Juin 23 2017

Photo du profil de Karine:)

Montana 1948 – Larry Watson

J’avais ce livre dans ma pile depuis des années.  Je pense que c’est Ys, ou Keisha, qui m’avait donné envie, puis je l’ai oublié. C’est en faisant du rangement que j’ai ressorti, et j’ai drôlement bien fait.   C’est un livre court, à peine 160 pages, mais un livre fort, qui nous bouleverse et qui reste longtemps en nous.

 

En 1948, David Hayden a 12 ans.  Il nous raconte son histoire 40 ans plus tard, une histoire de justice, de famille et de racisme dans une petite ville du Montana qui vit tout près d’une réserve Sioux .    Cet été-là, Marie Little Soldier, leur bonne Sioux, se meurt d’une pneumonie.  Son père est le shériff de la ville, poste qui se transmet de père en fils, son oncle est l’un des deux médecins du village et tout ce petit monde est fort respecté.   Pourquoi Marie s’agite-t-elle autant quand on lui propose que son oncle Frank vienne la voir?

 

On ne dit rien à David mais il saisit, impuissant, des bribes de l’histoires et comprend que le Dr. Hayden n’est pas aussi droit qu’il en a l’air et que ses agissement envers les Sioux sont un fait bien connus.  Et acceptés.  Entre le shériff et sa famille va se tisser une toile incroyable, tissée par leurs valeurs, leur éducation et un racisme insidieux, presque naturel, envers la minorité Sioux.  Une éthique avec deux catégories distincte.   Ici, les réactions des personnages sont particulières et difficiles à comprendre pour le lecteur d’aujourd’hui, mais rien n’est tout noir ou tout blanc.  Le père, ancien shériff, ne comprend rien aux actions de son fils, qui n’est pas non plus d’une droiture exemplaire, et tout va éclater.

 

Un roman puissant, concis, qui va droit au but et qui nous permet de voir ce racisme ordinaire à travers les yeux d’un enfant élevé dans ce monde mais qui conserve toutefois une certaine naïveté, une certaine innocence.

 

À lire!

 

Juin 21 2017

Photo du profil de Karine:)

La célibataire – India Desjardins / Magalie Foutrier

Un autre album BD attrapé à la bibliothèque parce que j’avais besoin d’un peu de légèreté.  On est le 7 mai au moment où j’écris ce billet.  Ouais… mes billets et leur ordre de publication resteront toujours un grand mystère!

 

Nous avons donc droit à des vignettes assez courtes, une ou deux pages, où nous voyons le quotidien d’une jeune femme fraichement célibataire, et pas nécessairement par choix.  En fait, elle veut un chum… et s’y lance à corps perdu!  Une fois qu’on a le contexte, qu’on sait à quoi s’attendre et qu’on veut bien quelques clichés et de la légèreté, l’album fait le travail, je trouve.  Si ça vous énerve au départ, ce genre d’héroïne… passez votre chemin!

 

La couverture est assez représentative du dessin à l’intérieur.  Si ça vous plaît, vous risquez d’aimer le trait.  Moi j’aime bien ce genre, je trouve que c’est fort bien adapté au contenu acidulé et girly.   Vais-je m’en souvenir dans 1 an?  Probablement pas, mais j’ai passé un court et agréable moment.

 

La question qui tue…  est-ce que je reconnais en tant que célibataire là-dedans?  Heu, non.  Pas pantoute.  J’ai jamais été très « boy crazy », même si certains de ses comportements me rappelaient un peu ceux que j’ai eu à 18 ans, lors de ma première « vraie grosse » peine d’amour.  Ça m’a bien fait rire de moi… à retardement.  Quant aux dates et aux aventures de premier rendez-vous, impossible de ne pas me souvenir de certains épisodes de la vie de l’une de mes amies quand elle voulait désespérément se trouver un chum (rassurez-vous, elle l’a fait, elle a maintenant deux enfants et se porte très bien… coucou Caroline!) et qu’elle accumulait des aventures plus débiles les unes que les autres.   Donc, même si je ne me suis pas identifiée du tout (pas mon âge… et pas moi en général), j’ai souri… et j’ai apprécié.

 

C’était ma BD de la semaine et, techniquement, c’est chez Stephie!

