Automne rouge – André-Philippe Côté / Richard Villerand

Le comment du pourquoi

Parce que j’avais besoin d’un roman sur le thème de l’automne et que Daphné, de Signé Daphné, m’avait proposé en lecture commune. Et j’ai cru comprendre qu’elle n’avait pas beaucoup aimé alors que, pour ma part, ça m’a plu.

De quoi ça parle

Québec, 1970. À l’école secondaire, Laurent Lessard et Jason Picard ne sont pas des amis. En fait, Laurent est fils d’une syndicaliste engagée, séparatiste mais pacifique et Jason fils d’employé d’usine, d’origine « indienne », comme il le dit lui-même. Parce qu’en 1970, c’est comme ça qu’on disait. Nous sommes à la fois sur fond de grève et de montée du FLQ et quand un enseignant demande à ses élèves de créer un héros québécois, des questionnements vont s’amorcer chez plusieurs personnages.

Mon avis

Disons-le tout de suite, j’ai beaucoup aimé. Certes, ça va un peu vite, mais comme ce qui m’a happée est la quête d’identité des deux jeunes (un en tant que blanc, l’autre en tant qu’autochtone), vue à travers cette lentille. La recherche de héros est très parlante et très révélatrice du « cul entre deux chaises » de plusieurs québécois qui ne trouvent pas leur place nulle part. Comme je suis présentement en plein questionnement personnel à ce sujet, ça m’a parlé, of course.

J’ai beaucoup aimé les différents points de vue et les différentes réactions des personnages face aux injustices et à la situation du Québec dans le Canada. Pour moi, l’auteur a mis le doigt dessus. C’est ça. Totalement ça. Je réentends les discussions de plusieurs personnes de la génération juste avant la mienne (je suis née en 1976), qui ont vécu la crise d’octobre et les arrestations parfois arbitraires qui ont suivi. Avec les conséquences qu’on sait. Et le tout sans mettre les felquistes sur un piedestal, loin de là.

Ceci dit, c’est le questionnement des jeunes et sur le fameux « héros québécois » qui prend tout le devant de la scène. J’aurais préféré une plus longue série qui aurait permis de développer davantage les familles et les années qui séparent l’histoire de l’épilogue. C’est d’ailleurs le principal reproche de Daphné, qui s’est quant à elle davantage intéressée à la vie au quotidien des deux jeunes. Et j’avoue, après discussion, je réalise qu’il y a quelques trous. Toutefois, moi, quand je l’ai lu, ça ne m’a pas dérangée, à part une sensation de rapidité à la fin. Et j’ai beaucoup, beaucoup aimé, autant le sujet que le dessin aux couleurs passées.

Une bonne lecture.

J’ai appris ça au cirque – Baron Marc-André Lévesque

Je parle rarement de poésie ici. Ok, je n’en parle jamais. En fait, je ne sais absolument pas comment en parler. Attendez-vous donc à un billet incohérent… enfin, plus incohérent que d’habitude. 

Cet ouvrage est un recueil de poésie jeunesse, qui parlera aux jeunes en fin de primaire ou au début du secondaire. Cette poésie a tout ce qu’il faut pour éveiller les jeunes à la beauté des mots, du rythme, tout en restant accessible et en traitant de sujets qui les touchent de près.  École, amitié, famille… On explore ce qu’il y a de fascinant dans les petites choses, les détails du quotidien et ça ne peut que toucher et amener à porter un autre regard sur les choses.  Le vocabulaire est intéressant mais la structure de phrase reste dans un ordre relativement régulier, ce qui peut faciliter la compréhension pour les jeunes.  Non mais, comment ne pas tripper sur un poème traitant de la solitude et de la connexion des éléments du tableau périodique? Comment?

Bref, un recueil très agréable à lire, avec quelques flamboyances. J’aimerais tellement que Neveux inc. prennent goût à la poésie. Me semble qu’il y aurait des discussions chouettes à avoir après cette lecture!

École pour filles – Ariane Lessard

Le comment du pourquoi

J’ai envie de découvrir la plume d’Ariane Lessard depuis un petit moment. En fait, j’avais fort envie de lire Feue, son premier roman, mais je ne sais pas pourquoi ça ne s’est jamais fait. Alors quand j’ai vu cette couverture de folie, qui fait très mystère, très gloomy, il me le fallait.

