Mai 25 2017

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Sauveur & fils – Saison 1 – Marie-Aude Murail

Quelle adorable série!  Ou plutôt quel adorable début de série!  Cette lecture a été un vrai plaisir et j’ai drôlement bien fait d’écouter les conseils de Jules et de Valérie, chez Gallimard jeunesse/école des loisirs au Québec.  La première me l’a vanté à n’en plus finir et la deuxième a abondé dans son sens… tout en me le mettant dans les mains!

 

Avec Marie-Aude Murail, je ne me suis jamais trompée.  Je trouve qu’elle a un talent particulier pour créer des personnages et une histoire qui sont émouvants tout en maîtrisant parfaitement sa narration.   J’ai rarement vu un auteur pouvoir faire passer des messages sans jamais en faire trop, sans jamais tomber dans un ton donneur de leçons.  Et c’est encore le cas ici, même si son personnage principal est psychologue et qu’il essaie d’appliquer ses principes dans la vraie vie aussi.  Il n’est pas parfait, se lasse à l’occasion, fait des erreurs, et ça m’a plu.  Ceci dit, je ne suis pas psy hein… je ne peux pas dire si ses séances sont ok ou pas.  Mais j’ai embarqué!

 

Rencontrons donc Sauveur Saint-Yves, 39 ans, psychologue à Orléans.  Il est d’origine martiniquaise et élève seul son fils dont la mère est décédée il y a plusieurs années.   Dans son bureau défilent une panoplie de personnages en détresse, qu’il tente d’aider de son mieux.  On y verra donc une ado qui se scarifie, une dame en pleine paranoïa et un enfant enurésique.  Ces clients constituent le feuilleton quotidien de Lazare, son fils de 8 ans, qui a trouvé un moyen d’écouter à l’insu de son père.  Ce gamin est adorable, même s’il a souvent sa façon bien à lui de comprendre les choses!  On s’attache à ces deux-là, ainsi qu’à tout le petit monde qui gravite autour d’eux.  On fait face au racisme bête et méchant mais aussi à une recherche d’origines.  Cordonnier souvent mal chaussé!

 

Bref, j’ai adoré.  Des hamsters aux invraisemblances (parce qu’il y en a). Preuve que, parfois, ça peut super bien passer quand c’est bien amené, avec tendresse et humour!  Le bilan?  Il me faut la suite!  Vite!

 

On en parle aussi chez Canel, Enna, Aproposdelivres,  Stephie et Jules

Mai 24 2017

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California Dreamin’ – Penelope Bagieu

Sans la blogo, je ne sais pas si j’aurais été tentée par cette BD de Pénélope Bagieu.  Une BD girly, je veux bien, mais une BD girly aussi énorme?  J’avais peur.  Et, en lisant les billets, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que ce n’était pas une « histoire de filles » mais l’Histoire d’une fille, Ellen Cohen, fille d’épiciers juifs de Baltimore, plus connue sous le nom de Mama Cass, chanteuse du groupe The Mamas and the Papas.

 

Oui, je sais.  Maintenant, vous allez chanter « All the leaves are brown… and the sky is grey… »  Ne me remerciez pas!

 

Le trait de Pénélope Bagieu est toujours reconnaissable mais il est ici un peu plus flou (normal, pour représenter un bout des années 60, direz-vous) et surtout, au plomb (du moins, il me semble… ouais, je suis une pro, ça se voit tout de suite).   J’aime qu’on puisse voir les traits de crayon, en fait.  Ça m’a vraiment plu… après un petit moment d’adaptation.

 

Pour moi, cette biographie illustrée est une vraie réussite.  On choisit de nous faire rencontrer la chanteuse hors-norme et passionée par le biais de différentes personnes qui ont traversé sa vie de son enfance à 1965, année du grand succès de California Dreamin’.  Certains l’aimaient, d’autres moins, elle en énervait d’autres, mais ne laissait personna indifférent.   On dresse ainsi le portrait d’une femme courageuse, d’apparence forte, mais pleine de fêlures, notamment les relations ambiguës qu’elle entretient avec les autres membres du groupe.   Sous sa bonne humeur semble se cacher une grande tristesse et la fin de la BD est terriblement poignante… j’en ai eu les larmes aux yeux.

