Maclou d’un côté, et l’ancien château devenu musée Pissaro (fermé à cette heure, malheureusement).   Il y a un joli parc, c’est fleuri et les maisons, toutes collées et toutes petites, ont un charme particulier.  J’adore me balader dans des petites ruelles, découvrir des places qui apparaissent là, comme par magie.  Bref, fort agréable balade.

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Nous avons fini dans un super bon resto indien (appelé le Taj Mahal, comme tous les restos indiens que je connais) où maman a mangé son traditionnel poulet au beurre et que nous avons mangé du poulet korma.  C’est bon la bouffe indienne.  Et le décor était super mignon, le serveur fort sympathique… et la balade de nuit un peu irréelle.   C’est bon d’avoir un village pour soi tout seul!

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Allez, à plus!

Nous, on part!

Mai 20 2016

Photo du profil de Karine:)

Ma vie parisienne – 27 – Bouchons et chaînage

DSC_0314Toute petite petite journée paresseuse en ce retour de Bretagne.  Se lever le matin aurait pu être l’un des 12 travaux d’Astérix, tellement on serait restés bien sous nos couettes.  Toujours est-il qu’entre deux grandes respirations face à la mer, on a manqué le petit déjeuner.  Et qu’une fois ça réalisé, nous deux parisiens (qui connaissent la vie) ont commencé une symphonie en stress majeur sur le thème « oh-mon-dieu-on-va-pas-arriver-à-temps-et-on-va-être-pris-dans-les-bouchons ».   Ce furent donc des variations sur le thème « oh put… s’il y a tant de voitures ici, qu’est-ce que ça va être à paris », avec des apothéoses sous la forme de « chaque minute passée à faire du shopping dans cette aire d’autoroute équivaut à 5 minutes de plus dans les bouchons ».

 

Ils sont zen, mes compagnons, hein, quand il est question de circulation!  Vous pourriez me chaîner cette discussion?

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(Nous ne sommes pas arrêtés pour cause de « il-y-a-du-monde-mais-qu’est-ce-qu’ils-foutent-tous-ces-gens » mais quand  même, on a pu lui dire bonjour!)

 

Ceci dit, ils ont quand même pris le temps d’arrêter pour que je puisse faire des photos d’une auberge trop jolie sur une trop jolie petite route en bord de mer (ou presque).  J’aurais sauté, sinon.  Si, si, je le jure!

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Ils ont aussi pris le temps de s’arrêter faire des selfies sur le bord d’une poubelle.  Ils sont fous, ces parisiens!

 

Retour à Paris (pas trop de bouchons finalement, malgré le lundi de congé… juste… des bouchons normaux pour Paris), on pose nos affaires, et je récupère les parents pour aller prendre un verre avec Delphine, tout juste atterrie la veille du Canada.  C’est qu’on a failli pas se voir!  Mais ma copine jet-lagguée a fait un super effort et est venue boire des bières avec nous,  l’Industrie.   J’étais super contente de la revoir et aussi d’avoir des nouvelles de ses cocottes de nièces ainsi que de Caro, Michaël et bébé Sophie, qu’elle a vus au Québec.  Elle est revenue des étoiles dans les yeux, en tout cas!  Et on a beaucoup, beaucoup ri!

 

Et comme Delphine est la gentillesse personnifiée, elle est allée mettre mes parents bien comme il faut dans le RER B, question qu’ils arrivent au bon aéroport, la bonne journée.    Je ne sais pas comment ils ont réussi à faire le truc si compliqué pour le RER… mais bon, si c’était le but, c’est parfait!

 

La journée s’est terminée avec un drame Constancien : une mouche dans sa chambre.

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On est des super-héroïnes, vous devriez le savoir depuis le temps.

Bon, on a pas trouvé la mouche… mais on a maintenant une super chorégraphie « kill-ze-mouche » qui implique de grimper sur les lits, d’invoquer la force et de faire des moves de Tai-chi mélangés avec du karaté.  Prochaine fois, on s’entraîne qu kimbaku et on la ligote, la foutue mouche??

 

Demain, départ pour mon tour de France…  Avec les parents, la voiture… et beaucoup, beaucoup de choses à voir!

 

A bientôt!

