Jan 18 2019

Les frères Sisters – Patrick DeWitt

Le pourquoi du comment

Non mais comment on résiste à une telle couverture, hein?  Comment on fait?  Je la trouvais fabuleuse depuis des années, je n’en lisais que du bien et, en plus, c’est publié chez Alto, une maison d’édition dont j’apprécie les choix éditoriaux. Que demander de plus!

C’est quoi, cette histoire?

Dans ce western atypique et déjanté, nous rencontrons deux frères, Charlie et Eli Sisters, bien connus pour leur rapidité sur la gachette.  Ils sont cette fois engagés par le Commodore dans une mission qui les amènera au coeur de la Californie de l’époque de la ruée vers l’or.  Sauf que ça ne va pas être de tout repos et qu’ils vont croiser plusieurs personnages qui ne vont pas leur faciliter la tâche. 

Et moi, j’en pense quoi?

On va le dire tout de suite, les westerns, c’est pas mon truc. Ça ne m’intéresse pas une demi-miette et mes seules références dans le genre, ce sont Lucky Luke et la bande sonore de « Once upon a time in west ». Vous pouvez donc vous imaginer que si hommage il y a, si c’est truffé de petites allusions, je n’ai rien vu pantoute! En y repensant, ce choix de lecture était parfois douteux!  Pourtant, j’ai passé un bon moment, j’ai apprécié l’humour noir et l’écriture. Des fois, les réflexions d’Eli sont déconcertantes de candeur alors que, rappelons-nous, il exerce tout de même le charmant métier de tueur à gage et voleur de grand chemin. La relation entre les deux frères, très différents mais qui semblent s’aimer énormément malgré les apparences, est intéressante à découvrir et à suivre. Eli, le narrateur, réalise plusieurs choses pendant l’aventure et il évolue réellement. Et que dire de ses élans du coeur! On se surprend à rire de trucs vraiment horribles, en plus. 

Par contre, pour moi, c’est loin d’être le coup de coeur et la révélation que ça a été pour la plupart des gens. Il a reçu des avis super positifs alors que pour moi, on passe un bon moment, sans plus, avec des petits passages à vide. En effet, on en vient presque à oublier le but du voyage tellement les escarmouches sont fréquentes. Je me suis sentie dispersée et je ne savais plus trop où ça s’en allait. Certes, j’ai aimé la fin (je ne peux pas dire pourquoi), mais le personnage que j’ai préféré… c’est Tub le cheval. Ça peut vous donner une idée de l’attachement que j’ai eu pour les personnages principaux, surtout Charlie, le frère du narrateur, qui m’a semblé un total psychopathe.  

Ah oui… si quelqu’un peut me pister sur la signification du mec qui pleure… je lui serais éternellement reconnaissante!

Ceci dit, se plonger dans l’époque de la ruée vers l’or, avec tout ce que ça implique d’éphémère, d’impulsif et d’incongru  était quand même agréable.  Tiens, limite que je vais me taper quelques Lucky Luke. C’est plus à mon niveau. 

D’autres avis…

Kathel, Jules, Martine, toutes ont aimé!

Jan 16 2019

Les grands espaces – Catherine Meurisse

J’aime généralement ce que fait Catherine Meurisse. Du coup, quand j’ai vu fleurir des billets et qu’on m’a proposé cette BD, je n’ai pas hésité… et voilà qu’au beau milieu de l’hiver, je vous parle d’une BD sur les plantes, la natures et l’art. Faut pas de poser de questions.

Catherine Meurisse a déménagé à la campagne à 7 ans. Ses parents avaient grandi entourés d’arbres et de nature et ils souhaitaient que leurs filles puissent vivre ça aussi. Les deux fillettes découvrent donc le pouvoir des vieilles pierres et des choses vivantes. Toutes les choses vivantes.

J’ai personnellement beaucoup apprécié cette BD dans laquelle il est question de retour aux sources, de vie au grand air avec une pointe de nostalgie. C’est un récit d’apprentissage et la jeune Catherine part à la découverte de ce qu’elle est et de ce qu’elle veut faire, le tout bercée par l’art et la littérature, qui permettent ces voyages extraordinaires, à travers le regard de quelqu’un d’autre. C’est poétique et imaginatif, rempli de clins d’oeil à des oeuvres célèbres, qu’elles soient de la peinture ou de la littérature.