Juin 19 2017

Photo du profil de Karine:)

Everything, Everything – Nicola Yoon

Ce livre, on le voit partout depuis des mois.  Imaginez maintenant qu’il va être adapté en film!  Du coup, j’ai décidé de le lire avant de me faire spoiler.  Parce que l’idée de base, une héroïne atteinte du syndrome de l’enfant bulle, ça me tentait bien.   Et je me demandais bien comment serait traitée l’histoire d’amour parce que bon, il y en a une, toute choupinette, en plus.   Et savez-vous quoi?  Pour une fois, le concept de l’amour à travers une fenêtre ne m’a pas déplu, vu que la jeune fille, Maddy, n’a jamais rien vu du monde, jamais rien connu de la vie.  Du coup, ça passe très bien.

 

Nous rencontrons donc Maddy, presque 18 ans (je ne sais plus… mais dans ces eaux-là).  Depuis son tout jeune âge, elle vit chez elle, traitée par sa mère médecin et Clara, son infirmière à domicile.  Elle a des cours par Skype, se passionne pour la lecture et l’architecture et vit une relation très proche avec sa mère, rythmée par leurs jeux rien qu’à elles et leurs soirées ciné, toujours dans la maison.   Clara prend sa température toutes les heures et vérifie que tout va bien.   Tout ce qui entre chez eux doit passer en décontamination.   Du coup, quand elle voit arriver Olly, le nouveau voisin, tout de noir habillé, une drôle de relations se lie entre eux, par l’intermédiaire d’un kougloff (oui, vous avez bien lu) et des réseaux sociaux.  Mais quel avenir ont-ils alors qu’elle ne peut quitter sa bulle?

 

J’ai beaucoup aimé Maddy, beaucoup aimé son évolution, ses frustrations alors qu’elle se sent de plus en plus étouffée dans son monde clos.  C’est touchant et très mignon.  Certes, certaines choses, que je considérais comme des incohérences, m’ont fortement agacée (et mis la puce à l’oreille) dès le début mais on comprend mieux plus l’histoire évolue.  Je trouve juste dommage l’épisode central, THE adventure, que j’ai trouvé juste… trop poussée, trop exagérée pour être crédible.

 

Tout de même, un roman qui n’est pas dénué d’humour, une héroïne intelligente (le plus souvent) qui découvre le monde, l’amour… et les failles des gens qu’elle aime!

 

On en parle aussi chez Clarabel, Calypso, … et plusieurs autres qui refusent d’apparaitre dans mon feedly.  Feedly m’énerve ces temps-ci!

Juin 18 2017

Photo du profil de Karine:)

Princesse Lila et le château en chantier – Anne Paradis/Karina Dupuis

C’est l’histoire d’une princesse qui habite un château parfait, dans un monde parfait, avec des gens qui lui donnent tout ce qu’elle veut et qui font ses quatre volontés, avec bienveillance, en plus.  Mais notre princesse n’est pas tout à fait heureuse.  Imaginez-vous qu’elle voudrait voir le monde et sortir de l’enceinte du château,  Découvrir ce qu’il y a plus loin, rencontrer d’autres enfants.  Mais la forêt est tellement dangereuse… comment faire?

 

C’est un très joli album, où une fillette décide de de dépasser les limites qu’on lui impose, qui trouve une solution et qui se met en chantier… dans tous les sens du terme.   J’ai beaucoup aimé le fait que la petite fille mette la main au chantier, avec un marteau et un casque blanc.  J’ai aussi apprécié que ses parents la supportent tout de suite.  Bon, ok, ils sont hyper riches et ont tous les moyens à disposition, mais c’est un peu le truc avec les princesses!

 

Les illustrations dans les tons pastel sont mignonnes comme tout, avec des perspectives intéressantes sur les paysages. Il y a tout plein de choses à décrire, le vocabulaire des contes et des châteaux à exploiter, de solutions à trouver.  Et surtout, à la fin, j’ai adoré faire « inventer le tome 2 » aux cocos.  Parce que l’histoire se finit bien, mais on peut deviner que notre petite Lila va maintenant avoir bien envie d’autre chose.

 

À découvrir!

Juin 16 2017

Photo du profil de Karine:)

La mémoire de Babel – La Passe-Miroir – 3 – Christelle Dabos

J’ai beaucoup aimé les deux premiers tome de La Passe-Miroir (Les fiancés de l’hiver et Les disparus du Clairdelune) et comme ça n’arrive pas si souvent avec la fantasy jeunesse, j’ai fait des yeux de piteux pitou à l’attachée de presse par mail.  Je dois avoir du talent (en yeux de chat potté) parce qu’il est arrivé chez moi.  Et je l’ai lu dans la semaine.  En une journée.  Ce qui mérite quand même d’être mentionné.

