Déc 16 2017

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Chronique d’une LCA hypocondriaque… and mother!

Premièrement, un peu de vocabulaire.  Les « vieilles blogueuses » connaissent l’expression, initiée par Allie il y a loooongtemps mais une LCA, c’est une Lectrice Compulsive Anonyme.  De là ce titre… Chronique d’une LCA.  Au départ, ça parlait surtout de mes virées en librairies mais comme je suis maintenant très sage, je raconte mes conneries.  Qui ne se sont malgré tout pas raréfiées malgré ma grande sagesse.

 

Mais cette fois, vous allez comprendre POURQUOI je suis un peu folle.  Let’s meet my mother (qui sait que je vais raconter ça… et qui est d’accord.  Don’t worry). Ceux qui ont lu mes billets voyage ont déjà eu une petite idée du personnage qu’est THE MOTHER.   C’est celle qui a déjà eu une aventure de folie avec une toilette publique, pour ceux qui auraient oublié (allez le lire, ça vaut la peine) et qui casse tout sur son passage.

 

Bref, ma mère est hypocondriaque.  La pomme n’est pas tombée loin de l’arbre, me direz-vous.   Ma mère, c’est celle qui ne va pas ses examens parce qu’elle a une peur bleue des résultats (hmmm… reconnaissez-vous quelqu’un?) et qui refuse de sortir de la maison pendant une semaine, le téléphone dans sa poche, de peur de manquer THE téléphone du médecin qui va lui annoncer la fin du monde.   Bref, vous avec l’idée générale.

 

Depuis quelque mois, l’obsession de maman, c’était sa vue.    Elle était CERTAINE de devenir prochainement aveugle.   Elle avait mal à la tête?  C’est du glaucome.  Elle a du mal à ouvrir les yeux?  C’est une paralysie progressive des yeux et elle va finir aveugle et grabataire.  Et THE obsession… la dégénérescence maculaire.  Fouillez-moi pourquoi.  Elle est certaine d’avoir ça.  Elle ne connaît pas les symptômes mais on s’en fiche, c’est une CERTITUDE.  Et là, le gros du problème, c’était qu’elle trouvait qu’elle avait du mal à lire dans l’ombre.  Le soir, c’était plus difficile.  Et ça la stressait.  Beaucoup.

 

Là, vous vous dites que c’est un peu normal de s’inquiéter.  Mais avec maman, ça prend des proportions…. impressionnantes.  Depuis un bon 3-4 mois, c’était quotidien.

  • Est-ce que tu penses que je vais devenir aveugle?
  • Quand je vais être aveugle, est-ce que tu vas me guider?
  • J’aime pas les chiens… comment je vais faire avec mon chien guide?
  • Il va falloir que je planifie bien mes opérations pour les cataractes… tout le monde en a, je suis certaine que j’en ai aussi et que ça va me faire manquer des voyages.

 

QUATRE. MOIS.

Suite à un événement que je n’expliquerai pas ici (disons juste que mon frère et moi avons FORTEMENT insulté maman en lui taisant certaines inquiétudes), elle s’est fâchée.  Et elle a pris un rendez-vous chez son médecin pour son examen annuel (qu’elle n’avait pas fait depuis 6 ans).  Et chez l’optométriste.

Laissez-moi vous dire que la semaine de l’optométriste, c’était la panique.  Oui, la semaine.  Et croyez-moi, je n’exagère rien.   Mais VRAIMENT rien!

 

Le jour du fameux rendez-vous arrive.  J’étais au travail alors je n’ai pas vécu « la journée avant »… mais je pense que mon père pourrait vous en parler!  Toujours est-il qu’à 16h30, alors que j’étais en discussion avec une collègue, le téléphone sonne.  Ma mère.  Je réponds, m’attendant au pire…

 

  • Karine?  C’est ta mère. (son bonjour habituel.  C’est certain qu’après 41 ans, je n’aurais JAMAIS deviné)  J’arrive de chez l’optométriste.   Sais-tu quoi?  Ma vue n’a pas changé depuis ma dernière visite.

Tout de suite, je prends une expression étrange.. ma collègue (qui connaît ma mère), me regarde avec suspicion.

