Jours 37-38-39 – Cuisine et musique

Aujourd’hui et demain, on traîne. Les balades c’est bien, mais traînasser, c’est bien aussi, et c’est ce qu’on a l’intention de faire, vu qu’ensuite c’est le retour à Paris pour quelques jours… et ensuite, on verra jusqu’à mon prochain trip ailleurs! En plus, il fait encore 37 degrés… ça magane une québécoise, ça! 

Allons-y quand même pour des anecdotes : j’ai cuisiné. Ouais, j’ai utilisé la cuisine de Lau. Une chance qu’elle était là par contre parce que je ne savais pas allumer un poêle au gaz (il faut un briquet!) et que j’ai échappé le fouet au moins 4 fois. On dirait qu’il s’envolait tout seul, en fait. Je suis une cuisinière jongleuse, faut croire!  Mais c’était mangeable alors c’est toujours ça! Lau dit qu’elle ne m’a jamais vu si concentrée!

Il paraît aussi que je suis de la visite très facile à gérer. Extrait de conversation.

Lau : Suuuper, on a enfin trouvé une place pour ranger la télé de Morgane.

Moi : La télé?  Yavait une télé?

Lau : Karine, la TÉLÉ. L’énorme télé de 1m20 qui traînait au milieu du salon? Celle qu’on devait contourner?

Moi : Ah non, j’ai pas remarqué la télé.

Lau : Tu es vraiment une invitée extraordinaire!

Les soirées, c’est spectacle d’accordéon, chansons (paillardes, of course… ya Thierry, quand même), et cours de yukulele. Mettons que je ne suis pas hyper habile, mais ça m’amuse. Je sais faire 5 accords. Lentement.

Ah oui!  Je ne suis pas toute seule à essayer TOUS mes vêtements avant de faire une valise.  Laurence fait pareil. Tous. Avec différents kits!  Les bagages sont donc toute une aventure, surtout qu’elle s’est mis dans la tête d’apporter le moins de choses possibles (contrairement à moi, qui en ai, encore une fois, apporté beaucoup trop).  J’ai aussi pu réaliser que l’administratif, en France, c’était coooompliqué!  A deux têtes, on a presque réglé une histoire de mutuelle d’assurances… en 2 heures.  Et encore, on n’a pas encore compris tous les petits chiffres!

Le 6 juillet, je retourne à Paris, où je suis attendue par Delphine, qui a fait du gardiennage de valise pendant plusieurs semaines. Le train est bondé, je suis assise par terre à la gare, mais bizarrement, il fait MOINS CHAUD par terre!  Du coup, ça va!

Ah oui! On a regardé Les petits mouchoirs. J’ai braillé ma vie et il a fallu me rassurer que non, je n’avais pas abandonné mon petit frère pour partir en vacances, moi, et qu’il allait mieux quand je suis partie. Et elle m’a aussi promis que son groupe d’amis ne serait pas aussi vilain avec moi quand je serais avec eux pour le 14 juillet.  Je le mets par écrit et le lui en tiendrai rigueur si ce n’est pas le cas!!

Ma vie est passionnante, comme vous pouvez le constater!!

Frisoutée je suis!

La fille qui tressait les nuages – Céline Chevet #PLIB2019

Le comment du pourquoi

Pour le PLIB, of course. La couverture, bien que rose à souhaits (c’est connu, j’aime le rose) ne m’attirait pas vraiment et tout le monde était tellement dithyrambique que ça me rebutait. Je sais, il faut pas chercher à comprendre.

C’est quoi, cette histoire?

Dans ce roman, nous sommes au Japon et nous retrouvons Julian, mi-japonais et mi-anglais, qui a du mal à se remettre de la mort de la soeur de son meilleur (et presque seul) ami Souichiro. Il a 17 ans, est face à l’avenir mais ne vit que dans le passé sans être capable de regarder devant lui. Que s’est-il vraiment passé le jour où la soeur de Souichiro est morte? Pourquoi n’en a-t-il aucun souvenir?