 

Pour ceux qui ne connaissent rien de cette série, je vous le jure, tentez le coup, surtout si vous aimez bien les mondes complexes et les mises en place qui prennent leur temps.   Nous suivons Ophélie, jeune liseuse de l’arche d’Anima, qui se voit mariée à Thorn, intendant d’une autre arche, celle du Pôle.  Parce que dans ce monde, il y a un avant et un après.  Il y a eu éclatement il y a des centaines d’années mais personne ne sait trop ce qui existait avant.  Chaque arche a des esprits de famille, des pouvoirs particulier, des règles et des traditions… j’ai adoré!  L’intrigue et la mythologie nous sont révélées petit à petit, les personnages évoluent, font des erreurs et les descriptions rendent ces arches très réelles et magiques.  Une bonne histoire, sans action à toutes les pages, certes, mais de l’originalité et un univers développé et bien contrôlé.

 

Sérieux, c’est bien.  Vraiment bien.   Voire même très bien!

 

Bon, à partir de maintenant, je vais parler du tome 3.  Du coup, si vous n’avez pas lu les premiers tomes… houste!

 

L’histoire débute donc 2 ans 7 mois après la fin du deuxième tome.  Première surprise, donc.  Ophélie est de retour sur Anima, son musée a été dépouillé de tous les artefacts qui rappelaient la guerre, Thorn est disparu dans la brume, elle est déboussolée, triste et ne sait plus trop où elle s’en va.    Puis, un jour apparaît Archibald, ce qui va lui permettre de partir à la recherche de Thorn, maintenant hors-la-loi.  Et cette quête nous amène sur une toute nouvelle Arche, Babel, où elle croit bien avoir trouvé un indice dans la mémoire de Dieu, qu’elle a visitée bien malgré elle.

 

Qui dit nouveau monde dit découverte d’un nouvel univers, avec les règles qui lui sont propres et dans laquelle Ophélie fait gaffe par dessus gaffe.  Babel se veut un monde parfait, civique, où la violence n’existe pas.   Il y a là aussi la mémoire du monde, dans un Mémorial fantasmagorique où il y a des livres, des livres et des livres.  Pour avoir accès à l’endroit où elle croit trouver ce qu’elle cherche, elle décide d’intégrer la Bonne Famille, école de formation pour devenir virtuose.   Et c’est son parcours que nous allons suivre dans ce roman où elle recherche des informations mais surtout Thorn.

 

J’ai dévoré ce roman.  En une seule journée.  J’aime le rythme, la façon de distiller les informations et l’évolution des personnages même si parfois, on a le goût de secouer un peu Ophélie.  Ceci dit, ce qui est si clair pour nous ne l’est pas du tout pour elle car elle est encore une petite fille sous plusieurs aspects.  Elle a encore un talent particulier pour se mettre dans le trouble!   J’aime beaucoup la direction que prend l’histoire ainsi que la mythologie qui s’étoffe petit à petit.   Il y a certes certaines facilités dans la résolution de certaines sous-intrigues (et j’espère que certains personnages reviendront dans la suite sinon je vais quand même bougonner!) mais en gros, c’est un troisième tome à la hauteur de la série.

 

Et j’attend le 4e avec GRANDE impatience.

Ma série jeunesse préférée des dernières années.   Merci Gallimard Jeunesse!

Juin 14 2017

Photo du profil de Karine:)

Main d’oeuvre – Ariane Denommée

Je suis en train de lire Germinal.  Du coup, je trouvais que ça fittait de lire cette BD au même moment.  Certes, entendons-nous… Zola est un peu plus bavard que les mineurs d’Ariane Denommée (mais comme j’aime ses bavardages, je ne m’en plains pas), il y a plus de 100 ans d’écart et les mineurs de « Main d’oeuvre » ne travaillent pas pour 30 sous par jour (au contraire), mais on y retrouve le même côté gris, le même côté « sale », morne.   Ai-je aimé?  Oui, bien aimé.  Mais il m’a manqué un petit quelque chose pour être vraiment emballée.  Il y a un côté très anti-climatique à cette bande dessinée.  Peut-être, justement, parce qu’elle est très réaliste. Et que dans la vraie vie, il n’y a pas toujours de finale-qui-finit.

 

Nous sommes dans le vrai « grand-Nord », cet endroit où les jours sont presque éternels et les nuits tout autant, dépendant de la saison.  Daniel est jeune et il travaille à la mine, sur des shifts de 100 jours 15 jours.  Même dans les années 70, les conditions sont précaires, malgré un très bon salaire, généralement flambé pendant les deux semaines intenses de party entre les shifts.  Daniel vient de rencontrer quelqu’un.  Les 100 jours sont très, très longs.  Et ce sont surtout ses semaines à la mine, entre les jours qui se ressemblent tous au camp et les partys de la journée de congé, que nous allons voir.