  • Ca faisait presque 8 ans que je n’étais pas allée.  Elle a été très surprise et un peu découragée.

Moi, je me sens bouillir un peu.  4 mois, je vous rappelle.

Et là, j’entends la raison de son problème de vision la nuit.  Pendant quelques secondes, je ne sais même pas quoi dire.   Genre moi, sans mot.  Ça n’arrive pas souvent.  J’ai pris une grande respiration, fermé les yeux… puis je l’ai envoyée promener et j’ai raccroché, sous le regard ébahi de ma collègue.

Oui, maman et moi, on s’envoie souvent promener… mais on s’adore et on s’en fiche un peu… je l’ai d’ailleurs rappelée plus tard pour qu’elle m’explique au complet avec introduction « bon, j’suis défrustrée, tu peux continuer ».

 

Parce que vous savez pourquoi sa vue était aussi problématique depuis les derniers mois?  PARCE QUE SES LUNETTES ÉTAIENT TROP ÉGRATIGNÉES ET TROP SALES!  Oui oui, vous avez bien lu.  Des lunettes sales.  Et complètement scrap.  Faut dire qu’elles avaient 8 ans hein, parce que madame a trop peur d’aller chez l’optométriste!

 

Oui, je sais.

Meet my mother!  J’ai de qui tenir, hein!

Déc 16 2017

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Observe Noël – Camille Tisserand

Ça, c’est clairement un livre pour l’orthophoniste en moi.  Dans le temps des fêtes, je suis toujours à la recherche de livres sur le thème de Noël pour pouvoir préparer mes cocos aux fêtes, pour explorer le vocabulaire et les coutumes.  Et celui-ci nous entraîne au magasin, pendant la décoration du sapin, la cuisine de Noël, la visite du Père Noël et le déballage des cadeaux.   Parfait donc!

 

Nous avons donc droit à quelques planches doubles, une par thème.  Chacune regorge de détails (donc pleeeein de vocabulaire pour l’orthophoniste) et donne l’occasion de discuter avec les enfants des préparatifs de Noël et de faire des liens entre les images et leur quotidien.  C’est tellement plus facile de parler de quelque chose qui n’est pas là avec un support visuel!

 

Mais surtout, surtout, ce livre est parfait pour travailler les phrases sujet-verbe-complément.  Tous les personnages font des actions différentes, en lien avec le thème et le plus chouette, c’est qu’il y a des petites pastilles casse-tête pour les visages qu’on peut donc interchanger.   Déjà que les cocos adorent et trouvent ça hilarant, pour moi, ça permet de varier les sujets.  C’est la multiplication des phrases, en fait.  Et ça permet vraiment de comprendre qui est le sujet de la phrase étant donné la manipulation que ça implique.

 

J’ai aussi pu voir que l’auteur et la maison d’édition avaient publié un autre album.  J’irai clairement l’acheter pour l’hôpital.  Merci La langue au chat!

 

 

Déc 15 2017

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Un safari arctique (Racontars #2) – Jorn Riel

J’aime beaucoup les racontars de Riel.   J’en ai déjà parlé quelques fois (pour une raison qui m’échappe, je les lis dans le désordre… deviendrais-je moins psychorigide?) et je ne me lasse pas.  Du coup, j’ai profité du Cold Winter Challenge pour lire un autre tome des aventures de ces chasseurs du Nord-Est du Groenland.  Un petit plaisir personnel.

 

Les racontars, ce sont de courtes histoires qui relatent les hauts faits de la vie d’une bande d’hommes isolés au bout du monde, dans les glaces, la neige et les fjords.  Leur vie est faite de routine, de solitude et d’habitudes.  Mais dans cet univers, chaque petit événement devient complètement épique et prend les proportions… de racontars, ces histoires vraies qui pourraient passer pour un mensonge. A moins que ce ne soit l’inverse .  Ici, ce ne sont pas des histoires de pêche mais des histoires de chasse, toutes plus incroyables les unes que les autres.