De quoi ça parle

Un pensionnat, des filles, des presque-femmes, une année complète dans leurs pensées, le tout en 144 pages.

Mon avis

Cette plume, mais cette plume! Entendons-nous tout de suite, j’ai dû relire le roman deux fois de suite (et avec autant de plaisir chaque fois) car à la fin de ma première lecture, j’ai ressenti le besoin de reprendre du début, question d’être certaine de ne pas en avoir manqué un bout. C’est un roman par regards fragmentés, par flashes. Chaque adolescente nous parle, ou se parle à elle-même, et ce roman choral m’a fait l’effet de flashes photographiques en noir et blancs, plus ou moins flous, parfois fugaces. Le tout nous plonge dans une atmosphère gothique, enneigée et inquiétante.

Dans cette histoire de femmes et de femmes en devenir, beaucoup de violence, beaucoup de questionnements aussi. Elles se jugent elles-mêmes, jugent les autres, sont témoins de la transformation des corps et des âmes. Autour, les arbres et la forêt qui chuchotent et qui remplissent les couloirs de cette école hors du temps, que l’on sent humide, hantée de ces anciennes et de tout ce qu’il y a sous les dalles.

L’écriture est poétique, sensible, douloureuse, lancinante. Les voix restent en tête, tournent en boucle, l’adolescence n’est pas lisse ni choupi et les questionnements sont universels. Qui suis-je, suis-je assez, est-ce que je vaux la peine, suis-je méchante. Les filles se blessent, s’envient, s’espionnent et on en ressort le souffle court, en doutant de ce qu’on vient de lire.

Ça ne plaira pas à tout le monde car ici, pas d’histoire claire, pas de fil facile à suivre. C’est une suite d’impressions, de regards blessés ou cruels, tous très humains… assaisonnés parfois d’une touche de sorcellerie.

J’ai dit que la plume était superbe?

Ah oui… sorry, je me répète! À tenter!

La pitoune et la poutine – Alexandre Fontaine Rousseau / Xavier Cadieux

Le comment du pourquoi

Non mais une BD avec une métathèse de la mort qui tue dans le titre, on ne résiste pas à ça! Du moins, pas moi! En plus, c’est Pow Pow!

De quoi ça parle

Jos Montferrant, draveur émérite mondialement connu, est aussi un grand saoulon. Un jour, il entend parler d’un plat incroyable qui guérit miraculeusement les pires lendemains de veille. Il va donc embarquer sur sa pitoune de voyage et partir à la recherche de ce plat mythique.

Mon avis

Cet album m’a fait recracher mon pepsi par le nez tellement j’ai ri. C’est complètement absurde, c’est du grand n’importe quoi, mais du BON grand n’importe quoi. C’est plein de références québécoises (je sens que certains lecteurs français vont avoir besoin d’interprétation simultanée) et de détails qui tuent. Qu’attendre d’autre d’une BD dont le narrateur est… un castor?

On se balade donc à travers un Québec d’antan réinterprété à la mode « drave », avec des clins d’oeil aux hipsters, aux sacro-saintes institutions religieuses et aux sempiternelles chicanes français-anglais.

Jos Montferrant, légende québécoise sur le déclin, alcoolique et ratoureux, est hilarant et va faire face à de nombreux défis, allant d’îles traîtresses à une gang de Buches Babes, pour arriver à Saint-Shack-à-patates-du-Lac. C’est drôle, très québécois, c’est totalement barré et j’ai adoré.

Jubilatoire!

C’était ma BD de la semaine, et ça fitte dans Québec en novembre!

Tous les billets chez Moka cette semaine.

Ténèbre – Paul Kawczak

Le comment du pourquoi

C’est un cas typique de roman acheté parce que tout le monde disait que c’était extraordinaire. Dans ce temps-là, la plupart du temps, je suis déçue. Et du coup, je n’en attends rien. Ouais, je sais, faut pas chercher à comprendre.

De quoi ça parle

Nous sommes à la fin du 19e siècle, au Congo. L’Afrique a été divisée entre les pays dominants et le Congo Belge est devenu la propriété privée du roi Léopold II. Pierre Claes, géomètre de son état, est donc envoyé par le dit toi pour bien établir les cartes de l’Afrique, telle que charcutée par l’Europe. À bord du Fleur de Bruges, glissant sur le fleuve Congo, l’accompagnent À bord du bateau, des travailleurs bandous et Xi Xiao, bourreau chinois spécialisé dans la découpe humaine et le tatouage. Ce sera donc un voyage au coeur de l’Afrique, mais ce sera aussi le naufrage d’un homme qui perd ses illusions et se perdra lui-même.