C’est aussi le récit d’une éducation campagnarde, au sein d’une famille unie dont les valeurs sont reliées à la nature et à la simplicité. L’auteure en profite pour parler de la duplicité des politiques, de la monoculture et de l’agriculture industrielle. Pourtant, même si c’est présent, ce n’est pas non plus moralisateur et ça, pour moi, c’est un aspect très positif. Un récit agréable, des images très particulières, avec une jolie différence entre les paysages et les personnages… bref, ça m’a beaucoup plu!

C’est ma BD de la semaine… et tous les liens sont chez Stephie cette semaine!

Jan 14 2019

La tresse – Laeticia Colombani

Ce roman a fait beaucoup parler de lui en 2017. Comme d’habitude, quand on entend trop parler d’un livre, moi, je ne le lis pas.  Du moins, pas tout de suite. J’ai donc attendu la fin de 2018 pour me plonger dans cette histoire, qui m’a finalement bien plu. Ça n’a pas été le méga coup de coeur du siècle, mais j’ai passé un bon moment de lecture accessible et agréable, malgré quelques clichés.

 

Nous suivrons donc trois femmes, sur trois continents. Smita, en Inde, est une intouchable. Giulia, en Italie, travaille dans l’atelier de son père. Sarah est avocate à Montréal. Toutes trois vont décider de ne pas accepter leur destin et vont prendre les choses en main. Et bien entendu, ça ne s’appelle pas « La tresse » pour rien… mais je vous laisse découvrir.

 

L’histoire de Smita est celle qui m’a le plus touchée. J’ai écouté il y a un moment un documentaire Netflix sur les intouchables, qui m’avait vraiment virée de bord. Bien entendu, j’avais braillé ma vie… mais j’ai oublié le titre. Sa volonté de voir sa fille échapper à son destin est belle à voir. Ce système des castes est terrible et cette histoire a le mérite d’ouvrir les yeux de plusieurs personnes à ce sujet.  Quant à Sarah, c’est une femme qu’on met un moment à apprécier mais son histoire fait froid dans le dos… et n’est pas si éloignée de la réalité de certaines entreprises.

 

C’est certes rempli de bons sentiments mais je l’ai lu au bon moment et j’ai apprécié le côté engagé et féministe du roman.  En effet, rien est acquis quand il est question de condition féminine, et ce peu importe sur quel continent nous nous trouvons.

 

Jan 12 2019

Wundersmith – The calling of Morrigan Crow – Jessica Townsend

Je vous ai parlé, il y a quelques semaines, du premier tome de cette série, Nevermoor. J’avais vraiment beaucoup aimé, même que ça m’a donné envie de me replonger dans des univers de fantasy. Du coup, quand j’ai réalisé que le 2e tome était sorti, devinez ce qui est arrivé!

Et savez-vous quoi? J’ai aimé tout autant que le premier. L’héroïne est toujours aussi attachante, elle est maintenant à l’école et elle n’est pas guérie des blessures de son enfance mais elle fait quand même du chemin. Encore une fois, elle doit faire face au regard des autres en raison de ce qu’elle est. Ce n’est pas comme si elle n’en avait pas l’habitude, n’est-ce pas! De plus, quand les gens commencent à disparaître… son nouvel univers devient beaucoup moins safe pour Morrigan.

Nous passerons donc encore plusieurs mois avec Morrigan, elle découvre cette fois un nouvel univers, celui de l’école et de sa compagnie 919, liés pour le meilleur et pour le pire. Et non seulement elle doit naviguer dans cet univers qu’elle connaît peu, mais elle va aussi découvrir davantage la ville de Nevermoor, toujours aussi magique et fantastique. J’adore les idées et les trouvailles de l’auteure, j’aime la façon dont j’ai pu visualiser les rues, ruelles et impasses. Ça m’a plu, c’est bien rythmé, le grand méchant est toujours présent, les directrices sont terrifiantes et je veux un Magnificat!

Entendons-nous, c’est clairement jeunesse, c’est simple sans tomber dans le simpliste. Ici, on explore la dualité des gens, les teintes de gris ainsi que les discordances occasionnelles entre la tête et le coeur. Et ça, c’est chouette!

Une série que je vais continuer avec plaisir… et que j’aurais dévorée tome après tome. Dommage qu’elle ne soit pas encore finie! À découvrir!

