Juin 27 2016

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Mon tour de France – 42 – Escalade et peintures rupestres

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Oups… un billet écrit avec deux plombes de retard.  Ça s’annonce mal hein!  Allez, on va réussir!  En espérant me souvenir de tout.  Au pire, j’irai piocher dans les cahiers de maman!  Et une chance que j’ai pris quelques notes!

 

On se lève donc dans notre super gite en altitude.  Il fait moins froid qu’hier soir et la vue sur toute cette étendue est magnifique.  On mange avec les gens rencontrés hier, qui rient bien de moi avec mon « bon matin ».  Une dame prend même mon courriel car elle veut venir au Canada.   Ces gens sont définitivement bien sympathiques.

 

C’est notre journée « Ardèche » aujourd’hui.  On va presque toute la traverser, pour aboutir à Avignon.   On commence avec le mont Gerbier du Jonc, espèce de button rocheux qui domine le coin.    Il paraît que l’été, les gens se suivent à la queue leu leu là-dessus.    La montagne est vieille de 8 milliards d’années et est faite à base de lave, ce qui explique sa forme conique.  Il paraît qu’on appelle ce genre de montagne des « sucs ».

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(maman… before!  Il ne faisait pas chaud chaud, comme vous pouvez voir!)

On suit donc les petites flèches et c’est parti pour l’ascension.  Quand je vois maman partir avec son ipad dans les mains et que je vois le genre de sentier… je me questionne un peu.   « T’as VRAIMENT l’intention de monter avec ça dans les mains? »  Heureusement, elle m’écoute et laisse la chose dans la voiture… car on a eu droit à tout qu’un show!

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Tiens… les parents qui se donnent un bisou sur cette photo… je n’avais pas vu!DSC_0767 DSC_0770 DSC_0780 DSC_0777

Sur le dépliant, c’est écrit « accessible et une demi-heure de marche ».   Heu… ok.  Ils ne connaissent pas ma mère, eux!   Vous savez, celle qui n’aime pas se tenir proche des bords, qui crie quand nous sommes à moins de 4 pieds dudit bord, et qui descend les escaliers raides en se tenant à deux mains sur les rampes.   En montant, il fallait juste que papa la pousse un peu et l’empêche de tomber lui tenant le dos (ou les fesses… c’est qu’il en a profité).  On devait aussi lui dire sur quelle pierre poser son pied.  À chaque pas.    Mais à la descente!  J’aurais dû la filmer!

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Il faut savoir qu’elle a descendu la moitié du truc sur les fesses, ou à quatre pattes, cramponnée à papa, à une roche, à la corde ou à une branche (ce que je lui avais pourtant défendu de faire).    Ça a pris une é-ter-ni-té, agrémentés d’exclamations bruyantes (et paniquées).   En plus, papa a glissé sur une pierre et l’a fait tomber, elle!  On en a entendu parler, croyez-moi.  Je ne sais pas pourquoi, elle n’a JAMAIS le bon pied quand elle descend et a toujours les pieds croisés ou deux orteils sur le même centimètre de roche… bref…

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(L’état du manteau « after » !!!)DSC_0816 DSC_0815DSC_0837DSC_0842DSC_0841

Ceci dit, ça pourrait être coté en escalade.  Et ce qu’on ne savait pas, c’est que c’est normalement interdit quand il pleut.  Et il a mouillassé un peu tout le long.  Alors oui, c’était glissant et pas super prudent… mais c’Est fait, et on savait pas du tout!

 

Par contre, en haut… quelle vue!  On voit à 360 degrés et c’est magnifique!!

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Après toutes ces émotions, nous nous dirigeons à Antraigues sur Volane, le « village entre deux eaux », Volane et Mas.   Mais c’est surtout connu pour être le village de Jean Ferrat qui a décidé d’y rester après avoir été invité par le maire.  C’est que l’endroit est magnifique.  C’est tout petit, perché sur un rocher, et rempli de petits passages étroits bordés de maisons de pierre.   C’est l’endroit qui a inspiré la chanson « la montagne ».

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Je connais assez peu Ferrat, seulement quelques chansons.  Maman, par contre, les connaît toutes!  Elle voulait aller voir « la maison de Jean Ferrat » mais elle n’est pas vraiment dans le village et de toute façon, personne ne l’indiquera aux touristes vu que sa veuve y habite encore et ne veut pas vivre un enfer, ce qui est compréhensible.   La « maison » Jean Ferrat est un petit musée, où maman achète un CD.

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(Aucun rapport avec le musée… c’est l’église, juste à côté)

Certains en ont aussi très marre des touristes car une maison est placardée de pancartes interdisant de la photographier ou de s’arrêter devant.  Toutefois, tout le monde arrête JUSTEMENT devant cette maison… pour lire les dites pancartes!

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Jean Ferras était un chanteur engagé, né d’un père juif mort assassiné en déportation à Auschwitz.  Il a mis plusieurs poètes en musique et a aussi écrit des chansons.  La (presque) seule que je connais a été écrite pour Isabelle Aubret, après son accident de voiture.  Je vous laisse deviner c’est laquelle!

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Ah ben tiens… la voici, la façade de l’église dont vous avez vu l’intérieur plus haut.  Et je suis trop paresseuse pour changer les photos de place.  C’est que c’est LONG avec une semi-connexion.

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Il y a tout plein de sculptures de visages sur les murs des ruelles près de l’église, projet de Jean Saussac en 1995.  Plusieurs des habitants ont participé à la création de ces sculptures.

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On a mangé aux restaurant « La montagne » (qui paraît-il était fréquenté par le chanteur) et papa a pu regarder des gens jouer aux boules.  C’est vrai qu’il y a des gens de tous les âges qui y jouent.  Si papa avait été français, il aurait été adepte, j’en suis certaine!

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C’est une journée « villages » car on se dirige ensuite vers Vogüé, autre village à flanc de falaises près de l’Ardèche.  L’origine de la famille Vogüé remonte au 11e siècle.   C’est magnifique, avec les ruines du moulin à blé, plein de « petites rues » et d’escaliers qui permettent de passer de l’une à l’autre.   Nous nous perdons un peu et comme le château n’est pas ouvert, on va plutôt voir les anciennes carrières de pierre ainsi qu’à la chapelle romane restaurée.   La vue est superbe et le sentier pour y monter adorable.

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Pour y passe, il ne faut être ni trop grand, ni trop gros, comme vous pouvez le constater!DSC_0958 - Copie DSC_0960 - Copie DSC_0961 - Copie DSC_0962 - Copie DSC_0963 - Copie DSC_0964 - Copie DSC_0966 - Copie DSC_0968 - Copie DSC_0970 - Copie DSC_0973 DSC_0979 DSC_0983 DSC_0987 DSC_0992 DSC_0993 DSC_0994 DSC_1002 DSC_1006 DSC_1007 DSC_1014

On voit ensuite l’église Sainte-Marie, sur la place… et là, on voit l’heure!  Vite, il faut se diriger vers Pont d’Arc, notre dernière étape!

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À l’arrivée, déception, nous n’avons pas le temps car nous devons être à Avignon à 20h30, ce que nous avons réalisé bien trop tard.  De plus, il n’y avait pas de réseau et donc pas de moyen de rejoindre l’hôtel.  La joie.  On décide donc de laisser tomber et d’y aller direct, vu que la dernière visite guidée était trop tard.

 

Sauf que bon.  On n’avait pas compris que maman voulait VRAIMENT visiter le truc.  Mais genre « vraiment ».  Après quelques minutes à entendre «tout le monde dit que c’est la plus belle »… on finit par comprendre, je finis par me choquer un peu parce qu’elle ne nous l’a pas DIT, quand nous avons décidé de laisser faire.  Discussion utile pour la suite, on met les choses au clair, on fait demi-tour… et on court pour visiter la grotte!

 

On est finalement super contents de l’avoir fait car c’est une super visite.  La grotte Chauvet a été découverte en 1994 et on a tout de suite pris des précautions pour la protéger.  Le site compte un millier de gravures, surtout des animaux, de 14 espèces différentes.   Avec le carbone 14, on a découvert que la grotte avait connu deux périodes d’occupation, mais les œuvres datent surtout de l’Aurignatien (il y a 37000 à 33500 ans avant JC), même si elle a été occupée au Gravettien (31000 à 28000 ans av J.C).  Ces dessins font donc partie des plus anciens du monde.

 

La grotte que nous visitons est en fait une reproduction, où des artistes ont reproduit dessins et rochers, avec des techniques se rapprochant le plus possible de l’époque.  C’est vraiment super bien fait.   Par contre… pas de photos.  Sorry!

 

La guide nous fait remarquer les techniques utilisées.  Gravures, raclage, préparation des parois, mains positives et négatives.  Avec la hauteur des mains, la forme des doigts, on peut même identifier les artistes, dont l’un devait mesurer 6 pieds… et avait un doigt croche!

 

Parmi les animaux représentés on trouve des rhinocéros à grande corne (les femelles ayant une plus grande corne que le mâle), des félins, des mammouths, des hyènes, un hibou (tête de face, corps de dos), des ours, des chevaux, des lions, des bisons, des rennes et des aurochs.  Bon, pour certains, il faut le savoir hein… je ne suis pas super connaissante en animaux préhistoriques!  Pour représenter le mouvement, on superposait les images.  C’est super particulier et intéressant à voir.

 

Quelle expérience ce devait être de peindre dans ces grottes, à la noirceur, à l’époque.  On retrouve beaucoup d’ocre rouge.   Il y a aussi des mises en scène avec des crânes d’animaux, ce qui peut nous laisser croire que le site était un lieu sacré où se déroulaient des cérémonies.

 

Maman a acheté une revue sur l’art et moi un livre qui raconte la découverte de la grotte par Chauvet.  Je n’ose même pas imaginer leur émotion en découvrant ça!  Ce devait être tellement fort!

 

On reprend la route sans avoir le temps de visiter la partie musée et nous avons devant nous 35 km de gorges et de paysages magnifiques.   On trippe à chaque détour et on s’arrête à tous les belvédères!  On y voit une arche calcaire magnifique, avec la rivière en dessous, ainsi qu’une famille de bouquetins… et plusieurs, plusieurs marcassins!

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Grosse période de stress pour l’hôtel.  On a peur de devoir coucher sous le pont d’avignon!  Du coup, on mange rapido au McDo.  J’avoue que juste l’idée de devoir trouver un autre hôtel à 22h me déprimait un peu beaucoup passionnément!  Mais ouf, ils nous avaient laissé la porte débarrée… et on n’a pas dormi dehors.