 

Une plongée dans l’amérique des années 40 à 60 et une belle rencontre avec une femme qui semble avoir un besoin d’amour aussi grand que son talent.  Une femme morte trop tôt, à 32 ans, d’une crise cardiaque.

 

C’était ma BD de la semaine et une excellente!  C’est chez Mo, cette semaine!

Mai 23 2017

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La fée sorcière – Brigitte Minne / Carll Cneut

Quand on m’a proposé cet album, dans sa version collector, je n’ai pu résister à toutes ces fleurs sur la couverture, et à tout ce rose.  Ouais, au grand désespoir d’Isil, je suis et resterai toujours une fan du rose.

 

C’est donc l’histoire d’une petite fée appelée Marine, qui vit dans un château doré avec toutes les fées.  Mais voilà, Marine trouve les fées terriblement plates et ennuyeuse.  Elle, elle voudrait patiner, faire du bateau… bref, elle voudrait être une sorcière!  Ce qui ne va pas faire plaisir à sa maman.  Elle fait ni une ni deux… et pars chez les « vilaines » sorcières.

 

C’est une belle histoire sur les stéréotypes et sur la possiblité d’y échapper, d’être soi-même si on ne correspond à aucun d’eux. Le vocabulaire est riche, imagé, avec des mots et des expressions que nous n’entendons pas tous les jours.  On a aussi une situation initiale où le personnage principal est malheureux et décide de faire quelque chose pour changer sa vie… ce qui a des répercussions.  On peut donc l’utiliser de cette façon, ce qui est fort chouette.

 

Pourquoi pas un coup de coeur, donc?  Les mondes magiques, l’identité… c’est pour moi non?  Raison super simple, les personnages ont un peu fait peur aux enfants et ne les ont pas du tout attirés.  En fait, les fonds fleuris, les fonds de forêt et même la structure des pages, avec tout plein de fées ou de sorcières… tout ça est génial.  Mais j’ai du  mal avec les visages que je trouve inexpressifs.   Certes, ils jouent avec les stéréotypes, mais ça m’a empêchée d’être pleinement enchantée par les illustrations…

 

Merci L’école des loisirs!

Mai 22 2017

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Une bibliothèque qui a besoin d’amour! Bookshelf Tour!

 

Il y a quelques jours, j’ai montré l’état de ma pièce bibliothèque sur les réseaux sociaux.  En fait, j’ai commencé à ranger… et j’ai dû cesser en plein milieu, désespérée devant l’ampleur de la tâche.   C’est que l’ordre alpha ne convient visiblement plus du tout… et qu’il me faudrait une mezzanine, je pense.  Bref, passons.

 

On m’a alors – à plusieurs reprises – fait une demande étrange.  Un « Bookshelf tour », version bibliothèque bordélique.  Heu… j’ai 4000 livres chez moi.  Je vais pas vous les montrer un par un!  Mais bon, un tour rapide, pourquoi pas.  C’est donc téléphone à la main que je vous montre ce que contient ma pile et ma biblio jeunesse.  C’était interminable alors il y aura une partie deux.  Si je me décide à la monter!

 

Voyez-vous des trucs incontournable dans ma pile? (Pour plus de détails… la voici sur Goodreads!)

Have fun… et défense de rire!  Sinon vous serez obligés de venir classer avec moi!

Mai 22 2017

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Pourquoi pars-tu, Alice? – Nathalie Roy

Je viens de finir ce roman et ça fait une demi-heure que je harcèle Fabienne/ex-Fashion avec mes ressentis divers et variés.  D’abord parce que j’ai sacré une partie de ma lecture, et ensuite parce que je suis super déçue de ne pas complètement adhérer à un roman de Nathalie Roy.  En fait, non.  À ne pas adhérer à la plume de Nathalie Roy dans un de ses romans.  Parce que c’est une histoire qui me plaît, à la base.  Une histoire qui sonne vrai, avec de réels enjeux, un peu de folie mais aussi beaucoup de remises en question.  Une histoire qui va résonner chez beaucoup de femmes.  Ça, je dis ça après.   Parce que si j’ai beaucoup aimé le fonds, entre la forme et moi, ça n’a pas du tout passé.  Et j’en suis toute tristounette.