Jan 11 2019

La perle et la coquille – Nadia Hashimi

Je vais commencer par un aveu. Si je connais la condition des femmes en Afghanistan et dans plusieurs pays du Moyen Orient, j’évite généralement de lire trop de fiction à ce sujet. Je sais.  Mais je ne SAIS pas. J’ai tellement de mal à croire à la condition des femmes dans plusieurs pays, au 21e siècle… et câline que ça fait mal. Et que ça met en ta…

 

Ce roman est très fort et je sens que je vais m’en souvenir longtemps. Nous rencontrons deux femmes, à presque un siècle d’intervalle, dont les destins se font écho. Rahima est la troisième d’une famille de cinq filles. Son père travaille pour un seigneur de guerre, Abdul Khalik et se bat contre les Talibans. Il oublie les horreurs de son travail avec de l’opium. Sa mère est à la maison et dans son petit village, les femmes portent la burka et doivent obéissance à leur mari ou leurs frères. Elles n’ont rien à elles et ne sont pas maîtres de leur destin.

 

Ah oui, je n’ai pas précisé… c’est l’histoire qui se passe au 21e siècle. Comme la famille n’a pas de fils, pour éviter le déshonneur, elle sera élevée comme un garçon et sera une bacha posh.  Elle vivra donc une partie de son enfance en garçon. En parallèle, sa tante, bossue, célibataire et considérée comme folle au village, va lui raconter l’histoire de son arrière arrière grand-mère, sa Bibi Shekiba.

 

Bien entendu, le procédé peut sembler un peu lourd car le récit s’échelonne sur plusieurs années dans la vie de Rahima. Toutefois, cette partie de l’histoire est également passionnante et nous ramène au début du 20e siècle, dans un petit village afghan. Shekiba a été brûlée à 2 ans, dans un accident. Elle porte malheur. Ici, aucune compassion pour le handicap. Il est ouvertement moqué, raillé. Shekiba, forte et travaillante, sera offerte en cadeau, trimballée un peu partout. On cherchera à s’en débarrasser. Jusqu’à ce qu’elle se retrouve, presque par hasard, à se travestir pour devenir garde du harem d’Habibullah Khan, émir d’Afghanistan.

 

Les deux voix m’ont fascinée et la plume de Nadia Hashimi sert parfaitement son récit.  On y traite de l’oppression par les hommes, de la condition féminine qui devient un fardeau dans cette société dans laquelle elles n’ont des droits qu’en façade.  La tradition prévaut sur la loi. Le traitement réservé aux protagonistes, l’injustice, les injures… ça brise le coeur.  Et ce qui fait le plus mal, c’est de voir d’autres femmes devenir complices de cette oppression, avec parfois plus d’acharnement que les hommes.  Le climat est sombre, violent, anxiogène, jusque dans les plus petites actions quotidiennes. Comment savoir si chaque parole ne nous sera pas reprochée?  La belle-mère de Rahima, hautement antipathique, reproduit par mimétisme, tradition ou vengeance, les des comportements qu’elle a elle-même vécus et qui l’ont blessée.

 

C’est percutant, bouleversant, ça nous ouvre les yeux sur une réalité très loin de la nôtre et qui nous est souvent difficile même à imaginer.  Ça parle de la condition de femme, de tradition, d’identité, de genre et de domination, le tout dans un décor magnifiquement dépeint, qui donne soif. Un roman qui m’a passionée, qui m’a fait passer par toute la gamme des émotions et qui m’a souvent coupé le souffle…

 

À lire.

Jan 09 2019

L’homme gribouillé – Serge Lehman / Frederik Peeters

Après avoir vu cette BD dans plusieurs tops de mes copinous de la BD de la semaine, je me suis jetée sur cette BD dont j’ai adoré le graphisme. Ceci dit, je ne vais pour ma part pas crier au coup de coeur car si les images sont magnifiques et créent une atmosphère sombre à souhaits, j’avoue que l’histoire m’a laissée perplexe.

Pourtant, ça commençait bien. L’histoire de départ est sombre, glaçante. Maud, une grand-mère auteure célèbre au passé mystérieux, sa fille Betty qui ne sait trop d’où elle vient et une petite fille avec un talent pour raconter les histoires. Un jour, un mystérieux homme corbeau, qui laisse des plumes sur les lieux de ses crimes, apparaît à la porte en demandant un colis que Maud ne peut lui remettre. À partir de là, tout va s’enchaîner…

Ça semble génial hein? On est en plein dans la mythologie juive (souvenirs de Prague…), on nage dans un univers fantasmagorique… et ensuite, l’intrigue part dans tous les sens. L’idée du départ est un peu oubliée, la finale est rapide, un peu sortie de nulle part. Ça s’éparpille et je me suis vraiment demandé le lien entre ces deux histoires. Mais c’est peut-être moi qui en ai manqué un bout! Expliquez-moi.

