Fév 20 2017

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If I was your girl – Meredith Russo

Quand on entend parler d’un roman YA où le personnage principale est une jeune fille transgenre, on est intrigué.  Du moins moi, j’ai été intriguée de voir le traitement qui serait fait du sujet.  L’auteure est elle-même transgenre (ainsi que le mannequin sur la couverture) alors pourquoi pas.

Disons-le d’emblée, si j’ai beaucoup aimé le côté du roman qui traite de la partie « trans », et particulièrement le fait que ce ne soit pas une histoire d’horreurs en série, la mise en place de l’histoire et de la romance m’a beaucoup moins convaincue.  Mais je m’explique.

 

Amanda vient de déménager avec son père, qu’elle n’a pas vu depuis plusieurs années.  Depuis qu’elle a transitionné, en fait.  Elle a 17 ans et son ancienne école n’était plus vraiment « safe » pour elle… Amanda a toujours été solitaire mais là, elle va rapidement rencontrer des gens et un garçon qui ne la laisse pas indifférente.  Doit-elle garder son secret?  Le révéler?

 

Vous l’aurez deviné au résumé, l’histoire en elle-même est banale.  Une belle fille dans un nouveau milieu. Une bande de copines qui l’adoptent instantannément sans qu’on comprenne trop pourquoi au début (ils la prennent littéralement sur le bord de la route, sans raison), un garçon qui l’approche tout de suite… ça semble trop « facile » comme fils conducteurs.   C’est ce que je reproche au roman, en fait.  La mise en place qui m’a semblé artificielle.

 

Toutefois, j’ai beaucoup aimé le personnage d’Amanda, avec sa fragilité, son désir de sortir de sa coquille, de tester, d’être elle-même.  On veut que ça se passe bien pour elle car on sait qu’elle a passé des moments difficiles.  Le thème est bien abordé, sans pathos, sans sensationnalisme.  Le fait d’être trans ne « fait » pas le personnage.  Ça fait partie de son histoire, et c’est tout.   Bien entendu, on sent que l’auteur a rendu Amanda « facile » pour les lecteurs cis (dont je fais partie).  Elle a subi son opération « du bas », elle est féminine, on ne réalise pas du tout qu’elle est trans au premier abord.  Ça rend le truc plus grand public, ce qui n’est pas mal du tout pour faire parler du sujet.

 

Ceci dit, ça se lit tout seul, on veut savoir ce qui va arriver à tout ce petit monde.  À lire pour le personnage et l’histoire d’Amanda.  Pour le reste… déjà vu, un peu cliché… mais j’ai lu pire.  Bien pire!

 

 

Fév 19 2017

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Bilan lecture – Février 2017

 

En fait, c’est la partie 1… mais bon, je me suis trompée et je suis un peu trop paresseuse pour corriger la miniature!  J’ai donc le dos en compote, je suis privée de ski, alors je tourne une vidéo.   Avec des livres de Dickens dans les oreilles!

 

Là-dedans, vous trouverez du blablatage sur…

 

Romans adulte

  • Le plongeur – Stéphane Larue – Une étrangeté littéraire québécoise.
  • Autour d’elle – Sophie Bienvenu – Il FAUT le lire!
  • L’impureté – Larry Tremblay – Des récits imbriqués, une belle plume… que demander de plus!
  • Botchan – Natsume Sôseki – Récit japonais de passage à l’âge adulte.
  • L’assommoir – Emile Zola – Ou l’art de se faire enrager soi-même en lisant!
  • Nouvelles orientales – Marguerite Yourcenar – La découverte d’une plume et de personnages plus grands que nature.

 

Roman YA

  • The Raven boys – 1 – Maggie Stiefvater – Le premier tome d’une série jeunesse qui s’annonce bien

 

BD

 

Albums

 

De très bonnes pioches.  Soit je devient meilleure pour faire mes choix, soit je suis moins difficile!

À bientôt!

Fév 19 2017

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Le jardinier de la nuit – Les frères Tan

Quel bel album!  J’aime toujours ces ambiances poétiques, un peu sombres, qu’un événement va venir éclairer la banalité du quotidien.   En plus, le visuel est magnifique, avec des images un peu vintage qui vont se colorer petit à petit.  Il y a une douceur, une lumière qui planent sur cette histoire.  Très très beau.