Mon avis

Disons-le d’emblée, j’ai bien aimé ce roman, mais je ne suis pas sous le charme, comme la plupart des gens qui l’ont lu et qui ont souvent eu un coup de coeur. Nous sommes dans le registre du réalisme magique, il est difficile de situer quand se déroule l’histoire tant nous sommes parfois perdus dans les références temporelles. J’avoue que cette façon de faire m’a plu et m’a plongée dans un flou artistique (with fleurs de cerisiers qui volent en prime) plutôt agréable. La plume est à la fois poétique et directe, on passe du « je » au journal intime et j’ai beaucoup aimé les changements de points de vue et la façon de mener la narration.

Il ne faut toutefois pas se fier uniquement à la couverture car nous sommes en présence d’un texte pour le moins dérangeant, qui nous fait tressaillir et parfois refermer le livre. Histoire de folie, histoire de malédiction, on nous entraîne dans un récit passé-présent qui aurait pu fonctionner pour moi… si je n’avais pas deviné tout de suite les tenants et aboutissants de l’histoire. Bon, je ne comprenais pas la totalité du « pourquoi » mais j’avoue que quand on voit venir ça peut sembler un peu longuet, malgré l’onirisme et malgré les belles images que le récit évoque en nous.

De plus, j’aurais aimé quelques réponses de plus, notamment concernant Akiko, jeune fille presque invisible, que tout le monde oublie, même ses parents. J’ai eu l’impression qu’elle n’évoluait pas mais ne servait qu’à faire évoluer l’histoire et du coup, ça m’a dérangée.

C’est un récit parfois cruel, parfois tendre, plein de nostalgie et très ancré dans le chemin du deuil parfois difficile à parcourir. Faire face à la réalité, cesser d’idéaliser les gens qui ont marqué notre vie fait partie du passage à l’âge adulte et ce roman l’illustre bien. Je reste toutefois un peu sur le carreau, peut-être parce que j’en attendais plus et que j’ai eu du mal à entrer dans l’univers. De plus, le titre… oui, je vois pourquoi, mais quelqu’un peut m’expliquer ce que ça apporte au récit?

Bref, agréable lecture, mais je n’ai pas eu le coup de foudre qu’ont eu la plupart des lecteurs!

Jour 36 – Plage et tapisseries modernes

Aujourd’hui, c’est tapisseries!  Laurence tient absolument à me montrer le musée de Dom Robert à Sorèze et je vais vite comprendre pourquoi!

Nous partons donc de bon matin par la route des écoliers pour Sorèze, tout près de Castres. Il fait étrangement bon et frais, ce matin. Extrait de conversation.

Lau : Oh, que c’est confortable aujourd’hui.

Moi : Tellement!  On respire!

(Je regarde mon téléphone)

Moi : Normal, il ne fait que 29!

Laurence (après un regard un peu perplexe) : Je pense que Saragosse nous a définitivement déréglées climatiquement!

Nous arrivons donc au musée à l’ouverture. On se connaît. On a besoin de TEMPS dans les musées. On est un peu épouvantables, en fait.  Une chance qu’on a fait ça parce qu’on s’est fait mettre dehors à midi et demi… et qu’on a dû revenir pour visiter l’école militaire ensuite!  Il faut savoir que le musée est situé dans l’ancienne école militaire de Sorèze, très réputée depuis le 17e siècle.  Des jeunes de plusieurs pays venaient y étudier, et on a même pu voir le nom de Hugues Aufray dans les parchemins des étudiants exposés dans l’ancien cloître lors de la petite visite guidée. L’école était très stricte, avec des horaires précis, mais le contexte était très beau, avec la montagne juste derrière, un grand parc, des équipements de gym et un bassin d’eau… froide. Ils ont même pris une rue de la ville qui est intégrée à l’école, quand ils ont agrandi.

Dom Robert est moine bénédictin, mais surtout peintre tapissier qui a vécu au 20e siècle et est décédé à 90 ans, en 1997. Il s’inspire de la nature pour créer ses tapisseries qu’il fait tisser à Aubusson.  Voir de la tapisserie moderne, avec ses couleurs éclatantes, c’est assez extraordinaire et on en prend plein les yeux.  Juste voir la différence entre une tapisserie ayant davantage vu le soleil, mais datant des années 50, c’est frappant.  Les verts sont devenus plus bleus, les couleurs moins franches… bref, c’est beauuuuu!