Mon avis

Soyons clair, j’ai adoré. Ce roman est fascinant, rien de moins. Quand on s’y plonge, il faut savoir se laisser porter au fil de l’eau et du roman, sans trop chercher à comprendre. Ça commence par une Afrique envahie et charcutée, où les populations sont traitées comme du bétail et où notre Pierre Claes réalise soudain l’étendue du massacre. Il sera accompagné par le fameux tatoueur chinois, un peu devin, qui en tombe amoureux et qui sait qu’il l’accompagnera jusqu’à la fin.

De l’histoire du Congo, je ne savais presque rien. J’ai été complètement ébahie par ce qui s’est passé il n’y a pas si longtemps. Comme Claes, j’ai été bouleversée par l’horreur coloniale, par cette séparation chirurgicale qui fait écho à l’art de Xi Xiao, qui tatoue avant de découper. La plume est riche et vénéneuse, teintée de magie, de rêves et d’érotisme. On est baladés entre l’Afrique et l’Europe, avec plusieurs personnages qui nous ramèneront toujours à Claes ou à Vanderdorpe. Ou Van der Boor. Ah ces noms flamands. On ne sait jamais comment les prononcer n’est-ce pas?

L’écriture est exigeante, vertigieuse,et elle nous entraîne dans cette ténèbre dont il est question dans le titre. C’est sombre, sanglant, touffu, dense et étouffant à la fois. Je suis ressortie du roman à bout de souffle et un peu hallucinée. Un roman qui ne plaira pas à tout le monde mais pour moi ça a été une aventure en apnée, qui m’a retourné l’esprit. Fantabuleux.

Un gros 5 étoiles. Genre un 5 étoiles facile.

L’avenir – Catherine Leroux

Le comment du pourquoi

Parce que c’est Catherine Leroux. Et je suis hyper fan de ce que fait Catherine Leroux. TOUT ce que fait Catherine Leroux. On en parle, de La marche en forêt, de Madame Victoria et de Le mur mitoyen ?

De quoi ça parle

Nous sommes dans un Détroit imaginé, dans une uchronie où le français est toujours présent dans la région. La ville est abandonnée, la nature reprend graduellement ses droits et les gens sont abandonnés à eux-mêmes. Gloria arrive dans cet endroit, pour habiter la maison de sa fille décédée et surtout retrouver ses deux petites filles qui ont disparu.

Mon avis

Dès le début, j’ai été happée pas la plume. Catherine Leroux a une écriture riche, foisonnante et tellement évocatrice qu’après quelques lignes, je savais que ça allait le faire et que j’étais déjà transportée dans cette ville que la nature est en train de se réapproprier. Et en effet, ça a été un coup de coeur. Un gros coup de coeur.

C’est dans une atmosphère de fin du monde que Gloria débarque à Fort Détroit. Elle est en deuil de sa fille qu’elle avait perdue de vue mais elle veut surtout retrouver ses petits enfants, qui sont introuvables. Elle ne les connaît pas vraiment mais elle ne croit pas à leur mort. Elle va peu à peu rencontrer Eunice, sa voisine, Salomon, érudit et cultivateur ainsi que plusieurs autres habitants que je vais vous laisser découvrir. Entre les maisons qui flambent et les arbres qui transpercent les voitures abandonnées pointent parfois de petits visages crottés et au verbe fleuri, dont le passage est souvent synonyme de disparition de nourriture ou d’objets utiles.

Ce roman met en avant les problématiques environnementales et sociétaires actuelles. La nature reprend ses droits, les adultes sont peu nombreux et le danger rôde à Fort Détroit. Cette atmosphère est parfaitement réussie et contrairement aux romans précédents de l’auteur où nous avions des voix éclatées, ici, elles se rassemblent petit à petit, pour former une bulle d’entraide et de support dans un monde devenu hostile. Le roman est inquiétant mais il y a aussi de l’espoir à l’intérieur, et ça fait du bien. Les enfants des bois, organisés, font aussi plaisir à voir, ayant gardé à la fois l’émerveillement de l’enfance mais aussi cet instinct de survie et d’aventure. Leur vie est rude, violente,on se croirait parfois avec les enfants perdus de Peter Pan, mais des étincelles d’insouciance ressortent à l’occasion. Et ça fait du bien. Vraiment.