Mai 19 2016

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Ma vie parisienne – Étonnants Voyageurs et Fruits de mer

DSC_0303Dimanche, mon baptême du festival Étonnants Voyageurs, à Saint-Malo.  Il fait un temps magnifique, la ville est magnifique (ouais, j’abuse de magnificence ici… I know) et pour moi, elle a une signification particulière.  En effet, dans cette sombre année 2012 où j’ai résolument pété les plombs, c’est le premier endroit qui m’a fait à nouveau me sentir un peu vivante… c’est là où j’ai émergé, en somme.  Et je me souviens avec une étonnante clarté de ma visite de l’époque à Châteaubriand, dans sa tombe face à la mer…  Mais c’est une vieille histoire.

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Jeff au taquet… dès le matin!DSC_0135 DSC_0137 DSC_0140 DSC_0141 DSC_0142

Ceci dit, ça m’a fait un petit quelque chose de m’y retrouver à nouveau.  Et avec plein de livres, en plus!  Bon, Fab et Jeff m’ont lâchement abandonnée pour aller écrire/dessiner, alors que je me suis lancée à l’assaut du salon du livre, en regardant les différents événements.  Pour les étonnants voyageurs, une chose est sûre, il faut être préparé et savoir ce qu’on veut voir.  Et arriver ben ben d’avance, en plus.  Je n’avais rien planifié de tout ça, alors je me suis contentée d’entrer dans les bâtiments pour voir de quoi ça avait l’air, avec une petite préférence pour la chapelle qui tenait lieu de salle à la maison de l’imaginaire.   C’était joli comme tout.    J’ai pu voir quelques interventions, mais j’ai manqué celles qu’animait Sandrine (anciennement Ys), ce qui m’a un mini peu dépitée… je n’ai pas réussi à la voir non plus, d’ailleurs.

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Il est beau comme un coeur.  Et je le lui ai dit!DSC_0146

(J’ai l’air complètement hallucinée… je me demande bien pourquoi!!)

Et que fait une blogueuse québécoise aux étonnants voyageurs?  Elle jase avec des auteurs québécois!  Agréable conversation avec Kim Thuy, qui est l’une des auteurs les plus agréables de la terre, avec une grande spontanéité et un sourire communicatif.   J’ai aussi profité de la présence de Joseph Boyden pour lui dire que j’avais beaucoup aimé ce que j’ai lu de lui… et qu’il était par ailleurs beautiful.   Anyway, je ne le reverrai jamais de ma vie, et il sait parfaitement qu’il est beau… du coup, on s’en fiche… et ça m’a fait rire toute seule!  Ceci dit, ça fait bizarre d’être dans un salon et de ne connaître presque personne… very weird!

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Si c’était un chien… on s’inquiéterait… mais c’est juste Jeff qui cherche du réseau!DSC_0167

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Étape 1…DSC_0172 DSC_0174 DSC_0177 DSC_0178 DSC_0179 DSC_0180 DSC_0181 DSC_0184 DSC_0185

Une journée à Saint-Malo, c’est marcher ses remparts, en imaginant des grands voiliers à trois mâts et en regardant Châteaubriand, ainsi que les îles et la piscine d’eau salée.  C’est se demander ce qui se passe sous ces toits qui sont juste à côté de nous, on se perd dans les ruelles étroites qui semblent figées dans le temps, et qui étaient en ce dimanche un peu oubliés de la foule.   C’est l’imaginer la nuit éclairée par des lampes à gaz, il y a 150 ans.  Bref, j’aime cette ville, même si, comme certains le disent, « c’est pire que Disney »!

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Cidre Selfie!
DSC_0192J’ai pas l’air sûre, hein!! :))  Mais c’est booooon!
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Étape 2…

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So sympathique waiter!

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Étape 3…

Déjeuner crêpes et cidre (of course) à la crêperie Le tournepierre, où le gérant était hi-la-rant… allant même jusqu’à faire des selfies après qu’il ait pris une photo de nous.   Jeff était en grande conversation avec son aquarelle et Sylire est venue nous saluer avec son conjoint, ce qui m’a fait extrêmement plaisir!  Depuis le temps!  Il n’en reste plus tant que ça, des « vieilles blogueuses du début » (i.e avant 2009)!!  C’était cool de se remémorer cette époque, où tout le monde connaissait tout le monde et où l’ambiance était vraiment super différente.  Juste le fait qu’on était peu nombreux, que la communauté était plus soudée.  Chaque nouvelle arrivée de blogueuse était un événement et était annoncée un peu partout.   J’aime encore la blogo, mais avant FB, les échanges étaient sur les blogs.  Très différent.   Et se voir, après toutes ces années, c’était super!