Je crois qu’on n’avait pas le droit de prendre de photos… mais je l’ai su juste après. Du coup… oups!

Il y a aussi des documentaires qui nous expliquent comment les lissiers travaillent et les voir à 10-12 sur une tapisserie… c’est super impressionnant. Dom Robert tenait à travailler avec les lissiers, à préciser les couleurs et les motifs. Voir le carton juste à côté de la tapisserie, c’est quelque chose!  Bref, super visite.

On va ensuite manger juste en face dans un pub plein de bebelles comiques. Omelettes aux girolles délicieuse, que j’apprécie même si je file juste so-so, comme l’autre fois au retour d’Espagne.  On se balade dans la ville, très jolie, avec des volets colorés (et fermés… fait 35 à ce moment) avant de retourner à l’abbaye école pour voir l’expo et les salles de classe, ainsi que la chapelle. C’était fou de voir des enfants si petits si loin de leur famille, parfois à un océan de distance, pour plusieurs années.  On parle de cocos de 6 ans, quand même! Le cœur de maman de Laurence a eu du mal.

Comme nous sommes un peu fatiguées (et pas très bien), on se dirige vers la plage de St-Férréol, pour se baigner dans le bassin qui alimente le canal du midi. Et là, tout de suite, on s’est senties mieux.  C’était cooool de paresser (je me suis endormie… merci la crème solaire) et de barboter dans l’eau, malgré la présence de gens hyper loud à côté.  Sérieux, j’avais rarement vu ça.  La moitié sur un pédalo au milieu du lac, l’autre sur la plage, et ils se HURLAIENT des insanités. Des adultes, avec des enfants. Le père se moquait de son petit de 18 mois qui tentait de parler… je l’aurais baffé.  Bref, on aurait pu lui chanter ma chanson ver d’oreille du moment (celle d’Angèle…. Laisse-moi te chanter… d’aller te faire en.. ohohohoh) et ça aurait été très bien, vu les commentaires qu’il faisait à sa femme.

Ce soir, c’est l’anniversaire de mariage de Lau, ils déballent leur cadeau, boivent des bulles… et moi je vais me coucher vu que je suis HS.  Carrément HS. Et du coup, je m’imagine mourante hein… of course. Sinon ce ne serait pas drôle! 

Welcome to my life!

Jour 35 – Montauban et herbes hautes

Aujourd’hui, Morgane commence à travailler.  Du coup, nous, on joue aux mères-poules et on l’accompagne. Bon pas jusqu’à la porte, mais quand même jusqu’à Montauban, où on veut aller marcher et magasiner.  Laurence a repéré une promenade le long du canal, qu’elle a déjà faite et qui était jolie.  On laisse donc Mo à la clinique et nous, on se dirige vers le canal, avec nos sandwiches. Le canal est hyper joli, avec les bateaux et les écluses.  C’est quand on s’enfonce dans la forêt que ça se complique un peu.  Voyez-vous, je suis en baskets… MAIS IL Y A DE L’HERBE QUI TOUCHE MES JAMBES. Et j’aime pas.  Défenses tactiles, bonjour! C’est que disons que l’entretien de petit chemin mystérieux dans forêt un peu.. négligée.  On fait 2 km… et on voit que l’autre côté du chemin est encore pire. Abandon total et retour par la route. La grande route. Mettons qu’on a déjà mieux réussi nos itinéraires, mais tout de même, on réussit à revenir au canal pour manger nos sandwiches et on prend la direction Montauban. Objectif, glaces!

J’aime beaucoup les petites rues de Montauban autour de la place. La dernière fois, on y avait passé plusieurs heures car Jeff voulait la dessiner alors du coup, j’ai des souvenirs! Lau trouve le cadeau idéal pour son homme, on magasine les sous-vêtements, on se balade et on mange des glaces.  Mettons que c’est pas mal du tout comme après-midi!