 

Ce sont des nouvelles très ancrés dans la culture orale.  Chacune d’entre elle s’attache à un chasseur en particulier mais on croise souvent les autres, qui deviennent très réels.  J’ai éclaté de rire par moments, été touchée à d’autres mais si je persiste dans cette série, c’est surtout pour l’incroyable « logique » des personnages.  Ils me laissent pantoise à chaque fois.  J’ai adoré le « petit détour » et le grand n’importe quoi que devient le « safari arctique ».  Quant au rat… sans commentaire!  Bref, je compte bien en lire un tome de temps en temps.  Parce que c’est bien!

 

De plus, les descriptions de ces grandes étendues glacées, des mers et des nuits qui ne finissent pas me plaisent beaucoup.  Quelques mots seulement, mais on s’y croirait!   Et voilà encore pour le Cold Winter Challenge.

Déc 14 2017

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Le petit renne de Noël – Nicola Killen

Ce sont les illustrations qui m’ont attirée dans cet album.  Crises et blanches, avec une touche de rouge… et des brillants-paillettes.  Ça donne une atmosphère très onirique, très nocturne… et, étrangement, parfaitement Noëllesque (oui, c’est mon blogue.  J’invente des mots).

 

C’est donc l’histoire d’Ollie qui entend un étrange bruit la veille de Noël.  Un tintement qui lui donne envie de partir dans la neige pour trouver d’où il peut bien venir.  Et ça va lui ouvrir la porte à une magnifique aventure.

 

Peu de texte, de belles images et une atmosphère onirique et magique.   Ça parle aussi d’aventure, de vaincre ses peurs et de croire aux choses fantastiques.   Il y a un côté très poétique, très en phase avec les couleurs et le ton des illustrations.  Bref, j’ai beaucoup aimé, et mes cocos aussi.  Imaginez-vous que c’est même arrivé POUR VRAI à quelques uns.  Comme je vous disais, les enfants ont beaucoup d’imagination!

 

Un très bel album pour Noël!  Merci Scholastic!

Déc 13 2017

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Les saisons de Montréal – Raphaëlle Barbanègre

Encore une fois, une presque BD ce mercredi… mais c’est c’est La Pastèque, c’est hyper bien fait (comme souvent chez eux), c’est illustré et le texte pourrait être dans une bulle.  Voilà.  CQFD!

 

Quelle belle balade dans Montréal!  Chaque planche nous amène dans un quartier particulier, dans un coin particulier et souvent, l’auteur a réussit à saisir l’atmosphère du lieu en question.  Pour ma part, ça m’a rappelé tout plein d’excellents souvenirs de ma vie à Montréal quand j’étais étudiante, même si le tout a considérablement changé depuis.    Une copine « vraie montréalaise » m’a mentionné que la vision était assez externe mais pour moi, ça a parfaitement fonctionné.  J’ai souri aux représentations et ça m’a donné envie d’une loooongue balade dans les rues et les ruelles de Montréal.

 

L’album nous fait aussi faire le tour des saisons à Montréal, avec sa neige, ses couleurs et ce retour à la vie tellement intense au printemps, quand les jupes raccourcissent et que les terrasses réapparaissent.  Ça donne envie de vivre Montréal encore et encore.

 

J’ai eu un réel coup de coeur pour les illustrations en pastel qui regorgent de détails et d’endroits iconiques de Montréal.  Ce souci des petites choses a fait la différence pour moi.  Entre les magasins cultes ou les endroits typiques, on se promène allègrement et on s’y croirait.   J’ai aussi beaucoup apprécié que le côté multiculturel de Montréal soit mis en avant.  C’est tellement Montréal!  Le texte est certes destiné à la jeunesse mais la lectrice adulte que je suis y a aussi trouvé son compte.

 

Merci La Pastèque pour ce superbe album.

C’est chez Noukette cette semaine!

Déc 12 2017

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Dodo Petit père Noël – Fabrice Mosca

Encore un album de Noël, pour les petits petits cette fois!  C’est un très court livre cartonné (donc enfant-proof… ou presque) avec des trous qui amène les cocos à résoudre un grand mystère : Qui fait ce bruit qui empêche le Père Noël de dormir?  Les lutins?  Mais non, ils vont mener l’enquête!

 

Chaque double page se présente avec une petite fenêtre où les enfants doivent deviner qui peut bien faire ce bruit.  Et parfois, on voit que les enfants ont beaucoup plus d’imagination que nous!  C’est super court, la finale est drôle (les enfants étaient explosés de rire… ça leur en prend peu).  C’est aussi très amusant de leur faire trouver des solutions alternatives (et parfois complètement out of it… limite gore!)