 

J’étais épuisée par contre!

Mais vraiment!

 

Allez, à bientôt!

Je vous raconte bientôt Avignon!

Juin 22 2016

Photo du profil de Karine:)

Mon tour de France – 41 – Chartreuse et stalagmites

Une autre journée!!  DSC_0576On se réveille à Grenoble et après moultes discussions, on a finalement fait notre plan de match.  Partir à 9h pour aller à la Grande Chartreuse de St-Pierre et ensuite, faire les grottes de Choranches, endroit suggéré par Jimmy-de-la-patrouille-du-mont-fortin.   Maman n’en a jamais entendu parler, du coup, elle est craintive et a peur que cette grotte ne soit pas assez belle.  C’est que la première grotte qu’elle a visitée est celle de Postojna en ex-Yougoslavie.  La comparaison est rude!

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Finalement, on est partis… à 10h30!  En effet, on a été, à trois, absolument incapables de comprendre les instructions pour aller à la boulangerie et après avoir fait 4 fois le tour de la place, on a finalement pris place dans le premier café qui avait l’air ouvert pour grignoter quelque chose.  C’est que le buffet de l’hôtel était à 13,8 euros!  Papa n’a qu’un seul café au lieu de 4, du coup… dur!  Je décide d’être une bonne fille et je lui refile mon ÉNORME théière!  Ne suis-je pas gentille!

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On reprend donc les routes-qui-tournent pour se rendre à St-Pierre en Chartreuse où se trouve le fameux monastère qui, historiquement, fabrique la célèbre liqueur verte.   Le vrai monastère, où vivent encore 30 moines, ne peut pas se visiter, mais on peut y aller à pied, au terme d’une balade de 2 km, ce que nous décidons de faire.   Ceci dit, la route est superbe.  Sauf que dans ce coin de pays, faut la partager!  Avec plusieurs animaux.  Je vous montre le troupeau de vaches mais on a aussi vu des bébé cerfs,  des petits lapins ainsi que des marcassins sur le bord de la route!

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Yep… obstacles inattendus!DSC_0461 DSC_0462 DSC_0465

C’est beau, hein!!!DSC_0466

Je ne sais pas trop ce que représente cette statue… mais elle me plaisait! DSC_0469 DSC_0471

Dans le musée, qu’il faut idéalement visiter avant, on nous explique la fondation des chartreuses, où on suit la règle de Saint-Bruno, qui a souhaité mener une vie d’ermite et de contemplatif dans cet endroit coupé du monde.   Il y a en effet des moines à cet endroit depuis plus de 900 ans (avec quelques petites périodes off, genre pendant la révolution et après la séparation de l’église et de l’état en 1905.  Les moines n’y sont revenus qu’en 1940.

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Non mais ces fantômes-nuages… ils me font tripper!DSC_0482

La vie des moines est différente selon qu’ils soient pères ou frères, mais les deux sont ordonnés au bout de 7 ans d’apprentissage.   Les pères ont des occupations contemplatives et intellectuelles.  Ils habitent autour du cloitre principal, tout de blanc vêtus, ont des cellules sur deux étages, avec un bout de jardin.  Des reproductions sont exposées dans le musée et c’est vraiment bien!  Les frères, quant à eux, travaillent aussi de leurs mains et habitent dans une autre section du monastère.   Ils se voient au réfectoire le dimanche, à la récréation, où ils parlent de liturgie et dans leur balade hebdomadaire.  Le reste du temps, ils communiquent par petits mots à travers une petite porte, pour demander leur nourriture.  Assez silencieux comme vie.  Je virerais folle!DSC_0483DSC_0503

La maquette, avec les différents cloîtres.  Celui des pères derrière, et celui des frères devant. DSC_0509

Une cellule de père… pas trop pire, finalement. DSC_0511 DSC_0513 DSC_0514 DSC_0519 DSC_0521La petite porte!DSC_0522

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Petit jardin privé d’un père.  DSC_0529

La fameuse chartreuse!DSC_0534

La balade est magique.  Nous décidons d’être bons élèves et de la faire en silence, ce qui donne un côté « pèlerinage » au truc.  Mais arrivés en haut, la vue est juste splendide.  Cet énorme monastère, pris entre les rochers… ça a un côté magique, je trouve.  Limite que ça donnerait envie d’y habiter.

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Sur le chemin, c’était le meeting des escargots et des limaces…  c’est que c’est gros, ces machins!  Escargolio, je pense qu’on a fait la connaissance de ton cousin-glouton!

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Sérieux, ce machin était aussi long que mon index!!DSC_0545

 

Reprise des  cols, des détours et des montées pour se rendre à Choranches, à 90 minutes de voiture, environ.  C’est fou en France ce que les paysages changent vite!  On passe dans de touts petits villages, où soudain, une église surgit, sans crier gare.  Parfois, on peut à peine passer entre les maisons tant les rues sont petites.  Sérieusement, quand on prend les autoroutes, on ne voit rien de tout ça et c’est franchement dommage car ça ajoute tout un côté au voyage.   On a l’impression de vraiment voir les choses et pas juste d’aller d’un endroit à l’autre.   Par contre, des fois, il  y a des petits ralentissements…

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Dessert de circonstances…DSC_0590 DSC_0591

On monte donc.  Et on monte encore.  Et encore.  Pour aboutir dans un paysage plus grand que nature, au bord des rochers, tout en haut d’une magnifique vallée qui semble se terminer dans d’autres montagnes.  Et par un petit sentier à flanc de rocher, la fameuse grotte.

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Pour moi qui n’en ai pas vu beaucoup, j’ai trouvé ça génial.  Pour maman et papa qui en ont vu plein, c’était une « petite grotte ».    Par contre, il y avait une visite guidée fort intéressante  où on nous explique la formation de la grotte et l’histoire de sa découverte.  Cette grotte n’a jamais été habitée.  Trop humide.  Mais il y a preuve de la présence préhistorique dans le coin.   La petite expo qui nous sert à patienter avant la visite est cool.

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La grotte est faite de roches calcaire, laissant passer l’eau très lentement.  C’est ainsi que se forment stalactites et stalagmites et colonnes.  Elle a été découverte en 1905, où les visites étaient possibles, et où la coutume était de se « rapporter un souvenir ».  Du coup, on voit certains endroits où les fistuleuses, ces stalactites vides qui ressemblent à de longues pailles, beaucoup plus courtes.  Les plus longues vont jusqu’à trois mètres.   C’est que ça ne pousse pas vite, ces petites (ou longues) choses.

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Fabienne, voici quelques photos… dont certaines en spéciale dédicace pour toi.  Devine lesquelles!

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C’était un mini-peu étroit pour sortir!

La visite se termine par un spectacle son et lumière.  On dirait que les murs prennent vie et se peuplent de personnages… vraiment particulier comme sensation!  Je clignais les yeux pour être certaine que la caverne n’était pas peuplée de drôle de bestioles!

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Puis, la route vers la chambre d’hôte de ce soir, le Francillon, près du village de Les Estables.  Ca monte, ça monte… et ça monte encore.  À plus de 1000 mètres.   Et la température descend, par la même occasion.  J’ai un peu peur pour l’endroit.  Mais quand on y arrive, c’est juste sublime.  Un terrain en haut du monde, avec une superbe vue sur le village et dessus, une maison en pierre, ancienne, avec à l’intérieur, une énorme salle commune aux murs en pierre et au plafond en bois.   Top atmosphère.  Et en plus, comme nous n’avons pas mangé, on nous offre de nous cuisiner une omelette, avec des fromages, des saucissons, à la dernière minute.  Génial.

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Ceci nous permet de discuter avec des gens que nous ne connaissons pas du tout, mais qui sont super sympathique.  Ma voisine d’à côté a fait deux fois le Mont Blanc, fait de l’escalade et de la longue randonnée.   Elle a de la jasette, son conjoint est super sympa et les autres couples sont aussi très gentils.  L’un d’eux a un fils au Québec, alors du coup, la conversation est facile.  C’est vraiment super de discuter comme ça avec des personnes différentes, qu’on croise, le temps de quelques heures.  J’ai adoré le concept.   Première expérience de table d’hôte chambre d’hôte, mais certes pas la dernière.

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C’était le gite « Le Francillon », et si vous avez l’occasion, sérieux, je vous le conseille!

 

Et à bientôt!

Juin 20 2016

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Mon tour de France – 40 – Bulles et Stendhal

DSC_0333 - CopieAujourd’hui a été une journée de balades en voiture dans des paysages magistraux, encore une fois.  Maman a une petite panique de ne pas avoir le temps de tout faire, alors on fait pas mal de route, pour arriver jusqu’à Grenoble.  On se demandait POURQUOI on connaissait tant cette ville.  Les jeux Olympiques?  Les Princes?  Les Bulles?  Ca nous a pris une journée complète avant de faire le lien… LES NOIX!

 

Après un copieux petit déjeuner fait de produits locaux et bio, on nous a conseillé de faire la route par Albertville où se trouvent des cols et des points de vue magnifiques.  Bon, maman et moi on a passé notre temps à dire à papa de RALENTIR, à son grand désarroi. En effet, il y a une chose qu’il déteste davantage qu’avoir quelqu’un en avant de lui; c’est avoir quelqu’un derrière lui.   Avec deux peureuses dans la voiture… mettons qu’on lui a fait travailler sa patience.  Mais bon, au moins, ça nous permet de voir quelque chose!

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On est attendus pour manger à Chambéry chez Barbara, que j’ai vue la dernière fois au Québec!  Ca faisait longtemps!  Du coup, j’étais ravie de l’invitation.  Fidèle à ma réputation, je suis arrivée bien en retard, mais pour une fois, c’était pas notre faute.  En effet, il y avait un col fermé pour cause d’éboulement, ce qui a eu pour effet de nous faire faire un détour de 35 minutes… et de nous faire escalader deux montagnes de plus, toujours en lacets (avec des virages « en aigiuille », comme je le paraphasise si bien).   J’ai oublié le nom du col, of course (mais me semble que ça commence par « A » et que le nom est court) mais est arrivés à Albertville suuuuper en retard, assez pour prendre l’autoroute pour éviter d’arriver le lendemain chez Barbara!

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À Albertville, il reste les pancartes des jeux olympiques, mais nous n’avons pas visiter les installations.  Parait quand même qu’il n’en reste pas grand-chose… ça fait 24 ans!

 

On est bien accueillis chez Barbara par elle, son conjoint et la petite miss Éliséa, pleine de bonne humeur… et de choses à dire!  Qu’est-ce qu’elle peut être mignonne!  Elle nous a fait la jasette pendant que nous mangions des spécialités Savoyardes (jambons, canard, Tomme et Beaufort) ainsi que des jus du coin.   J’ai même eu droit à un super dessin!