Et bon, le soir, il faut un peu fêter le début de boulot de Morgane. Pas le choix hein!  Surtout que ça s’est bien passé.  C’est cool de discuter avec elle. Les pratiques sont hyper différentes en neuropsy ici et chez nous.  Pour eux, c’est une éval = une heure + 15 minutes pour faire un bilan. C’est comme pas le même ordre de grandeur. Mais il faut dire que je suis habituée à bosser en réadaptation et que ça doit être différent dans les cabinets de neurologues ici aussi!

Bref, discussions intéressantes!

Jour 34 – Traînasseries et magasinage de chars

Aujourd’hui, c’est repos. Disons que nos 3 jours ont été intenses, qu’il fait chaud… et qu’on a un peu besoin de relaxer.  C’est donc ce qu’on fait. Rien. C’est bien de ne rien faire, des fois. Notre journée se limite à manger, aller faire des courses, magasiner un sac pour Morgane et aller voir les voitures usagées car elle en aura définitivement besoin d’une pour travailler.  Il m’est forcé de constater que c’est définitivement plus cher que chez nous! 

Hmmm… cette journée n’a au-cun intérêt comme ça en billet de blog. Peut-être qu’elle va rester dans mon ordi!

Ah oui! J’ai fait un salut au soleil! Highlight de la journée!!!

Et on a bu du café avec la nouvelle cafetière. Heille, on rit pus!

Jour 33 – Aljaferia et cloître trop choupinou

Dernier jour espagnol. Ensuite, je ne pourrai plus pratiquer mon super espagnol avant un bon moment, même si j’ai l’impression qu’en fait, les bases sont intégrées. Va falloir continuer hein… mais c’est pas gagné. En fait, c’est vraiment con, mais je ne sais pas où j’ai foutu mes écouteurs et je ne vais quand même pas emmerder tout le monde autour de moi avec les fameux cours d’espagnol sur mon téléphone. Oui, je sais, j’ai des livres et tout… mais bon. Quand j’ai du temps libre, j’essaie d’écrire mon journal de voyage! Ce qui, non plus, n’est pas gagné!

Ce matin, donc, direction palais de l’Aljaferia, un peu en dehors du centre de Saragosse. On prend la voiture, vu qu’ensuite on reprend la route et qu’on ne veut pas trop traîner, histoire de ne pas arriver à 3h du matin! Et bon, je nous connais.

Le palacio de l’Aljaferia a été construit au 11e siècle, possiblement pendant la taïfa de Saragosse. Extérieur qui ressemble à un château fort et intérieur arabe hyper délicat, avec des côtés très hétéroclites en raison du passages des rois d’Aragon et de quelques batailles. On y trouve entre autres du style mudéjar et des plafonds, des plafonds!!! Attendez-vous à voir beaucoup, beaucoup de plafonds. Je trippe sur les plafonds!

Le patio de l’entrée est aussi très beau… et disons que nous en profitons pour déconner un peu. Sinon, ce ne serait pas nous!

On a repéré un petit resto familial dans le coin et en attendant l’ouverture, on se balade aux alentours, pour y trouver… un truc pour les taureaux. Bon, je pense qu’il n’y a plus de taureaux hein! mais quand même!

La bouffe était hyper bonne, même si on a dû un peu se débrouiller pour ne pas manger TOUT le menu midi, mais sérieusement, on conseille. Les locaux nous ont même dit que ça valait le coup d’attendre.

On reprend la route, dans le but de ne s’arrêter qu’à Ainsa, que nous n’avons pas pu voir la dernière fois. Je me suis souvenue par la suite que j’y étais déjà passée rapidement il y a 11 ans, mais c’est tellement mignon qu’on y retournerait encore plus souvent.

