Août 30 2016

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Ma vie parisienne – 111 – Énième visite guidée et tours médiévales

DSC_0162Tiens, il faut chaud.  Quelle surprise!  Il fait même très chaud… mais on ne va pas se plaindre après le printemps qu’on a eu, n’est-ce pas!

 

C’est donc un début de journée italien relax, sur le bord de la piscine, en attendant le repas du midi ainsi que le tour guidé que je veux faire en après-midi.  Fabienne vient de réaliser qu’elle n’avait pas assez apporté de vêtements en Italie et JF veut un sac en cuir.  Du coup, on se dirige vers Lucca tous ensemble, même si personne ne veut vraiment faire la même chose.

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Artiste à l’oeuvre de bon matin!DSC_0083

Autre artiste, mais pas à l’oeuvre!
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Cette saucisse est ma foi bien étrange… Je suis fort perplexe, ce matin!  Visiblement, j’en perds ma robe!

 

Lucky me, je suis à l’heure pour le tour.  Toutefois, il sera plutôt bilingue anglais-italien, même si ce n’est pas ce qui était indiqué au départ.  Je suis comme la seule qui ne parle pas italien dans la gang alors bon, je ne me plains pas trop, hein!  La guide Vittoria, est super intéressante et je réalise que je comprends 70% de ce qui est dit.  Quand elle me demande ça fait combien de temps que je suis des cours d’italien, je ris toute seule… comment dire… je ne veux même pas essayer!  Pas question de me mélanger avec l’espagnol que je me rentre dans la tête de peine et de misère.

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(Le livre pour enfants écrit par notre guide)

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Nous arrivons donc en plein pendant la biennale d’art sur carton.  Tiens, c’était ça les bizarres d’autruches que nous pensions faites avec du scotch tape!   Ils ont choisi ce médium car vu que le brocart de soie n’est plus très lucratif, le papier et le carton ont été très importants pour la ville.  De là le truc.

 

La ville de Lucca date du 2e siècle avant Jésus Christ.  Jules César l’aurait même visitée un peu plus tard.  De la ville romaine, on peut imaginer l’amphithéâtre, sur la place du même nom, ainsi que le forum, situé place San Michele.   À l’intérieur de la plaza del’ anfiteatro, on retrouve d’ailleurs des murs datant de plusieurs époques différentes ainsi que des escaliers, restes et souvenirs des anciens gradins.

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Au début du moyen âge, elle est assiégée et passe entre plusieurs mains mais la ville s’enrichit au 11e siècle avec le commerce de la soie et du broquart.   C’est après la mort de Mathilde de Toscane que la cité devient libre.  Elle le demeurera pendant 5 siècle, n’ayant jamais été sous la coupe des Médicis et de Firenze.  Il y a d’ailleurs beaucoup d’humour et d’ironie quand Vittoria parle de Florence!  Il faut dire qu’à l’Époque médiévale, ça jouait dur entre Pise, Sienne, Lucca et Florence.   Lucca était sur la route de la soie et possédait le secret pour créer du brocart de soie, ce qui a fait la richesse de la ville.

 

En 1533, Les murs médiévaux sont refaits et on commence par la porte est.  Toutefois, elle deviendra le bureau touristique plus tard car les remparts sont déplacés un peu plus loin.  Les ruines par terre sont des  restes des remparts médiévaux.    Les nouveaux remparts sont longs de 4 km, hauts de 8m et larges de 30m.  Pas facile d’entrer.  D’ailleurs, ils n’ont jamais été attaqués.  Sur les remparts, 35 espèces d’arbres différentes.   À l’intérieur, 99 églises.  Bien entendu, on ne les a pas toutes vues!

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En effet, la ville était riche.  Et que font les riches?  Des églises.  Et des tours.  Il faut montrer notre richesse!  Et s’acheter une place au paradis!  Du coup, il y en a partout.  Et comme on ne pouvait pas construire de tours plus hautes que la tour du concile, les Guinigi, une riche famille s’étant auto-proclamée boss de la ville, a fait construire une tour moins haute… mais avec des arbres dessus!  Pourquoi pas!  On peut encore la monter, d’ailleurs.
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Lucca est aussi la ville de Puccini.  5 générations de Puccini ont  habité la ville et le plus célèbre est le dernier d’entre eux.  Il est enterré dans sa villa, près de la mer.  Le musée Puccini est située dans l’appartement du compositeur.

Bon, les prochaines photos sont de l’intérieur d’une église mais je ne sais plus laquelle.  On nous l’a fait visiter pour pouvoir voir Lucca comme à l’époque, car c’est représenté sur un tableau… mais vous m’excuserez, je ne sais plus trop!

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(En fait, c’est celle-là, das la rue principale.  Mais je ne sais plus le nom. )

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Vous voyez, c’est Lucca en bas.

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(Le tableau… celui du détail du début!) DSC_0135

 

Nous passons ensuite par l’église San Michele, installée sur l’ancien forum romain.  Elle date du 8e mais la façade est du 13e.  Avant, il y avait un temple à cet endroit.  L’architecture rappelle un peu celle de la tour de pise, avec ses nombreuses arches.  C’est d’ailleurs typiquement « période romane de Pise » mais celle-ci est bicolore.  On y retrouve des figures animales et végétales, ainsi qu’une certaine influence mauresque.  Les colonnes sont toutes différentes.  Retrouvez-vous le symbole de Starbucks?

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(Non mais elles ne sont pas belles, ces colonnes?!?!?!)DSC_0142 DSC_0145DSC_0144

 

Tout près, la Pietra Santa, où nous trouvons de l’art moderne.

DSC_0146 On nous raconte ensuite la conquête de Pise par Napoléon en 1799.  La ville a été vendue par un traître (je ne suis pas certaine que ce bout soit bien clair dans ma tête… mais bon!) et une place Napoléon existe désormais.  Place qui n’est pas du tout appelée comme ça par le locaux vu que bon, Napoléon… pas vraiment!   Elisa Bonaparte était bien contente de son palais… mais c’était un peu serré… il fallait une place.  Pourquoi pas tout détruire pour en faire une?  Le palais a été laissé en 1815 à Maria Luisa Bourbon, qui a laissé Lucca se joindre à l’empire Itaien.

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Dans les rues, on voit beaucoup de tours, certes, mais pour la bataille, ces tours étaient reliées par des palissades en bois.  On voit encore les pierres pour les installer.

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(Bouffe d’ici.  Et bonne à part de ça.)DSC_0149 DSC_0151 DSC_0153 DSC_0156 DSC_0157 DSC_0160

En passant près de l’église byzantine, on nous raconte la légende de Ste Zita, donc le corps a été momifié naturellement, probablement en raison d’une pollution par le plomb.  La façade est du 13e mais l’église serait du 6e.  L’intérieur est rempli d’œuvres d’arts du 10e au 20e siècle.

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Place de l’amphithéâtre, la guide nous fait remarquer les arches ainsi que les escaliers de pierre dans les maiaons.  Sur le mur extérieur, on peut voit le marbre blanc de l’époque romaine, les pierres des 6-8e siècles, les briques épaisses du 15e, le plâtre du 19e et le béton du 20e.   2000 ans dans un mur!!

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Nous passons ensuite devant l’école de musique de Bochcherini, du 18e.  Il est célèbre pour un menuet mais tous les Puccini ou presque y ont commencé.  Du coup, elle est célèbre!

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Le point final de la visite est la duomo di San Martino.  Cette église est encore principalement dansn le style roman de pise.  J’adooooore le look, tout plein de couleurs et de textures.  L’ancienne cathédrale est juste en face.  IL y avait un édifice à cet endroit dès le 6e siècle mais l’église actuelle date du 11e.   La façade est richement sculptée et l’acoustique y serait fantastique.    Tous les 13 septembre, on fête l’arrivée du crucifix de Nicodème à Lucca.  L’église a d’ailleurs été construite pour l’accueillir.

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(Un atelier de tissage… ils font des trucs superbes!)

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Au-dessus de la porte, de superbes fresques…DSC_0186 DSC_0187 DSC_0188 DSC_0190
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Sur le crucifix, on note que le christ est triomphant.  La foi était en effet différente à cette époque, plus orientale.  C’est l’église européenne qui a représenté davantage Jésus souffrant sur la croix.

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La visite a été un peu plus longue que prévu et je sens que les filles ont un peu hâte que j’arrive!  J’ai à peine le temps de m’assoir, et pas du tout celui de prendre un verre!  On prend quand même deux petites minutes pour une pause-gélato et retourne traînasser sur le bord de la piscine avec du vin… et nos téléphones!  Ces petits trucs sont plein de ressources… et occasionnent bien des fous rires!  Et non, vous n’aurez pas les photos!

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Ces volets s’ouvrent de tous les côtés!!DSC_0225

À bientôt!

Août 29 2016

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Ma vie parisienne – 110 – Lucca en accéléré et tours de périph

DSC_0021Réveil à Lucca, dans notre gite, en cette belle journée.  Je pourrais même dire cette très belle journée. Il fait très chaud et la Toscane, l’été, ce n’est pas réputé pour ses petites brises!  Ceci dit, au rythme où on va, on devrait s’en sortir hein!  Parce qu’on est en total mode vacances!  On a comme objectif d’explorer un peu la ville et – pour moi, parce que les autres s’en fichent un peu – d’aller à l’office du tourisme, question de savoir un peu comment m’organiser.  Oui, je sais.  Mother, sors de ce corps!

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DSC_0002Après une première baignade matinale, première épreuve : se stationner près d’une épicerie.  Jean-François est venu ici il y a 13 ans. Et il se SOUVIENT d’où est l’épicerie.  Le Esse lunga plus précisément.  Il est près de la porte sud, là où il habitait il y a 13 ans.  Il le sait, il le faisait tous les jours.  C’est super proche, en plus.  On devrait se stationner là et aller en ville à pieds.

 

Ok, on veut bien.  On embarque dans la voiture et on commence le premier d’une longue, longue lignée de « tour du périphérique de Lucca en voiture ».

JF : Ça va être ici, juste là…

Moi : Heu… on est pas encore arrivés porte est, là…

JF : Il va juste falloir tourner à gauche… là!

Moi : T’es sûr??

JF : Non, pas encore là…. Attends… oui, je reconnais, c’Est LÀ!!!!!

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Finalement, 10 minutes plus tard, on trouve la rue qu’il cherchait… et on cherche le Esse Lunga.  Il y a un camion, ça doit être par là! Et on avance.  Et on avance… et on ne trouve pas!  Fabienne s’impatiente.