 

Alice a 43 ans.  Elle est prof, est mariée depuis 25 ans, a deux enfants et une vie bourgeoise bien rangée.   Elle se fait une fête de partie en Italie avec Martin, son chum (oups, non, son conjoint… désolée) mais quelques semaines avant, il lui annonce qu’il annule car il doit travailler.  Et là, Alice va part pour chercher un truc à l’épicerie, sur la mobilette de sa fille… et ne revient pas.  Du moins, pas tout de suite.

 

Nous allons donc la suivre dans son périple de 5 semaines autour de la Gaspésie, où elle va tenter de faire le point et de se poser toutes les questions existentielles (genre qui suis-je, où vis-je, où vais-je… et non, la réponse n’est pas 42… 43 peut-être! Désolée, je m’égare).  Elle, qui a toujours fait passer les désirs de sa famille avant les siens, qui se sent coupable dès qu’elle pense à elle,  se retrouve alors face à elle-même, ce qui va remettre en question beaucoup de certitudes.   Elle va vivre beaucoup de choses, remettre ses priorités en place et faire des choix d’adulte, qui se tiennent et qui sont très cohérents, en fait.  On assiste à une réelle évolution du personnage, on a droit à quelques fous rires (la première séance de méditation… oh boy!), le tout sur fond des paysages de la Gaspésie, un trip « de dernière minute » que j’ai fait il ya plusieurs années.

 

Après toutes ces louanges, pourquoi ai-je bougonné, alors?

Ben voilà.  J’ai trouvé tout trop appuyé pour que le lecteur voit bien l’évolution, quitte à rendre le personnage très désagréable pour moi, du moins au début du roman.  Certes, je SAIS pourquoi c’est fait, mais on en aurait mis trois couches de moins et j’aurais bien compris quand même.  Et bon, les personnages du type « mais de quel droit tu questionnes ma vie » et qui portent beaucoup de jugements, c’est un peu mon pet peeve personnel et ça m’appartient.  Ceci dit, j’aime beaucoup l’explicite et le non-dit dans les romans.  Ceci explique peut-être cela.   Du coup, j’ai trouvé le propos appuyé et ça m’a énervée.  Il faut dire que ça avait mal commencé pour la miss « je repère toute les répétitions et je ne peux pas m’empêcher de les compter » avec la surutilisation du  mot « conjoint ».   Encore une fois, je comprends le comment du pourquoi… mais ça m’énerve.  La plume était moins fluide que de coutume chez l’auteur, plus empesée et pour moi ça manquait de naturel.  Bref, voilà.

 

C’est une bonne histoire, qui va parler à énormément de gens, j’ai beaucoup aimé la fin (sauf un petit bout, que j’ai trouvé traité trop rapidement) et le contexte… mais l’écriture n’a pas plu.  Et j’en suis la première déçue.

 

Allez, faites-vous votre propre avis!

Livresquement boulimique a, pour sa part, adoré et CatCritick est mitigée, mais pour des raisons totalement différentes!

Mai 21 2017

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Je suis là, je suis là – Marie-Francine Hébert / Mathilde Cinq-Mars

La collection Motif(s), de chez Druide, en est une que j’aime tout particulièrement.  Elle nous offre des albums de genre différents, tous un peu particuliers, d’une grande qualité en tant qu’objets-livres.   Celui-ci ne fait pas exception.  Il parle de famille, d’amour et d’affection, le tout sur un fond graphique magnifique, plein de fleurs malgré le contexte pas toujours facile.

 

Tous les soirs, notre petit héros attend que sa maman, qui travaille tard, revienne à la maison pour le border et lui dire qu’elle est là.  C’est un petit garçon heureux, gardé par une grand-mère pleine de magie, qui réussit à inventer de belles histoires avec très peu de choses.   Papa, lui, revient le matin les réveiller après sa nuit au boulot.

 

Un soir, maman ne vient pas tout de suite.  Notre petit coco, inquiet, réalise que sa maman doit avoir un gros rhume parce qu’elle doit se moucher. Ou alors un gros souci qui nécessite des bisous.   Bien entendu, notre petit coco ne va pas tout comprendre… mais il va être cute, cute, cute!

 

Un très bel album sur l’amour, sur la parentalité et son évolution dans le temps.  Un joli exemple d’amour et de soutien familial, chacun à sa façcon, même quand le contexte n’est pas facile.  Le dessin, tout en pastels et en douceur, se marie à merveille avec le thème… et j’ai adoré!