Les deux principales petites rues mènent vers la Plaza Mayor, bordées de restos et menant vers le château, qui daterait des 11-12e siècles et qui habite maintenant un écomusée (que nous avons pas visité). Nous nous sommes baladés sur les remparts parce que sérieusement, la vue est magnifique. On magasine un peu, et on va voir l’église Santa-Maria, du 11e siècle, avec une très belle crypte mais surtout, surtout, un bébé-cloître coup de coeur trop choupi! On le mitraille de photos et même qu’on va chercher le reste de la tribu pour ne pas qu’ils le manquent (ils étaient partis s’épivarder ailleurs, les vilains).

Même que Laurence a surmonté son vertige et qu’elle est montée dans la tour, juste pour faire des singeries, dans une cloche. Précisions aussi que Lau a passé à 3 mm de se péter la tête sur un morceau de métal qui traînait là! Oups.

Je vous passe sur le reste de la route… mais on a fini par rentrer… tard, après quelques pauses photos (parce que c’était beau et que l’eau turquoise, c’est le bien). Et moi ben, j’ai dormi. Oups!

Jour 32 – Églises espagnoles et canicule

Aujourd’hui, il a fait 48 degrés. C’est clairement le highlight du jour parce que sérieusement, je n’avais jamais vu ça de ma vie. Pour certains, c’est normal mais pour moi, c’était… chaud. Vraiment chaud. On se réjouit en se disant qu’il y a du vent, mais quand il est là, c’est genre « on vient d’ouvrir la porte du four ». C’est sérieusement impressionnant!

Du coup, on mesure nos pas. Mais vraiment. Ce qui ne m’arrive pour ainsi dire JAMAIS! Mais là, c’était une question de survie, mettons. Après un petit déjeuner à l’espagnole tout près de notre hébergement (comprendre « bocadillos », nous prenons nos pattes et nous dirigeons vers les plazas de la Seo et del Pilar, grandes places centrales autour de laquelle se trouvent la cathédrale la Seo del Salvador et la basilique du Pilar. On y trouve des fontaines, dont l’une dédiée à Goya et beaucoup d’animation même assez tôt le matin. Et autour, c’est sérieusement impressionnant.

Premier et plus long arrêt : la cathédrale. j’apprends à mes dépens qu’on ne peut prendre de photos alors du coup, j’en ai très peu… et je ne sais même plus ce qui est quoi. Ça m’é-ner-ve. Une chance, j’ai des notes. Les photos de l’intérieur ne sont pas de moi, of course!

La cathédrale a donc une histoire riche et a été construite sur un ancien forum romain et une mosquée s’y est déjà trouvée. Au 12e, après la victoire des chrétiens, ce qui restait de la mosquée a été détruit et la cathédrale actuelle a commencé à y être érigée. On y trouve donc toute une variété de styles. Un peu de roman, beaucoup de gothique, des mudéjar à l’extérieur, mais aussi une tour baroque.

Le retable gothique est ca-po-té et nous passons un temps fou à identifier le contenu des petites chapelles. On passe toujours des temps débiles dans les églises anyway. La Parroquieta est vraiment surprenante. Le musée des tapisseries est aussi très très beau. J’aime la tapisserie.

La visite de la basilique est moins impressionnante. Disons qu’elle est beaucoup plus spectaculaire de l’extérieur, avec ses coupoles à tuiles vernissées. C’est grand grand grand, assez vide… et imposant. Le retable gothique dédié à la vierge vaut toutefois le détour. Nous avons bien cherché la fameuse chapelle de la vierge, celle que les gens viennent embrasser, avec un succès tout relatif. Nous nous trouvions dans une file depuis un moment quand, soudainement…

  • Vous ne trouvez pas qu’il y a pas mal d’enfants ici?

Yep… c’était une file pour faire prendre les enfants en photo avec la dite statue! Inutile de dire que nous avons abandonné le projet!

Vu que j’avais en tête de monter dans la tour (que nous avons beaucoup, beaucoup cherchée), j’ai réussi à convaincre Thierry et Morgane, alors que Laurence, récemment affublée d’un vertige qui l’énerve beaucoup, a préféré aller prendre une bière. C’est bien aussi. De là-haut, on a une très jolie vue et, surtout, ça nous permet d’accéder à l’autre partie de la basilique, que nous ne pouvions pas voir lors de la visite régulière. On en profite, disons! Certains trucs du guide n’étaient pas accessible et ça a le don de me taper sur les nerfs.