 

William habite dans un orphelinat, rue Grimloch, une rue un peu triste.  Et un jour, dans un arbre, apparaît un hibou qui va mettre la rue en émoi, rassembler les habitants et faire naître des sourires.  Et bien entendu William va tenter de découvrir les mystères des arbres qui se transforment. Même après.

 

Avec les enfants, nous avons beaucoup aimé découvrir pourquoi le mystérieux jardinier ,avait choisi cette forme en particulier.  On travaille ainsi la question « pourquoi » et on cherche les indices dans la page.  Bon, les inférences sont un peu répétitives et super simples, mais pour commencer, ça fonctionne super bien.  Et bon, pourquoi me priver de lire et relire ce si bel album, n’est-ce pas!

 

Vraiment très très beau, un peu magique, et ça nous donne envie de croire que certains petits gestes peuvent changer la vie!

Fév 17 2017

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Un paquebot dans les arbres – Valentine Goby

J’ai pioché ce livre au hasard dans la bibliothèque d’une copine.  Oui, je sais, comme si je n’en avais pas assez chez moi.  Comme si je n’avais pas comme but de lire tous ces livres qui me tentent au boutte! Mais je ne sais pas pourquoi, celui-là m’attirait.  Incroyablement.  Et j’ai bien fait parce que j’ai passé un excellent moment.

 

Un paquebot dans les arbres commence à La Roche Guyon.  J’ai visité le village.  Et le château.  Et j’en garde un super souvenir (j’en parlais ici d’ailleurs).  Du coup, ouvrir ces pages et me retrouver au Balto, le café du village avec Paulot au centre, avec son harmonica, j’ai adoré. J’ai vraiment fait un petit tour dans le café et dansé avec tout ce beau monde.  Et je crois qu’avoir vécu avec eux ces moments heureux, ça a rendu la suite encore plus poignante.

 

La famille Blanc est particulière.  Paulot est en admiration devant sa fille aînée et Odile, la mère, ne voit que son homme.  Quant à Mathilde, la plus jeune, elle serait prête à tout pour que ton père l’aime.  Quitte à devenir « son p’tit gars ».   Les Blanc sont loin d’être une famille parfaite mais ce roman est une histoire d’amour.  L’histoire de l’amour envers son père, certes, mais aussi envers toute sa famille, malgré ses failles.

 

Mathilde est certe un très beau personnage de femme ayant dû grandir trop vite.  En effet, la maladie se pointe, cette maladie qui fait peur à tout le monde et qui bouffe les poumons.  Paulot passe de tout à rien du tout.  La famille le suit dans la descente vertigineuse.

 

C’est un très beau roman, sur fond de guerre d’Algérie, un hommage à ces gens oubliés en France pendant les fameuses « Trente Glorieuses ».  Tout de suite au début, j’ai été touchée par la visite de Mathilde sur ce lieu qui a marqué son adolescence ou sur ce qui en a tenu lieu.  Touchée par ces oubliés du système et de l’histoire en général.  La tuberculose, ma famille a connu à cette époque.  J’ai été d’autant plus émue.

 

Ceci dit, à plusieurs moments, j’en ai limite voulu à la famille de Mathilde et à l’égoïsme de tout le monde qui l’entoure.  Mathilde essaie d’être un roc enthousiaste et pétillant mais parfois, la vie la rattrape.   Elle en a tellement lourd sur ses épaules, et toute sa famille semble trouve ça tellement normal.

 

Bref, malgré tout ça, cet ode à son père tant aimé prend aux trippes, servi par une écriture parfois très douce, parfois coup de poing, mais toujours évocatrice.

 

J’ai beaucoup aimé.

Fév 15 2017

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Le journal de mon père – Jirô Taniguchi

Comme plusieurs, c’est avec tristesse que j’ai appris la mort de Jirô Taniguchi cette semaine.  J’ai donc choisi de lire l’une de ses oeuvres qui traînait dans ma pile depuis plusieurs années déjà.  Presque depuis les débuts du blog.  Oui, près de 10 ans.  Il était à peu près temps, direz-vous!