 

Merci Druide!

Mai 20 2017

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Les méchants – tomes 1-2 – Aaron Blabey

À mon grand désespoir, mes neveux de 7 et 9 ans n’adoooorent pas « lire tout seuls ».  Je suis donc constamment à la recherche de petits romans drôles qui pourraient les accrocher sans trop leur faire peur.  Lors du salon du livre de Montréal, j’en avais discuté avec Chantale, de chez Scholastic, qui m’avait proposé quelques petites séries qui pourraient les intéresser, donc celle-ci, le Méchants.  Et c’était une très bonne suggestion parce que Mister Seven Years Old l’a lu d’une traite, pendant un aller Saguenay-Québec!

 

C’est donc l’histoire du méchant loup, d’un gros méchant requin, d’un piranha aux grandes dents et d’un serpent qui fait peur.   Mais ils en ont assez d’être perçus comme méchants parce que bon, ils sont GENTILS!  Du moins, ils essaient.  Des fois.  Ils tentent donc de faire des « bonnes actions ».   Libérer de chiens, ou des poules.   À leur manière.

 

Il y a parfois des éléments James-Bondesques et les situations deviennent rapidement hilarantes.  Vous savez, le genre d’humour qui plaît aux enfants?  Bon, comme je suis super bébé, ça me fait rire aussi hein.   D’un autre côté, ça permet de parler des apaprences, des intentions versus le résultat… et ça, ça me plaît toujours.  Ça parle aussi de coopération.   Même si les enfants s’en fichent un peu… et qu’ils trouvent ça juste drôle!  Les déguisements du requin-qui-a-peur-des-araignées sont tellement du grand n’importe quoi que j’ai éclaté de rire toute seule dans mon salon.

 

Pour les cocos-qui-ne-trippent-pas-sur-la-lecture… je conseille!

Mai 19 2017

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Caraval – Stephanie Garber

On a tellement parlé de ce roman que je me suis dit que je ferais mieux de le lire avant que tout le monde ait fini de me le raconter!  Je vous en dirai assez peu.  L’histoire est celle de deux soeurs : Scarlet et Donatella.  Toute sa vie, Scarlet a voulu participer à Caraval, un événement très particulier, entre cirque et chasse aux trésors.  Quand on voit comment elles vivent, on comprend pourquoi c’est si important pour elles, cette évasion, cette porte de sortie, quoique temporaire.   Puis, un jour, alors qu’elle va se marier à un homme choisi par son père, qui considère les deux soeurs comme leur propriété et qui utilise leur lien pour les punir, elle reçoit une lettre.  Elles sont choisies.  Elles peuvent aller à Caraval.

 

La relation entre les deux soeurs est ce que j’ai préféré dans le roman.  Elles tiennent l’une à l’autre mais Scarlet tient à protéger sa soeur, très différente d’elle, plus aventureuse.   A Caraval, on ne sait pas toujours ce qui est vrai et ce qui ne l’est pas et leur vision de la chose est très différente aussi.   L’atmosphère est bien rendue, j’ai beaucoup aimé ce monde un peu magique, qui met les gens face à eux-mêmes d’une façon très particulière.  Du coup, le personnage de Scarlet doit grandir, doit apprendre à devenir le personnage central de sa propre vie, ce qui est fort intéressant.  La ligne entre la réalité et le rêve est fort mince dans ce roman.

 

Autre point positif?  J’ai bien aimé l’écriture, fluide et simple mais aussi évocatrice.  Comme j’ai des petites tendances à la synesthésie, j’aime bien quand c’est utilisé en littérature.  Bref, il y a du bon.

 

Pourquoi ne suis-je pas à sauter partout et à crier au miracle?  Parce que j’ai moins accroché à l’histoire avec Julian (même si le personnage en soi est fort intéressant), parce que j’ai souvent trouvé Scarlet tellement… naïve et surtout, parce que la chasse aux trésors m’a semblé terriblement artificielle.  On oublie rapidement qu’il y a d’autres joueurs et même s’il se passe beaucoup de choses, c’était vraiment un peu « facile » pour notre personnage principal.  Si on peut se permettre de dire ça.

 

La plupart des personnages ont une vraie histoire, plusieurs d’entre eux sont vraiment intrigants… et même si l’histoire se tient en elle-même, je lirai probablement le tome deux!!  Si vous avez envie d’une atmosphère de rêve, magique… pourquoi pas!