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J’ai aussi pu rencontrer Papillon, un autre membre de notre « ligue du vieux poêle » que j’ai toujours aimé lire.  C’est sous les remparts, sous un magnifique soleil, que nous avons pu placoter et discuter Proust, Zola et St-Malo.   Dire qu’elle habite Paris et qu’il a fallu St-Malo pour se voir!  Ceci dit c’est assez génial, toutes ces rencontres.

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Après une pause-régime chez Sanchez (que Mo, Touloulou et le gérant de la crêperie nous avait recommandé), nous sommes allés à la recherche du resto et nous avons pu profiter d’un petit moment pour observer, tout tranquillement et tout calmement, le soleil qui se couchait sur Saint-Malo.

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Allez, tourne-toi vers moi!DSC_0263

Enlève tes lunettes et souris aux anges!
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Allez, fais l’amour à la caméra… non, pas comme ça!  Ça, ça fait peur!DSC_0271

Fais semblant de tomber… non, non!  Faut pas faire tomber ses lunettes pour de vrai!
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Maintenant, fais la poule.  (Et le pire, c’est que je l’ai fait… je vous épargne le lapin, le pigeon et le flamant rose
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Allez, danse pour célébrer le soleil, les livres et St-Malo!DSC_0298

Allez, jeff, pose un peu à part pour des photos de profil, que je ne sois pas seule à avoir l’air zouff!DSC_0299 DSC_0300 DSC_0303 DSC_0306

Il va sans dire qu’on a dû donner un charmant spectacle pour tous ceux qui étaient attablés au dit resto avant nous.  Mais bon.  Valser sur la plage, au soleil couchant, ça, c’est fait!!

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Tentative de photo de profil sérieuse…  je sais pas pourquoi il a pas pris celle-là!IMG_2923 IMG_2954 IMG_2962

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En France, à la brasserie du Sillon, j’ai appris qu’il était parfaitement normal que les fruits de mer te regardent dans ton assiette avant que tu ne les mange.  J’ai dû avoir un petit cours de décortiquage et j’ai fini avec un doigt en sang, mais je me suis ré-ga-lée de ces langoustines et j’ai pu goûter un bulot, ce qui est fort bon.  Les huitres, c’était ce midi!  J’aurais voulu garder les coquillages des bulots, mais il paraît que ça aurait passé juste so-so, dans un chic resto de fruits de mer.

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Résumé?  Journée magiquement magnifique.  Rien de moins.

A bientôt!

Mai 18 2016

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Ma vie parisienne 25 – Banlieue et Road trip

DSC_0098Et hop, c’est un départ en ce samedi, pour une petite journée et demie en Bretagne.  Nous avons fait notre bagage rapido le matin, sans oublier de mettre, en tout, 8 paires de chaussures, pour 1 jour et demi.  Ben quoi… il faut parer aux essentiels… on a dû faire quelques concessions, mais en gros, on s’en est sorties.  En fait, notre sac de chaussures était plus gros que notre sac de vêtements… je ne sais pas ce que ça dit sur nous!

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Avant le part, on s’est créé notre petit rallye perso car miss Angela Morelli devait aller dédicacer dans un Cultura à Sainte-Geneviève-des-bois.  Je n’ai vu aucun bois, mais plutôt des gros commerces et une zone industrielle, en fait… mais c’est un détail.  Il faut quand même noter qu’on s’est un peu perdus dans une ville qui s’appelle Plessis Pâté… pour moi, c’est surréaliste, quand même.  C’est le petit cousin du Paris Pâté (que tous les québécois connaissent…  le pire, c’est que j’aimais bien, malgré le look bouffe à chat… mais je m’égare).

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Of course!!
DSC_0094Contrairement aux apparences, elle ne conduisait pas à ce moment-là (c’est moi qui tenait le volant avec mes pieds… non, je déconne… ou pas)  D’ailleurs, après discussions et mises en situation (tout habillés, on en est venus à la conclusion que plusieurs choses sont physiquement impossibles à faire dans une voiture…  à moins de mesurer moins d’un mètre!!)
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Mon Dol.  Je pense… Mais c’est joli!