  • Mais c’est HYPER loin!! Moi, je ne fais pas ça à pieds!
  • Mais c’est à côté! L’autre Esse Lunga (qu’on a vu parce qu’on a déjà fait un tour) est aussi loin.
  • Non, je te dis. On est au bout du monde!
  • Tu racontes n’importe quoi, je sais, j’y ai déjà été!
  • Je te jure, c’est loin, et il y a pas d’ombre.

Et là, Fabienne sort un argument massue…

  • Rappelle-toi Bratislava.

 

Bon, Cécile et moi, on n’y comprend rien.. mais ça doit être un argument de poids parce qu’il abandonne aussitôt… et nous laisse aller nous stationner porte nord (il restera persuadé jusqu’au dernier jour que nous sommes entrés porte est… mais c’est un détail!)

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On commence donc à se balader dans la ville (avec un plan, cette fois) et nous trouvons assez rapidement la place de l’amphithéâtre, qui est justement l’ancien emplacement de l’amphithéâtre romain.  Et là, il y a des restos.  Et du Wi-Fi.   Nous nageons dans le bonheur!  Nous nous installons à La Grotta, Jean-François dessine et moi, je déguste la meilleure pizza du monde, avec de la mozzarella di Bufala.  Ce truc est dé-li-cieux.   Il va falloir revenir tellement c’est bon.  Orgasme culinaire!  La bouffe ici est ma foi excellente.  Aucune déception à date.

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Pendant que nos artistes se baladent dans le magasin d’art, on passe à la prochaine étape, trouver le bureau touristique.

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Je pense l’avoir trouvé sur la carte, et il semble en centre-ville.  Lucca a une forme ovale, beaucoup plus large dans son axe est-ouest que dans son axe nord-sud.   Elle est traversée presque de bout en bout par la via filunga où se trouvent beaucoup, beaucoup de boutiques.   Et techniquement, ça devrait être par là.

 

Sauf que bon, visiblement, non.  C’est écrit office du tourisme mais ça semble davantage être des bureaux.  On demande, donc.  On nous envoie porte Santa Maria.  Parfait.  C’est là où nous sommes stationnés.  On remonte la rue en s’extasiant un peu devant les boutiques (va falloir revenir) jusqu’à la fameuse place.  Et bon, faut bien s’en rendre compte, l’office du tourisme semble s’être évaporé.  C’est donc dans un italien approximatif (et teinté d’un fort accent espagnol) que nous réussissons à demander à un loueur de vélo OÙ l’office a-t-il bien pu se télétransporter!   Porte est, nous dit-on.  Et là, c’est pas à côté.  Et à voir la face de Fabienne, je sens poindre un léger découragement!  Elle décide donc d’aller s’asseoir pendant que je trottine jusqu’au bureau… par les remparts.  Pourquoi pas.  Ça promet d’être joli, non?

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Et en effet, du haut des airs, je vois une magnifique villa avec aussi un très très beau jardin.  J’ai aussi une très belle vue de la ville, ce qui me situe un peu.  La balade est chouette et ombragée et par cette température, on ne crache pas là-dessus.   Il y a des vélos partout, par contre… des vélos pas toujours over-prudents!  Mais c’est pas comme si on n’avait pas l’habitude.  À Paris, les trottoirs sont partagés avec vélos et motos.. alors on prend l’habitude!

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Au bureau, je prends un peu les distances, vérifie pour le train (long et compliqué… très long et très compliqué) ainsi que pour les attractions de la ville.  Bouffe, tours, Puccini et surtout, pour moi, tour guidé à pieds à 14h en anglais.  Bizarrement, je suis tentée pour le lendemain.  Surprise surprise!

 

Retour en jogging retrouver tout le monde.  Bon, ok, en jogging et en prenant des photos!  Je me suis pressée pour presque rien.  Nos deux artistes ont trouvé leur bonheur à un magasin de fournitures d’art et sont en plein essayage de leurs nouvelles bebelles…  ce qu’ils vont continuer de faire tout le reste de la journée, d’abord en ville, puis sur le bord de la piscine.   On repart quand même rapidement car certains ont chaud et qu’il y a un peu trop de monde à leur goût.

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Épicerie au Esse Lunga (climatisé… ouf!) où on compare allègrement la bouffe italienne à la bouffe française ou espagnole (ou à celle d’Israël pour Jeff… ce voyage lui rappelle Israël… demandons-nous ce que ça signifie dans les profondeurs de son subconscient!) avant de retourner au gite… et dans l’eau!  Nous finissons donc la journée sur le bord de l’eau, avec un verre de vin, nos livres pour Fab et moi, et leurs dessins pour Cécile et JF.

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L’une des deux rangées pleines de pâtes…DSC_0076

L’autre…

C’est qu’imaginez-vous que Fabienne et Jean-François ont découvert une nouveauté sur cette merveille qu’est Instagram (JF a presque toujours plus de 200 like par dessin maintenant… et il prévoir les 1000 abonnés d’ici un mois.. c’était l’événement du jour!)… les story.

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Ce sont des petites vidéos éphémères permettant de mettre autant de niaiseries qu’ils veulent sur leur fil « artiste »… sans conséquence à long terme.  Je vous laisse imaginer le making of de ces trucs au quotidien.   Bref, ils sont dans leur coin et se marrent comme des baleines, sous le regard curieux des autres habitants du gite!

 

À bientôt!

 

 

Août 28 2016

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Ma vie parisienne – 109 – Oui, elle penche!

DSC_0574C’est déjà aujourd’hui qu’on dit au revoir à Florence. Ce que ça a pu passer vite!   Ceci dit, ce matin, je suis au taquet.  8h du matin, je suis douchée et je suis dans la file pour aller monter en haut du campanile de Giotto, près de l’église Santa Maria del Fiore.  Yep.  8h.  Avouez que vous n’y croyiez pas!

 

Si le campanile a été commencé en 1298, ce n’est que beaucoup plus tard qu’il sera terminé, et il est quand même assez loin du projet original.    Tout en marbre polychrome, orné de médaillons et de statues, il ne fait « que » 84,7 mètres.  Pas tout à fait les 110-115 planifiés au départ.  Ceci dit, j’ai monté quand même 416 marches de bon matin.  Avant mon premier café.   Mes cuisses n’étaient pas contentes rendues en haut… mais mes yeux oui!  De haut, Florence est magnifique.  Et si tôt, c’était quand même fort calme et agréable.    C’était chouette de dire un dernier adieu du haut du ciel!

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A la descente, je n’ai pu m’empêcher d’avoir pitié des ados en talons hauts et en tongs qui soufflaient déjà comme des bœufs après les 50 premières marches… c’est qu’ils étaient loin d’avoir fini!

 

Je récupère les deux beaux endormis et on va prendre notre café-croissant à notre café-qui-serait-devenu-habituel-si-on-était-restés.   On a quelques heures avant d’aller à l’aéroport chercher la voiture alors on en profite pour se balader un peu plus au nord.  C’est dimanche et plein de musées et attractions sont fermés.  Heureusement pour nous, la chapelle des Médicis est ouverte, gratuite… et presque vide.   Du coup, hop, on y va.

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À l’entrée, une collection de reliquaires.  Bien jolis, certes, mais loin des trois étoiles du guide.  Ceci dit, certains sont fort originaux.  Nous voyons aussi des chapelles et trésors et nous sommes sur le bord de partir quand nous apercevons une petite porte au fond.  Pourquoi pas.

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Et là, l’émerveillement.

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On ne s’attendait pas à ça.  Un décor très minéral, en marbres et pierres semi-précieuses.   La chapelle a été pensée par Michel Ange et contient les tombeaux des médicis, plus grands que nature.  Le tombeau de Julien de Médicis le représente en empereur romain et Laurent de Médicis est présenté en train de méditer.  Quant à Lorenzo le magnifique, son tombeau n’est pas terminé mais non moins grandiose.  Il repose avec son frère Juliano.

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Plancher..
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Ce serait pas pire comme chemin de table hein!DSC_0641 DSC_0643 DSC_0644 DSC_0645 DSC_0648

Selon Jeff, la lumière est juste trop géniale.  Du coup, on se selfise à mort, sous l’œil hilare des autres touristes.  Petit coup de cœur pour les armoiries.  Je les ai toutes prises en photo!

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(Les deux derrière étaient… sur internet!)DSC_0666

On jurerait qu’il me fait peur hein!

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Alieeeeeeen!!DSC_0668 DSC_0670

Tiens… il en forme, ce vieil homme!DSC_0672

Saviez-vous que les prothèses mammaires existaient à l’époque??
DSC_0674 DSC_0675 DSC_0683(Le cadeau de Fab à elle de elle.  Trop belle avec les petits coeurs!)

Et on a bien fait d’y aller à ce moment précis parce qu’à la sortie, ô surprise, il y a la file.  C’est qu’il y a TELLEMENT de monde à Florence!

 

Sur le chemin de retour, on voit… le marché San Lorenzo.  Un marché, des bebelles, nous… vous pouvez vous imaginer qu’on n’a pas pu résister.   Entre les chandails, les sacs et les répliques douteuse (et à grandeur de pénis variées) du David de Michel Ange, on a le choix.  Je trouve donc un sac bleu pétant que j’aime d’amour.  Il me reste à en trouver un turquoise!   J’ai en plus trouvé une très jolie petite aquarelle.  Mon genre de souvenirs!

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Le marché central est situé dans un édifice de la fin du 19e, structure en fer et en verre.  Le premier étage est consacré à la bouffe… et ils font goûter.  Vous pouvez vous imaginer le nombre de fromages, de saucisses et de pains que j’ai goûtés!  J’aime beaucoup la déco, presque tout est illustré, c’est aéré et  ma foi fort alléchant.   Visiter les marchés et les épiceries est toujours un événement!

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C’est donc le moment d’aller chercher la voiture.  Imaginez-vous que pour nous, Rental cars, c’était une compagnie de location.  Mais non, en fait.  C’est juste le site.    La mission, si vous l’acceptez : trouver dans LAQUELLE des 20 compagnies on a loué la voiture!  Et, of course, pas de wi-fi.  Ce serait trop simple!

 

Quelques péripéties (et quelques minutes de 4G) plus tard, on récupère la voiture.  Lucky for us, elle a un GPS… et la clim.    Tout rentre hyper easy dans le coffre… et on est partis pour la gloire.

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Ou plutôt pour Pise!  C’est là que Cécile nous attend, devant la tour.

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Et je confirme, elle penche.

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(Ceci est la seule photo où elle a l’air de pencher un peu.  J’ai pris TOUTES les autres photos assez croches pour qu’elle ait l’air droite!  Même celle-ci n’est pas vraiment super droite!)