Impossible pour moi de ne pas parler de la langue. Oui, orthophoniste un jour. J’ai adoré le langage qu’utilisent les enfants, un mélange hyper habile de langage et de structures enfantines avec des propos plus mature. Ici, nous avons un français uchronique, riche et succulent. Le roman tout entier est magnifiquement écrit mais ces dialogues, ces dialogues!

Bref, un roman magnifique, plein de bienveillance dans un monde qui semble être en fin de parcours, mais où de nouvelles pousses germent ici et là! Réussite!

Québec en novembre – Récapitulatif des billets 2020

La blague de l’année… vais-je réussir à tenir jusqu’à la fin du mois avec les récaps? Je voulais classe le tout par catégorie mais ensuite, j’ai réalisé que certains n’utiliseraient PAS les catégories et que je ne saurais absolument pas où les placer et comme je me connais, ça va me perturber!  On va donc tenter de combiner le tout. 

Pour partager vos liens : sous ce billet, celui de Yueyin ou encore dans le groupe FB. Pour les publications Insta, le hashtag #quebecennovembre me permettra de vous retrouver et de partager en story. Je n’ai pas trouvé le moyen de linker les posts insta de façon adéquate ici.  Si vous postez une story par contre, c’est mieux de m’identifier pour que je vous repère tout de suite!  @moncoinlecture

Avant…

1. On jase de toi – Noir silence :Un livre sorti en 2020.

Karine – L’avenir – Catherine Leroux

Karine – École pour filles – Ariane Lessard

Malice – Traverser l’autoroute – Julie Rocheleau et Sophie Bienvenu

Cuné – Faire les sucres – Fanny Britt

Yueyin – Faire les sucres – Fanny Britt

Kathel – Le lièvre d’amérique – Mireille Gagné

Hélène – Le lièvre d’Amérique – Mireille Gagné

Karine – Le lièvre d’Amérique – Mireille gagné

Hélène – La route du Lilas – Eric Dupont

 

2. L’amérique pleure – Les cowboys fringants Un roman engagé.

Hélène lecturissime – Niirlit – Juliana Léveillé-Trudel

Mark & Marcel – Nirliit – Juliana Léveillé-Trudel

Pativore – Lac Mégantic, la dernière nuit – Marie-hélène rousseau, Marie-Eve Lacas et Myriam Roy (BD)

Isally – Ukraine à fragmentation – Fredérick Lavoie

Blue – Querelle de Roberval – Kevin Lambert

Yueyin – Querelle de Roberval – Kevin Lambert

Karine – Automne rouge – André-Philippe Côté et Richard Villerand (BD)

Ingamnic – Royal – Jean Philippe Baril-Guérard

Karine – Le Mamouth – Pierre Samson

Pativore – Rêver de liberté – Raif Badawi

 

3. Grand champion – Les trois accords Un livre ayant gagné un prix littéraire.

Argali – Le plongeur – Stéphane Larue

Karine – Ténèbre – Paul Kawczak

Claire – Les fous de Bassan – Anne Hébert

Inganmic – Le poids de la neige – Christian Guay-Poliquin

Anne – La femme qui fuit – Anais Barbeau Lavalette

 

4. Arnaq – Elisapie Un roman d’un auteur autochtone.

Karine – Jasette littérature autochtone avec Michel Jean

Yueyin – Je me suis faite belle – Joséphine Bacon (bâtons à message – Tshissinuatshitakana) (poème)

Isally – Manikanetish – Naomi Fontaine

Argali – Kuessipan – Naomi Fontaine

Inganmic – Shuni – Naomi Fontaine

Yueyin – Kukum – Michel Jean

 

5. Tu m’aimes-tu – Richard Desjardins Un roman où il y a de l’amour.

Chloé – Coeur vintage – Emilie Bibeau

Argali – Le dernier mot – Carolyne Roy-Element et Mathilde Cinq-Mars (BD)