Toutefois, juste pour les illustrations, la BD vaut le coup d’être lue!

C’était ma BD de la semaine! Chez Moka cette semaine!

Jan 07 2019

The Bear and the Nightingale – Katherine Arden

Tout le monde sait que la Russie et moi, c’est une longue histoire d’amour. Enfant, j’étais fascinée par l’histoire des tsars et de la révolution, ainsi que par ces contrées froides et encore plus immenses que mon propre pays. Les légendes russes, je connais, donc. Et me retrouver dans ce monde-là, en plein Moyen-Âge, c’était juste un plaisir.

C’est donc l’histoire de Vasilisa Petrovna, fille d’un boyar du nord. Chez elle, les hivers sont rudes et on n’y survit pas toujours. Sa mère est morte à sa naissance et elle a été élevée par sa nourrice. Je n’en dirai pas davantage… je vous dirai simplement que ce monde est peuplé par les démons et les esprits du quotidien. Le folklore russe prend une place prépondérante et nous assistons, impuissants, à la mort des anciennes croyances en faveur de la religion, celle qui utilise la peur des gens pour les amener à elle.

J’ai passé un excellent moment avec ce roman à l’atmosphère envoûtante. Nous nous retrouvons immergés dans un monde magique à l’agonie, glacé et glaçant. Ici, point d’action à chaque page mais plutôt une lente montée de l’angoisse alors qu’on comprend que quelque chose est en train de revivre dans la forêt où personne n’ose s’aventurer la nuit. J’ai beaucoup aimé le personnage de Vasya, qui refuse son sort qui est celui réservé à toutes les femmes de l’époque et qui rêve de liberté. Bien entendu, à l’époque, elle est considérée comme sorcière, démon… même sans qu’ils ne sachent que Vasya a effectivement un oeil dans ce monde et un dans l’autre.

Un roman sombre qui nous transporte dans la Rus’ médiévale et dont l’ambiance a réussi à m’envoûter. Parfaite lecture d’hiver, auprès du feu de foyer.

Jan 06 2019

Le hollandais sans peine – Marie-Aude Murail

Je lis assez rarement des romans pour les jeunes jeunes lecteurs mais là, je cherche des petits romans à faire lire à nièce et neveu 2 (plus c’est court, mieux c’est) et celui-ci pourrait très bien convenir aux deux, qui risquent de trouver ça très, très drôle! Disons qu’avec Marie-Aude Murail, on risque fort peu de se tromper!

C’est donc l’histoire de Jean-Jaques, un petit garçon qui va faire du camping en Allemagne et dont le père décide qu’il faudrait rendre ces vacances utiles et qu’il apprenne l’allemand. Sauf que bien entendu, ça ne va pas tout à fait se passer ses parents l’auraient voulu.

Ce court roman m’a bien fait rire et le quiproquo, qui relève un peu du grand n’importe quoi, est tout à fait adapté aux jeunes lecteurs. Le petit coco qui veut à tout prix éviter « les devoirs de vacances » finit par travailler tout aussi fort pour apprendre « le hollandais » et s’en souvenir, sous les yeux ravis de ses parents.

Un petit roman plein d’humour, qui parle de vacances, d’amitié et de la capacité qu’ont les enfants de se comprendre, peu importe la langue. Choupinou comme tout!

Jan 04 2019

Un monde mort comme la lune – Michel Jean

J’ai lu plusieurs romans de Michel Jean mais je n’avais bizarrement jamais été attirée par celui-là, surtout qu’ayant lu un autre roman avec le même protagoniste, je connaissais une partie de l’histoire. Il a fallu que je voie une chronique vidéo pour avoir envie de tenter le coup… et j’ai fort bien fait. En effet, le fait de savoir n’a aucunement empêchée d’apprécier ma lecture.