 

Ok.  De 3,5 degrés vers le sud.  Mais sur 55,86m (du côté court.. le long fait 56,71m), croyez-moi, ça parait.    Même si elle penche moins qu’avant.

 

Elle est surtout très belle, selon moi, avec sa typique architecture toscane romane.  Débutée en 1173, la construction s’est étalée sur 2 siècles.    Elle est recouvertes d’arches aveugles sur toute sa hauteur ou presque et elle est décoré de très belles sculptures (animaux et autres).   La tour est penchée depuis l’époque de sa construction.  Défaut de construction,  fondations sur une plaine alluviale, affaissement… toujours est-il qu’un côté s’enfonce et l’autre non.

 

Mais aucune photo n’est bonne.   On dirait que je les redresse toutes sans faire exprès!

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Je voulais visiter la cathédrale di Santa Maria Assunta mais elle est bondée… et les visites sont minutées.  Je pourrais la voir à 19h.   Heu… comment dire… non??

 

L’extérieur est toutefois impressionnant.  La construction a débuté au 11e et la cathédrale a été consacrée au début du 12e.   En face, un baptistère et à côté, un cimetière.  La tour de Pise en est en fait le campanile.

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(Photo croche…)DSC_0776

(Autre photo croche… normalement, le sol, il est DROIT!!)DSC_0777 DSC_0779 DSC_0798 DSC_0801 DSC_0802

L’architecture est romane avec des touches byzantines.   La façade est impressionnante avec ses rangées d’arches et ses clés de voûtes ornées.  Derrière, un dôme, moins impressionnant qu’à Florence mais un dôme quand même.  Les églises sont quand même bien différentes d’en France, je trouve!

 

On retrouve Cécile tout de suite, au milieu des HORDES de gens qui se prennent en photo en train de pousser la tour de Pise.  Sérieux.  Il y en a sur 200m.  Et écouter les conversations est HILARANT!  C’est que ce sont presque tous des français alors je comprends!

  • Avance… non, avance, mais dans l’autre sens… un peu moins… non, tourne. Mais TOURNE!  Pas juste la tête. Ta main droite, plus haute.  L’AUTRE DROITE!  Non, devant toi!  Non, LA MAIN!  Pas AVANCER devant…

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Répété à tous les 2 m.  C’est trop drôle.  Sans compter la horde de nanas qui se prennent en photo avec la tour entre les jambes.    Je pense que c’est LA chose qui m’a fait le plus rire!

 

On va manger, voir l’université toute proche (l’institution date du 14e quand même et comporte le orto botanico, plus ancien jardin botanique d’Italie, du 16e) et on se dirige vers notre gite pour la semaine, tout proche de Lucca (Lucques).  Je ne connais pas cette ville mais il paraît que c’est proche des Cinque Terre et comme c’est THE THING que je veux faire cette semaine, ça me va parfaitement.

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L’endroit, la Casa BiancaLana est une ancienne église installée en gite depuis plusieurs années.  L’hôtesse, Attilia, fait tout toute seule.  Nous avons pour nous un appart avec deux chambres, une cuisine et une salle à manger.  C’est très convivial et le jardin est super, avec une piscine et des transats.  Disons qu’il fait chaud, en Toscane.  Ca ne sera pas de trop.

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(Normal…)DSC_0818

(Et là, le cri de Jeff… NICHONS!!!  Et nous voilà droites!)DSC_0819 DSC_0820 DSC_0821

On s’y installe d’ailleurs vers 17h, juste avant d’aller manger.   Ya pire, comme vie, je dis!

 

On a trouvé notre hymne du voyage.  Un truc pop-bonbon de Giovanotti (orthographe aproximative) qui dit « mia ragazza e magica ».  Elle a joué TROIS fois pendant l’heure et demie de voiture.  Je sens qu’on n’a pas fini.  Heureusement, c’est kitsch à souhaits.  Du coup, on aime, comme vous pouvez vous imaginer!

 

On va donc à Lucca pour manger.  La ville entière est entourée de remparts.  On entre par la porte nord et comme il est tard et qu’on ne connaît pas la place, on erre un peu.  Jeff nous guide sur ses souvenirs  d’il y a 13 ans, qui sont ma foi… embrouillés parce qu’on en fait des tours et des détours!  On finit par trouver un resto ouvert sur une place et c’est le retour de la pizza.  Je ne me laisse pas des pizzas.  Je ne me laisserai JAMAIS des pizzas!

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La ville a gardé un aspect très médiéval, avec des tours partout et des rues étroites bordées de hautes constructions.  C’est cool de s’y balader le soir mais JF nous dit que nous n’avons vraiment pas tout vu.  Du coup, on va y revenir demain.  Après les courses!

 

À bientôt!

Août 26 2016

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Ma vie parisienne – 108 – Jardins Boboli, Galeries des Offizi… et autres mots qui se terminent en « i »

DSC_0539Buongiorno Firenze (orthographe approximative)

 

Seconde journée florentine fort occupée!  En fait, les horaires sont très courts pour la quantité de touristes.   Et les files sont IMMENSES.  4-5 heures de queue souvent.  En fait, il faut des billets coupe-file.  Mais il faut les acheter plus de 48 heures à l’avance, nous l’avons appris à nos dépends!  Ceci dit, nous n’avons pas pu tout voir, mais je suis fort satisfaite de ma journée.   Et un peu « overwhelmed » aussi.   Cette ville contient tellement d’œuvres d’arts qu’on n’a qu’à déplacer nos yeux pour en voir d’autres.  Du coup, j’ai eu l’impression de ne plus savoir où donner de la tête.    Fabienne dit que j’ai eu un léger syndrome de Stockholm.  Moins la crise d’angoisse.   Ouf, je m’y suis prise à temps.  Surtout que je n’y croyais pas une demi-miette, à ce syndrome!

 

Nous avons donc débuté la journée par un café italien, un vrai.   En fait, je n’ai pas bu de café depuis des années, pour cause de mal à l’estomac.  Mais là, il fallait.  Après tout, je n’étais pas pour aller en Italie sans boire de l’espresso!  Et, ô miracle, je file nickel!   Ravie je suis!  Du coup, j’ai pris un croissant « a la crema » pour fêter ça!  Un petit délice.

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J’en profite pour aller visiter le battistere  San Giovanni du complexe Il duomo.   C’est le plus ancien monument de l’ensemble.  Nous avons en effet la preuve qu’au 5-6e siècle, un baptistère primitif se trouvait déjà à cet endroit.   Le bâtiment est octogonal, référence aux 7 jours, plus un huitième, où le soleil ne se couchera point.   Le baptistère dans ses dimensions actuelles serait apparu au 11e siècle mais il a été agrandi aux 14e-16e siècle. Les lourdes portes de bronze sculptées par Pisan et Ghiberti datent du 14e et 15e siècle.

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À l’intérieur, c’est très grand, avec quelques éléments antiques.  Dallage qui rappelle le moyen orient, grands sarcophages et surtout, surtout, plafond majestueux complètement fait de mosaïque et qui daterait du 13e.  Un grand jugement dernier, magnifique, et ensuite, épisodes de la genèse, de la vie de Jésus ou de Joseph.   Je suis restée en admiration devant ce plafond, à m’en donner mal au cou!

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(Les photos ne donnent rien… sorry)

 

On voulait visiter la cathédrale mais sérieux, la file faisait le TOUR de l’église.  C’est limite ridicule.  Et bon, la dite cathédrale ferme à 16h30.  Et ouvre à 10h.  Alors si on a pas de coupe-file, on oublie ça. On va donc se concentrer sur l’extérieur, à moins qu’on réussisse à y aller demain matin.  Idem pour le dome.  Booké pour jusqu’à lundi soir.  Samedi matin.  Tout. Va. Bien.

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On décide ensuite d’aller visiter les jardins Boboli, derrière le palais Putti.    Il fait déjà beau et nous en profitons pour passer dans les petites rues et passer sur le pont de la Santa Trinita d’où nous avions une super jolie vue sur le Ponte Vecchio et l’Arno, qui est ma foi fort vert.

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(La robe la plus couvrante de la terre!)DSC_0270 DSC_0272 DSC_0273 DSC_0274 DSC_0275 DSC_0277 DSC_0278 DSC_0279 DSC_0280 DSC_0281 DSC_0283 DSC_0284 DSC_0285 DSC_0286 DSC_0287 DSC_0292 DSC_0293 DSC_0294 DSC_0296 DSC_0297 DSC_0298 DSC_0299 DSC_0300

Nous avons donc arrêté en passant à l’église Santa Spirita, beaucoup plus sobre à l’extérieur, en pierre, sans marbres fous fous fous.  Ca change!

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À l’intérieur, pas de photos permises (et on est surveillés) mais c’est assez classe avec de grandes hauteurs et de très beaux tableaux partout et un autel très sculpté et bien coloré. Tiens, je vais d’ailleurs essayer de trouver des photos sur internet pour m’en souvenir.    Bon.  Parce que je suis un peu nounoune, je n’ai pu m’empêcher de remarquer , dans le style « je cache le sexe de mon modèle comme je peux », un homme avec le pénis carrément enturbanné.  Aucun danger.  On ne verra rien!

 

Fab et Jeff m’attendent dehors.  Pas de souci.  Imaginez-vous qu’à Florence, ya du Wi-Fi partout.  Et en dehors de l’église, il y a du BON wifi.  Du coup, ils sont un peu trop enthousiastes pour que ça ne soit pas un peu inquiétant. Ceci dit..  Ya pas grand-chose qui est normal avec nous!

 

Les jardins sont géantissimes et installés sur une colline derrière le palais Putti.  Je vous passe toutes les combinaisons possible pour visiter le truc… c’est qu’il y a 7 musées dans ce complexe et qu’acheter les billets, c’est tout un poème.

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Le palais en lui-même est juste un peu grand et massif.  Juste un peu.  Et pour voir le jardin, ça monte.  C’est surtout un panorama magnifique, avec une très belle vue sur Florence, des fontaines et des allées où les arbres se rejoignent au-dessus de nos têtes.  Je vous passe les séances de pose qu’on a faites là-bas!  On est capables de virer n’importe quoi en gros délire.

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On décide de monter dans la cour du musée de la porcelaine (allez savoir pourquoi, on l’a skippé, celui-là. Avouez, vous êtes surpris) et là, la vision de paradis.  Des collines verdoyantes, avec des arbres disséminés et des petits palazzi un peu partout.  C’est magnifique et c’est un réel voyage dans le temps.  ON pourrait vraiment s’imaginer revoir la ville au temps des Medicis.  Fab et moi, on est transportées.  Et on ne veut plus partir!