 

On reprend donc la route pour Grenoble.  Encore des routes pleines de détours et de paysages à couper le souffle.   On est à l’hôtel d’Angleterre, place Victor Hugo, un très bel endroit de la ville, avec ses fleurs et sa grande fontaine.   C’est le centre élégant de la ville et c’est juste à côté de la vieille ville.  On peut tout faire à pieds et ça, on apprécie!  On profite donc d’une accalmie (parce que oui, il a plu) pour monter dans les bulles et aller admirer Grenoble vu d’en haut.   Tout au sommet, il y a la Bastille, ancien fort de Vauban, conçu pour protéger la ville.  C’est cool de regarder d’en haut… on reconnaît les toits rouges des parties plus anciennes, les toitures grises, plus récentes et finalement les immeubles plus hauts, en banlieue.  C’est fou quand même à quel point ça nous permet de réaliser comment Grenoble est entourée de montagnes, prise entre elles.  Peu importe de quel côté notre regard se porte, c’est beau.  Et c’est haut!

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Il paraît qu’on peut apercevoir le mont Blanc… mais nous, si on voyait du blanc, ce n’était certes pas le Mont!   Par contre, voir les nuages se faufiler entre les montagnes, ça avait un côté fantomatique.  On aurait dit des dragons immatériels qui rampaient.  J’ai eu une réminiscence des Royaumes du Nord, tels que je les imaginais dans ma tête à moi…  Un moment un peu magique.

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Nous avons aussi pu visiter le musée des chasseurs alpins, situé tout en haut.   On nous a expliqué le rôle de l’armée dans l’exploration alpine (j’ai adoré voir les vieux skis et les anciennes méthodes de survie) ainsi que les modes de vie des célèbres soldats à bérêts.  Le musée est bien fait, avec un audioguide, et ce n’est pas cher du tout.   Pour une fois, papa a été aussi intéressé que nous!!

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Comme il pleuvait (what a surprise) à la descente, nous avons choisi d’aller manger tôt à La table ronde, le plus vieux café de Grenoble.  Maman mange le meilleur repas de sa vie, du diot (prononcé /djo/) et du gratin dauphinois.   Elle semble vivre un orgasme gustatif assez intense!!  Le proprio nous montre des photos de son ami Christobal Huet avec la coupe et nous mentionne qu’il l’a déjà tenue dans ses mains.  Le hockey est un sujet récurrent quand on entend notre accent!  Paraîtrait-il que le compositeur du « Temps des cerises » a un jour échangé les paroles contre un vieux manteau, dans ce café.   Au mariage de ce dit compositeur, le tavernier a composé la musique… et ces paroles sont affichées sur le mur!
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Sur le mur aussi, un portrait de Stendhal car oui, c’est la ville de Stendhal.  Après le souper, on va d’ailleurs faire le « parcours Stendhal », qui nous amène à sa maison natale, par la maison où son père a flambé tous ses sous, par l’église et l’école.  En fait, il y a très peu d’infos et ça pourrait être exploité davantage.  Stendhal a été élevé par son grand père, le Docteur Gagnon, dans ce qui est aujourd’hui le musée Stendhal (que nous n’avons pas pu visiter).  Mais en gros, j’aurais aimé davantage d’anecdotes.

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Résultat, je chante « En rouge et noir »… ne posez pas de question, mon cerveau est stupide!

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Ça, c’est fort bien trouvé!DSC_0423 DSC_0425 DSC_0427 DSC_0428 DSC_0429

Ça, c’est du jet!DSC_0434 DSC_0440

Retour à l’hôtel où nous TENTONS (je dis bien « tentons ») de nous planifier davantage, dans le but de déstresser maman-qui-a-peur-de-ne-pas-voir-le-mont-st-Michel.   Je ne suis pas certaine que le résultat soit bien convainquant, toutefois!  Je ne sais comment elle fait son calcul… mais il nous resterait 2 semaines pour arriver en Bretagne…  Du coup, il faut accélérer, « faire des choix », comme elle dit.    Faudrait juste nous décider!  Ce qui est toujours légèrement problématique!  On verra demain où on va dormir!

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Allez, à bientôt!

Juin 18 2016

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Au péril de la mer – Dominique Fortier

au péril de la merOh, un billet livre!

Que ça fait longtemps!  Mais si je pourrais vous parler de tout plein de guides-voyage (ça s’en vient d’ailleurs… ), je lis très très peu ces temps-ci.  Et quand j’ai le temps d’écrire, j’écris mes éternels (et interminables) billets-voyage.   Mais ce roman vaut vraiment le coup, assez pour que je prenne du retard dans mon résumé de voyage pour l’écrire.  Non mais c’est révélateur, non?

 

Dès la première ligne, je suis tombée sous le charme.   Une toute petite phrase poétique, qui allie futur et passé, et qui donne le ton à ce roman.  Le souvenir d’un moment, d’une première fois, quand tout était possible.  La première fois où la narratrice a vu le Mont-St-Michel, qui sera au coeur du livre, aussi bien de façon symbolique que physique.

 

Nous y croisons une narratrice qui a du mal à trouver ses mots, à trouver du temps pour ses mots depuis qu’elle se consacre à sa fille.  Chaque mot pris pour écrire est autant de temps pris à sa progéniture.  Et, en parallèle, un homme qui hante les salles du monastère, traîné par son cousin qui y est moine, et qui tente d’oublier la femme qu’il a aimée et qui n’est plus, ayant emporté avec elle son goût de vivre et de peindre.

 

Véritable hommage aux mots, à leurs origines, aux livres et à la création qui se font salvateurs et porteurs d’avenir.  La langue est magnifique, précise, et nous transporte ailleurs.  Un peu au Mont-St-Michel… j’aurai ces mots en tête quand je le reverrai dans quelques jours!

 

À découvrir!

Juin 18 2016

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Mon tour de France – 39 – Jacuzzi et Neiges éternelles

DSC_0080 - CopieTiens, mon petit frère à 36 ans, aujourd’hui (ce qui veut dire qu’on est le 28 mai! en ce jour)!  Me semble tellement que c’est lui le plus mature des deux entre lui et moi que je fais toujours le saut quand je me rappelle son âge!   Pendant que lui joue au grand garçon et s’occupe de ses trois cretons, je suis en Haute-Savoie et je me prépare à aller voir les Alpes pour la première fois.

 

En effet, on avait au départ prévu de visiter Annecy aujourd’hui et de partir pour Chamonix en fin d’après-midi.  Toutefois, nous avons décidé de profiter du beau temps pour tenter d’aller aujourd’hui à l’aiguille du midi.  Ils annoncent partiellement nuageux mais de la pluie pour les 3 prochains jours (c’est notre fuckin’ karma, c’est fou!) et on se dit qu’on n’y verra pas grand-chose si on attend.  On se vire de bord, en embarque nos cliques et nos claques… et go pour Chamonix!  Même qu’on se paye le luxe : l’autoroute!  Ce n’est que la 2e fois depuis notre départ.  Par contre, vu que ma carte ne fonctionne pas, c’est over chiant… Il faut juste des sous, pas de billets… disons qu’on prend le risque d’être dans la m…!!!  Surtout qu’on n’a pas moyen de savoir avant combien le tout va coûter!

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(Oui, photo de dans la voiture… sorry!)DSC_0003 - Copie

On roule et on voit tranquillement apparaître des montagnes (j’ai vu de la « neige éternelle » au moins 50 km avant qu’il n’y en ait vraiment… Les nuages, ça donne des drôles d’illusions d’optique parfois.  Rappelons-nous le « détournement d’avion au-dessus du Groenland ».  Puis, soudain, elles sont là pour vrai.  Une autre série de montagnes, brutes et grises, couronnées de neige.  C’est juste… magnifique.

 

Chamonix est une ville qui donne envie de skier.  Des rues animées, des bâtiments style chalet, du bois, des boutiques de sport et au fond, au loin, ces hautes montagnes qui font rêver.  À chaque fois que je voyais quelqu’un passer les bottes aux pieds, je me disais que je détesterais pas ça, une petite descente… juste une!  Mais bon, on était pas là pour ça… et on a couru un peu partout pour trouver le téléphérique, vu que le bureau touristique était fermé de 12h à 14h45…  pratique!   Trois personnes-gentilles plus tard, nous avons trouvé l’endroit, nous n’avons pas entendu 2 minutes et on était partis pour la gloire.

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Entendons-nous, ça coûte cher, monter et descendre par le téléphérique.  Du coup, on a choisi de ne pas prendre la partie qui survole les montagnes pendant 30 minutes pour aller à Val d’Aoste en Italie.   Mais c’est beau, c’est beau!  On a le souffle coupé et parfois, j’avais du mal à croire que j’y étais vraiment.   Maman, quant à elle, avait une conscience aiguë d’être dans le téléphérique.  Elle n’était pas tout à fait verte, mais la face lui changeait chaque fois qu’elle passait devant un poteau!   Le deuxième téléphérique monte presque à la verticale.  C’est assez étrange merci.

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La première fois que maman et papa sont montés à cet endroit (papa tenait vraiment à y retourner… ça faisait partie de son pèlerinage… il a passé son temps à comparer la neige d’il y a 42 ans à celle de maintenant), maman n’avait pas réalisé un petit détail… et elle était monté dans le téléphérique en shorts aux fesses, en gilet-camisole… et en babouches!  Son grand souvenir, c’était de s’être gelée le c…  mais quelque chose de fou!  Du coup, elle était habillée en été, alors que des gens skiaient juste à côté… l’art d’avoir l’air touriste!  Du coup, ce coup-ci… j’ai tenu à lui rendre hommage… le temps d’une photo!

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Je ne vous raconterai pas la balade en détails… je vais plutôt vous laisser admirer.

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pas peureux hein!DSC_0084 - Copie DSC_0096 - Copie DSC_0102 - Copie DSC_0109 - Copie DSC_0116 - Copie DSC_0121 - Copie

On avait des belles pantoufles, hein!  Et maman avait une peur bleue!DSC_0125 - Copie

On a mangé au sommet, avec la vue sur les pics et les aiguilles et au milieu, j’ai pu faire quelques pas sur le glacier.  Une fille s’était aventurée seule pour marche de 10 minutes en raquettes… elle est revenue 4h30 plus tard et disons qu’à son retour, elle était un peu à bout.  C’est que même à 3824m, ça paraît, le niveau d’oxygène.  Le cœur nous bat dans les oreilles assez rite merci.