 

On nous dépeint ici un monde où l’homme est considéré comme un numéro, qui fait une job X.  Ariane Denommée s’est inspirée d’épisodes de la vie de son père qui, comme son personnage, a fait une parenthèse dans les mines du nord, dans une ville qui n’existe désormais plus.   Nous y verrons quelques moments de la vie d’hommes qui vivent une vie un peu à part, avec l’impression d’un oeil qui erre dans cet univers hors du monde, presque hors du temps.    Un endroit gris.  Tout gris.

 

Je ne suis pas super fan du trait au départ (j’ai du mal avec les nez des personnages.. ouais… moi et les nez, ya souvent un truc!), je m’y suis habituée sans jamais vraiment adorer non plus.  Ceci dit, pour nous amener dans le monde sombre de la mine, il est efficace.

 

Intéressant en tant que miroir d’une époque… ou plutôt d’un mode de vie qu’on a du mal à imaginer quand on n’en fait pas partie.

 

C’était ma BD de la semaine et tous les liens sont chez Noukette!

Juin 12 2017

Photo du profil de Karine:)

La délivrance – Jennifer Tremblay

J’ai lu « la liste » de Jennifer Tremblay il y a quelques années déjà.  J’ai aussi vu la pièce au théâtre.  Et j’ai adoré.  Les deux.  Du coup, quand je suis tombée sur cette autre pièce de l’auteur, je n’ai pas hésité.  Sans savoir que c »était le troisième volet d’une trilogie « pour une actrice » et qu’il y avait « Le carroussel » entre les deux.  Ceci dit, ça ne m’a aucunement empêchée d’apprécier ce récit, qui se lit très bien par lui-même.   J’aime lire le théâtre et cette pièce a été un régal.

 

Une femme est près de sa mère mourante.  Celle-ci veut voir son fils.  Son fils qu’elle n’a pas vu depuis des années. Alors que celui-ci refuse, la fille qui, elle, se souvient, va lui raconter.  L’histoire de la famille, ses non-dits et ses faux-semblants.  Parce qu’il y a toujours deux versions aux histoires, n’est-ce pas.

 

Comme toujours avec Jennifer Tremblay, chaque mot a son importance, chaque scène est forte en émotions et en significations.  Entre l’église, où elle voudrait engueuler Jésus ou le lit de sa mère, où elle tente de la calmer alors que celle-ci n’attend que le retour du fils prodigue, on explore la maternité mais aussi les chaînes et délivrances de toutes sortes.

 

La délivrance traite également des violences.  Ces violences dans les familles, celles qui restent tabous.  Celles qui sont présentes dans tous les milieux.  Un texte fort, qui sonne vrai.

Quelle auteure!

Juin 11 2017

Photo du profil de Karine:)

La pilote du ciel – Nancy Guilbert / Maud Roegiers

Ysée n’a jamais prononcé un mot mais est une amoureuse des mots, surtout quand ils sont bien agencés.  Elle a une folle imagination folle, invente des mots, se délecte des sons.  Comment faire partager cette passion?

 

L’illustration en couverture vous donne une idée de sa solution et le tout donne un album très poétique, un peu magique et fantastique.  Je dois avouer être MÉGA fan des illustrations, surtout celles du début, où l’imaginaire d’Ysée se reflètent dans les objets.  Ce n’est pas comme ça tout au long de l’album (et j’avoue en avoir été un peu déçue) mais ça reste coloré et plein de douceur.

 

C’est une belle histoire d’amitié, de courage, qui pousse les jeunes héros à croire en leurs rêves et à tenter ce qu’ils n’avaient jamais osé avant.  Il m’a manqué un petit quelque chose à la fin pour que ce soit un vrai coup de coeur mais c’est un très bel objet-livre, avec un joli message.

 

Avec les cocos, j’utilise surtout les images du début, pour leur faire décrire les absurdités, leur faire deviner les combinaisons de mots et en créer de nouvelles.  On s’est aussi amusés à nommer les absurdités (du pianéléphant au poissavion, on s’est beaucoup amusés.   Il y a aussi un travail à faire sur les rimes, les poèmes.  Inutile de préciser que j’ai surtout utilisé l’album avec mes plus grands… entendons-nous, moi, c’est 5-7 ans!