 

Jean-Nicholas Legendre est grand reporter et l’histoire commence alors qu’il est en Haïti où il recherche un lien entre les narcotrafiquants, les gangs de rue et le président Aristide. Nous vivrons donc à travers le regard journalistique les derniers mois de Jean-Bertrand Aristide dans un Haïti déchiré de l’intérieur, en proie aux guerres civiles.  Ça a été pour moi une bonne occasion pour me rapeller ce pan de l’histoire et d’avoir l’impression de le vivre de l’intérieur.

 

La première partie est rythmée et palpitante et nous entraîne dans une investigation haletante dans les bidonvilles de Port-au-Prince. Non seulement il va découvrir encore plus que ce qu’il soupçonnait mais il va rapidement se retrouver en danger, dans des situations plus périlleuses que prévu.  Et que dire de Bia, cette prostituée semblant avoir des liens avec Cité Soleil, lieu de résidence des caïds du coin?

 

Il s’agit du premier roman de fiction de Michel Jean et j’ai été ravie de trouver déjà le style direct et incisif que j’ai pu découvrir avec ses ouvrages suivants.  La recherche journalistique est très bien faite, on s’y croirait.  Il y a une réelle fracture au milieu du roman, qui va transformer sa vie et tout son être. La descente aux enfers est crédible et si j’aurais aimé aller plus loin dans la psychologie du personnage, dans son cheminement, j’ai apprécié l’évolution du personnage et la finalité de l’histoire.

 

Un polar que j’ai lu d’une traite et qui m’a tenue en haleine. Bon, ça m’a valu plusieurs heures de lectures sur la situation en Haïti et sur Aristide… mais appelons ça des effets secondaires.

Jan 01 2019

2018 en romans marquants

Cette année, j’ai lu pas mal, même si je n’étais pas toujours très présente sur le blog. En fait, probablement que vous ne vous êtes pas aperçus car j’ai TELLEMENT de billets d’avance qu’il peut rouler pas mal tout seul pendant de semaines… et je n’exagère même pas!

Premièrement, un peu de stats (ouais, j’assume, j’aime les chiffres et les listes… et je n’ai même pas honte!). Donc, selon mon ami Goodreads, j’ai lu 231 livres, pour un total de 62 084 pages. Moins d’albums cette année, une trentaine de BDs, mais surtout des romans. J’ai honte de le dire, mais je n’ai lu que 25 oeuvres québécoises cette année, ce qui est mon plus petit nombre à vie. Le fait que je demande moins de SPs a probablement un rôle à jouer dans cette stat un peu pouiche. Mais j’ai eu besoin de légèreté une bonne partie de l’année et je dois l’avouer, les auteurs québécois que j’aime sont rarement légers!

2018 a aussi été l’année des livres audio, vu que je cours en écoutant des livres audio. Jai donc pu terminer les 20 Rougon-Macquart et je m’ennuie déjà de l’univers de Zola. Ok, il y a eu des hauts et des bas! Mais j’aime Zola. C’est déjà ça! Il faut que je me trouve un autre projet-classique maintenant que Zola et Proust sont faits… pour une permière fois.

J’ai beaucoup, beaucoup de choix pour mes tops lectures de l’années. J’ai déjà fait mon top BD ici… et on y va pour les romans de tous genres, adulte et jeunesse!

Ceux dont je me souviendrai

Si vous me suivez, rien ici ne va vous surprendre vu que j’en ai parlé, parlé, et reparlé encore!

De bois debout – Jean-François Caron (La peuplade)

Le roman que j’ai offert à tout le monde cette année. Un théâtre transposé dans un petit village frontalier, une narration génialissime, des personnages inoubliables, de la littérature et un magnifique moment de lecture.

Stay with me – Ayobami Adébayo (Charleston)

(Vous avez bien lu, il va bientôt paraître en français!) Un roman qui ne plaira pas à tout le monde mais qui m’a profondément touchée. Un magnifique personnage de femme et une immersion dans une culture africaine que je ne connaissais pas du tout. Je pense même que je vais le relire en VF, pour pouvoir vous en parler encore plus!

N’essuis jamais de larmes sans gants – Jonas Gardell (Alto / Gaïa)

Les années 80, dans le milieu gay, à Stockholm, en Suède. J’ai braillé ma vie. Ça a commencé au début du roman et ça n’a jamais arrêté. C’est triste, ça fait rager, et ça nous remet face à nous-mêmes et à nos anciennes craintes. Adoré.