On va rejoindre Lau, on prend un verre (on était déshydratés, on avait même pas le choix), et on décide d’aller mollo vers l’église San Pablo, de style gothique-mudéjar. Elle était sensée être ouverte mais – ô surprise – ne l’était pas. Nous nous sommes donc contentés de l’extérieur, déjà fort impressionnant (mais pas photographiable). Le quartier est très actif et plein de street art.

On retourne tranquillement faire des boutiques (j’aurais dû acheter le chandail pour Neveux.. je trouve RIEN pour mes neveux), on se balade dans les épiceries, on tente de trouver des pâtes de fruits au chocolat (que nous trouverons et mangerons vite car mon sac a aussi bien mangé… et il s’en souvient encore). Il y a aussi des trucs étranges à Saragosse. Une parade, des boutiques fort explicites… et des filles qui ont des pénis sur la tête.

Comme nous cherchons l’air climatisé, nous aboutissons au musée Goya, tout près de la place. Il était certes climatisé mais bien décevant car il comportait très peu de pièces de Goya et aucune des plus connues. En fait, il expose surtout des oeuvres sur les artistes ayant inspiré Goya et s’en étant inspiré. Le lieu est un petit palais renaissance et j’ai préféré, entre tout, la série de gravures parfois satirique exposée dans une grande pièce. Là, on y serait restés!

Nous finissons la journée à la sangria et aux tapas (encore) dans des endroits repérés la veille. On tente d’en trouver des plus « populaires » en s’éloignant du centre, sauf qu’on s’éloigne un peu trop et qu’on se ramasse en face de l’appart, à manger des trucs très moyens. Heureusement, la sangria était bonne! Et abondante. Et pas chère!

Demain, c’est déjà le dernier jour… ça passer vite!

Jour 31 – Villages français y Zaragoza

Zut, j’étais certaine d’avoir rédigé ce billet. Et je réalise que je n’ai que des bouts d’écrits. Du coup, ça promet côté nomenclature. Va falloir que Laurence m’aide!

Donc hier c’était relax car on se préparait bien pour aujourd’hui. Limite qu’on ne manquera de rien. En effet, c’est un départ pour Saragosse, où nous allons passer quelques jours pour fêter la fin des études de Morgane, la fille de Lau. Même que Thierry (alias Mr. Kiki) a pris un CONGÉ pour venir avec nous! Incredible!

Nous partons donc de bon matin, de très bon matin, sur les routes de France, direction les Pyrénées. Notre premier arrêt est à pour St-Béat, où il y a une toute petite petite Garonne. Mais vraiment toute petite. Mais c’est la même Garonne. Mais petite. Bref, je suis redondante, je sais.

Le village est vraiment joli, avec un ancien château haut perché et sa toute petite chapelle. Après une petite balade sur le bord de l’eau, on monte au château abandonné (dont je ne sais pas grand chose, finalement) pour avoir une vue magnifique de l’endroit, qui ressemble à un village de conte de fées. Laurence est « morte un peu » en montant mais elle a encore une fois ressuscité. Je vous jure, c’est une miraculée.

L’église est fermée et nous finissons par trouver la chapelle troglodytique St-Roch, toute petite et toute sur le bord de la route. On serait restés un peu plus, mais paraît-il qu’il reste de la route à faire. oups! Ah oui, on s’est mis les pieds dans l’eau. Quelque part. Je ne sais juste plus vraiment où.

Nous suivons la route proposée par le guide touristique pour nous arrêter à un petit village sur le bord de la rivière Isabena. Me semble. Mais je ne connais pas son nom et je le trouve nulle part. Je ne sais même pas s’il était habité. Serraduy? Est-ce possible? Bref, nous nous baladons dans les petites rues, découvrons les fours communaux, posons sur les ponts… mais encore une fois, semble-t-il qu’il faut continuer. Ah oui, il fait 40 degrés. La clim de la voiture n’en peut plus!