 

Avec les plus petits qui ne parlent presque pas, je l’utilise en schéma récurrent en changeant tout le texte (C’est qui?  Un verre de terre?  Non!  Des souris!, etc etc etc) et c’est mignon comme tout de leur voir reprendre les phrases.  Ça permet aussi d’apprendre quelques mots principaux dans le vocabulaire de Noël.

 

Je conseille!  Merci aux éditions La langue aux chats!

Déc 11 2017

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Comment devenir un monstre – Jean Barbe

Ce roman date de 2004.  Je l’avais vu souvent à sa sortie et même qu’au début du blog, il était noté dans ma liste-de-listes-à-acheter-de-façon-prioritaire.  On a la définition de « prioraire » qu’on peut hein.  Ça a aura pris 14 ans!  Bizarreent, je ne savais pas du tout de quoi ça parlait et sérieusement, ça a été une excellente surprise.  J’ai a-do-ré ce roman.

 

Jean Barbe est parti d’un événement survenu pendant une guerre fraticide.  Un milicien a tué un bébé.  Comment une personne en apparence normale peut devenir un tel monstre en contexte de guerre?  Est-elle responsable de tout? D’où vient le mal, la violence?   Encore une fois, on cherche une réponse simple à une question compliquée, comme le dirait le narrateur.

 

François est avocat et lassé de sa vie.  Il a donc appliqué, sans trop consulter son épouse, de devenir avocat sans frontière.   Il atterrit donc dans un pays en guerre, une guerre entre le gouvernement et la milice.  Une guerre sale, pas belle, comme toutes les guerres.  Il doit défendre Viktor Rosh, dit Le Monstre.   Il ne sait pas trop dans quoi il est tombé, ne connaît pas les codes et son client reste désespérément muet.  Pas un mot.  Il va donc partir sur ses traces, pour tenter de comprendre.

 

La narration nous balade allègrement entre la recherche de François et le récit du Monstre.  Le montre a été un enfant, il a été chef, amateur de bonne chère.   Qu’est-il arrivé?  Réflexion sur la part sombre qui existe en chacun de nous, récit glaçant, qui remet le lecteur en question.  Nous arrivons presque, par moment, à nous identifier à Viktor et ça, ça fait peur.  J’ai adoré le sarcasme sous-jacent, les bassesses et les imperfections de tous les personnages.  Nous les découvrons petit à petit, la manipulation politique est omniprésente et même si j’aurais préféré une fin un peu plus nuancée mais tout de même… un grand roman.  Rien de moins.

Déc 10 2017

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Au fil de l’eau – Daniel Miyares

J’avais beaucoup aimé Excusez-moi du même auteur et j’ai donc été ravie de le retrouver ici, mais dans un registre fort différent.  En effet, nous le retrouvons ici avec un album sans texte, très poétique, qui nous raconte l’histoire d’un petit garçon qui a amoureusement fabriqué un petit bateau en papier et qui le fait voguer un jour de pluie.   C’est juste hyper joli et hyper simple à la fois.  Et avec les enfants, ça fonctionne!

 

Ma nièce a adoré devenir « la vraie raconteuse » en me narrant, avec beaucoup de sparages et de loooongues phrases syntaxiquement originales une histoire devenue tragique (ouais, ma nièce est lé-gè-re-ment drama queen) impliquant pluie diluvienne et naufrage catastrophique.   Quant à moi, j’ai beaucoup aimé la grisaille sympathiques, les reflets dans l’eau et les courses folles qui me rappelaient les jours de pluie quand j’étais petite.  Quel plaisir de sauter dans les flaques et de revenir le plus mouillée possible!  La fin est aussi très chouette.

 

Et, le mieux du mieux?  Il y a les plans pour faire soi-mêmem le petit bateau en papier!  J’avais limite oublié!