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Hmmmmm :))DSC_0144 - Copie

Finalement, nous avons profité du beau temps pour prendre un verre de rouge tout près du glacier, entourés des montagnes et des gens qui marchent sur les crêtes.  On se sent tout petits petits… et on réalise la force de la nature.

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Ca paraît pas sur la photo… mais je suis assez loin sur le glacier.  Papa voulait me prendre moi et pas le paysage.  Allez comprendre!DSC_0217 - Copie DSC_0231 - Copie DSC_0233 - Copie DSC_0242 - Copie

Ensuite petite visite à Chamonix.  En regardant les photos, je me souviens qu’on a visité une église.  Mais j’aurais bien du mal à vous en parler!  Ceci dit, j’ai bien ri des vitraux qui représentent le ski et la montagne!

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Retour le soir, un peu étourdis malgré le peu d’exercices.  Quand on découvre que notre gite a un spa et un sauna, disons qu’on a enfilé nos maillots rapidement.  Quel bonheur.  On se sentait vraiment vraiment en vacances à ce moment précis, dans l’eau chaude, avec les montagnes tout autour.

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De ma fenêtre….DSC_0265 - Copie

Et la salle commune.  Aux anges, je suis!
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On va manger à pieds, à l’hôtel L’aiguille du midi, juste à côté du gite (merveilleux, ce gite… c’est « La tanière de Groumff », c’est à 10 minutes du centre de Chamonix, c’est tout en bois et j’y reviendrai un jour pour faire du ski.  Rien de moins.) dans un resto qui a, entre autres, une GIGANTESQUE table à desserts, avec pâtissier à résidence.  Un délice.

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J’avais besoin d’une soirée du genre, et j’ai apprécié comme jamais!

Définitivement, je garderai un merveilleux souvenir de Chamonix!

 

À bientôt!

Juin 16 2016

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Mon tour de France – 38 – Cloîtres et autoportraits

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Journée de musées… et de route!  En effet, vu la modification de nos plans, nous allons arriver un peu plus tard que prévu à Annecy, notre prochaine étape.   Avertissement, j’écris ce billet dans la voiture, alors que la journée n’est pas finie.  Du coup, l’utilisation des temps de verbes risque d’être un peu fantaisiste… vous me pardonnerez!

 

Départ pour une fois assez rapide.  Je ne sais pas ce que nous avons mangé la veille, mais à 9h15, nous sommes partis à pieds, la voiture est déplacée, le petit déjeuné avalé et les bagages bouclés.   Je ne nous reconnais pas, en fait!  L’hôtelier a été vraiment sympathique en nous permettant d’utiliser les parkings de l’établissement pendant la journée.  Ça nous a sauvé pas mal de stress, étant donné le trouble qu’on avait eu à garer la voiture dans ce foutu parking la veille.   Ca aura été le défaut de Lyon pour nous.  Le parking!

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Comme le musée ouvre plus tard le vendredi (je ne comprendrai jamais les horaires français), nous avons le temps de visiter une petite église gothique sur le chemin, St-Nizier.  Bon, elle n’est pas si petite que ça, hein… mais comparativement à ce qu’on a vu la veille, ce l’est!  Celle-là, de l’extérieur, maman trouve sans problème que c’est gothique.  C’est d’ailleurs le grand défi de cette semaine pour elle.  Démêler gothique et roman.  Pas évident quand souvent, il y a des mélanges de styles dans un même édifice, construit sur plusieurs centaines d’années! DSC_0553 DSC_0555 DSC_0556 DSC_0558 DSC_0560

Il fait un merveilleux temps, assez pour chercher l’ombre et abandonner mes éternels leggins pour me promener « en jambes » qui sont, vous pouvez l’imaginer, dans le genre pintes de lait.   Charmant contraste avec ma robe noire, je trouve.  Limite que c’est un effet d’ombre et de lumière over stylé!  Avec les mary-janes, c’est le top du chic!

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Le musée des beaux arts de Lyon est dans une ancienne abbaye.   Entendons-nous, il reste surtout la cour qui est l’ancien cloître.  Je n’ai pas pu tout voir le musée pour cause de temps et je n’ai pas vraiment pu explorer le tout pour vraiment vérifier mais à première vue… ça ressemble plus à un palais!    Nous sommes allés voir l’expo des autoportraits, comme prévu, que j’ai pour ma part beaucoup aimée.  Mais bon, tous les grands connaisseurs et amateurs de musées, il ne faut pas se fier sur moi hein… je suis très peu connaisseuse et j’aime tout!  Dans le guide, on traite de l’évolution de l’autoportrait, des différentes façons de l’exploiter (seul, famille, dans des scènes historiques), jusqu’aux photomatons de Warhol et au selfie, représenté par Al Weiwei.   Je vous mets quelques unes des œuvres qui m’ont marquée, sachant que je ne connais rien et que c’est purement perso!

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Bon, ça, c’est connu.  Et ma foi fort croche, comme photo!

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Bon, admettons-le… elles sont TOUTES croches!DSC_0586 DSC_0587 DSC_0595 DSC_0601 DSC_0607 DSC_0612 DSC_0626 DSC_0629

Au moment où ça a été peint, c’était très avant-gardiste comme auto-portrait!DSC_0638 DSC_0651

Trouvez pourquoi il était dans le thème « l’artiste à l’oeuvre »??DSC_0652 DSC_0653 DSC_0655

Idem ici… où est l’artiste??DSC_0656 DSC_0666

L’anecdote du moment?  On visitait en même temps qu’un groupe d’ados.  Le prof, pour les intéresser au truc, avait fait un quizz, avec des détails à retrouver et des questions sur les notices.  Bref, les jeunes avaient des papiers et des crayons.  Ils étaient par terre, sur tous les bancs, sur tous les murs et sur le dos des uns des autres pour écrire leurs réponses.  Je riais un peu de tout ça quand soudain, je vois une fille s’aligner… et s’accoter ben comme il faut SUR UNE TOILE pour écrire son truc.  J’ai fait une mini-crise cardiaque en m’imaginant un trou de stylo bic dans la toile… mais il semblerait que sa prof ait aussi réagi car elle a volé par-dessus les élèves affalés pour aller l’enlever de là!  Ils ont des idées originales, ces ados!

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Ensuite, vite vite, petite course dans la ville de Lyon pour aller rejoindre Gaëlle chez Abel, son bouchon lyonnais préféré. Même en faisant de la marche rapide, j’ai pris du retard sur Google, qui n’avait sans doute pas compté les lumières rouges… mais bon, on s’est retrouvées, et c’était génial.  Quel plaisir de placoter « en vrai »  après tout ce temps.   Elle avait amené avec elle un ami parisien, avec qui nous avons eu grand plaisir à discuter.  C’est qu’il a vécu des choses passionnantes et c’est toujours agréable de discuter avec des gens ouverts et intelligents!   Bref, c’était génial, j’ai eu quelques scoops sur le prochain roman de Gaëlle (inutile d’essayer, vous ne saurez rien), que  je ne peux que vous conseiller de lire.   Mon coup de cœur à moi, c’est « L’ancre des rêves », son premier roman, que je vous ordonne de lire!   Et si vous avez le goût d’historique, « La part des flammes » est pour vous!

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Et la bouffe… ce resto est délicieux… et fort copieux!  Au menu, saucisses lyonnaises aux lentilles, poule au riz et sorbet maison, le tout arrosé de beaujolais… je sens que je ne mangerai pas pendant 2 jours!  En plus, on jurerait que le resto est figé dans le temps en 1940.  J’ai adoré.

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On prend ensuite la route pour la Haute-Savoie.  On voulait arrêter voir Pérouges ET le monastère de Brou à Bourg-en Brest, mais il a fallu faire un choix… et l’idée de trois cloîtres a gagné sur le village médiéval aux rues de pierre.   Choisir, c’est renoncer, comme on dit!  Mais ça valait le coup d’aller au monastère, autant pour le cadre que pour l’expo sur les peintres que j’ai beaucoup aimée.  On dirait qu’à chaque expo, je découvre un truc nouveau.  Dans ces peintures, d’inspiration flamande (et souvent flamandes), les détails sont incroyables.

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(Non mais avez-vous vu ce ciel?  C’est pas beau?)DSC_0710 DSC_0711 DSC_0714

On a pris la visite guidée mais je crois que nous aurions été mieux avec l’audioguide, qui aurait pu nous donner les détails dont on raffole, maman et moi.  Cette abbaye a été construite à la demande de Marguerite d’Autriche au 15e, qui a été reine d’Espagne pendant 7 mois et duchesse de Savoie pendant trois courtes années.  Philibert, duc de Savoie a été son grand amour et suite à sa mort, après un accident de chasse, elle décide de ne pas se remarier.  Régente pour son neveu Charles Quint pendant 7 ans, elle ordonne la construction de l’abbaye pour y être enterrée et rendre honneur à son ancien époux.   Probablement inspirée par ses ancêtres, les ducs de Bourgogne (elle est la fille de Marie de Bourgogne), elle souhaite une grande église et des tombes luxueuses pour elle et Philibert II.

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Malheureusement, même si l’abbaye est construite en 25 ans, elle n’y mettra jamais les pieds.  Et les appartements construits pour elle ne lui serviront jamais.  Dommage car on avait pensé à tout.  Elle avait son propre cloître, un jubé juste pour elle ainsi qu’une place spéciale, avec une arche de biais pour lui permettre d’écouter l’office sans être vue des moines.      Les sarcophages ne sont pas aussi grandioses que ceux des ducs de bourgogne, mais on reconnaît le genre, avec les gisants au-dessus et les transis en-dessous.  Il y a quelques pleurants, sur le tombeau de sa belle-mère, mais rien pour accoter ceux qui sont au palais des ducs de Bourgogne!  Le retable est aussi très travaillé et très impressionnant.   J’attends que maman fasse la recherche exhaustive pour en parler davantage!

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Puis, les différents cloîtres, ayant tous des usages distincts.  L’un était réservé à la seule Marguerite.   J’aime les cloîtres, l’ai-je déjà dit?

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Je ne sais plus elle date de quand et tout… mais je la trouvais belle!DSC_0793 DSC_0796 DSC_0800 DSC_0801

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Le plan. DSC_0866

Quelques pièces de l’expo…

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Quel détail dans la dentelle!DSC_0829 DSC_0839 DSC_0841

Retour sur la route (maman cherchait des biscuits spéciaux de Bresse, quête infructueuse) pour se diriger vers l’est.  Rapidement, la route change et nous nous retrouvons dans de magnifiques paysages de montagne.  Qui dit montagne dit aussi petite route sinueuse… et filles accrochées aux accoudoirs, au grand déplaisir de papa, qui nous trouve ben ben niaiseuses!  Chaque village est plus beau que le précédent et à voir les vaches paître ans des côtes de fous, on se dit qu’elles doivent être en forme!