Autre petit arrêt au monastère de Santa Maria de Obarra, où il reste des vestiges du 10e et 11e siècle et un petit hermitage. Mes photos sont pouiches parce qu’un monsieur posait des affiches et restait 2 heures à chaque endroit… TOUJOURS dans mes angles de photos! Toujours!

Pour manger, on arrête à Roda de Isabena, superbe petite village à flanc de montagne. Nous ne pouvons visiter l’église, mais quand nous arrivons dans le cloître et que nous réalisons qu’il y a un resto dans la salle capitulaire, bien entendu, nous y mangeons. C’est vraiment bon et surtout magnifique. Quel décor! On conseille, ne serait-ce que pour ça!

Pour ma part, je m’endors rapidement après, pour me réveiller dans un paysage lunaire, tout près de la ville, où nous sommes arrivés en fin d’après-midi. Ça aura pris une journée. Oups! L’appart est sombre, très espagnol, mais super grand. Malheureusement, on nous avait vendu un appart avec clim et certes il y a de la clim… mais juste dans le salon. Morgane y a déménagé. J’ai dit que c’était la canicule? Il fait plus de 40. Beaucoup plus de 40.

Saragosse, ça vient de CaesarAugusta. Il y a d’ailleurs plusieurs restes romains dans la ville. Il y a des références à son sujet jusqu’au 7e avant JC. La ville a un bon moment été sous domination arabe et il en reste quelques traces dans l’architecture, notamment dans le palais et dans l’architecture mudejar, ces briques qui font des motifs.

Nous partons donc tout de suite explorer la ville, vu que, bien sûr, nous pensons que nous allons manquer de temps. As usual. J’aime vraiment l’endroit, très vivant, assez moderne aussi et on arrive avec plaisir au centre historique, plein de petites rues. La place principale est impressionnante et l’église… ayoye! Sérieux, on dirait un château et je vous assure que du bord de l’eau, c’est vraiment impressionnant. On ne se lasse pas de le regarder.

Nous faisons encore une soirée tapas dans El Tubo, quartier très connu de Saragosse. On s’arrête un peu partout, on mange – encore – des tapas, on boit du vin et on se dit que, franchement, la vie n’est pas mal du tout!

Jours 26-27 – Toulouse et copines

Aujourd’hui, c’est balade à Toulouse et shopping. Toulouse, je connais assez bien, on s’y est baladées pas mal avec les années et aujourd’hui, on voulait faire un peu de shopping et profiter du fait qu’il fait chaud, certes, mais en dessous de quarante. C’est bien, non?

Nous partons donc « en ville » pour retrouver Morgane et son doudou, qui ont aussi des trucs à magasiner. J’aime beaucoup Toulouse, ses rues toutes roses avec ses volets colorés, sa grande place avec le capitole, que je ne réussis JAMAIS à prendre en photo correctement. On entre dans quelques églises, bien sûr. Parce que nous sommes nous! Nous sommes aussi tombés sur une jolie rue toute taguée près de St-Sernin avec laquelle je suis tombée en amour, rien de moins. De là le paquet de photos… et encore, je vous épargne.

Le highlight de la journée a quand même été… qu’on a magasiné! Voyez-vous, il fait CHAUD et une « robe canicule » était particulièrement tentante, du moins pour Laurence. On est tombées sur une jolie boutique de créateurs où les dames cousaient directement dans leur espace (malgré la chaleur) et on a toutes les deux craqué. Imaginez, j’ai acheté un truc COLORÉ et SERRÉ. J’aurais pris plus grand mais Lau et la créatrice m’ont dit que j’avais l’air d’une poche. J’ai décidé de les croire, mais je trouve quand même que ça me serre un peu les fesses. Comme toujours, quoi!

En soirée, on allait manger avec Marie-Christine et sa famille, que j’avais pu rencontrer chez moi l’an dernier. C’était super chouette de se revoir et de discuter comme si la dernière rencontre datait d’hier. Je ne vous mets pas de photos de nous parce que je ne leur ai pas demandé mais on a soupé chez Eaux de folles, qui ont une machine à espresso de la mort qui tue!