 

Yoichi revient dans sa ville natale de Tottori après des années d’absence.  Il revient pour la mort de son père, homme qu’il n’a jamais compris et de qui il s’est toujours tenu éloigné.  Il se souvient de lui comme d’un homme taciturne, toujours au travail et il ne lui a jamais pardonné le départ de sa mère, quand il était enfant.  Avec ce retour au sources, il va porter un autre regard sur ses racines, son enfance, et sur ce père qu’il n’a jamais pris le temps de bien regarder.

 

C’est un récit tout en délicatesse et en nostalgie.  Le roman graphique réussit à dépeindre à merveille la blessure de Yoichi, l’ambivalence de ses sentiments et la façon dont cette brisure a marqué sa vie, comme le grand feu du premier tome a créé une grande cicatrice sur le village.   C’est le récit d’un homme qui s’est fermé les yeux volontairement pour réussir à devenir adulte malgré sa douleur et ses incompréhensions.  Et c’est un retour aux sources triste, beau et émouvant auquel nous assistons dans cette bande dessinée.

 

Le trait de Taniguchi est, comme d’habitude, précis et détaillé.  Il réussit à donner aux visages des expressions réalistes et convaincantes.  De plus, son souci du détail nous plonge en plein Japon d’il y a quelques dizaines d’années, avec ses paysages et ses coutumes.

 

Je suis très proche de ma famille.  Du coup, juste penser à la disparition de l’un de mes parents me fait un peu freaker et de lire une telle histoire me donne encore davantage envie de leur faire un gros câlin, juste pour être certaine qu’ils savent que je les aime, même si je suis loin d’être une fille parfaite et même si, j’en suis certaine, je ne les comprends pas toujours.

 

Des images fugaces, des sentiments contradictoires, une vision partielle de ces personnes à part entière que nos yeux de tout petit ne voient que comme « des parents »… Quel regard vrai sur les souvenirs d’enfance.  Un grand talent que ce Taniguchi!

C’est chez Noukette cette semaine!

Fév 14 2017

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L’impureté – Larry Tremblay

Avec Larry Tremblay, c’est toujours une surprise.  On ouvre le roman, et on ne sait jamais trop dans quoi on va tomber.   J’avais eu une grosse claque avec L’orangeraie tandis que Le christ obèse m’a dépassée par sa violence et son côté gore.  Dans celui-ci, c’est encore autre chose.  Un roman à tiroirs. À poupées russes. Un livre dans un livre.  Tout à fait le genre de chose que j’aime.  Et ça n’a pas manqué, j’ai adoré.

 

Comment parler de ce roman…  Je ne voudrais surtout pas briser le flou volontaire qui nous happe immédiatement.  Je vous dirai donc que dans L’impureté, il y a Antoine.   Il est prof de philo, vient de Chicoutimi.  Sa femme, Alice Livingston, célèbre romancière, vient de mourir et son dernier roman, Un coeur pur (qu’il n’a pas lu… il ne lit jamais ses romans avant la publication) sera publié à titre posthume.  Il est perdu, tue le temps.  Sauf que dans ce roman, Alice revisite des souvenirs, son couple, et révèle à tous le coeur de son mari.

 

La construction de ce roman est un chassé croisé de haute voltige, qui nous balade entre la réalité et la fiction mais aussi entre les époques et les alter ego.  Antoine?  Vincent?  Philippe?  Félix?   Entre les discussions sur l’existence, l’amour, l’humanité, entre les tests et les relations pas toujours saines, nous voyons évoluer Antoine, ce personnage qui fait froid dans le dos tellement il se cache derrière une pseudo authenticité philosophique.

 

Une vraie réflexion sur l’homme et ses bassesse, sur la mort, sur la dualité pureté/impureté mais surtout un récit mené très très habilement.

 

Pour la petite histoire, c’est maman qui m’a mis ce roman dans les mains en me disant « lis-le donc, je ne suis pas certaine d’avoir bien compris ».    Je l’ai lu, on a pu en jaser ensuite.  Je ne suis pas, comme plusieurs,  tombée de ma chaise à la fin du récit (as usual) mais ce n’était pas nécessaire pour apprécier pleinement l’habileté du truc.

 

À lire… pour se laisser surprendre!