A la signature, Maurice le phoque était, comme toujours, la vedette et Jean-François faisait du shopping pendant que je lisais des bouts de BDs…  appelons ça faire profiter les minutes.  Et après, ce fut hop, direction St-Malo.  Ou plutôt Le Vivier sur Mer, où nous avions pris une chambre.  Et, ô miracle, il en restait aussi une pour dimanche soir… décision prise en une minute et quart, on reste un soir de plus, on met Michou et Mika au boutte dans la voiture… et c’était parti!  On a même perfectionné quelques petits numéros de danse-de-siège.  Et non, pas de vidéo pour le prouver.  On tient à ce qui nous reste de dignité.  (Mais bon… c’était sur I’m alive, de Céliiiiiiiine… à la demande expresse de Jeff).    Ceci dit, on le GPS de la voiture et nous avons quand même eu certains démêlés… d’abord, il ne connaissait pas Saint-Malo (quand même… c’est le comble) et ensuite, la voix était poche…    David Tennant qui nous lirait le GPS, ce serait quand même mieux.  Ou encore Christina Cordula, tiens… « Ma chérie, cette route, ça va pas du tout, du tout, oh la la! »  Bref, des heures de plaisir, même si certains ont dormi (et là, je vous épargne vraiment les photos sinon je suis mor-te!)

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DSC_0106DSC_0109 DSC_0103 Arrivée en soirée, à l’hôtel Le Bretagne, super bien situé, avec vue sur la mer.  On a pu aller faire nos salutations, respirer un grand coup… et se sentir ailleurs, prêts à s’envoler (un peu aussi à cause du vent… et pour Fab et Jeff, parce que la France est arrivée 6e à l’Eurovision, truc pour lequel ils se passionnent inexplicablement, et que je n’ai regardé que parce qu’ils m’avaient promis un homme nu avec des loups… tsssss… eux et leurs fausses promesses!)

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A bientôt!

Mai 17 2016

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Ma vie parisienne – 24 – Montparnasse et Barbara

DSC_0005Dernier jour avant notre escapade à St-Malo, et nous en avons profité pour aller faire un tour dans le quartier Montparnasse, un quartier dont je ne connaissais que le bar à Cocktails.  Je me demande bien pourquoi, d’ailleurs!

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Les parents avaient un gros gros planning et sont donc partis avant moi (qui ai traînassé et blogué un peu, comme de coutume), mais finalement, nous nous sommes retrouvés après une course dans paris (because peur du retard) pour 14h devant la closerie des Lilas pour le début d’un tour guidé du quartier, avec Paris Celebrity Tours.   On a eu un tour privé, d’ailleurs, étant donné que a météo annonçait de l’orage (qui n’a pas eu lieu… du coup, c’était chouette) et que les gens ont dû avoir peur.    J’avais un peu entendu parler du quartier avec mes lectures sur les années 30 parisiennes, ainsi que dans « La vie est une fête » d’Hemingway et dans l’album Kiki de Montparnasse, lu cette année.   Et j’ai réentendu parler de tout ça, à mon grand plaisir!

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Visiter Montparnasse dans un tour guidé, c’est voir un Montparnasse qu’on ne peut pas voir par soi-même et c’est aussi se faire raconter des histoires des années folles et des artistes de l’endroit, dont souvent la flamme a brûlé très intensément… mais beaucoup trop vite.   On y croisera, entre deux cours,  Kiki de Montparnasse, Man Ray, Modigliani, Foujita, Hemingway, Fitzgerald, Elsa Triolet et Aragon, en passant par Picasso.   Bref, un vrai voyage dans le temps!

 

Nous avons donc débuté face à la Closerie des lilas, endroit célèbre entre tous.  Il paraît qu’au début du 20e, tout près de là, il y avait le bal Bullier, bal populaire en plein air aujourd’hui disparu et que la closerie était juste à côté.  Elle est restée jusqu’à nos jours, et en a vu de belles, d’après ce qu’il faut comprendre.  Paraît-il que Fernand Léger, qui y était attablé, a vu surgir un jour, une fille en robe de mariée qui filait à toute allure sur une bicyclette, vision surréaliste parmi toutes.  Selon la légende, la fille devait se marier et avait reçu en cadeau… un vélo.  Qu’elle a aussitôt enfourché pour s’en aller le plus loin possible du dit mariage.  Finalement, elle a fini par devenir Mme Fernand Léger… mais plus tard!  De Léger, je ne connais que la fleur polychrome du  musée des beaux arts de Montréal… je sais, c’est mal!

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Là où habitaient Aragon avec Elsa Triolet.  vous voyez à droite que les vitres sont fait avec de la récupération de l’expo universelle de 1900!DSC_0007 DSC_0010

Nous avons aussi pu voir où se trouvait anciennement le Jockey où dansait Kiki, ainsi que la boutique de Madame Rosalie, que Modigliani a peinte, et qu’il a payée presque toute sa vie en tableaux… qu’elle la laissés se faire manger par les rats au sous-sol, Modigliani ayant été complètement ignoré à son époque.