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(Un peu accrocs?)DSC_0375 DSC_0379

 

Bon, il faut hein… on a des billets pour les Offices à 14h.  Du moins, on espère.  Parce qu’on n’a pas reçu la confirmation et que ça nous inquiète.  On veut voir « le jardin des colonnes » mais finalement, il n’y a que deux machins de plantés au milieu d’un peu nulle part.    On ressort par l’autre bout et hop, direction resto, une trattoria conseillée par le guide d’hier.

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Dedans, c’est super joli, il y a une vitre par terre qui laisse voir le tracé d’une ancienne voie de je ne sais trop quelle époque et surtout, juste des italiens ou presque.  Et plein de carabineri dedans.  On n’a pas encore réussi à comprendre pourquoi l’un avait un genre de costume et l’autre un autre genre… les policiers italiens sont ma foi fort mystérieux.  Surtout, la bouffe est délicieuse.  La bouffe italienne est pour moi une révélation.  Les pâtes sont juste parfaitement cuites, la sauce délicieuse… bref, rien à voir avec ce qu’on mange au Québec.  Sérieux.  Rien. À. Voir.

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(Des morceaux de voie romaine, comme ça, dans le resto!  Pourquoi pas!)DSC_0391 DSC_0392

On a supposément des billets pour les Offices à 14h.  Supposément était le mot-clé car si on était certains qu’on avait bien réservé sur le site du musée et tout, finalement, on avait été redirigés ailleurs et  on n’a jamais eu de confirmation.  Du coup, ça ne fonctionnait pas du tout.  Bon, on était déçus mais on se préparait à aller ailleurs quand on nous a proposé un tour guidé du musée en anglais, avec le billet d’inclus.  Of course, il faut payer le tour mais sérieux, pour moi, il fallait ça.  Fabienne et Jeff sont donc allés s’effondrer sur une terrasse et moi, j’ai pris le tour pour voir les œuvres principales des Offices.

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Et sérieux, UNE CHANCE.   Je n’aurais pas su où donner de la tête.  C’est énorme et quand on ne connaît rien à la peinture, on ne sait pas trop où se garrocher.  Notre guide était sympathique, on a eu un tour de près de 2h30 avec explications et j’étais ravie.

 

Le musée des offices n’est musée que depuis 1765.  Toutefois, ils ont été bâtis au 16e par les Médicis, qui s’étaient installés au palazzo Vecchio, symbole du pouvoir.   Les offices, du moins le rez-de-chaussée, était occupés par les bureaux des anciens dirigeants.  Aux étages supérieurs, carrément sur leurs têtes, les Médicis se baladaient, y avaient leurs bureaux et y exposaient leurs collections d’art de toute sorte.  Maintenant, il y a surtout des peintures mais à l’époque, il y avait autant d’art picturesque que de sculpture, d’armures ou encore de découvertes scientifiques.   À l’heure actuelle, la collection artistique des Médicis est dispersée dans les divers musées de la ville mais la collection exposée n’en demeure pas moins monumentale.  C’est que l’Italie telle que nous la connaissons (ou presque) date du 19e.  Avant, Il s’agissait surtout de duchés séparés.  Le duché de Toscane était donc très puissant.

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Les armes des Medicci.  La boue fleur de lys, c’est leurs reines de France. DSC_0402

Lorenzo le magnifiqueDSC_0403 DSC_0406 DSC_0404 DSC_0405

Les deux reines de France.  Marie et Catherine de Médicis.

 

Le bâtiment contient plus de 100 pièces , disposées sur trois niveaux, en forme de U allongé.  De grandes galeries ainsi que des salles d’exposition dédiées à un peintre ou à ceux qu’il a influencés.

 

Dans les corridors, des sculptures de l’époque romaine, souvent des copies de statues grecques datant de l’antiquité, bordent le passage.   Le plafond est à caissons, en imitation de ce qui se trouvait dans le palais de Néron.  Oui, rien de moins.   Tout au long se trouvent également deux collections de portraits.  D’un côté, les Médicis, avec au bout Giovanni de Medicis, fondateur de la banque, et de l’autre, des personnalités importantes du monde.   C’est ma foi super impressionnant.

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(Le guide)DSC_0411

(Le plafond)DSC_0418

(Au fond, le premier banquier Médicci)

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On commence par une salle où est exposée l’œuvre de Giotto, peintre médiéviste et vraiment révolutionnaire pour l’époque.  En effet, sa vierge à l’enfant ressemble vraiment à une femme, avec des seins et des genoux apparents (on l’appellerait d’ailleurs la vierge aux seins) et il a tilisé comme modèle une vraie femme avec son enfant, magnifiée selon ses critères.  La vierge est donc robuste et pas vraiment éthérée comme celles de ses maîtres.  Il maîtrise aussi fort bien la perspective ainsi que le clair obscur, ce qui est révolutionnaire pour l’époque.    Ses anges ont aussi les deux pieds sur terre, au lieu de flotter joliment dans les airs.   Et tout ça un bon siècle avant la « renaissance officielle ».

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On continue ensuite vers la Tribuna, pièce où étaient exposés les objets les plus précieux.   La pièce est décorée selon les quatre éléments.  La terre, représentée par le marbre du dallage, le feu, avec les murs de velours rouge, l’eau, avec la coupole garnie de nacre et de coquillages et l’air, avec le puits de lumière du plafond.  Et bon, il faut quand même avouer que ça en jette!

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Nice view!DSC_0435

(re-corridor)DSC_0436 DSC_0437

Nous visitons ensuite la salle Michel Ange où, en fait, il y a un tableau et une sculpture de Michel Ange, qui était surtout sculpteur et qui a peint des fresques plus que des tableaux.  Du coup, il n’y a qu’un seul tableau vraiment de lui, un médaillon biblique de la sainte famille avec beaucoup de mouvement et des couleurs vives et très lumineuses.  Les autres tableaux sont de son école, avec le même genre de couleurs (maniérisme).  Le guide nous raconte que le background de sculpteur de Michel Ange et très apparent dans sa peinture et on le voit bien dans les bras musclés de la vierge qui nous est présentée et la peinture pourrait représenter le passage de la vie païenne  à la vie chrétienne.   Les femmes sont souvent musclées chez Michel Ange d’ailleurs.

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La statue est celle d’Ariane abandonnée sur l’île, après avoir été abandonnée par Thésée.  Je ne vais pas aussi vous raconter l’histoire hein!

 

Ah oui, il aime bien dessiner des personnages à poils.  Paraît-il que les personnages de la chapelle sixtine étaient presque tous tous nus au départ et que le pape détestait… mais ne souhaitait quand même pas froisser l’artiste.  Ils ont donc attendu sa mort (à plus de 80 ans, quand même) pour engager un autre peintre pour leur cacher « le nécessaire ».  Le peintre a d’ailleurs récupéré un surnom après ça.. mais je l’ai oublié et j’avoue que j’ai un peu la flemme de le chercher!

 

La salle suivante est consacrée à Boticelli et à sa célèbre Naissance de Vénus (du 17e), que j’ai tellement vu partout que j’étais certaine qu’elle était au Louvre.  Et Fabienne aussi d’ailleurs.  La preuve que mes hallucinations ne sont pas si débiles.  Quoique…  bon.  Ok.  J’avoue.  Fabienne n’est pas un bon critère!   Nous voyons donc une Vénus bien chaste, poussée par les vents de la passion vers une terre, probablement Chypre, où elle est attendue par l’une des trois grâces, qui a un voile pour la couvrir.   Comme l’auteur n’a pas laissé de notes, difficile de l’interpréter mais une théorie voudrait qu’il représente les deux visages de l’amour : l’amour passion et l’amour platonique.  Bon, ça se tient assez, je trouve.  Même si j’avoue (je sais, c’est mal) qu’il rejoint moins ma sensibilité que l’autre grand tableau du peintre exposé, Le printemps.

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En fait, celui-là aussi a été interprété par des critiques, et e plusieurs manières.  Certes, il y a 9 personnes qui dansent dans une clairière mais il y a davantage.  Le personnage bleu serait Zéphyr, qui souffle pour féconder Clora, qui devient Flora, une fois enceinte.  On verrait ensuite Vénus, avec Cupidon, symbole de l’amour aveugle.  Ensuite viennent les trois grâces et finalement Mercure, qui essaie de dissiper les nuages.

 

Allégorie de l’époque de Lorenzo le magnifique?  Tableau pour le mariage du dit Lorenzo?  Ceci dit, les personnages (Mercure et la 2e grâce) ressembleraient à Lorenzo et son épouse, elle le regarde et Cupidon pointe vers elle.  De plus, il y a l’orange, symbole des Médicis.  Mais bon… à vous de décider.

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(fleurs régionales, selon le guide!)DSC_0449

 

 

Par la suite, nous voyons une adoration des mages où nous voyons un autoportrait dans le personnage qui nous regarde.  De plus, il y a, dans les adorateurs, les portraits de Cosimo the Elder (yep, j’ai eu le tour en anglais), de Pierre et de Lorenzo, ainsi que de Juliano, celui qui a été tué dans l’attentat.  À côté de ce dernier, les 2e et 3e à gauche, ce serait des philosophes.

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On nous parle ensuite de la transparence chez Boticelli et du symbolisme de la pomme-grenade, pour la fécondité et le sang.

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Le Centaure et la Minerve (plus grande) seraient quant à eux la représentation de l’intelligence et de l’instinct.

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Dans le corridor, on nous montre une statue qui était admirée par Michel Ange, la mort de Laocoon, qui était opposé à l’entrée du fameux cheval.  On y voit les deux serpents envoyés par Athéna pour le tuer.  L’expression sur le visage de l’homme est frappante.

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(vue de la terrasse)
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je me demande bien s’il va réussir à l’enlever, l’écharde de son pied!DSC_0469

Hmmm… no comment!

 

On poursuit donc avec la salle de Raphaël, qui a eu une vie bien différente de Michel-Ange, vu qu’il est mort à 37 ans.  On y voit le Madonne et le chardonneret où le guide nous fait remarquer des influences de Michel Ange et de de Vinci, en particulier le shading en arrière-plan.

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(C’est le même bébé que la photo du haut)DSC_0477 DSC_0478

Sur cette toile, on y voit Léon X en pape et Clément 7 en cardinal, les deux papes Médicis.  On nous fait remarquer les détails multiples.

DSC_0480DSC_0479Mort d’Adonis, avec Venise en arrière plan.  Pourquoi ne pas peindre ce que l’on connaît bien?