Les avis de Madame lit et Marie-Claude

Fév 13 2017

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Autour d’elle – Sophie Bienvenu

Je n’ai jamais été déçue par Sophie Bienvenu.  J’aime son écriture cash et sa façon de nous garrocher la réalité pas belle en pleine face, parfois en ayant l’air de rien.   De plus, les trois ouvrages que j’ai lus d’elle sont tous très différents, autant sur la forme que sur le fond (Mes billets sur Et au pire on se mariera et Chercher Sam).  Et savez-vous quoi?   J’ai dévoré ce roman.  Je l’ai adoré, j’ai aimé les choix de l’auteur et surtout, surtout, cette fin est parfaite!  Rien de moins!

 

Le titre du roman est très bien choisi.  Tout au long du roman, nous tournerons autour d’elle, de Florence.  Nous la rencontrerons jeune fille, par les yeux d’un premier amour et ensuite de loin.  Nous la verrons évoluer, elle et le secret qu’elle n’a jamais avoué à personne, son fils Adrien, donné en adoption à la naissance.    Nous allons nous approcher d’elle petit à petit et, étrangement, même si nous ne passons que peu de temps avec elle, nous avons l’impression de la connaître un peu.  Nous ressentons son mal-être.   C’est émouvant, parfois déchirant, mais on sent poindre l’espoir parfois, et ça fait du bien.  D’ailleurs, dans ce roman, il y a souvent des touches de lumière qui pointent à travers les petits et grands drames.

 

Chaque chapitre est en soi une nouvelle, une rencontre avec un personnage qui se trouve à un moment clé de sa vie et qui va, d’une façon ou d’une autre, entrer en relation avec Florence.   Comment?  Vous verrez. Ils sont tous différents, tous ont leur voix, tous sonnent juste. À travers eux, on traite de divers thèmes, de la dépression à la violence conjugale, en passant bien entendu par la maternité.  Chaque courte histoire est complète en soi, il y a beaucoup de diversité, une bande sonore remplie de souvenirs et à la fin, la boucle est réellement bouclée.

 

Je vous ai dit que j’avais adoré la fin hein?

Sophie Bienvenu n’a pas choisi la facilité, loin de là.  Par-fai-te, je vous le répète!

 

Je conseille +++

Un coup de coeur pour moi!

Les avis de Marie-Claude, Yannick, Marguerite.  Toutes conquises.

Fév 12 2017

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Mon nom est Tonnerre – Sherman Alexie / Yuri Morales

Cet album avait des critiques dythirambiques.  Et voilà que moi, si j’ai bien aimé, je n’ai pas été complètement conquise non plus.  En fait, j’étais ravie par ma lecture… jusqu’aux dernières pages.  J’aurais aimé une fin plus en accord avec le récit… mais je ne dirai rien ici, n’est-ce pas!

 

Le héros de l’histoire, c’est Tonnerre Tremblay Fils.  Parce que son papa, c’est Tonnerre Tremblay Père.  Thunder Smith Junior, ça passe quand même un peu mieux.   C’est son papa qui a choisi son nom.  Son papa grand et fort, qu’il adore.

 

Pour tout le monde, Tonnerre est Petit Tonnerre.  Il déteste son nom et voudrait son nom bien à lui.  Qui le représente.  Et cela donne des illustrations magnifiques, avec une interaction judicieuse entre les images et les bulles de texte.  c’est imaginatif, coloré et les noms qu’invente Tonnerre sont, bien que fort improbables, très drôles et très représentatifs de la réalité d’un enfant.

 

Les enfants ont adoré s’inventer des noms eux-aussi.  C’est toujours impressionnant de voir comment ils se voient et de quels défis ils sont les plus fiers.  Ce n’est pas toujours ce que l’on pense!

 

Mais bon.  La fin m’a déçue et je boude.  J’aurais aimé qu’elle soit à la hauteur de mon ressenti du reste de l’album.

Même si je suis un peu la seule à bouder!

Fév 10 2017

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Night Circus (Le cirque des rêves) – Erin Morgenstern

J’avais ce roman depuis plusieurs années dans ma bibliothèque et j’ai choisi la période des fêtes pour l’en sortir.  Je trouvais que la période était parfaite, avec juste ce qu’il faut de magie pour entrer dans cette atmosphère onirique et fragile.  Et j’ai dû bien faire car ça a fort bien fonctionné.