 

On a aussi pu voir là où ont habité Aragon et Elsa Triolet, qui ne le lâchait pas d’une semelle, ainsi que la maison d’Eugène Atget, rue Campagne Première, grand photographe de Paris au siècle dernier.  Malheureusement, je n’ai pas fait le billet assez vite… et je ne sais plus qui est quoi.  Du coup, vous allez devoir faire la visite pour savoir.

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atelier de… quelqu’un… je ne sais juste plus qui!DSC_0021 DSC_0017

Atelier de Picasso, atelier d’artistes privés, cours coupées du monde… c’était assez particulier comme ambiance.  Nous avons aussi été joyeusement accueillis par Papa Victor, qui a tenu à nous montrer son atelier et nous a ainsi attaqués à coup de robot automate qui lance des rayons lasers!  Rencontre surprenante!

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Paraîtrait-il que cet hôtel en a vu de belles!
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Tout en haut de ce magnifique immeuble se trouvait l’atelier de Man Ray, le célèbre photographe. DSC_0042 DSC_0032

On a aussi pu voir où se trouvait la cantine d’Hemingway, qui n’a écrit que deux préfaces dans sa vie… dont celle du serveur de ce Dingo Bar où il passait toutes ses journées, près du quartier général américain.


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Je crois que c’est l’un des ateliers de Picasso… mais pas certaine!DSC_0038 DSC_0039 DSC_0043

Pas le vrai hein… mais un souvenir dans les alentours!DSC_0045

Puis, ce furent la Rotonde, où un Papa Libion ami des artistes les laissait manger et boire pour presque rien, le Dôme et la Coupole, endroits emblématiques de leur époque, avec leurs histoires de vente-pas vente et l’installation de l’un juste à côté de l’autre!  Bref, une très jolie visite, après laquelle nous sommes allés voir l’église Notre-Dame-des-Champs, qui était juste à côté.

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Le fameux atelier!DSC_0059 DSC_0060 DSC_0061

Voyage dans le temps en entrant dans cette cour!DSC_0067 DSC_0069 DSC_0071 DSC_0073 DSC_0072

Comme nous mourions littéralement de faim et que maman avait entendu le mot « crêpes » dans le discours de la guide, il a fallu aller dans ce quartier pour manger quelque chose.  On voulait aller au Petit Josselin, mais il était fermé, alors nous nous sommes rabattus sur la crêperie d’en face, super mignonne, et où nous fort bien mangé.  Anyway, les crêpes et le cidre, c’est le bien!  Il y a dans cette boutique le plus petit escalier du monde.  Authentique, certes, mais tout un exercice de le descendre.  Maman nous a demandé de prier pour elle!

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Comme il nous restait une heure et quelque à passer avant le spectacle prévu pour 19h,   Après avoir taponné un peu (chercher un café au goût de papa à Paris, c’est quand même quelque chose… même le Burger King n’a pas d’allongé ou d’americano) et monsieur commençait à s’impatienter, puis, j’ai vu la tour.  J’aime pas voir la tour.  Mais quel meilleur endroit pour ne PAS voir la tour que DANS la tour!  Entre monter pour 15 euros et boire un verre pour 9 euros, on a rapidement choisi… et on a pu déguster notre verre de vin avec une vue magnifique sur Paris, avec un ciel superbe et la tour Eiffel juste devant nous.  C’est la classe, non?  Je sais, je fais ben ben pitié!

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Comme maman avait entendu parler d’un spectacle sur Barbara, c’est donc là que nous nous sommes dirigés ensuite, au Théâtre Rive Gauche.   Entendons-nous, je ne connais que 5-6 chansons de Barbara.  Maman, davantage, mais moi, presque rien.  Mais j’aime la musique et du coup, j’ai beaucoup aimé cette incursion dans l’univers de cette chanteuse que je n’ai pas connue.  En fait, c’est l’ex-musicien de Barbara (et l’un de ses anciens amours) qui a monté le spectacle, un peu poussé par Eric Emmanuel Schitt, en compagnie de sa femme.  Il nous fait revivre la carrière de la chanteuse, et nous fait découvrir, toujours avec bienveillance, sa personnalité et ses petites lubies.  Pour moi, ça a parfaitement fonctionné.  J’ai vu que les critiques théâtre étaient mitigés, mais j’ai (comme toujours) pleuré sur « Dis, quand reviendras-tu » et j’ai eu l’impression de connaître mieux l’artiste.  Et j’ai passé un très bon moment, ce qui est l’essentiel!  Les passages en ombres chinoises m’ont particulièrement plu.