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Finalement, la salle de Vinci, avec l’annonciation, avec le fameux shading derrière, où on sent le scientifique qui tente vraiment de représenter une vision réaliste d’un paysage à distance.    On remarque les vraies ailes de l’ange et la réplique d’un tombeau des Médicis devant la vierge.  En effet, le vrai tombeau a été sculpté par Verrochio, le maître de deVinci.  Ceci explique cela!    C’est aussi une des premières représentations de l’annonciation en plein air et pas sous un porche.

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La Vénus du Titien (commandée parait-il pour donner des cours à la femme de l’acheteur) est aussi exposée à cet endroit.  Tiens, une autre que j’étais certaine d’avoir vue!  Au début, je croyais que la fille derrière était malade dans le coffre… mais non, elle cherche des vêtements!  C’était l’un des premiers trucs érotiques à l’époque.

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Dernier stop chez Caravage, avec le bouclier avec la méduse (qui fait peur) et Bacchus qui a abusé.  ON le reconnaît à ses fonds noirs, sans background et avec des lumières très particulières (chandelle, éclairage de côté).  Et c’est terminé.  Je suis au bord de l’overdose, malgré la petite quantité de tableaux vus et expliqués.  C’est qu’il y en a partout!!

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Je retrouve donc Fab et Jeff piazza Santo Spirito où ils ont trouvé un café avec du Wi-Fi.   JF dessine et Fabienne boit de la bière au citron.   Je préfère quand même la cagna con limon de l’Espagne, en fait!

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Ce soir, j’ai une idée fixe : aller écouter de l’opéra.  Un concert à Florence, ça le fait, non?  Et je manquais de musique.  Du coup, hop, un petit tour sur internet et je repère un mini-concert dans une chapelle juste à côté.  Arias célèbres d’opéras accompagnés au piano.   Du coup, mes deux copains décident de me suivre, certains avec plus d’enthousiasme que d’autres!  Jean-françois voudrait aller draguer les italiens à la place.

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(en cherchant la chapelle… visitons l’église voisine et ses boiseries!)DSC_0514 DSC_0515

Finalement, nous allons manger dans une petite trattoria repérée au hasard de mes pérégrinations pour aller acheter des billets d’opéra.   Et c’est un délice.  Sérieux, la bouffe en Italie, ça le fait.  On prend un peu n’importe quoi, on partage des entrées délicieuses et mes pâtes au sanglier sont une tuerie.  Et je ne parle même pas du tiramisu.   Le personnel est très sympathique, on y trainasse un peu et on discute avec des français qui sont dans la région pour 3 semaines.  Yep, des français.  Encore.  Il y en a ÉNORMÉMENT dans la ville, sans déconner!

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Entendons-nous, j’ai adoré le concert.  Boire un verre de vin à Florence à l’entracte, en pleine rue, ya pire.   La chanteuse, Veronica Lazzeri (qui a d’ailleurs déjà chanté à Montréal) a une voix qui transporte et le pianiste, David Boldrini, a joué quelques trucs que j’ai déjà tenté de jouer… du coup, ça me plaît.  Et je suis top, je n’ai pleuré que 2 fois!  Yéééé!!

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Retour tranquille à la chambre, en spottant les italiens.  Sérieux, on a pas vu un seul italien moche.  Je vous le dis, l’Italie est un pays à exploiter!

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(Party sur les marches de l’église)DSC_0531

(Parking à l’italienne)DSC_0534 DSC_0537 DSC_0538 DSC_0542 DSC_0545 DSC_0547 DSC_0548 DSC_0549 DSC_0552 DSC_0555 DSC_0559

(La classe!)DSC_0564 DSC_0565

À demain!

 

 

Août 24 2016

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Ma vie parisienne – 107 – Touristes et Médicis

DSC_0071Je reprends la plume après plusieurs jours où je n’ai rien écrit (merci les post-it… je vais écrire ces journées-là plus tard!), en direct de Florence, en Italie.  Nous avons marché toute la journée, pris l’avion et là, c’est notre repos pré-dîner.  Fabienne dort comme une buche.  La semaine à Paris a été pleine de hauts et de bas et bon, écrire, ça me tentait juste moyen.  Fab, elle, ça ne lui tentait pas du tout!  Ceci dit, c’est reparti, et on se croise les doigts!

 

On s’est donc levées de bon matin avec un objectif en tête : partir à 8h.  Et étonnamment, on a assez bien réussi, malgré les douches et les lavages de cheveux matinaux.  On a retrouvé Jean-François à Bastille, fini par trouver un taxi et hop, à l’aéroport.  Ça a un peu changé.  Tout de suite, on passe à la sécurité.  Toutefois, il faut attendre l’embarquement dans l’avion pour qu’on regarde mon identité et mon passeport.  Qui disait mesures de sécurité renforcées?  L’avion a un peu de retard, il y avait des orages sur Florence ce matin.  On est tous séparés malgré l’enregistrement la veille (on est pas les seuls… tout le monde semble être séparé) et je suis presque assise dans les toilettes.  Dernier banc derrière, sans fenêtre.  J’ai donc eu la grande chance de pouvoir être au courant des problèmes érectiles du mari de l’une des hôtesses de l’air (bander mou, ça se dit en français de France aussi, ça a l’air) et des problèmes de zonage de la maison de l’autre.   Je n’en demandais pas tant!

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À l’arrivée, on nous avise que « l’atterrissage va être très rude » et le freinage sec.  Et là, j’entends l’hôtesse de l’air habituée dire que vraiment, c’est sec, qu’on rebondit et que la piste est super courte.  L’autre s’inquiète un peu et mentionne qu’en queue d’avion, c’est encore pire.  Youhou!

 

Ceci dit, j’ai vécu pas mal pire.  La dame qui dormait un peu plus loin et qui avait laissé un verre d’eau dans le porte-verre a, quant à elle, connu un réveil subit… et humide!  ON a de la chance, quand on arrive, il fait à nouveau beau et chaud… on est parés pour rencontrer Florence.    Jeff a repris sa course au like et juste pendant le vol, il en a plus de 100… il ne porte plus à terre!

 

Notre logement est en plein centre de la ville, juste à côté de la cathédrale di Santa Maria del Flore.  On est juste au-dessus de chez Armani et en face de Longchamps.   Je pense qu’on devrait survivre.  On hésite un peu à prendre la firenze Card, bonne pour 72h mais il va nous manquer de temps pour rentrer dans nos sous.   Du coup, on va payer à la fois… et risquer d’attendre davantage.  Florence est une ville chère.  Presque autant que Paris, je dirais.  On a vu des cafés à 7 euros!

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Premier objectif : aller manger.  On s’arrête dans un resto piazza della Signora.  Jeff entreprend de dessiner la tortue dorée (non mais sérieux… what’s that!?!?!) mais est « grave vénère » qu’on n’interdise pas aux touristes de s’approcher.  Non mais quoi, on lui bloque la vue!  Ceci dit prendre une photo du machin avec personne dessus, c’est quand même toute une aventure.  Nous avons une très belle vue sur le palazzo Vecchio et sa tour drôlement asymétrique.  C’est particulier.  Juste à côté, un portique, avec des statues en plein air et un peu plus loin, les offices, où nous irons demain.   C’est fou, fou, fou, Florence.  Partout où je lève les yeux, il y a une sculpture, un médaillon, un balcon particulier.  Chaque édifice est une œuvre d’art.  C’est émouvant et un peu « overwhelming » à la fois.   Mon appareil photo ne savait plus où donner de la tête.  Il a d’ailleurs été déchargé à 19h!!

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Ah oui.  À Florence, ya plus de touristes que de florentins.  Ça frappe.

 

J’écoute les conseils de mon amie Claudine et je prends une pizza margherita toute simple mais super bonne.  C’est vraiment différent de chez moi.  Par contre, je me REFUSE à apprendre l’italien, même si je comprends pas trop mal quand je le lis.  En fait, j’ai peur de me mélanger avec l’espagnol.  Je vais donc me contenter de Grazie, Scuzi, Chianti et Prosecco.  Ça devrait suffire!

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Jeff nous propose ensuite, guide en main, d’aller à Santa Maria Novella, un peu plus loin, pour voir l’église et l’ensemble monastique.  Sauf que bon.  IL y a un mais.  Il faut passer devant El Duomo, la cathédrale des 13-14e , le baptistère et tout l’ensemble.  Sans pour autant se diriger vers lui.   Il nous avertit d’avance et… et… raté!  Il faut absolument voir de plus près, impossible de résister.  Cette cathédrale est hallucinante.   Je n’ai jamais rien vu de tel avant.  Toute faite de marbre polychrome, elle est ornée de statues, dont celle de la vierge.  Devant, le baptistère octogonal avec les portes du paradis sculptées par Lorenzo Ghiberti.   À côté, le campanile.  Et cette énorme cathédrale, avec ses médaillons et cette architecture qui nous frappe de plein fouet.  Chaque point de vue nous révèle quelque chose.  Limite trop grand pour mes yeux!

 

Après avoir appris qu’un tour guidé part justement de Santa Maria Novella, nous y trottinons joyeusement et arrivons à temps pour visiter l’église et les cloîtres.  Devant l’église, une piazza de forme assez étrange, datant du 14e, du moins son tracé.  En face, la loggia di San Paolo.  Et ensuite, l’église en tant que tel.  Cette église a été commencée au 13e mais ce n’est qu’au 14e qu’elle a été achevée.   Elle a été bâtie pour les dominicains et on y tentait un rapprochement entre les guelfes et les gibelins. Essai raté d’ailleurs.

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Ces mini-voitures ont un avantage… passer sur des routes moins larges que des voitures!DSC_0056 DSC_0057 DSC_0062 DSC_0065

Gelaaaaato!DSC_0067 DSC_0070 DSC_0077 DSC_0080 DSC_0083

L’extérieur a un aspect très particulier fait de formes géométriques simples.  À l’intérieur, c’est autre chose.  Le chœur est complètement recouvert des fameuses fresques de Ghirlandaio représentant des scènes sacrées, mais avec les visages de l’aristocratie italienne de l’époque… et du peintre lui-même.  Nous avons pu aussi voir la trinité de Masaccio, avec des innovations de perspective pour l’époque, ainsi que le polyptique d’Orcagna.

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Juste à côté, le cloître vert est orné de fresque de Ucello et ses élèves ainsi qu’une chapelle et le petit cloître des morts, avec des passages entièrement dallé de pierres tombales.  Le grand cloître semble aussi très orné mais nous ne le voyons que de loin.  A l’intérieur, le musée est dans l’ancien réfectoire et est fort intéressant à voir, même si je suis passée un peu vite.