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Puis, à la sortie d’un long, long tunnel (le tunnel du chat… « dis, papa, elle ne va pas s’écraser, hein, la montagne qui est par-dessus le tunnel »??), on a le souffle littéralement coupé.  Sérieux, assez pour ne pas savoir quoi dire.  Quelle beauté que ce paysage!   Le lac, les villages, les montagnes et la neige éternelle tout au fond…  magistral.  On se sent tout petit petit dans ces montagnes.

 

On arrive donc à Annecy en fin de journée, et on a une vue magnifique sur le lac.   La petite ville est super jolie, on est près du centre,  à l’hôtel Alery, où on est super bien reçus et où les gens sont sympathiques.  Le mieux?  Vers minuit, le réseau n’est pas mal du tout!  Assez pour que je puisse poster un billet, ce qui est assez rare pour être noté ici!  J’ai une semaine de retard!  Pas dans l’écriture, mais dans l’uploadage et le tournage de photos!

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On part donc se balader la nuit tombée, et on prend le temps de se promener tranquillement dans les rues animées sur le bord de la rivière.   Il fait beau, il y a des lumières et de l’animation partout.  C’est le genre de balade que j’aime beaucoup.   Les anciennes prisons, le palais de l’île, sur la presqu’île sont en rénovation, mais pour regarder le soir, c’est quand même très beau.

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Nous finissons par une balade au bord du lac, où papa donne de faux espoirs à des cygnes qui en voulaient à d’éventuels morceaux de pain qu’au aurait pu avoir dans nos poches.  On voit bien qu’ils sont habitués à se faire nourrir!

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La phto est croche… mais je ne voyais RIEN DU TOUT en la prenant… c’est déjà pas mal que les cygnes y soient!DSC_0949 DSC_0951

Une très belle soirée.  Annecy, le soir, c’est génial.  Demain, on ira au jardin!

 

À bientôt!

Juin 15 2016

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Mon tour de France – 37 – Traboules et course folle

DSC_0147Lyon!!

Depuis le temps que j’en entends parler, j’avais vraiment hâte de découvrir cette ville.  Surtout que la vision que j’en avais, c’était celle donnée dans « Le tour de Gaule d’Astérix », avec les romains qui étaient complètement perdus dans les traboules.  Je ne sais pas pourquoi, je pensais que c’était un labyrinthe…  Petites rues où on ne voit pas le soleil et impossible de trouver la sortie… et my god, ce n’est pas ça pantoute!  Du coup, ça a été une découverte!  Et pour la première fois depuis longtemps, il faisait vraiment beau, de jour comme de soir.  Ca a l’air de rien, mais ça fait une différence…

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On a commencé notre journée par un jeu de « trouvons l’entrée du parking ».  Vous savez, le parking par lequel on était entrés dans la ville et qu’il avait fallu payer pour sortir?  Ben on ne trouvait plus l’entrée pour y laisser la voiture pour la journée.  Sérieux, je pense qu’on a fait le truc un peu tout croche… mais la voiture est finalement là… mais nous sommes beaucoup plus tard que prévu.  As usual!

 

Petite frousse à l’office du tourisme où nous sommes allés pour récupérer nos cartes Lyon pass.  En fait, la balade qu’on avait réservée ne partait pas de là, mais de la cathédrale.  Du coup, on a fait tout ça en jogging… pour le cardio, c’est pas mauvais mais pour le niveau de stress, c’est autre chose!

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Finalement, on est arrivés à temps et j’ai adoré ma visite.  Pour quelqu’un qui n’y connaît rien, c’est presque essentiel si on ne veut pas manquer les passages et les cours.  Ce n’est pas pour rien que les résistants se sont cachés ici…  pas facile de distinguer traboule et porte ordinaire.   J’imagine que c’est un peu le but.  En fait, les façades des maisons de Lyon sont souvent très sobres.  C’est dans les cours que c’est vraiment joli, avec l’escalier en vis et les galeries qui font communiquer les bâtiments entre eux.   Trabouler d’une rue à l’autre, ça a été au départ une solution pour le manque de place; ça évite de faire des rues et Lyon manquait cruellement de place, n’ayant annexé les banlieues que très tardivement.    Vers la fin du 20e, ils ont réalisé que ce serait dommage de cacher les beaux côtés des immeubles, de là la décision de laisser les cours ouvertes le jour, en échange d’aide pour la restauration.  Inutile de préciser avec le nombre de touristes actuels, ce n’est plus si simple…  et que les résidents trouve ça pas mal bruyants.  En mai, nous avons de la chance, c’est relativement calme.  Du coup, ça allait!

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La cathédrale St-Jean-Baptiste (primatiale des Gaules) de Lyon est près de la Saône et a été bâtie au moyen âge.  Surtout gothique, on y retrouve quand même des éléments romans, surtout dans le chœur.   Elle a mangé une bonne go pendant les guerres de religions et il reste très peu de statues qui ne sont pas décapitées sur la façade, par ailleurs très belle post-restauration.  Ils en sont à refaire l’intérieur, pour réparer les erreurs de restauration du 18e, qui avaient utilisé du ciment un peu partout, ce qui avait occasionné non seulement un aspect saucissonné mais aussi des champignons et de l’humidité.  Les vitraux ne peuvent être refaits maintenant, mais ils ont choisi des verres colorés pour ne pas trop éclairer l’ensemble.    Comme à Strasbourg, il y a une horloge astronomique (datée du 14e), mais non-fonctionnelle cette fois.  Les petits anges qui devaient jouer la scène de l’annonciation se tiennent tranquilles!  Fait qui impressionne toujours la fille du 21e siècle que je suis, le soleil tourne autour de la terre!  Ah oui, il paraît que Henri IV et Marie de Médicis s’y sont mariés.  Une plaque le commémore!

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Les vitraux « en attendant ».  Je trouve ça pas mal du tout, en fait!DSC_0035 DSC_0037 DSC_0040

On peut voir la manécanterie, ancien réfectoire des chanoines de St-Jean, avec sa façade du 8e, en pur style roman.   Mane cantare, ça veut dire chanter de bon matin.  Il a abrité les chantres au 18e.

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(c’est le petit truc à droite!)

À Lyon, les façades sont colorées, un peu comme dans le Sud, et la pierre dorée est omniprésente, venant de la région.    En effet, plusieurs familles riches italiennes sont venues à Lyon, pour éviter de trop susciter la jalousie des Borgia.  Du coup, l’influence italienne s’est fait sentir sur l’architecture, avec les façades pastel.  Du bord de l’eau, ça donne un effet assez spectaculaire, qui m’a rappelé St-Petersbourg par certains côtés.  Marcher sur le bord de la Soâne, c’est juste magique.   La loi Malraux ayant classé tout le quartier, il a pu être sauvegardé et on y trouve une architecture bourgeoise… disons qu’en voyant les photos avant-après, il fallait être visionnaire pour vouloir classer le tout!

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Après un délicieux repas dans un bouchon lyonnais appelé « Le ventre jaune », place Neuve Saint-Jean, où j’ai pu manger un saucisson chaud ainsi qu’une tarte praline très sucrée mais excellentissime.   Ça fait du bien de manger dehors, au soleil.   On a vraiment l’impression d’être en vacances!

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Puis, petite montée vers Fourvières, qui a constitué le premier centre-ville, à l’époque Gallo-Romaine.  Ce n’est qu’à l’époque des carolingiens que le centre ville s’est déplacé en bas de la colline, puis, plus tardivement, vers l’est.    Pour montre à la basilique… ça monte.  C’est le cas de le dire.  Ce sont 259 marches au départ (j’en connais qui ont compté… mais je tairai leur nom pour leur propre protection) et maman a décidé qu’il fallait arrêter toutes les 50 marches.  Pile.  Vous pouvez donc l’imaginer en train de tenter de nous faire arrêter à 8 marches du haut.   La route pour faire l’ascension, dans le parc, est très jolie et quand on prend le temps de regarder derrière (à s’arrêter aux 50 marche, on a le temps de bien admirer!), on a un spectacle superbe.

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En haut nous attend la basilique Notre-Dame.  Je pense qu’en entrant par l’église basse, nous avons fait une bonne affaire.  Je trouvais déjà très belle la mosaïque dédiée à la vie de St-Jacques de Compostelle et j’aimais les voûtes basses.

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La fameuse vie de Saint-Jacques de Compostelle.  Il lui en est arrivé, des choses, quand même, vous trouvez pas?DSC_0224

Puis, on monte en haut (en ayant un peu peur en raison du grand panneau « confessions dans toutes les langues ») pour tomber dans l’église haute où on ne peut que retenir notre souffle tellement c’est… magistral.   C’est un peu (beaucoup) chargé pour mon goût mais ça fait tout de même son petit effet.  La basilique a été bâtie au 19e, dans un style assez mélangé et « néo » pas mal d’affaires (byzantin, classique… bref, un mélange), suite au vœu de Pierre Rossan.   En effet, il avait voulu préserver Lyon des Prussiens…  et ça a fonctionné!

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C’est ça que je veux dire pas « chargé »!!DSC_0235 DSC_0240 DSC_0244 DSC_0245 DSC_0247

Là, c’est un peu le début de la course, vu que nous voulons bien profiter de notre passe 24h.   Premier arrêt, le musée gallo-romain, suggéré par Yueyin.   Excellente suggestion car nous avons adoré la présentation dans ce décor ultra-moderne, avec vue sur les deux arènes (la grande et la petite) bien préservées de l’endroit.  Bon, en ce jour, elles étaient préparées pour des spectacles qui auraient lieu dans quelques jours, mais impossible de ne pas sentir le poids de l’histoire à cet endroit.

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Je ne vais pas tout raconter le musée mais me contenter de montrer quelques photos… des musées, c’est toujours impossible à retranscrire en mots, du moins pour moi.   La conservation de certains objets est incroyable.  Dans l’expo, on aborde la vie quotidienne, les divinités, les débuts de la chrétienté dans l’empire romain.   Même papa, qui n’est pas très « musées » a beaucoup aimé.  Quant à nous, nous y aurions traîné beaucoup plus longtemps, je pense.  J’aurais beaucoup aimé une visite guidée, en fait…

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Du verre.  Du vieux verre.
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On a en tête d’aller faire la balade en bateau à 17h45… du coup, on réalise bien ensuite que pour les musées d’art, ou les plus excentrés, c’est un peu raté.  Du coup, on visite le musée du cinéma et des miniatures (les décors du film « Le parfum » inspiré du roman de Suskind sont géniaux et c’était chouette de voir des gremlins, des bestioles de cinéma ainsi que les miniatures de Grand Hôtel Budapest.  Quant aux miniatures proprement dites… ce que j’aurais aimé joué avec ça étant petite!