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Puis, nous avons tranquillement rentré à pieds, en passant par le jardin du Luxembourg, le Panthéon et l’église St-Étienne-du-Mont, qui date du 15e, et qui tire son origine de l’abbaye Ste-Geneviève.   Retour par la rue de la montagne Ste-Geneviève, petite rue pittoresque, pour aboutir dans le 5e, où nous avons choisi un resto au hasard, parce qu’il s’y jouait du piano.  J’y ai mangé un fromage de chèvre tout entier, je pense… même moi je n’ai pas réussi à le finir!

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Photo prise en plein milieu de la rue (de la la crochitude…) ce qui a bien fait rire un groupe de parisiennes!DSC_0127 DSC_0129 DSC_0130 DSC_0131 DSC_0132 DSC_0134 DSC_0136 DSC_0140 DSC_0142 DSC_0146 DSC_0150 DSC_0152 DSC_0151

Dernière petite balade dans Paris-by-Night… et c’était l’heure de rentrer…  demain, c’est St-Malo.  Ouiiii!!!

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À bientôt!

Mai 15 2016

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Si j’avais un tricératops – Ruth Symons/Aleksei Bitskoff

si j'avais un tricératopsQuelle façon amusante de faire connaître les dinosaures aux petits!   Je sens que je vais tous les vouloir, ces albums.  Parce que oui, il y en a plusieurs dans la collection.

 

J’avoue que je l’ai choisi au départ pour le « si ».  Vous l’imaginez, l’orthophoniste qui cherche un album pour travailler le conditionnel?  Finalement, non seulement ça va pouvoir se faire mais c’est aussi une source d’informations adaptée aux touts petits.   Ce n’est pas nouveau, ils sont fascinés par les dinosaures.

 

Ce qu’il y a de bien dans la construction de ces albums, c’est qu’ils mettent en relation les dinosaures et des situations bien connues des enfants.  Il est donc plus facile pour eux de bien comprendre la portée de ce qui est dit et aussi avoir une idée de grandeur. En effet, 800 dents, c’est beaucoup… et ça prendrait beaucoup de temps à un dentiste!  Notre tricératops-mignon va ici dans une cabane, à la plage ou dans un train.  A chaque page, l’enfant apprend quelque chose sur l’alimentation, la grandeur ou encore les caractéristiques de la bête.  Et comme c’est associé à du connu… ils risque davantage de s’en souvenir!

 

Ajoutons à ça une page « vraies photos » à la fin… et on peut dire que ça le fait.

J’ai déjà dit que je les voulais tous, hein?

Mai 14 2016

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Ma vie parisienne – 23 – Magret et cocktails

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Jeudi, j’ai laissé mes parents partir seuls à la découverte de Montmartre, où ils ont remarché sur les pas de leur voyage de noces, en mangeant à la même terrasse et en se baladant aux mêmes endroits   Du coup, je me suis mise en mode traînasse (Yep, chez Fab, il y a une chougasse (copyright Jean-François) et une traînasse.  Tout. Va. Bien.) en attendant midi pour aller déjeuner avec Chantal, une amie de Fabienne dont j’avais pas mal entendu parler.   Les minutes avant de partir ont donné lieu à un « trip à quatre » version digitale (gnak gnak gnak… libres à vous de vous imaginer ce que vous voulez… vous ne devinerez jamais la teneur du truc…) mais c’était hilarant.

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On a donc pris nos papattes et avons marché, toujours mortes de rire, vers la petite rue du trésor, qui croise la rue Vieille du temple, dans le marais.  C’est une super jolie rue, avec des immeubles en pierre, des arbres et tout plein de fleurs.  On avait RV au resto « Le trésor » et myyyy god que c’était bon.  Il a fallu que je me force un peu pour manger le gras avec le magret de canard, mais une fois tenté, c’était un orgasme gustatif.  Rien de moins.   Ajoutons à ça une conversation ma foi… spicy et c’était la formule parfaite pour un  agréable moment, souvent très drôle!  Je vous épargne les sujets.  Des fois qu’il y en aurait des prudes dans la gang!

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(Fab avait une pomme-XXX… mais elle était de l’autre côté.  Même la bouffe était dans le thème!)

Ah oui!  Paraît qu’on était près d’un ex-footballeur connu, aux cheveux longs, qui a parlé de son amour pour la sueur tout au long du repas.  Okaaaaaay!