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Pur une raison X, ces colonnes m’ont plu!DSC_0137 DSC_0138 DSC_0140 DSC_0141 DSC_0143 DSC_0146 DSC_0147 DSC_0151

Difficile de parler de Florence sans parler des Medicis, qui ont dominé la ville pendant près d’un siècle.  En fait, Florence était un peur LEUER ville.  Famille d’origine obscure, elle fut brillante pendant tout le 15e siècle, en particulier à travers la figure de Laurent le magnifique, celui des deux frères ayant survécu à la conjuration des Pazzi.  Banquiers et marchands, ils sont surtout mécènes artistiques et figures politiques.  Deux papes sont issus de cette famille (Clément VII et Léon X) ainsi que deux reines de France, Catherine et Marie.   Leurs armes sont 5 cercles rouges et un bleu avec trois fleurs de lys dedans.   La famille Médicis a gouverné par la suite mais jamais de façon aussi grandiose.

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(Lanterne dragon!)

Nous passons donc à côté de San Lorenzo, ensemble avec une chapelle, une bibliothèque dessinée par Michel-Ange (que je n’ai pas visitée, à mon grand regret) ainsi qu’une crypte avec tous les tombeaux des Médicis.  Ce fut aussi l’église de paroisse de cette famillle.  Rien de trop beau!  Par contre, la façade n’a jamais été terminée par le marbre prévu.

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Tout près, le nouveau marché central, avec des kiosques et, au premier, une vraie halle de bouffe à visiter, selon notre guide.

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Les panneaux italiens me font mourir de rire!)

Nous passons ensuite piazza de la republicca (l’ancien forum romain) pour nous diriger vers le quartier médiéval, avec ses toutes petites rues et en hauteur, le fameux passage couvert de Vasari des Médicis, qui traverse le Ponte Vecchio et qui relie le palais vieux au palais Pitti.   Commandé au 16e, il fait plus d’un km.

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Dans ce quartier, il y avait de nombreuses échoppes et beaucoup d’animation.  Par contre, beaucoup d’édifices ont été détruits pendant la 2e guerre mondiale, comme à plusieurs endroits.  Le Ponte Vecchio, par contre, reste.  Il date de 1345 et est bordé de boutiques en encorbellement.   Au milieu de grandes arches et une magnifique vue sur l’Arno.

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(Un autre pas mal du tout!)DSC_0188 DSC_0189 DSC_0190 DSC_0191 DSC_0193 DSC_0196

On prend la via Toscellana (ou quelque chose du genre), petite rue très prisée des artistes où on nous souligne une très bonne trattoria, pour déboucher juste devant le palais Pitti, qui est quand même assez énorme.   Plusieurs musées et les jardins Boboli s’y trouvent et il paraît que ça vaut la visite.   Il date du 15e siècle et a été bâti pour les Pitti, famille rivale des Médicis.  Quand ils furent ruinés, la maison est acquise par les Médicis qui l’ont – ô surprise – agrandi.

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C’est là que la visite se termine et Fabienne et Jeff nous ayant abandonnés depuis longtemps, je les retrouve piazza  San Firenze (Fipei ze, selon Fabienne… une chance que j’ai des pas pire pouvoirs de déduction) pour un verre de Chianti devant des bâtiments encore une fois magnifiques.

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(Sur le pont..  Faut savoir qu’on est sur un pont hein!)DSC_0212 DSC_0214DSC_0218

L’entrée des officesDSC_0219 DSC_0220 DSC_0221 DSC_0222 DSC_0223

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Puis, après un petit repos, direction le resto  Giuppe Rosse, recommandé par le guide pour ses cocktails et sa bouffe.  Fab et moi partageons un Bistecco à la florentine (délicieux), qui ressemble à un t-bone, avec des légumes grillés et une sauce câpres-anchois juste trop bonne.  Sans parler du Muscato d’Asti!  Yummy!

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Bon, ok.  Comme Jeff le dit, on se croirait dans Truman Show avec des figurants.   On a un violoniste qui nous joue les mêmes airs en boucle (Con te partiro, la toune de Titanic, les canons de Pachelbel… vous voyez le répertoire) et des serveurs trop cute pour être vrais en plein dans notre champ de vision.  On en demandait pas tant!

 

On retourne donc à l’hôtel… et BANG orage!  Une chance qu’on était pas loin.  C’était ma foi fort impressionnant.  Une pluie diluvienne.  Mais vraiment.  Et là, comme Jeff s’est ASPERGÉ de citronnelle, on a dû ouvrir la fenêtre… et nous avons droit à un concert à minuit.  Yep, un mec sur un triporteur a de la musique au boutte, juste sous nos fenêtres.  Il baisse parfois le son pour draguer… mais pas longtemps!

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C’est pas gagné!

Surtout que Fab et Jeff sont penchés à la fenêtre pour cruiser les BGs italiens!  En les hélant.

Oui, j’ai honte.

Et j’ai une magnifique vue sur leurs derrières.

Que je ne vous montrerai pas!

 

Allez, à demain!

 

Août 20 2016

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Ma vie parisienne – 104-105-106 – Préparatifs et Canapé

DSC_0180Allez, pour la première fois, je vais regrouper trois jours.  De un parce que je les écris très en retard et de deux parce que sérieusement, il n’y a pas grand chose à dire.   J’étais dans un mode « j’écris des billets et je prépare l’Italie ».  Avec un fonds d’anxiété en prime.  Ça faisait longtemps, tiens!  Je ne m’en ennuyais pas!  Mais à l’heure qu’il est (soit plusieurs jours plus tard), c’est passé et ça va beaucoup mieux.  Du coup, ce n’était qu’une passe!

 

Mardi matin, nous avons retrouvé Abeline pour prendre un café à 11h à l’Industrie… et nous en sommes ressorties après 15h!  Ça occupe une journée!  Constance est venue nous rejoindre, on a papoté, on a fini par manger et on est rentrées.  Un lunch avec Abeline, c’est toujours haut en couleurs!  C’est que la demoiselle n’a pas la langue dans sa poche… et le récit de certaines de ses aventures – surtout racontés par elle – valent le détour!

 

Et j’ai fini la journée… sur le canapé, en tête à tête avec mon ordi, et sur Face Time.  Après tout, du wi-fi, c’est précieux, comme on a pu se rendre compte en Espagne!

 

Mercredi a été une autre journée-maison.  J’ai uploadé des photos, vérifié et organisé des trucs avec Jean-François pour l’Italie.  Il faut dire que Fab a du boulot!

 

Le soir, petite balade à pieds pour aller rejoindre Fab et Cécile rue Montorgueil, que j’aime toujours autant!  On a bien espoir d’aller dans une boutique repérée dans « Les reines du shopping »… mais c’est les vacances pour tout le monde hein!  Fermé!  Cocktails en terrasse et placotage à gogo, puis dîner à leur resto habituel où j’ai limite eu un orgasme gustatif avec un mi-cuit au chocolat.  Yummy!

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Puis le retour, le nez en l’air, en regardant les immeubles et les coins de rue.  Partout où on regarde, il y a un truc particulier.  Un dessus de porte, une sculpture, une porte particulière… c’est ça Paris pour moi.  Et je ne m’en lasse pas!

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Porn Star Spritz… on comprend pourquoi… on s’est imaginé qu’il y avait plein de spermatozoïdes dedans!!  
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Le jeudi, veille du départ, ça a été valises et achats de dernière minute.  Mises au point voyage aussi.  Partir avec 4 « je » séparés, ça demande de la préparation et un peu d’adaptation.  Quoique je ne sois pas vraiment inquiète!  Un peu de shopping plus tard, on retrouve Blandine et Rui pour des apéros et un dîner près de chez Fab, où nous étions allés faire les courses.

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(Oh!  Ya un pokémon dans ma photo!!!  Lequel est-ce selon vous?)

J’ai ainsi pu découvrir que si un jour je voulais aller habiter en France, vu que je ne peux pas travailler ici comme orthophoniste, je pourrais peut-être tenter le concours pour être prof de maths.   Selon Ruy, j’aurais davantage le niveau que certains participants.  14 / 34 hein… tout simple!  On enlève les 4 à la fin!  Mais bon, si ce ne sont pas des 4… ah ben là, c’est plus compliqué!  Fous rires, mais fous rires!

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Et on se couche tôt… départ demain pour l’aéroport.

J’ai déjà dit que j’aimais pas prendre l’avion hein!

 

À bientôt!

 

 

Août 19 2016

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Ma vie parisienne – 103 – Quartier latin et paradoxes linguistiques

DSC_0104Aujourd’hui, grand-maman aurait eu 100 ans.    Même après 27 ans, on y pense…

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DSC_0046 DSC_0049Bon!  Retour au présent.   Lundi assez tranquille, entre les lavages et l’organisation des prochaines semaines.   Il faut dire que je suis un peu out of it et que j’ai toutes les peines du monde à me sortir de la maison.   Mais bon, il y avait un attrait de taille, une visite guidée en après-midi.  À 15h.  C’est que c’est tôt!

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Je retrouve le guide à Saint-Michel, après ma petite trotte habituelle dans Paris.   La visite porte sur le quartier Saint-Michel, quartier où je me perds TOUT LE TEMPS.     La fontaine date du 19e, dans un style italien, et représente l’archange Saint-Michel terrassant le démon.   Directement sur le mur, elle est le symbole de la place… et elle fait la joie des chasseurs de pokémons.  Il y en a À POCHETÉE!  Des chasseurs, pas des pokémons!

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Le quartier latin était au moyen-âge celui des universités.  Les gens viennent de partout et il tirerait son nom du fait que les gens se parlaient en latin pour pouvoir se comprendre.     Si Paris a été un bon moment limité à l’île, avant le 4e siècle, une voie romaine passait sur la rive gauche.  Ensuite, avec les invasions, les gens se sont réfugiés sur la fameuse île.

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On se dirige ensuite vers l’église Saint-Séverin, qui aurait été un ermite au 6e siècle.  Son ermitage aurait été détruit au 11e lors des invasions normandes.   L’église a été reconstruite à partir du 13e siècle et terminée au 15e.   Le portail, différent, a été « rapporté » de l’église saint-pierre lors de sa destruction.  C’est pour ça qu’elle semble un peu différente.

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À l’intérieur, les pylones ressemblent à des palmiers avec des nervures qui descendent et qui, parfois, sont torsadées.   Les vitraux datent de plusieurs époques différentes, du 15e au 20e siècle.  Disons que les différences sont assez frappantes mais pour ma part, j’aime assez.