Et comme le lendemain je n’ai rien fait à part placoter, lire, gosser sur l’ordi et boire du café, je ne ferai aucun billet spécifique… et je vous montrerai une photo de la cafetière et de la tarte aux mirabelles faite pour l’anniversaire de Lucie, la copine de Tristan (le fils de Lau… faut suivre!). Voilà!

Jour 30 – Routes des vins et retour de l’enfant prodigue

Oooooh que ce billet va être difficile à écrire.  On est 2 mois plus tard et imaginez-vous que dans mes super notes, je n’ai pas inscrit le nom des villages. Super. Du coup, je sens que je vais avoir un mal fou à me rappeler quelle photo a été prise à quel endroit.  Et ce billet va être inintéressant au possible! Mais bon, comme je SAIS que je vais avoir du mal avec celui-ci, je retarde… et les autres qui, eux, sont écrits, attendent. Je sais, c’est mal!

Bref, en ce beau 25 juin, Laurence travaille (mais je ne sais plus si c’est à Cahors ou à Moissac… du coup, ça ne m’aide pas beaucoup pour le nom des villages) et je décide de repartir une dernière fois car j’ai en tête de faire les villages de la route des vins de Cahors.  Comme sur la route de Cahors, il y a la ville de Montcuq, je m’y suis arrêtée. Ben quoi, on ne va pas me changer hein!  Je ris des jokes d’enfants de 5 ans. C’est pour ça que je m’entends bien avec les cocos! J’espère juste que les photos que je mets sont les bonnes!  Bon, ok, il n’y a pas que le nom, mais aussi une tour d’où on a une jolie vue du village (je vois un truc où il faut monter, je monte) et des vieilles pierres. Comme souvent dans le sud-ouest, il y a plein de petites rues mignonnes, plein de fleurs et bien des occasions de se péter les orteils. Mon ongle du pied droit s’en souvient très bien, je vous le jure.

Puis, direction Cahors, ville que j’avais déjà visitée mais dans laquelle j’avais bien envie de me balader dans les petites ruelles autour de la cathédrale, bien tranquille. J’en gardais un super bon souvenir et celui-ci ne m’avait pas trompée, c’est vraiment génial de se perdre là-dedans.

J’y ai pas mal erré et je suis allée ensuite faire un tour dans la cathédrale St-Étienne, cathédrale qui mixe le roman, et le gothique (et autre chose, je pense…) dont l’histoire est assez mystérieuse vu qu’elle semble avoir été construite en plusieurs parties. Elle a été amorcée au 12e mais les célèbres coupoles datent d’une centaine d’années après. La façade est massive, très particulière, comme si elle avait été plaquée là plus tard. Quant au choeur, on dirait qu’elle compte plusieurs étages superposés… et ça paraît! Ca la rend… intéressante! Et bon, il y a un cloître. J’aime les cloîtres.

Après une petite paella pour manger, je me suis dirigée vers l’autre côté de la ville pour dire bonjour au petit diable du pont Valentré. Il m’a toujours bien plu, celui-là!

La suite de la journée a été consacrée à une jolie balade au bord du Lot, en passant par Pradines, Luzech, Parnac et Puy L’évêque où j’ai pu voir de bien jolis endroits, me balader un peu dans les rues et monter quand on pouvait monter. Pour faire changement. J’ai aussi pu arrêter un peu partout pour acheter du vin de Cahors (qu’on a rapidement bu dès le soir), ce qui a fait que je suis arrivée un petit mini-peu en retard pour aller récupérer Laurence. Oups, oups, oups! Surtout que Morgane revenait de l’université (avec diplôme en poche) en soirée et que nous avions prévu de fêter ça!

Bon, Lau et Mo ont pas plus fêté ça que moi, qui suis tombée de fatigue relativement tôt (comprendre… une heure du matin) et relativement à jeun (comprendre que MOI, je n’ai vidé aucune bouteille de rhum arrangé), mais on a mangé des anchois et du risotto trop bon et c’était chouette de voir Morgane!

Finalement, je ne m’en suis pas trop mal sortie non?

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