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Ensuite, j’ai pris une petite mini-course jusqu’à Hôtel de ville pour arriver essoufflée, rouge comme une tomate… et 15 minutes en avance!!  Welcome to my life… et ma difficulté à évaluer les distances.  J’avais pris une balade dans le marais, avec Paris Côté Jardin, qui m’avait été recommandé par Aifelle.  On était 5, à cause de la pluie présagée, mais tous des parisiens, et tous des gens qui avaient des cartes d’abonnement.

 

En effet, Bruno, le guide, ne programme ses marches que très rarement (une fois par plusieurs années, et il les fait toute la fin de semaine) et voit une très petite partie de quartier à la fois.   C’est très très riche historiquement, nous marchons peu, mais c’est une véritable leçon d’histoire qui passe super bien, en raison du contexte et des éléments architecturaux qui sont montrés.  Il faut s’attendre à en apprendre beaucoup, beaucoup, sur les divers bâtiments qui ont déjà été dans le quartier.  On arrête à chaque maison.

 

Moi, j’ai adoré.  Mais je ne conseillerais pas aux touristes qui veulent faire un tour global.  Ce n’est pas fait pour ça.

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Le secteur d’aujourd’hui était les rues à l’est et un peu au nord de l’hôtel de ville.  Un secteur très riche en histoire, car il semblerait qu’il ait été occupé depuis les mérovingiens, qui avaient construit des buttes pour éviter d’être inondés dans les crues.  On est quand même dans le marais, hein!  Devant l’hôtel de ville, il y a eu la place de Grève et il paraît qu’une église était aussi construite à l’emplacement de l’actuel hôtel de ville (Église St-Jean de Grève).  En fait, il y avait énormément d’établissements religieux… et de cimetières dans le coin.  Je n’ai pas retenu tous les noms, mais j’ai quand même le plan en tête… ce qui aide.  Il y a entre autres une magnifique image (qui est au musée Carnavalet) qui représente la démolition de cette église, avec vue sur St-Gervais-Saint-Prothais, qui est encore là, elle, avec son orme sur le parvis, où l’on réglait autrefois les créances.   Sur l’ancien cimetière de cette église se dresse un très bel hôtel, avec à peu près la même forme.  C’est génial de voir renaître l’ancien Paris, comme ça.


DSC_0365DSC_0367Remarquez l’orme sur les balcons… c’est pour représenter celui de l’église.

 

Autre caractéristique du coin, comme c’était le coin des cimetières, on a retrouvé plusieurs, plusieurs tombes, soit en dur, soit en plâtre, lorsque des parkings ont été creusés.  Il y a d’ailleurs des vestiges dans le dit parking.  Je me demandais bien ce qu’on allait faire là.

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Malheureusement, les fouilles place Baudoyer ont été faites rapido (imaginez, un parking, il faut que ça se construise hein… et vite!) et ils ont eu une deadline très rapide, après procès.  Il paraît qu’un film existe sur ces fouilles, avec des scènes folles où les gens essayaient de sortir de magnifiques sarcophages en plâtre sous une pluie torrentielle… et où ceux-ci, gorgés d’eau, s’effondraient.  Mais c’est fou que des trucs en plâtre aussi vieux soient encore entiers de nos jours!

 

La randonnée a été ponctuée d’anecdotes architecturales et historiques.  Comme il pleuvait, les photos sont super laides.  Et je ne vais pas vous résumer 4 heures de visite ici, rassurez-vous.  Mais il en existe, des belles choses, et des trucs particuliers, dans Paris!   Les deux rangées de lucarnes, les frontons magnifiques et d’époque, de superbes macarons… bref, il faut bien ouvrir l’oeil… ou avoir quelqu’un qui nous fait voir le tout.

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Détail de la porte de l’un des bâtiments annexes de l’hôtel de ville. DSC_0371

Mosaïque représentant l’arbre de vie.
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Mur végétalisé de Patrick Blanc, au-dessus d’un Street Art de Monsieur Chat, qui masque la porte d’un entrepôt du Bazar de l’hôtel de ville.  En fait BHV est partout dans ce quartier.  Mais vraiment partout!DSC_0393

Il pleuvait… et c’était joli!DSC_0396

Arbres en fleurs, réverbère et vieux bâtiment.  Combinaison à laquelle je ne peux résister!DSC_0408

Bâtiment avec un coin arrondi.  Particulier…DSC_0409

Bâtiment le plus chargé de la visite… oh boy… yen a de la décoration là-dessus!  C’est fou, fou, fou!DSC_0411

En enlevant un mur, on a découvert ce très ancien coin de building (mon vocabulaire architectural fait terriblement pitié, je pense), conservé parce que bien caché.  DSC_0421 DSC_0417

On a aussi pu visiter plusieurs cours intérieures, dont celle de la Mairie du 4e, où ont été plantés des arbres fruitiers.  Cerises, poires…  par contre, il paraît qu’il faut se lever de bonne heure pour pouvoir en manger!!