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À côté, ce qui est aujourd’hui le cloître était auparavant un charnier.  Le tout a été vidé lors de la construction des catacombes.   Dommage, on ne peut pas entrer.

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Dans la rue, notre guide nous montre une des rares maisons médiévales, avec celle de Nicolas Flamel au Halles, celle de la rue Volta et les maisons de la rue François Miron.   En effet, la maison daterait à la base du 12e.  Les fenêtres sont désalignées et ne sont pas non plus de la même largeur.   Le reste de la rue aurait été modelé pour aller avec elle.  Toujours selon le guide.

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Un peu plus loin, l’université d’Art et Morale et Sciences.  Comme plusieurs autres universités non-religieuses, elle n’avait pas beaucoup de financement.  Les étudiants étaient sur des bottes de foin et la rue était fermée le soir.  On dit que Rabelais et Dante y auraient étudié.

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On se dirige ensuite vers Saint-Julien le pauvre.  En chemin, rue Galande, on croise une enseigne qui rappelle d’ailleurs cette légende.   Julien, un jeune noble,  aimait donc chasser et un cerf lui mentionne qu’un jour, il allait tuer ses parents.    Il s’enfuit donc et se met au service d’un prince où il épousé une jeune veuve et se fit offrir un château.  Mais ses parents, partis à sa recherche, trouvèrent le château et rencontrent son épouse qui les reçut et les coucha dans le lit conjugal.  Quand il rentra de la chasse, il les prit pour sa femme avec un amant et les tua tous les deux.

 

Pour la suite, j’ai entendu deux versions.  Soit qu’il fit le vœu de pauvreté et s’en alla devenir passeur ou qu’il partit avec sa femme ouvrir un hospice.  Mais dans les deux cas, il fit acte de générosité envers un homme qui se révéla être Jésus et qui l’absous.

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Maintenant il y a souvent souvent des concerts à l’église, qui est l’une des plus anciennes de Paris, dépendant de si on prend la date de commencement ou la date de fin de la construction.  J’ai déjà assisté à l’un deux il y a quelques années d’ailleurs.

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L’édifice, c’est le Studio Galande, cinéma d’Art et d’essai au départ, mais qui présente deux jours par semaine le Rocky Horror Picture Show avec  des comédiens du public.   Il paraît que certains le connaissent pas cœur!

 

Là, je dois m’avouer vaincue parce qu’ensuite, nous passons devant une église catholique d’influence orthodoxe car elle est remplie d’icônes.  Toutefois, je ne sais plus DU TOUT comment l’église s’appelle.  Tout près, il y a un puits du 12e.  On raconte que le puits avait des vertus et que l’église, dans sa générosité habituelle, a décidé ensuite de faire payer l’eau.  How surprising!  Puis, on décide que c’est bien vilain tout ça et on cesse de faire payer l’eau miraculeuse.    Devinez ce qui arrive?  Les gens déduisent que l’eau ne doit plus être bonne… et cessent de venir!  C’est assez fascinant, non!

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Tout près, une fontaine des années 1980, déjà fort maganée, inspirée par le traumatisme de la Shoah de l’artiste.

DSC_0111DSC_0116Nos pas nous guident ensuite vers l’ancienne université de médecine, elle-aussi difficilement financée, surtout par les étudiants et les professeurs.  La façade est du 15e et la rotonde du 17e.  Ils ont déménagé en raison des crues fréquentes   C’est particulier à voir, cet ensemble.

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Puis, direction une ancienne rue, avec, au milieu, l’ancien égoût qui, heureusement, ne sert plus.  Notre guide nous mentionne que c’est de là que vient l’expression « tenir le haut du pavé ».  En effet, les riches marchaient sur les côtés, surélevés, tandis que les pauvres étaient tour près des ordures.  Of course.

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Détour par la rue du maître Albert (le maître de Thomas d’Aquin) pour aboutir rue de Bièvre, où une place vide nous rappelle l’ancien emplacement d’une taverne « maudite », au 1 bis.   C’est aussi la rue où habitait François Mitterand et où sa veuve a vécu jusqu’à sa mort.  Un petit square est nommé en son horreur.

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La balade se finit au Collège des bernardins, qui existe depuis le 13e siècle.  Il tient son nom de Bernard de Clervaux, chef des Cisterciens.  Benoit XII y aurait d’ailleurs été formé.  Le collage original a été détruit à la révolution, puis utilisé comme squat.  Ce n’est que depuis les années 2000 qu’il a été restauré.  L’extérieur est sobre, comme la plupart des édifices des cisterciens.

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La visite finit et je rejoins Fab chez Gibert, où on fait un loooong tour… et où on trouve un guide de l’Italie.  C’est que ça approche.  Et Gibert, c’est toujours over dangereux.  Je réussis pas trop mal.  Pas parfaitement sobre-de-livres, mais pas de grosse folie non plus.  C’est bien non??  Moi être fière de moi-même!!

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Yep… j’ai décidé d’apprendre l’espagnol…DSC_0150

… alors que je m’en vais en Italie!  Logique, je crie ton nom.

Nous sommes revenues à pieds, comme souvent, avec un Starbucks en route, sinon ce ne serait pas drôle.  La soirée s’est terminée avec Jean-François, du champagne… et les reines du shopping.   Un truc avec un look total jeans.  Certaines candidates étaient… originales!  Ceci dit, on a ri comme des fous.  Ça nous en prend peu!

 

À bientôt!

Août 15 2016

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Ma vie parisienne – 102 – Paris, I’m back!

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Et on est revenus à Paris!

Et je vous avertis, les 5 prochains billets vont être un peu plates.  Parce que un, je les écris beaucoup plus tard et deux, ça a été fort calme!  Voire même un peu perturbé!  Mais bon, je vais vous épargner ça.

 

Ce matin, c’était les grands adieux entre les cousines, à grands renforts de « pour toujours » et de calins!  Très mignonnes les filles.  Ceci dit, à 8h et quelque, nous étions dans la voiture… et en route pour Paris.

 

Entre les aires d’autoroute et les leçons d’espagnol, c’est assez calme comme retour.  Quelques soucis, quelques inquiétudes, et du trafic en fou… mais bon, c’est normal, on dirait.   Le problème, c’est qu’on part en Italie dans 5 jours… je vais pas être mélangée pantoute hein!

 

Finalement, on revient avant de manger et le soir, on est littéralement claquées.   Charles va trouver son père et Constance, Fabienne et moi faisons une soirée de filles… très tranquille, en fait!  Mais je suis ravie de retrouver Paris pour quelques jours!

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À bientôt!

Août 15 2016

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Ma vie de parisienne… en vacances – 101 – Pays basque et plage photogénique

DSC_0013Journée de départ ce samedi.   On lève tout le monde vers 8h et étrangement, personne ne se plaint, pas même les ados.  Et ça, ça vaut la peine d’être mentionné.  Elles sont toutes tristounettes et errent, pathétiques et tragiques dans la maison en se plaignant bruyamment que l’avenir est trop horrible vu qu’elles seront séparées et que c’est trop triste :  c’est vrai qu’elles ne se reverront que ce soir !

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Nous on est prêts super tôt.  Mais tout le monde est un peu stressé, un peu énervé, tout le monde a SA manière de faire le ménage, de paqueter la voiture et  tout le monde est visiblement insatisfait de l’oeuvre des autres.  Bref, un départ.

 

Le but de la journée ?  Se rendre jusau’à Peyrehorade, dans le pays basque (oups, non, on me souffle  à l’oreille que ce sont les Landes).  C’est à 4h de route mais Fab a promis à Charles qu’elle arrêterait à Bayonne pour acheter du jambon de Bayonne, à Bayonne.  Oui, je sais.  Et avec Charles, on ne plaisante pas avec les promesses.  Ça fait juste 2 semaines qu’il nous en parle !

 

La route, ça va.  Entre les disputinettes pour savoir quelle musique on écoute et les leçons d’Espagnol, au grand désespoir de Charles, qui en a rapidement son voyage.  Ceci dit, il faut dire que Constance s’est mise en tête de copier tous les mots et les phrases sur son téléphone, ce qui prend un temps fou et qui fait bugger l’appli en permanence.  Et qu’on doit tout refaire 4 fois1

 

Puis ,  on arrive à Bayonne.

 

Rapidement, on se rend compte qu’il y a un truc bizarre et que les ennuis s’annoncent.  En effet pourquoi tant de gens dans les rues, déjà saouls à midi ?  Pourquoi tant de haine envers la mode et tant de culottes bouffantes trois quarts et de ceintures rouges (pas fléchées) ?  Pourauoi tous ces foulards qui donneraient un air de boy scout à Clark Gable lui-même ?  Et POURQUOI toutes les rues remplies de voitures stationnées ?

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Étrange, non ?

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(Je vous épargne la photo de Fabienne déguisée en fêtarde!)

 

Ah ben kin,  c’est la fête de Bayonne.  Fête qui dure du mercredi au dimanche et qui implique, en gros ; de boire le plus possible pendant 5 jours.  Habillé comme un clown. Et on a le droit d’être malade.  Que du bonheur, quoi.   Ok, amis basques, ne me détestez pas.  Je n’ai appris qu’après que c’était le costume national et que l’appartenance au pays basque est super importante.  Mais sur le coup, j’ai été… surprise, disons.

 

Ceci dit, devant l’impossibilité de se trouver un parking, on chosit d’aller ailleurs, et on opte pour Biarritz.   Il fait beau, on a le goût de traînasser, parfait! En plus, Constance et Charles connaissent et Constance  est ravie de nous servir de guide touristique.

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Biarritz est une ville très touristique.  Station balnéaire basque très connue (la langue est toujours aussi weird) d’environ 26 000 habitants l’hiver… et de beaucoup plus l’été.  C’est pour les gens très riches, en fait.  Tout le monde est over looké.  Et tout est super cher.  C’est le retour du coca à 5 euros.   Pour mon plus grand désespoir, en fait.

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On se balade donc sur la plage, avec les petites cabines très typiques et la vue sur la pointe.  En fait, la mer est super dangereuse et seule une très petite partie de la plage est baiganable.    Nous, on se promène du casino à l’autre bout et on observe la mer assez déchaînée, sans pouvoir se baigner.  Triste nous sommes!

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On se fait donc une super séance shopping de maillots de bain.  Bon, pas moi, j’en ai plein.  Mais il FAUT trouver un bikini à Fab.  Au début, nous avons un gros fou rire avec les maillots « C » pour Fab.  Disons qu’on est loin du truc.   Et non, pas de photo!  Pensez-y même pas!   Mais ça a quand même été assez épique comme aventure, avec moi qui amène des brassées entières de   bikinis dans les cabines et la miss qui fait « hmmmm… ok, oui… mais non! »!