 

Je n’avais rien lu du résumé et du coup, je n’avais aucune attente de grande bataille ou de duel à finir.  J’ai donc pu me laisser happer par cette ambiance qui est, selon moi, la grande force du roman.  J’ai adoré la plume, les descriptions, souvent partielles, qui nous permettaient de nous créer nos propres odeurs, nos propres images.   J’ai adoré me balader dans ces tentes, marcher dans le monde gelé ou me balader dans le labyrinthe.  J’ai aimé y croire, partager la passion et la folie des rêveurs.   J’ai aussi adoré les références (que j’aurais voulues un peu plus nombreuses), les portes que ça ouvre sur les légendes et la culture populaire.

 

L’histoire?  C’est compliqué, comme dirait Tsutsiko.  Compliqué et simple à la fois.  Deux enfants obligés bien malgré eux à s’affronter dans un duel de magie, pour la gloire de leur instructeur aux méthodes bien différentes.   Et de tout ceci naîtra la cirque des rêves, scène grandiose pour ces deux enfants et leurs réalisations.   Tout au long du récit, j’y ai été immergée, et ce malgré l’aura de mystère qui baigne le cirque et les motivations des personnages.

 

Entre conte et légende, j’ai adoré ma lecture, malgré certaines incohérences (ceci dit, c’est de la magie, on comprend) et des interrogations qui subsistent à la fin.  Je garderai un très bon souvenir de cette lecture qui m’a emmenée ailleurs!

Fév 08 2017

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L’été Diabolik – Smolderen/Clerisse

C’est quand j’ai vu une illustration inspirée d’une oeuvre que j’aime beaucoup (Nichols Canyon de David Hockney) que j’ai décidé de lire cette BD.  J’ai ensuite réalisé que l’album avait gagné plein de prix, mais comme j’habite dans un univers alternatif, je n’avais jamais entendu parler des prix en question.  Of course.

 

Cet album nous amène en 1967, en France.   Antoine a 15 ans et cet été-là va bouleverser sa vie.  La mère et la soeur du garçon sont en voyage, ce qui l’amène à passer du temps avec son père, homme d’affaire souvent absent.  L’album commence avec un match de tennis où Antoine joue contre Erik, un jeune homme de son âge avec qui, il le croit, il pourrait s’entendre.  Mais suite au match, le père d’Erik se jette littéralement sur le père d’Antoine.  Ce geste intrigue Antoine… mais il ne réalise pas où ça va le mener.

 

Je ne veux rien vous raconter de l’histoire et vous laisser découvrir.   Mais on nous emmène dans un monde sixties complètement psychédélique dans les illustrations, dans un univers de faux semblants et d’apparences.  Antoine va être confronté à l’inconnu, alors qu’il se croyait en terrain stable.  C’est aussi un été de premières fois, un été où il sera confronté à l’humanité, pas toujours jolie.

 

Puis, 20 ans plus tard.  Antoine a écrit son histoire.  Et c’est là qu’il va vraiment comprendre l’été de ses 15 ans.  Cette partie m’a bouleversée.  La petite phrase sur la démocratie… j’ai dû refermer la bd pour  y réfléchir.   C’est aussi  une BD bourrée de références, avec une coloration (particulière) à la Warhol à l’occasion, la fameuse petite robe de Yves Saint-Laurent dont j’ai oublié le nom (mais je suis preeesque certaine qu’il commence par « m »).  Pour ma part, je suis totalement fan (à part pour les visages des personnages) des couleurs et du traits.   Et j’ai été ravie de voir la réinterprétation de la fameuse image de Hackney!

 

Of course, j’ai dû manquer des références.  Je connais quelques Pulps, je connais un mini-peu Diabolik mais j’ai été ravie d’en retrouver plusieurs  et j’ai adoré l’utilisation des masques dans la BD.  Vraiment bien fait.

 

Une très bonne découverte… et avec la couverture, je n’aurais jamais dit que j’accrocherais autant!

La fameuse illustration de Hockney, prise sur pinterest… et c’était ma BD de la semaine.

On en parle aussi chez Leiloona, Mo et Tamara

 

C’est chez Stephie cette semaine!

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