Hélène – Les chars meurent aussi – Marie-Renée Lavoie

yueyin – les chars meurent aussi – Marie-Renée Lavoie

Mark & Marcel – Le Survenant – Germaine Guèvremont

Ennalit – La délivrance – Jennifer Tremblay

Sylire – La Délivrance – Jennifer Tremblay

Nadège – Habiller le coeur – Michèle PLomer

 

6. Martin d’la chasse galerie – La bottine souriante Un roman SFFF.

7. Fracture du crâne – Ariane Moffat Un roman issu de la diversité ou dans lequel on parle de la diversité.

Karine – Ceci n’est pas une histoire de dragon – Mathieu Handfield

 

8. Plus tôt – Alexandra Strélisk Un classique québécois ou un futur classique selon vous.

Mark&Marcel – Un objet de beauté (chronique du plateau Mont Royal 6) – Michel Tremblay

Hélène – L’homme de la Saskatchewan – Jacques Poulin

 

9. Place de la République – Coeur de pirate  Un roman qui a traversé l’océan.

Anne – Abattre la bête – David Goudreault

yueyin – La bête à sa mère – David Goudreault

Karine – Comment je en suis pas devenu moine – Jean-Sébastien Bérubé

Bluegrey – Tarmac – Nicolas Dickner

 

10 . Nos joies répétitives – Pierre Lapointe  Une oeuvre qui fait partie d’une série.

Eimelle – Le magasin général 6 ; Ernest Latulippe – Loisel et Tripp (BD)

Malice – Paul – Michel Rabagliati (BD)

Caroline – Paul à Québec – Michel Rabagliati

Argali – J’irai danser si je veux (Autopsie d’une femme plate) – Marie-Renée Lavoie

Eimelle – En plein coeur – Gamache 1 – Louise Penny

Eimelle – Sous la glace – Gamache 2 – Louise Penny

Ennalit – Défense de tuer – Gamache 4 – Louise Penny

Aifelle – La nature de la bête – Gamache 11 – Louise Penny

Hélène – Le beau mystère – Gamache 8 – Louise Penny

Isally – En 1837, j’avais 17 ans – Le Feu Tome 4 – Francine Ouellette

 

11. J’aurais voulu être un artiste  Un roman dans lequel il y a de l’art.

yueyin – L’Annexe – Catherine Mavrikakis

Karine – Bon chien – Sarah Desrosiers

Karine – Et j’ai crié sur les murs de ta ville – Maé Sénécal

 

12. Dans la nuit qui tombe – Karim Ouellet  Un polar/thriller/roman d’horreur/roman noir.

Hélène – Rivière tremblante – Andrée A. Michaud

Ingamic – Rivière tremblante – Andrée A. Michaud

Ennalit – Rivière tremblante – Andrée A. Michaud

Karine – Jasette et papotage sur les polars québécois avec Robert Migneault

Karine – les ananas de la colère – Cathon

Madame lit – Bondrée – Andrée A. Michaud

Isally – Dans son ombre – Chrystine Brouillet

Argali – De ton fils charmant et clarinettiste – Richard Sainte-Marie

 

13. Tit-Cul – Les cowboys fringants  Un roman ou un album ou une BD jeunesse.

Malice – les mannequins maléfiques – Du bruit dans les murs

Enalit – Graines de bandits – Yvon Roy

Isally – 21 jours en octobre – Magali Favre

Karine – J’ai appris ça au cirque – Baron Marc-André Levesque

Anne – La curieuse histoire d’un chat moribond – Marie-Renée Lavoie

Argali – Jimmy et le big foot – Pascal Girard

Karine – Fanny Cloutier 2 – Le jour où mon père m’a forcée à le suivre au bout du monde – Stéphanie Lapointe

 

14. Balade à Toronto – Jean Leloup  Un livre d’un auteur canadien, mais pas québécois.

Anne – Graine de sorcière – Margaret Atwood

Isally – les testaments – Margaret Atwood

Sylire – L’Obomsawin – Daniel Poliquin

Enna – L’Obomsawin – Daniel Poliquin

Kathel – Washington black – Esi Edugyan

Isally – Louis Riel, l’insurgé – Chester Brown (BD)

 

15. N’importe quoi – Éric Lapointe  Le titre dit tout.

Aifelle – La héronnière – Lise Tremblay

karine – la pitoune et la poutine – Alexandre Fontaine-Rousseau et Xavier Cadieux