DSC_0369 DSC_0371 DSC_0372 DSC_0373 DSC_0377 DSC_0381 DSC_0374 DSC_0389Les trois mousquetaires.  Of course. 
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C’était surtout l’occasion d’entrer dans ce magnifique édifice!DSC_0407 DSC_0409

Les détails!!!DSC_0413Heeeello you!  Promis, je ne te nourris pas après minuit!  Faut juste décider quand « après minuit finit ».  C’était THE grande question quand j’étais petite!DSC_0415 DSC_0416 DSC_0419

Et les miniatures!  C’est vraiment mini-mini!DSC_0423 DSC_0424 DSC_0426 DSC_0429 DSC_0431

On trottine ensuite vers le petit musée Guignol, personnage typiquement lyonnais.  Le petit musée est très court, mais cute comme tout.  C’est rempli de marionnettes et on nous raconte l’origine de ce personnage.  J’ai adoré le fait que quand ils dénonçaient les injustices sociales, c’étaient les marionnettes qui allaient en prison… et les gendarmes avaient la paix jusqu’à ce qu’ils en fassent d’autres!  Il a été créé par Laurent Mourguet en 1808, un ouvrier de la soie.  J’ai adoré retrouver Guignol, son épouse Madelon et Gnaffron (créé à l’image du père Thomas).   Il parle avec l’accent et les expressions du coin.   Ceci a permis à son créateur de lâcher la job de dentiste ambulant, où il avait disons… plus ou moins de talent, pour ensuite se consacrer à ces spectacles qui fonctionnent plutôt bien… jusqu’à aujourd’hui!DSC_0124

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Super journée, certes.  Bien remplie.  Sauf que moi, j’ai un instant d’insatisfaction.  J’ai eu l’impression de faire Lyon au pas de course, je n’ai pas tout vu et je n’ai pas eu l’impression de profiter vraiment de la ville, alors qu’on est censés repartir tôt le matin.   Et comme mes parents sont gentils, ils acceptent de prolonger de quelques heures, ce qui va me permettre d’aller au musée des beaux arts, où je me suis mis en tête de voir l’expo sur les autoportraits ainsi que de manger avec Gaëlle Nohant, que je connais « par écrans interposés » depuis plusieurs années.  Du coup, je suis ravie et beaucoup plus zen pour le reste de la soirée.

 

En fait, la croisière, on en avait besoin.   Du moins, moi, j’en avais besoin.  J’étais complètement speedée!   Du coup, se poser un peu, ça m’a fait du bien et j’ai vraiment profité de la magnifique vue du centre-ville à l’île Barbe (pour la signification « île sauvage » ainsi que pour la légende de Sainte-Barbe, martyrisée par son père suite à sa conversion au christianisme) où se dresse encore la tour d’une très ancienne abbaye du 5e siècle, que Charlemagne a doté d’une belle bibliothèque, aujourd’hui disparue.    Ce moment un peu plus calme m’a fait un bien fou!

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Nous sommes ensuite retournés dans le vieux Lyon pour prendre un apéro et manger des pizzas, pour rentrer calmement à pieds dans les jolies rues, en admirant les façades à notre guise et sans se presser.

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A bientôt!

Juin 13 2016

Photo du profil de Karine:)

Mon tour de France – 36 – Ducs de Bourgogne et Meurseault

DSC_1245Vous savez quoi??  Le wi-fi ne va pas mieux ce matin.  Et je n’ai toujours pas le réseau d’Orange.  C’est l’horreur, quand on a des hôtels à réserver, croyez-moi!  Je sens qu’en Bretagne, dans quelques semaines, on va avoir du fun!!

 

Ce matin, on a décidé qu’on était trop déçus de ne pas avoir pu voir le musée des Beaux Arts à Dijon.  On y est donc retournés.  C’est juste à côté, en fait.    Et même que pour la première fois, on était partis avant 10h!  Wouhou!!  On reprend la même route qu’hier, au soleil, cette fois, en s’extasiant sur les vignobles et les petits villages.   C’est tellement beau.  Incroyable!  Je suis morte de rire à voir un cimetière en plein milieu d’une vigne… Ces morts-là vont avoir une belle after life, on dirait.

 

Dijon, au soleil, ça a une autre résonance.  Ok, peut-être que le fait que les choses soient ouvertes, et que nous ne bougonnions pas sous la pluie a aidé un mini-peu.   Ceci dit, je suis contente d’y être retournée juste pour ça.  Je vais en garder un bien meilleur souvenir.

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Nous sommes surveillés!

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Ce qu’on voulait faire?  Le musée des beaux arts, le musée Magnin ainsi que le musée de la vie bourguignonne.  Avant midi.  Vu que tout ferme à midi.  On s’entend, on a pas réussi pantoute, vu que j’ai jammé devant les pleurants des tombeaux des ducs de Bourgogne et qu’il a presque fallu me tirer par le collet pour me décoller de là.  On trouve la tombe de Philippe le Hardi, seul, et Jean sans peur, avec sa femme.    Et ces pleurants, ces pleurants…  c’est magnifique.   Rien de moins.  Ça valait le coup.

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Il y avait une visite guidée pour les jeunes du secondaire et moi, en parfaite ignorante de la peinture que je suis, j’ai trouvé ça très intéressant.  Ceux qui s’y connaissent un peu trouveraient ça basique mais ça m’a donné envie d’apprendre un peu l’histoire de l’art.  Je pense que je pourrais apprécier les œuvres bien différemment.  Dans ce cas précis, ils parlaient de représentations sur panneaux de la vierge, fin 14e.  La guide était vraiment bonne pour aller les chercher et leur expliquer et les mettre en contexte, ce qui leur permet de mieux comprendre le but visé par ces panneaux, c’est-à-dire leur dire qui prier et leur faire bien reconnaître les personnages.  La vierge en plus grand, le fond doré pour représenter le seigneur, les personnages bien reconnaissables, sans trop de fioritures ou de distracteurs.  En effet, ils n’étaient pas là pour admirer l’art.  Ils étaient là pour prier et sauver leur âme.   On a quitté pendant la période suivante, mais j’aurais continué d’écouter.  Et oui, vous pouvez rire en voyant  quel point je suis ignorante!  Va falloir que je me fasse faire des visites guidées dans les musées, je pense.   Parce que sérieux, le défaut du musée, c’est de manquer d’explications…

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Représentation picturale de la fameuse salle!DSC_1269 DSC_1270

Je ne résiste pas à ce genre de statues!DSC_1277 DSC_1279

Si ma mémoire est bonne, c’est le 15e!
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Ici, on voit déjà plus de perspective…  c’est plus tard!DSC_1285 DSC_1286

C’est ce qu s’appelle un retable travaillé!
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Représentation de la mort… ouais, c’est beau mais pas ragoûtant!

Ensuite, course un peu folle dans Dijon pour voir un autre musée rapido avant la fermeture.  Pas possible pour le musée Magnin alors nous nous sommes rabattus sur le musée de la vie bourguignonne.  En fait, nous avions vu qu’il y avait des boutiques du 18e (ou du 19e… je ne sais plus) recrées et ça nous intéressait.  Bon, on a fait ça vite, hein… je n’ai pas tout lu (et ça, ça me fait un peu mal au cœur).  Le gardien nous suivait pas à pas (because after hours) et p’pa stressait.  Mais on a pu voir ce qu’on voulait du coup, on était contents!

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Recrétaion d’un magasin…  c’est kitsch mais j’adore ce genre de chose… et j’assume!DSC_1311 DSC_1320 DSC_1322 DSC_1303

Petit lunch dans un petit resto qui ne payait pas de mine à Marsennay-la-côte (La table du Rocher, sur la grand route) mais qui était quand même super bon.  En fait, comparativement à chez nous, je trouve tout super bon.   Je vis un orgasme culinaire constant depuis mon arrivée.   J’ai mangé mon énième salade de chèvre chaud avec une excellente daurade… et nous avons partagé des profiteroles.  On est contents que maman ne trippe pas chocolat noir!

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On décide de redescendre vers le sud via la route des grands crus, et d’en profiter pour s’arrêter une ou deux fois.  On commence par le château de Marsannay, tout près de Dijon, qui nous avait été recommandé par Véronique.  C’est un château récent, environ 25 ans, qui a construit ses bâtiments dans un style qui correspond avec la tradition bourguignonne.    Comme maman de boit presque pas de vin, elle la laisse quand même faire la visite avec nous, ce qui est ma foi fort sympathique.

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Au cours de la visite, on nous explique un peu la différence entre les appellations régionales, les appellations village, les premiers crus, issus d’une parcelle en particulier, et les grands crus, qui proviennent de certains climats/parcelles précis.   Moi qui croyait que presque tous les bourgogne étaient rouges… shame on me!!  Les rouges sont faits avec du Pinot noir et les blancs avec du Chardonnay, pour la plupart.

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Nous avons pu voir les caves, la salle de réception et ensuite, faire la dégustation dans la boutique.  Nous avons goûté un rosé, quatre rouges et un blanc, que nous avons acheté d’ailleurs.  Ce genre de dégustation permet vraiment de voir les différences entre les vins et, avec l’aide de l’hôtesse, de goûter un peu mieux.  Entendons-nous, je ne connais rien au vin.  Je sais juste comment le boire!  Du coup, c’était intéressant!  Et bon, pour la petite histoire, maman s’est embarrée dans les toilettes AVANT de boire.  Elle a aussi pris un poteau (et moi un mur, le tout à 10 secondes d’intervalle) avant ses 2 gorgées!  Ceci dit, comme dirait Nathalie, les chiens ne font pas des chats!