 

Merci Dimedia et Alice Éditions, maison que je ne connaissais pas du tout et qui semble remplie de très beaux albums!.

Juin 10 2017

Photo du profil de Karine:)

La vache de la brique de lait – Sophie Adriansen / Mayana Itoïz

Ok, allons-y cash, j’ai a-do-ré cet album.  Je l’ai lu 2 fois et j’ai ri comme une folle les deux fois.  C’est tellement cute, tellement « enfant »… une vraie plongée dans le cerveau d’un petit coco qui perçoit les choses à sa manière, qui prend tout au pied de la lettre et qui s’invente de grandes explications sur tout.  Je vous le jure… c’est ÇA!

 

Il y a une vache dans la brique de lait.

 

Affirmation choc au tout début du livre.  Et le petit héros de l’album va nous expliquer son raisonnement.  Ben quoi… sur la boîte de biscuits, il y a des biscuits.  Sur la boîte de sardines, il y a des sardines.  Du coup, s’il y a une vache dans la brique de lait, c’est qu’il y en a une dedans, non?

 

Que dire devant tant de logique enfantine?  Surtout que c’est bien connu, les vaches qu’on voit au loin, elles sont toutes petites!

 

Nous avons donc affaire à un petit garçon vif d’esprit et très imaginatif, qui imagine une vie à ces pauvres vaches bleues (ou vertes) qui sont enfermées dans les briques de lait.  Les dessins sont juste géniaux, les personnages très expressifs et les petites vaches, super drôles!  Au boulot, je m’en sers pour faire des phrases simples.  C’est qu’il y a tout plein de petites vaches et qu’elles font bien des choses.  Super support pour les phrases à un sujet semblable avec des verbes différents.

 

C’est aussi très drôle de voir les réactions des enfants selon l’âge.  Ça va des éclats de rire aux yeux grands comme des 30 sous qui se demandent si c’est vrai.  Du coup, j’adore!

 

Un coup de coeur!

 

 

Juin 09 2017

Photo du profil de Karine:)

Esprit d’hiver – Laura Kasischke

Je veux lire Laura Kasischke depuis des années.  Du coup, quand j’ai vu celui-ci en audio à la bibliothèque, je n’ai pas hésité.  Donc, j’ai ÉCOUTÉ ce livre.  Et je ne sais pas si ça a joué dans mon appréciation (en fait oui, je sais… mais bon) mais j’ai été vraiment déçue par ce roman.  J’en attendais beaucoup et finalement, pour moi, c’est retombé comme un soufflé.  Un soufflé que j’ai trouvé fort long à dégonfler, par contre.

 

En fait, si ça avait été une nouvelle, voire même une novella, j’aurais davantage accroché.  Ça commençait bien, pourtant. Une femme s’éveille un matin de Noël avec un étrange pressentiment.  Quelque chose les a suivis de la Russie jusque chez eux.   Alors que son mari doit quitter la maison pour aller chercher ses parents à l’aéroport, elle reste chez elle avec sa fille Tatiana, adoptée quand elle était bébé.  Dehors, la tempête rage et sa fille adolescente est de plus en plus étrange.  L’atmosphère de huis-clos est bien réussie, on sent bien la tension monter, on se sent basculer avec les personnages… mais j’ai trouvé ça horriblement long.

 

Le personnage principal, Holly, n’est pas nécessairement attachante.  Certes, elle a des raisons, mais la plupart du temps, je l’ai trouvée tellement désagréable, tellement envahissante, ses comportements sont… ahurrissants.  Du coup, j’ai eu du mal à ressentir les choses avec elle.  Ça n’aide pas.

 

Et là, je fais mon bougonnage de livre audio.  Ça m’a tellement énervée que je pense que ce sera mon souvenir principal du roman.  Le personnage s’appelle Holly.  Et la lectrice l’appelle Holy.  Voire même HHowly, des fois.  Et à CHAQUE fois, j’avais le goût de reformuler dans la voiture.  Même que je l’ai fait.  FORT.   Parce que le prénom revient souvent.  Très.  Disons que la prononciation des mots anglais est prononcé de façon… originale.  Bref, ça n’a pas aidé à mon impatience à voir la fin de ce roman.

 

Si vous l’avez lu et que vous vous demander si j’avais bien compris… bien sûr.   Pour faire changement.

Mais bon, si vous avez d’autres romans de l’auteur à me conseiller, je ne dirais pas non.  J’aime bien les atmosphères malsaines!

Articles plus anciens «

Aller à la barre d’outils