 

Ajoutons à ça un récit très linéaire et donc très simple à deviner et à raconter pour les enfants.  Pas besoin de connaître l’histoire davance pour comprendre.  Pour ma part, je l’ai utilisé pour amorcer le récit ainsi que pour leur apprendre à utiliser le référent « il » au lieu de toujours répéter  le sujet.  Et ça peut aussi fonctionner avec les plus grands qui commencent à écrire, utilisé de cette façon.  Il n’y a en effet pas de texte antérieur pour parasiter les créations de jeunes!

 

Un fort bel album!  Merci Scholastic!

Déc 09 2017

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Affectueusement, Père Noël – Martha Brockenbrough/Lee White

Décembre et les albums de Noël, c’est une longue histoire d’amour.  Cette année, j’en ai assez peu alors je profite de mon vendredi de congé pour faire du cocooning dans mon lit.  Avec du thé et des pâtisseries de Noël (c’est pas moi qui les ai faites… tout le monde me donne des gâteaux à Noël (je fais pitié, avec mon inaptitude culinaire) et je ne vais pas m’en plaindre…

 

Mais revenons à l’album!  Attention.  À ne pas lire aux enfants qui croient au Père Noël dur comme fer. Au contraire, ce livre est GÉNIAL pour les enfants qui posent la question « est-ce qu’il existe le père Noël? »  Il offre une réponse juste parfaite.

 

C’est l’histoire de Lucie qui écrit chaque année une lettre au Père Noël et qui reçoit une réponse.  Puis, elle grandit.  Et forcément, elle a davantage de questions à poser dans sa lettre.  L’objet-livre est hyper beau, avec des enveloppes et des vraies lettres que nous pouvons sortir.  Les images sont cute comme tout, colorées et douces à la fois, tout à fait dans le feeling de Noël et de la doudouitude qui me prend à cette période de l’année.

 

C’est donc un album mignon, certes, mais qui peut être très utile aux parents (ou aux matantes) qui ont des explications à donner!

 

Déc 08 2017

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Prophéties – Isabelle Larouche

Ces temps-ci, j’ai envie de littérature jeunesse.  Mais jeunesse-jeunesse, là… pas du YA.  J’ai ouvert avec plaisir ce roman qui correspond parfaitement à cette catégorie de lecture.   C’est d’ailleurs un livre que je vais recommander à mon amie Michèle pour ses élèves.  Je suis certaine qu’elle saura l’exploiter avec eux.

 

Cette histoire se dérouleà Montréal, à quatre époques différentes.  Quatre chapitres où nous croisons toujours cette mystérieuse vieille dame, elle est itinérante et hante les rues de Montréal avec un étrange jeu de tarot.  Elle cache sa bosse sous un manteau sale et croûté, beau temps mauvais temps.     Nous la croisons d’abord en 1929, en plein crash boursier, puis à notre époque, puis au 22e siècle… et enfin beaucoup plus tard dans le futur.   On ne sait pas trop qui elle est ni d’où elle vient mais sa rencontre va définitivement changer la vie de ceux qui vont prendre le temps de la voir vraiment.

 

Bien entendu, ce sont quatre histoires différentes, mais avec un lien entre elles, of course.  Autre constante?  De minuscules clés finement ciselées.  Ce roman parle certes de réalisation personnelle, d’oser utiliser la clé et de trouver la porte, mais aussi de magie, de solidarité et d’amitié.  Il y a également un aspect écologique un peu prophétique, des aventures hors du commun pour ceux qui savent exploiter leurs dons et leurs possibilités.   Beaucoup de thèmes à exploiter, voyez-vous!

 

Comme je le disais, nous sommes ici dans un roman clairement jeunesse (me semble que l’avoir lu entre 10-12 ans, j’aurais embarqué à fond).   S’il y a des thèmes plus sérieux sous l’histoire, celle-ci est facile à comprendre, les phrases sont accessibles, l’action est rapide et continue et l’auteur prend malgré tout le temps d’insérer des faits historiques intéressants pour les jeunes (la dépression, l’immigration, etc).  C’est très explicite (tout est dit… il ne reste pas beaucoup de déductions à faire), les résolutions sont assez rapides et en tant qu’adulte, on en aurait voulu un peu plus pour être pleinement satisfait et pour entretenir le mystère.  Pourtant, pour les jeunes, ça maintient l’intérêt et c’est accessible.  En plus, ça donne envie de croire à la magie!

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