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Nous avons ensuite roulé jusqu’au village de Meursault, où se trouve le château du même nom, avec ses caves du 16e.    Comme papa conduit, je suis allée faire la visite dégustation seule pendant qu’ils sont allés marcher dans le village.   Cette visite était bien différente de la première.  Le guide a été élevé dans le vin (son grand-père était caviste) et il parle du vin limite avec amour, comparant les années, les crus, et voulant à tout prix nous faire voir les subtiles différences.   Il nous a parlé un peu de l’importance du domaine pour ensuite nous emmener dans les caves.  La plus neuve est du 18e…  Juste se trouver dans ces lieux, c’est particulier.  On nous y parle des fûts, du stockage, de la filtration et de la fabrication du marc.  C’est spécial de voir des bouteilles de 30-35 ans et de constater l’accumulation de poussière, due au climat humide de ces caves.  Nous avons ensuite traversé des caves du 16e (dont une IMMENSE – 50m carrés), des caves du 14e,  creusées par les moines, et même des caves du 12e.  En creusant les passages, des tunnels du 13e ont aussi été découverts.  Disons qu’il ne faut pas être trop grand parce que moi, je dois me plier en deux.  Pour un gars de 6 pieds, je suggère le 4 pattes!

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C’est légèrement poussiéreux, non?DSC_1401 DSC_1411 DSC_1406 DSC_1415 DSC_1418

Finalement la dégustation, qui s’est vue agrémenter de petits suppléments (because fin de journée et guide passionné).  J’ai pu goûter des vins rouges et des vins blancs, dont plusieurs premiers crus.  Et c’est bon!!  Par contre, je ne pense pas pouvoir en racheter au Québec.  Certains se vendent plus de 150$ la bouteille!  Mais bon, on profite, on savoure… et on se dit qu’on a bien de la chance d’être là!  Cette visite est un peu plus chère, mais elle en vaut sérieusement le coup, tant pour le contexte que pour la dégustation.

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Je suis sortie un peu chancelante (et très souriante) et là, les parents ayant été en pâmoison devant leur promenade idyllique, ils voulaient absolument me montrer les collines où poussaient les vignes aux alentours. On a donc pris la voiture et my god… c’est vrai que c’est superbement beau.  Vous voyez, pour moi, c’est l’image que je me faisais de la France il y a quelques années.  Des villages, des pierres, des vignes… bref, j’ai adoré.  Une dame nous a aussi dirigés pour aller voir un St-Christophe, où nous avons une très belle vue sur la région.  C’est vrai que c’est beau, mais ce que j’ai préféré, c’était me balader dans les petites routes en terre, entourés par les vignes.  Que c’était beau.  Un petit moment hors du temps.

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On a donc mis le cap sur Lyon où nous allons dormir deux nuits.  À l’heure qu’il est, j’écoute le charmant concert des jeunes-qui-beuglent-dehors… on va espérer qu’ils se calment un peu car question insonorisation, c’est pas encore ça!  Par contre, le réseau fonctionne à peu près, ce qui fait une nette différence avec hier.  Bon, pour trouver l’hôtel, on a abouti dans un parking (et on a dû payer pour ressortir), mais en gros, on y est arrivés.  Une salade dans une brasserie pour manger et demain, go go go parce que j’ai acheté la passe Lyon et que j’ai bien l’intention de rentrer dans mon argent!

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A bientôt!

Juin 12 2016

Photo du profil de Karine:)

Mon tour de France – 35 – Moutarde et boudin

DSC_0862 - CopieVous savez, il y a des jours où on est plus bougon?  Où on fait du boudin, comme on dit chez nous? Ben aujourd’hui, c’était l’une de ces journées.  C’est mardi, je m’étais levée du mauvais pied, il fait froid, il pleut de temps en temps et on est à Dijon.  Pourtant, on a dormi dans un hôtel très bien, en pleine ville (le Jacquemart), situé dans un vieil immeuble du 17e, rue Verrerie (les noms de rues, à Dijon, c’est limite poétique)  C’était mignon, confo et tout.  J’aime être dans des vieux édifices.

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(Petit aparté pour parler du Jacquemart, parce que je trouve ça drôle.  Le Jacquemart est un petit paysan automate qui frappait l’angélus dans les champs.  Ayant trouvé son célibat on peu lourd, on lui attribue une femme automate, Jacqueline, puis deux enfants, Jacquelinot et Jacquelinette, qui sonnent les quart d’heures… mignon, non!)

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En fait, tout allait bien jusqu’à ce qu’on arrive à l’office de tourisme et qu’on nous dise qu’on est mardi et que donc, tout est fermé.  Dans ma tête, il y a la moitié des musées fermés le mardi et l’autre moitié le lundi… mais en fait, c’est une histoire de musées nationaux et de musées de la ville… et à Dijon, il n’y a que des musées de la ville.  Comme je voulais ab-so-lu-ment voir les tombeaux des ducs de Bourgogne, je suis grrrr.   Mais vraiment.   Bon, on positive, on attrape le parcours de la chouette (qu’on suit à l’envers, pour ne pas que le petit monstre mange le vœu que nous ferons à la chouette… merci Noémie… j’aurais été trop déçue sinon!) et on se dit qu’on va se rabattre sur les églises et les restos.  Sauf qu’on a prévu de partir vers 14h… et TOUT est fermé entre midi et deux.   Tout.  Boutiques, églises… et comme c’est mardi, plein de restos sont fermés le midi.  C’est un peu déprimant, j’avoue.  Pour une Nord-Américaine, c’est incompréhensible, surtout…  nous qui profitons de nos heures du midi (une heure, pas deux) pour faire nos courses!!

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Dijon a connu la richesse surtout au règne des grands ducs de Bourgogne, au 14e et 15e siècle.  Philippe le Hardi, Jean sans peur, Philippe le Bon, Charles le téméraire…  Tous des noms bien connus.  Autour du palais des ducs, les riches se font construire de magnifiques demeures.  On voit encore très bien la tour de Philippe le Bon, en plein milieu.

 

On commence donc rue des Forges, o nous pouvons admirer des hôtels particuliers datant du 13e au 16e siècle.  On apprend ce qu’est un « chou bourguignon » (et non, ça ne se mange pas) mais nous ne pouvons entrer nulle part pour voir les cours, comme on nous le suggère.

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Aux halles, il y a le marché.  En fait, il y a le marché partout.  Les gens sont cool, nous offrent de goûter, et nous craquons pour des nonnettes et des pâtisseries.   Un pain d’épice avec une ganache a conquis mon cœur, mais il n’y avait que des très grands formats.  Pour les Français, les marchés, c’est normal.  Mais pour nous, pas du tout.  C’est une expérience à chaque fois.  Jamais on ne verrait des poissons sur glace à l’extérieur au Saguenay!!  Et entendre un mec dire « elle est belle, ma raie »… je ne m’habitue pas!

 

Les halles en soi datent fin 19e et la structure métallique a un charme particulier.   Je me dis que les halles centrales, ça devait ressembler à ça, dans le temps… mais en x10!!  Sur la Place Grangier, nous pouvons voir ce qu’un même architecte peut faire dans des contextes différents.  Entre la poste et l’hôtel art nouveau, avec des pagodes à la place des toits, il y a une jolie différence, n’est-ce pas!!

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On passe ensuite devant l’église Notre-Dame (fermée, of course, à notre arrivée) est très particulière.  Sa façade est ornée d’un paquet de fausses gargouilles (en ce sens qu’elles ne servent à rien du tout, sinon à faire joli) qui donnent un point de vue super spécial quand on est en-dessous.   Elles ont été refaites au 19e car on a détruit les originales du 13e car l’une d’entre elles aurait écrapouti un usurier venu pour se marier dans l’église.  Ses confrères auraient obtenu leur démolition.    Devant il y a aussi un diable aux yeux ehorbités et le symbole du Christ triomphant, l’orient.

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J’ai bien cherché la statue de Notre-Dame du bon espoir, appelée à tort Vierge Noire mais elle était en restauration… du coup, on a vu une copie.  Elle a une toute petite bouche pour souligner l’intériorité de la parole, qui parle de cœur à cœur, selon le guide.

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Tout près, la maison Millière, maison du 15e, avec un look encore très 15e justement.  Elle est magnifique, avec son chat sur le toit (qui date de beaucoup plus tard).  Paraît-il que la maison a servi de décor à Cyrano (oui, encore lui.. il faut vraiment que je revoie le film… Fab prends ça en note).

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Juste à côté, la moutarderie Falot qui, selon les guides, est la seule fabriquée encore à Dijon.  En tout cas, il était en train d’en faire pendant notre visite!   Dedans, il y a des distributeurs à moutarde, des étalages de moutarde… bref, juste de la moutarde!  J’ai fait ma bonne touriste et j’ai fait des dégustations de moutarde, of course.  So prévisible, comme dit Phil!!

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La moutarde qui est faite à Dion même… la seule, selon eux!DSC_1026 DSC_1020

La « machine à moutarde »!DSC_1019 DSC_1032

Distributeur de moutarde!

Puis, bien entendu, on va saluer la chouette pour faire un vœu.    J’ai l’air full sérieuse sur la photo!  Il faut la caresser avec la main du cœur et les dijonnais étaient dans tous leurs états quand on l’a brisée en 2001.  Depuis, surveillance permanente!  Ou presque!

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On repasse par la rue Verrerie (sans le « de la »… ça fait weird), où on a dormi, quartier des antiquaires et très médiévale.  Encore une fois, petit voyage dans le temps gratis!  Arcades, encorbellements, colombages… il y en a partout!  Les photos qui suivent ne sont pas toutes de cette rue… j’ai regroupé toutes mes photos de colombages… ça fait pas mal!

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Puis, c’est le square d’Arcy (nom prédestiné… je le jure), premier jardin public de la ville, situé tout près de l’arc de Triomphe qui se trouvait avant dans les remparts.

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(Un bébé autobus!!)

Plus loin, au centre, le square des ducs, tout près du palais des ducs et aussi le petit jardin aménagé pour Marguerite de Flandres, épouse de Philippe le bon dont on voit la statue.   On se rapproche le plus possible des fameux tombeaux que nous ne verrons pas (because mardi) en passant dans l’hôtel de ville, tout près de la tour pour arriver place de la libération, une très belle place royale, très vaste.  Paraît-il qu’il y avait là une statue de Louis XIV mais qu’elle a été fondue à la révolution. DSC_0971

Je n’ai aucune photo DROITE de cette place… je ne comprends pas pourquoi, en plus!DSC_0968 DSC_0979

La tour de PhilippeDSC_0982 DSC_0990 DSC_0992

Ensuite, on finit un peu au pas de course car on veut aller à Beaune avant la fermeture, en passant devant la cathédrale (fermée…) et les augustines, qui abritent le musée d’art sacré (fermé aussi).    « Fermé » aura été le mot clé de cette journée dijonnaise!

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(J’adore ce meuble… j’en veux un pareil!)