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Monument aux morts pour plusieurs guerres à la fois.  Ben quoi… faut profiter du truc!DSC_0363

Comme il y avait un mariage, on a pu voir l’escalier d’honneur.

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Cour intérieure, où on voit très bien la différence entre les deux bâtiments qui la bordent.  Brique d’un côté et pierre de l’autre.
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Minuscule escalier, à double ou quadruple machin au milieu!  Il faut être habile!DSC_0395

DSC_0394 Cour intérieure transformée en boutique, avec des plantes et un café.  C’est chou!DSC_0414

Mini jardin à la française dans une cour intérieure.  Étonnant de le trouver là!!

Il y avait plein d’autres cours, avec les anciennes queues de cochon et les poutres apparentes, mais en photo, ça ne donne rien du tout.  Du coup, je vous épargne ça.

 

Le guide nous a aussi beaucoup parlé des anciennes rues.  Rue de la Tixeranderie, maintenant rue de Rivoli, où se trouvait l’hôtel de la reine blanche et près duquel on trouvait un hôtel au  nom bizarre mais que j’ai oublié… me semble qu’il y avait « pet » dedans… ouais, je sais.. moi et ma mémoire!

 

Ceci dit, il existait aussi une « rue où Dieu fut bouilli », voire même une maison où Dieu fut bouilli.  Bizarre de nom pour une bizarre d’histoire, qui se situe rue des Archives, à l’église des Billettes.   On y trouve d’ailleurs le plus ancien cloître de Paris, qui date de 1350.  La drôle d’histoire?  Elle se déroule au 13e, sous le règne de Philippe Le Bel. Une dame avait mis ses vêtements en gage chez un juif, Jonathas.  Ah oui… on est au 13e.  Les juifs sont considérés comme des gros méchants.  Du coup, ne pas vous surprendre de la teneur de l’histoire hein…  Il demande à la dame, en retour, une hostie.  La dame, qui veut son linge, cache une hostie dans sa bouche et l’apporte à Jonathas, qui s’empresse de la poignarder à coup de couteau… et voilà l’hostie qui se met à saigner… à saigner.  Jonathas, apeuré, la jette dans l’eau bouillante… et fut arrêté, en raison des cris d’une dame qui avait tout vu.  De là le nom de la rue!

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Il y avait une expo très particulière… des photos avec des personnages en collage par-dessus.  J’ai beaucoup aimé. DSC_0400 DSC_0399

Détails du plafond… ceux qui n’ont pas été détruits.  Des fleurs et des anges…

 

Le guide s’y connaît aussi en Street Art, où il nous montre à peu près tout ce qui se fait dans le quartier.  Le diamantaire, celui qui fait des petits monstres, la femme qui pleure des larmes de sang…

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Ok, la dernière n’est pas du street art… mais il y a quand même un BHV dédié à la mode animale… c’est pas rien, je dis!

 

Bien entendu, il y avait beaucoup plus que ça… mais je ne vais pas vous montrer toutes les photos et vous ajouter qui a vécu là, en vous parlant des réfections diverses et variées… ce serait mettons… plate!

 

Fin de la marche, début de la trotte vers Opéra, où j’avais rendez-vous avec Fabienne et Véronique, pour des cocktails en Happy Hour (api-a-wer, comme on dit ici).   J’en ai profité pour visiter la galerie Vivienne et la Galerie Choiseul, ainsi que des ruelles que je n’avais jamais vues avant… sous un ciel super sombre mais un peu magnifique quand même.

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Bien installées en face du Printemps, on a descendu des mojitos (ou des monaco pour certaines), on a jasé mecs, théâtre… et vie quoi!  Ben oui, on est jamais trop vieilles pour refaire le monde!!

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Remarquez, on a une alcoolo (ou une ponctuelle, c’est au choix) parmi nous!

 

Retour « droit devant », en photographiant à qui mieux mieux tous les bâtiments de Paris (et pas que moi… la parisienne est aussi pire!) où on se prend du pain, du fromage et du vin (ouais, on est filles fort simples, nous) pour manger.

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Elle n’est pas mal, quand même, notre vie!!

 

A bientôt!

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