Dites aux loups que je suis chez moi – Carol Rifka Brunt (Buchet Chastel)

Un livre qui m’a fait oublier que c’était un roman et qui m’a aussi fait pleurer. Même thème, un peu moins d’ampleur, mais un tout autre regard. Un deuil impossible, une belle histoire de passage à l’âge adulte et sur les gens qu’on aime.

Les fantômes du Vieux Pays – Nathan Hill ( Gallimard)

Le genre de roman dont j’ai arrêté de lire de façon critique tellement j’étais embarquée dedans. Des personnages à claquer et une fresque familiale qui va nous mener jusqu’en Norvège.

Miss Sarajevo – Ingrid Thobois (Buchet Chastel)

Un voyage en train vers son passé ramène un homme vers Sarajevo, pendant le siège et la fameuse élection. Très beau roman sur l’espoir qui peut naître partout et sur un homme en errance.

Les villes de papier – Dominique Fortier (Alto)

Un petit bijou de roman qui parle de poésie et surtout d’Emily Dickinson, la poétesse américaine en blanc. Magnifiquement écrit, une réflexion sur les lieux, sur l’écriture… et des images dont je me souviendrai.

La promesse de l’aube – Romain Gary (folio)

Une découverte pour moi mais un roman très marquant, dont je me souviendrai longtemps. Un amour fou, une histoire plus grande que nature et une plume que j’ai adorée.

La débâcle – Zola (folio)

J’ai hésité entre celui-ci et « La bête humaine »… les deux auraient pu faire la liste mais j’ai choisi le moins connu. L’écriture de Zola, certes, mais aussi la fin d’un monde à travers les yeux d’un personnage qui est témoins du meilleur et du pire de l’homme.

Le Grand Meaulnes – Alain-Fournier

Totalement fan des histoires d’école et des grandes aventures adolescentes plus grandes que nature. J’ai adoré. Très belle surprise.

La perle et la coquille – Nadia Hashimi (Milady)

Une surprise, vraiment, pour un livre duquel je n’attendais rien. Deux destins de femmes en Afghanistan, deux époques et d’innombrables épreuves. Un livre qui ouvre les yeux.

L’Idiot – Dostoïevski

J’aime Dosto, sa folie, et j’aime la littérature russe. Ce roman et ses personnages m’ont marquée et même si j’ai aussi une petite préférence pour Crime et châtiment.

Même pas mort – Jean-Philippe Jaworski (Moutons électriques)

Les trois tomes lus à date m’ont redonné goût à la fantasy. Rien de moins. Des personnages épiques, des batailles folles et une histoire qui m’a emportée.

Débâcle – Lize Spit (Actes Sud)

L’un des romans les plus durs que j’ai lus, en partie. Peut-être parce que l’innocence en prend un coup. Mais j’en suis sortie détruite.

Nous avons toujours vécu au château – Shirley Jackson

Une atmosphère dont je me souviendrai, une narratrice géniale et freakante à la fois, une histoire de peur de l’autre et de foule qui perd la raison. Je relirai l’auteure.

De la jeunesse

Le célèbre catalogue Walker and Dawn – Davide Morosinotto (Gallimard)

Mon jeunesse préféré cette année, que j’aimerais TELLEMENT que mon neveu lise un jour, quand il aimera les gros livres. Ue quête à la Huckleberry Finn à travers les États-Unis suite à une erreur d’envoi de marchandise. Génial, rythmé, parfait.

La maison des merveilles – Brian Selznick (Scholastic)

Unee magnifique histoire écrite en mots et en images. Du théâtre, une famille et un jeune garçon à la recherche de sa famille.

Le club de l’ours polaire – 1 – Alex Bell (Gallimard)

Un club des explorateurs réservé aux garçons, une aventure dans des terres glacées, de la fantasy, beaucoup d’humour… j’ai adoré et les cocos aussi.

Les soeurs Carmines – Ariel Holzl (Mnémos)

Une série déjantée, dans un monde anti pollitically correct où personne ne dit non à un petit meurtre de temps en temps.

Nevermoor et Wundersmith (tomes 1-2) – Jessica Townsend (PKJ)

Une nouvelle série jeunesse pleine de magie, une héroïne qui ne sait pas du tout où elle en est, un monde qu’on a envie de visiter et des personnages géniaux.

Avez-vous envie que je vous parle de mes flops aussi? Et vous, vos favoris? Dites-moi tout!

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