Eimelle – Pancakes moelleux au sirop d’érable

Litterama – Le faucon – Marie Laberge (théatre)

Eimelle – Pouding chômeur au sirop d’érable

Claire – Comment ne rien faire – Guy Delisle (BD)

Isally – Les charmes de l’impossible – Karine Glorieux

Pativore – J’étais là (série documentaire animée)

Karine – Vlog semaine 1

Karine – Vlog semaine 2

La vidéo PAL de MH la lectrice 

La vidéo PAL de Cindy 

La vidéo PAL de Maps 

La vidéo PAL de Encore1page

La vidéo PAL de 4e de couverture

 

Bilan du Pumpkin Autumn Challenge 2020

J’ai réussi. J’ai lu un livre par catégorie alors j’ai décidé que ça voulait dire que j’ai réussi. Je n’ai pas touuuut lu ce que j’avais prévu de lire, et j’ai encore moins tout chroniqué (c’est d’ailleurs mon programme de la journée)!

Et vous, ça va comment, votre programme lecture? 

Menu 1 – Automne Frissonnant

Je suis Médée, vieux crocodile – polar, thriller, trahison

Les chimères de la Sylve rouge – gothique, vampire, créature de la nuit

Les supplices de la Belladone – livre à la couverture noire

  • École pour filles – Ariane Lessard
  • A Deadly Education – Naomi Novik

Esprit, es-tu là – fantômes, classique, historique, histoire et secrets de famille

Automne douceur de vivre

Il fait un temps épouvantail – automne, Halloween, Samhain

  • Lucy in the sky – Pete From

Siroter un chocolat chaud à la cannelle sous les saules – enfance, feel good, cooconing

  • Le goût de l’élégance – Johanne Seymour
  • BL Métamorphose – tomes 1-3
  • Les roses fauves – Carole Martinez 

Fafnir ton assiette, sinon pas de piécette – créatures fantastiques, féérie, mythe, petit peuple

A window to the past – sorcellerie, SFFF, nostalgie

Automne des enchanteresses

Les rêves d’Aurore – militantisme, LGBTQIA+

  • Le Mammouth – Pierre Samson
  • Le mari de mon frère – tomes 1-4

Sarah Bernhard, monstre sacré – dramaturgie, théâtre, arts

  • Ténèbres – Paul Kawczak

Les écailles de mélusine – féminisme, transformation, métamorphose

  • Le lièvre d’Amérique – Mireille Gagné

Nausicaa, vallée du vent – nature writing, écologie, post-apocalyptique, nature

  • L’avenir – Catherine Leroux

 

Hollowpox – The Hunt for Morrigan Crow (Nevermoor #3) – Jessica Townsend

Le comment du pourquoi

J’ai un faible pour cette série. Je suis fan de cet univers magique et fantasque, de cette école magique et de cette héroïne « maudite » qui a fini par atterrir à Nevermoor, où on voyage en parapluie et où un hôtel peut avoir une personnalité.

De quoi ça parle

Pauvre Morrigan! Aussitôt qu’elle croit avoir vraiment trouvé sa place, une autre tuile lui tombe sur la tête. Cette fois-ci, ça prend un moment avant de tomber directement sur sa tête à elle, mais elle n’y échappe pas.

Le roman s’ouvre alors que Morrigan commence à apprendre les Wundrous Arts. Sauf que rapidement, Nevermoor devient en proie à un terrible virus, qui s’attaque uniquement aux Wunimals, ces êtres qui ont les traits des animaux mais la conscience des humains. Soudainement, ceux-ci sont pris de folie et se mettent à attaquer hommes et autres Wunimals. Comment la communauté va-t-elle réagir?

Mon avis

J’aime cette série. Je veux lire la suite (genre, maintenant… je déteste attendre les suites de séries) mais je dois avouer que c’est tout de même le tome que j’ai le moins aimé, du moins au départ. En effet, j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire en raison du rythme qui traine un peu au départ. Ou alors c’est moi qui suis dans un mauvais mood, mais j’ai mis 4 jours à lire les 150 premières pages. Ouais, je sais, pas normal. Disons que l’idée d’un virus, de mesures à prendre, de peur de la contagion… c’était un peu too much pour moi. 