Après avoir mangé au « Petit roi de la lune » un super bon filet de porc (on pensait que c’était du bœuf après avoir lu la carte… mais c’était délicieux quand même et acheté du pain d’épices chez Mulot et Petit Jean, supposément fabriqué selon la méthode artisanale, on avait un peu plus d’entrai pour partir à Beaune et visiter les fameux hospices, qui étaient l’un des incontournables du voyage pour maman et pour moi.   La route était superbe, remplie de vignes.

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L’hôtel-Dieu de Beaune a été fondé en 1443 (en vue du salut de son âme) par Nicolas Rolin, chancelier de Philippe le Bon, pour que les « pôvres » puissent avoir des soins de qualité et ce gratuitement.  Il est le symbole de la Bourgogne, avec ses larges toits polychromes et son impressionnante cour autour de laquelle se trouvent les bâtiments.   Rolin a épousé Guigone de Salins, de 27 ans sa cadette, sa troisième épouse et sa « seule étoile », comme en témoignent la devise inscrite dans les carreaux et les vitraux (N et G avec une branche d’olivier).  Dans la visite guidée, ils sont tous les deux très présents.

DSC_1057 DSC_1064 DSC_1067 DSC_1068 DSC_1095 DSC_1098Ce sont les sœurs hospitalières qui s’occupaient des malades, tous installés dans les lits de la grande salle, les uns près des autres.  Il y avait aussi possibilité de fermer les rideaux pour que les soins soient plus privés.   La salle des pôvres est magnifique, avec son toit de bois orné d’une frise de feuillages, d’engoulants ainsi que de têtes d’hommes et de bêtes.  Bien entendu, il y a une chapelle aux alentours!

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Vue sur le plancher…DSC_1082 DSC_1089 DSC_1090

(Les armes, partout)DSC_1092 DSC_1094

On visite les cuisines, l’apothicairerie avec ses faïences, dont certaines très anciennes, ainsi qu’une expo de coffres en bois.  Les tapisseries (dont celle de l’enfant prodigue) sont superbes et le polyptique du jugement dernier vaut la peine d’être vu.

DSC_1108 DSC_1113 DSC_1117 DSC_1118 DSC_1121 C’était dans la cuisine et ça servait à bouger quelque chose… mais je ne sais plus quoi.  Les soeurs avaient un ami!!DSC_1124 DSC_1128 DSC_1131 DSC_1132

(Mortier, pour piler les médicaments)

L’hospice était destiné aux pauvres mais, of course, les riches ont voulu y aller.  Ben eux, ils devaient payer.  Les hospices (nommés ainsi seulement après la révolution) ont également du vin et des vignobles qui leur servent de revenu.  C’est qu’elles ne sont pas données, ces bouteilles!

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Coffre très ouvragé de l’expoDSC_1144

Autre petit coffre, à quatre côtés bien différents, qui représentaient des scènes païennes et pas chrétiennes, ce qui était une innovation pour l’époque. DSC_1147 DSC_1149

Ouvert…
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Fermé!!DSC_1150 DSC_1151 DSC_1153 DSC_1162

Fauteuil roulant ancêtre… on ne s’en ennuiera pas hein!

 

Ensuite, on veut aller voir les tapisseries de la vie de la vierge à l’abbatiale Notre-Dame… l’une des dernières églises romanes, mais l’expo était fermée… nous avons dû regarder par les grilles!

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Photo pouiche… mais la statue est belle et je veux m’en souvenir!DSC_1176 DSC_1177 DSC_1179 DSC_1181 DSC_1183 DSC_1184 DSC_1188

Beaune est une très belle ville.  En fait, elle me semble plus jolie que Dijon, mais c’est probablement parce que j’étais fru contre Dijon, ce matin!! On fait une balade dans la vieille ville en admirant les bâtiments anciens et les remparts du 17e.  Bon, nous ne voyons pas beaucoup la ville mais il y a des tours datant du 15e.  Et moi quand c’est vieux, ça me plaît!

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Après un souper au resto « Le carnot » (où on se régale, rien de moins… délicieux burgers à la moutarde de Dijon), on va à l’hôtel, qui est super beau, un bel appart et tout, avec piscine… SANS WIFI!  Tout le monde bougonne.  Sans Wi-Fi, la vie est finie, le soir, quand on doit réserver des hôtels pour le lendemain, n’est-ce pas!!!

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Mais rassurez-vous, ça s’est arrangé!  Et là, je suis de full bonne humeur!

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(Les trois dernières photos sont la vue de notre chambre… celle où le Wi-Fi ne fonctionnait f… pas!)

A bientôt!

Juin 07 2016

Photo du profil de Karine:)

Mon tour de France – 34 – Vézelay et Fontenay (ça rime!)

DSC_0583Tiens… un billet que j’avais oublié d’écrire!  Ça risque, du coup, d’être un peu moins précis… désolée!   Une chance, maman est à jour dans ses recherches… je m’en sers comme aide-mémoire!

DSC_0581 DSC_0416 - Copie

À Vézelay, il y a des marcheurs.  En effet, c’est une étape de Compostelle et ils discutent entre eux des différentes routes à suivre et des prochaines étapes.  Je ne détesterais pas en faire un bout, juste pour les petites routes cute.   Bon, ça ne me changerait pas du tout au tout, aucun doute là-dessus… mais ça doit être joli, tout ça!  Vézelay est une étape importante.. et c’est vraiment joli comme ville, toute en hauteur, sur une crête, avec l’église au sommet.

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En montant, nous arrêtons à la maison du voyageur pour un petit cours pré-visite de la cathédrale.  C’est fermé mais le monsieur est gentil et nous fait faire la visite quand même.  C’est surtout intéressant car aujourd’hui, l’ensoleillement est… limité et comme Vézelay est bâtie selon la lumière, nous ne verrons pas toute sa splendeur.  On a donc un cours sur la symbolique des chapiteaux historiés (mon dada) et du jeu de lumières présent dans la cathédrale.  Partout dans celle-ci, nous retrouvons la spirale, symbole de vie.

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(chapiteau remoulé, pour bien nous expliquer)

On nous explique aussi que la cathédrale de La Madeleine est bâtie selon le corps humain.  Avant l’autel était à la place du cœur mais avec le temps, il a été déplacé dans la « tête » de l’église.  Ensuite, selon la course du soleil, il y a un chemin de lumière par terre ou encore, les chapiteaux sont éclairés.

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(la partie romane)

À la Madeleine, c’est Marie-Madeleine qui est vénérée.  Pourquoi?  Plusieurs hypothèses mais la principale est celle que Marie-Madeleine était une personne connue des romains, qui étaient tout autour.  Il s’agissait d’éviter les conflits.   Elle a été le premier témoin de la résurrection et était une femme riche, une courtisane, qui avait tout abandonné pour suivre le Christ.  Elle est la figure même de la pécheresse repentie.

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(Le tympan principal, avec le Christ en haut et en bas, St-Jean-Baptiste)DSC_0618 DSC_0620

Quand on visite l’église, on nous conseille d’entrer à gauche par le déambulatoire, comme les pèlerins, et d’admirer l’église romane, construite au début du 12e.  Là, on se tourne vers l’entrée et on ferme les yeux, pour bien s’imprégner de l’atmosphère romane… on se tourne et on les rouvre pour contempler un chœur gothique primitif incroyable, datant de la fin 12e tout illuminé.    Quelle différence, malgré le fait que la lumière ne soit pas au top.   Une très belle cathédrale, avec une signification particulière.

DSC_0607 DSC_0608 Les fameuses spirales!DSC_0614DSC_0615 DSC_0621 DSC_0629 DSC_0631 DSC_0633

C’Est fou, quand même, l’habileté de ces bâtisseurs, qui faisaient tout à la main et calculaient avec leur « pige », en palme, en paume, en empan et en coudée.   Pour eux, c’était l’alliance de soi-même, du cosmos, de la construction et du divin.

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Le village est très beau, en pente, avec une vue magnifique sur les sentiers de compostelle et les villages aux alentours.   Les ruelles sont étroites, jolies et pittoresques.  Bref, on adore.  On salue la maison où est mort Romain Rolland, on achète du vin local et des gougères au fromage.   On s’ennuie du soleil, mais c’est joli tout de même!

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Petite escale ensuite à Noyers-sur-Serein, village décor de cinéma avec ses enchevêtrements de ruelles, de petites places, le tout sur le bord de l’eau.  J’aime les petites rues, c’est bien connu!

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Puis on se dirige vers l’abbaye de Fontenay.  L’appel du cloître, voyez-vous!  Nous avons une visite guidée (malgré la pluie) dans cette abbaye cistercienne du 12e, fondée par Saint-Bernard, très bien conservée.  En effet, on y voit l’église, les dépendances ainsi que l’ancienne papeterie qui permit la sauvegarde du site à la révolution.    A son apogée, plus de 200 moines y vivaient, mais comme partout, quand vint le règne des abbés commendataires, ce fut plus difficile de garder la vie monastique faite de travail et de prière.

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Dans l’église, du 12e, une grande sobriété voulue.  Aucun ornement superflu, seulement des feuilles d’eau, pour ne pas distraire le moine de la prière.   On y voit aussi la statue Notre-Dame-de Fontenay, typiquement bourguignonne, avec son sourire, rare dans les représentations de la vierge, vu qu’elle connaît le destin de son fils.  Il y a aussi deux gisants avec des petits moines qui prient autour.

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Dans le dortoir, on voit encore la toiture magnifique en chêne.  Pour mon grand malheur, on parle des offices… et des matines.  Devinez ce que je chante tout au long de la balade (et bien après).  Ou, je sais, plaignez-moi!

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Dans la salle des moines, où les moines copistes travaillaient, on voit bien les deux encavements où on plaçait l’encre pour ne pas qu’elle gèle l’hiver.  Dans cette abbaye, le chauffage est plus central que dans l’autre visitée avant.  C’est plus clair que les copistes pouvaient avoir un peu de chaleur!

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Et là, ô bonheur, on voit, au fond du jardin, une scène qui nous dit quelque chose… tiens… serait-ce???  Oui!!  L’endroit où la scène finale de Cyrano a été tournée!  J’adore ce film avec Depardieu et cette scène en particulier.  C’était limite émouvant!   J’ai récité la finale de Cyrano le reste de la journée.  Avec acting et grands gestes en prime, of course ! Sinon ce ne serait pas drôle!  Ah, ce panache!

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On repart ensuite vers Dijon, où on dort près du centre.  Moi, je n’en peux plus et je laisse les parents sortir acheter des pizzas.   J’ai rêvé de la tirade du nez, ensuite… silly me!!

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(Lhôtel)DSC_0835

(Fallait bien refroidir le vin!!!)

A bientôt!

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