Mai 18 2017

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Tout est magie – Meg McLaren

Oh qu’il est mignon cet album!  Moi qui ai un faible pour les petits lapinous, j’étais conquise d’avance!   Et ça a en effet très bien fonctionné pour moi, qui suis fan des illustrations toutes simples et du joli message qui est véhiculé.

C’est donc l’histoire d’un magicien qui a des assistants-lapins.  Dont LE meilleur assistant, Houdini Bouquin.  Puis, un jour, un terrible accident magique.  Comment la troupe va-t-elle s’en sortir?

Non mais qu’ils sont cute, ces lapins!  Le comble de la mignonattitude (oui, pour des lapins, j’ai le droit d’inventer des mots).  Les enfants adorent les trouver, les décrire, voir les petits détails dont l’album foisonne.  Et bon, la magie, c’est un thème très agréable à exploiter avec les cocos.

En orthophonie, je l’utilise parce qu’il a un vrai schéma narratif.  Tout va bien, il y a un problème, on essaie beaucoup de trucs… mais est-ce que tout le monde est heureux dans les solutions trouvées?  Ça permet d’exploiter les différents points de vue (le magicien versus le lapin Houdini).  Bref, pour ça, c’est vraiment chouette.

En plus, comme il y a plein de lapins qui font toutes sortes de choses, c’est super pour faire décrire à l’aide de phrases simples (avec presque toujours le même sujet… et comme j’ai plein de cocos qui ont le /l/ à travailler ces temps-ci… ça adonne bien).   J’ai aussi tenté de travailler le « qui » (qui mange une carotte?  qui a un chapeau noir?) mais bon, la réponse est toujours « le lapin » alors c’était pas super efficace… même s’ils pointaient le bon!

Une très belle album, à consommer sans modération!

Mai 17 2017

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Hiver nucléaire – tomes 1/2 – Cab

Si ça n’avait pas été de la sélection du prix Bédélys, je ne crois pas que je me serais tournée vers cette BD, et ça aurait été dommage.  D’abord, à ma biblio, il était classé en jeunesse et je dois avouer que la graphisme, très coloré, avec un petit côté manga, n’est pas ce vers quoi je me dirige d’emblée en BD adulte (parce que c’est drôle, certes, mais bon… pas si « jeunesse » selon moi).

 

Nous sommes donc à Montréal.  La centrale nucléaire Gentilly 3 à Pointe-aux-Trembles a explosé 72 mois plus tôt, ce qui a causé un hiver nucléaire.  Ils neige depuis des années.  Plusieurs quartiers de Montréal sont enterrés, les gens de Montréal sont devenus… particuliers et Flavie travaille dans le transport de colis.  Bon, ça peut être n’importe quoi comme colis.  Du loyer à la commande de chinois.    La jeune femme est mode survie et ne se laisse pas marcher sur les pieds.  Et dans le premier tome, la blonde d’un client semble bien décidé à faire justement ça.

 

Ce que j’ai surtout aimé, dans ces deux BDs, c’est l’univers.  Et finalement, voir Montréal complètement sous la neige, avec seulement les étages supérieurs encore accessibles et les gens qui font quand même la queue chez Schwarts à -1000 degrés, c’est vraiment cool.  Bizarrement, le dessin, pour les paysages, ça passe très très bien et il y a un côté fantasmagorique à la ville de Montréal sous la neige.   J’ai adoré la découverte de ce monde, avec des « mutatés » et des gros gros flocons tout le temps.   L’idée derrière est juste géniale, je trouve, et je lirai volontiers d’autres albums dans cet univers étrangement… réconfortant, malgré tout.

 

Ceci dit, les intrigues sont assez simples.  Il y a certes certains commentaires sous-jacents sur certains hipsters très « cool » mais qui ne foutent pas grand chose, en fait, ou sur les profiteurs en mode « survie », mais ça reste survolé.  Lucky us, il y a le personnage de Flavie, adorable et pas barrée à la fois… dans certains contextes.   J’aurais juste aimé un truc un peu plus emberlificoté, un peu plus fort côté scénario.

 

Ceci dit… je croise les doigts pour un tome 3!

Tous les liens chez Stephie cette semaine!

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