 

Finalement, on va payer.  Et soudain, disparus! Fab et Charles sont disparus.  Enlevés par des extraterrestres.  Constance et moi abandonnons bien rapidement et pendant qu’elle spotte les boutiques, je trouve un café (et un poké-stop avec des machins qui tombent du ciel) pour attendre que le Tardis revienne et c’est là que nous découvrons que yep.  Welcome back to France!

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Quelques pokémons plus tard, nous sommes de retour dans la voiture, direction Peyrehorade où habitent les parents de Thibault et où nous sommes attendus pour manger.  Ô horreur, les enfants ne peuvent pas se baigner.  C’est la cata.  Rien de moins.  Nous partons pour le lavage de voiture.  C’est que nous transportons une plage et demie dans la voiture.  Au moins!  Si vous nous aviez vues avec la balayeuse!  De toute beauté!

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ON est super bien reçus, on mange bien, avec du champagne en plus de ça!  Mais on est très crevés… et finalement, je manque tomber endormie à table.  Demain, c’est la journée plate de retour à Paris!

 

À bientôt!

Août 14 2016

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Ma vie de parisienne… en vacances – 100 – Téléphérique et cabrales

DSC_0730Dernière journée complète en  Espagne.   Tout le week-end sera sur la route.  C’est que c’est pas la porte à côté, la région de la Cantabrie.  Au moins 12 heures de route.   Du coup, on va couper la route en deux et passer par conséquent deux jours sur les beaux (et embouteillés) chemins de France.   Dès le matin, on commence les bagages, les lavages, on récupère nos affaires qui sont disséminées un peu partout dans la maison.   Le temps est maussade, du coup, pas de plage le matin et ils prévoient aller à la crique en après-midi.

 

Après avoir paressé et traînassé un peu sur la galerie (maussade veut dire « pas ensoleillé », pas « pluvieux ») et profité des rayons de soleil qui perçaient de temps en temps, on a décidé d’aller faire le fameux « chemin des contrebandiers », dont tout le monde nous parle depuis le début.  C’est qu’ils ont découvert un escalier un peu caché qui mène à la mer et qu’ils y ont trouvé des poissons.  Du coup, c’est devenu la légende familiale et on se raconte des histoires de pirates et de trafic de bijoux (ou de drogues) à n’en plus finir.

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Of course, Fabienne et moi on s’est un peu perdues et trompées de chemin (c’est devenu un véritable running gag… JAMAIS on ne va marcher sans se perdre) après avoir visité un champ joyeusement (et récemment) recouvert de bouse de vache, on a bien réalisé que ça n’allait pas le faire et qu’on allait devoir retourner (et retraverser le champ).  Une chance, la vue est magnifique.

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On trouve finalement le fameux escalier, qui semble totalement dangereux et qui mène à une crique seulement accessible à marée basse.  Bon, selon le cafetier (qui a une tête de personnage de roman), c’est plutôt un endroit pour aller récolter des algues super précises qui sèchent ensuite pour aller dans les cosmétiques.   Beaucoup moins romantique que les contrebandiers, j’avoue!  Mais bon, on voit les séchoirs et c’est un endroit génial pour baser une histoire du genre à la Daphné du Maurier!

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Et au retour, la vue du village est magnifique!

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Après le traditionnel repas du midi en gang, je profite du fait que la voiture n’est pas nécessaire pour aller à la crique et hop!  Kidnapping de voiture.  Je ne sais pas trop où je m’en vais et j’hésite entre Oviedo et prendre la route des montagnes et voir.  Finalement, l’idée de devoir me stationner en ville me hérisse et je choisis la route des pics d’Europe, mais pas du même côté, en me disant que peu importe, ce sera joli.

 

Et j’ai de la chance.

Je prends la route qui part de Panes vers Potes, le défilé de la Hermida qui fait un peu plus de 20 km.  Il longe la Deva, qui a creusé un peu partout dans la roche et qui donne un paysage un peu déchiré qui serpente entre les deux montagnes.  Au milieu se trouve le petit village de la Hermida, un peu au milieu de nulle part.  D’ailleurs, sur le chemin, les villages n’ont parfois que 2 maisons entre les deux pancartes du début et de la fin.  Je riais toute seule.

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J’adore ce genre de route, avec ces paysages qui nous font sentir minuscules.  Après mon entrée dans le défilé, miracle, le beau ciel bleu et le soleil.   On voit les cimes des montagnes et il y a juste une toute petite mini brume.  Merveilleux!

 

Je vois donc une pancarte avec une vieille église.  Pourquoi pas!  Bon, elle n’est accessible que par visite guidée… en espagnol.  Et on ne peut pas prendre de photos à l’intérieur.  Tant pis.   On y va quand même.  Elle est trop mignonne, nichée entre les montagnes, dans la verdure.  La dame qui fait la visite a pitié de moi et me donne des dépliants en anglais!

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L’église Santa Maria de Lebana est une petite église mozarabe du Xe siècle.  La tour et le portique sont plus récents.  On attribue sa fondation au comte de Lebana, don Alfonso.   C’est un plan avec des rectangles, un grand et neuf plus petits.   Elle est composée de trois nefs dont centrale un peu plus grande.  Le retable central est très doré et très espagnol, avec une copie d’une célèbre statue d’une vierge qui allaite (virgen de la buena leche) du 18e.  D’autres retables du 16e sont encore visibles à l’arrière et sur les côtés.  On trouve aussi plusieurs colonnes avec des chapiteaux aux motifs végétaux.  On voit émerger l’art roman.

 

L’autel est particulier, une grande pierre posée à la verticale gravée de motifs surtout circulaires.  C’est sa forme qui m’a davantage marquée, en fait.    Mais bon, pas de photos!

 

Ceci dit, j’ai compris au maximum 30% du truc, surtout les détails architecturaux.  Mettons que c’est pas gagné, cet apprentissage!

 

Je reprends la route vers Potes, une très jolie petite ville de montagne à la rencontre de 4 vallées assez touristique, mais avec une fort jolie vue.  Un stop pour prendre un verre (de coca… je conduis, voyons!).  Il paraît qu’il y a un monastère tout près aussi mais je préfère poursuivre vers le téléphérique et profiter du beau temps.  C’est un dédale d’escaliers et de ruelles, qui a des origines à la préhistoire mais que l’on retrouve surtout dans les textes à partir du 9e.

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C’est donc parti pour le téléphérique.  À la montée, je suis seule dans la cabine et pas grosse pantoute dans mes culottes, disons!  On monte de 800m en 3 minutes pour arriver au balcon, à 1800 quelques mètres d’altitude.  On y trouve des chèvres à travers les gens et surtout un joli sentier qui mène au refuge d’Aliva, vers la base du glacier.  Au loin, on voit les montagnes se découper, il fait 30 degrés et c’est magnifique.  Un petit moment d’éternité.  Si je n’avais pas d’heure de retour, j’aurais tout descendu à pieds, je pense.  Là, j’ai dû me limiter un peu.  Ceci dit, deux espagnols tenaient absolument à faire la route avec moi pour être certains que je ne perde pas, jeune fille esseulée en jupette et en camisole, qui semblait totalement pas arrangée pour aller randonner!  Ceci dit, je montais pas mal plus vite qu’eux (et ça ne montait presque pas)!  Je dois être pas si pire, vu que Charles m’a demandé, il y a quelques jours, si mon métier était de randonner!

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Ceci dit, c’est une vraie montagne.   Le paysage est grandiose et le fait de me promener toute seule me fait me sentir toute minuscule et totalement présente, là, à ce moment.  C’est probablement pour ça j’aime me balader seule de temps en temps.

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Au retour, je décide de prendre une route différente pour voir un point de vue « classé 3 étoiles » sur les guides.    Je suis « presque » à l’heure pour manger et techniquement, en m’arrêtant, je devrais n’avoir que 10 minutes de retard sur l’heure demandée par Mme V.   Sauf que bon.  Le destin en a décidé autrement.

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En effet, je roule 45 minutes et je vois des voitures arrêtées.  Beaucoup de voitures arrêtées.  Dans un tout petit chemin de montagnes large comme une voiture et quart.  J’attends un peu, sors de la voiture en me disant qu’il y a peut-être un accident et que mon passé de secouriste va peut-être servir.  C’est donc en mode full adrénaline que j’avance un peu pour voir…

 

Des chèvres.  Mais genre un PAQUET de chèvres.

 

Comment dire…  il y a un fuckignos troupos de cabrales qui bloque la route.

 

Tout le monde klaxonne et tente comme il peut de leur faire débarrasser le plancher (ou plutôt le bitume) et je suis à même de constater que « shhhhh » est international.  Et visiblement inefficace.

 

On ne devrait pas dire têtu comme une mule mais têtu comme une chèvre.  Ou plutôt comme un troupeau de chèvres qui se montent entre elles.  D’un autre côté, étant donné la largeur de la route et le fait qu’il y ait un mur d’un côté comme de l’autre, je vois assez mal où elles pourraient aller !  Même si les gens s’obstinent à leur gueuler dessus pour les faire partir (ou s’envoler, ou s’évaporer… j’ai pas bien compris)

 

Après plusieurs minutes d’attente, je décide de rebrousser chemin.  Ok, le fait que deux chèvres se soient visiblement donné le mot pour charger sur la première voiture de la file  (avec un superbe échantillon d’insultes en espagnol en réaction… profitez de toutes les occasions pour enrichir votre vocabulaire) a probablement influencé ma décision.   Et là, peu importe le calcul, je vais être en retard pour manger.  Heureusement, sur les routes de montagne, aller et retour sont forcément très différents quand on conduit.  En fait, j’imagine parce que je n’ai pas vraiment testé le contraire hein.   N’empêche que j’ai eu un moment de panique.  Ils vont m’attendre.  Et m’en vouloir.  J’envoie des textos désespérés à Fabienne et Claire (au cas où un téléphone serait mort entre temps), qui ont bien fait rire tout le monde.   Le tout le monde en question s’est bien foutu de ma gueule à mon retour.

 

Demain, on retourne en France, avec un petit stop par le pays basque.  Comme Charles veut manger du jambon de Bayonne…

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Ce soir, ce sont les dernières fois.  Dernier repas tous ensemble, dernières blagues pourries, derniers pokémons attrapés et surtout, surtout, dernière cagna con limon.  Et ça c’est triste !

On profite donc des derniers moments avec la superbe vue sur la mer.  C’est qu’elle était bien, cette terrasse !

 

À bientôt !

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