Bon, ceci dit, une fois dedans, j’ai vraiment aimé et je me suis laissée embarquer dans cette histoire avec des personnages fantasques. Je suis toujours aussi fan de Fenestra la Manificat, de Jupiter et des copains de Morrigan. Et l’hôtel, l’hôtel… je RÊVE de visiter cet endroit. Ses sautes d’humeur me font mourir de rire.  Les thèmes abordés ici, ceux de la peur de la différence, de ce « nous » et ce « eux », sont plus graves que dans les premiers tome et il fait curieusement écho à ce qui se passe dans le monde réel. C’est une excellente façon d’ouvrir la discussion avec les jeunes au sujet des mesures coercitives, de la xénophobie et du pouvoir de la foule à qui il manque des informations et qui a peur. 

À partir de la moitié, le récit s’emballe, les événements se précipitent, les magouilles s’épaississent et on sent que tout le monde perd le contrôle. J’ai beacoup aimé la façon dont les personnages évoluent, comment ils interagissent entre eux. Morrigan grandit et réalise petit à petit que parfois, les adultes n’ont pas toutes les réponses. Elle commence à développer sa propre identité, avec des passions qui lui sont propres et c’est hyper intéressant à voir. 

Nous sommes donc moins dans la découverte de l’univers mais dans l’approfondissement de celui-ci. On voit les dessous de la Wundrous Society, on rencontre davantage d’autres membres de l’unité 919 et bref, j’ai hâte de voir comment Morrigan va évoluer. Cette fin!

Je reste fan, comme vous le devinez!

Vita Nostra – Marina et Sergey Dyachenko

Le comment du pourquoi

Parce que j’en avais entendu beaucoup de bien et que c’est classé dans la « Dark academia » dans plusieurs listes. Ceci explique cela.

De quoi ça parle

Oh boy. Comment expliquer de quoi parle ce roman. L’histoire s’ouvre sur Sacha Samokhina, jeune fille ordinaire qui visite une station balnéaire avec sa mère. Un jour, elle va rencontrer un homme mystérieux qui va lui demander d’exécuter certaines tâches qui ne semblent pas avoir de sens. Disons que « demander » n’est pas le mot approprié… Menacer serait plus adéquat. Bref, elle va se retrouver coupée du monde dans un petit village au fin fond de la Russie, dans une école mystérieuse où elle va apprendre… quelque chose. Le problème est qu’elle ne sait pas vraiment quoi, que ses enseignants refusent de le lui dire et que les étudiants de 2e année semblent tous avoir de sérieux problèmes.

Mon avis

Ce roman m’a envoûtée. J’ai passé quelques jours immergée dans cet univers fascinant, sans comprendre vraiment ce qui se passait. Je me suis sentie ballotée aux côtés de Sasha, j’ai perdu pied avec elle, sans réellement savoir où ça s’en allait. La prose est riche mais aussi très particulière, évocatrice, et a réussi à me faire embarquer dans une histoire où on ne me donnait pas assez de clés, où tout semblait impossible et où notre héroïne choisit de plonger tête première dans ces études auxquelles ne comprend rien, en espérant qu’un jour, ça aura un sens.

Ce roman est le premier d’une série romans compagnons ayant pour thème de base Les Métamorphoses d’Ovide. J’ai choisi de voir le récit comme un passage – difficile – à l’âge adulte où la protagoniste n’a pas les règles et où les figures d’autorité ne sont subitement plus toujours fiables et leurs demandes semblent parfois insensées. Toutefois, une reconstruction passe par une déconstruction… et dans cet étrange roman, nous aurons droit au parcours de Sasha dans cette école partiulière qu’elle ne comprend pas et dont les règles semblent changer en fonction de l’étudiant.

C’est un voyage intrigant que nous faisons avec Sasha dans cette histoire. J’ai choisi de me laisser porter sans chercher à tout comprendre et j’ai beaucoup apprécié la balade. J’aurais pris quelques indices supplémentaires à la fin pour interpréter le tout. Il semble avoir un côté biblique, c’est complètement fantasmagorique et j’ai vraiment apprécié d’être perdue à ce point. Ça n’arrive pas souvent alors j’en profite. L’écriture est spéciale, imagée mais parfois aussi hachée, mais on est rapidement plongé dans une brume un peu effrayante, qui ne se dissipe jamais totalement.

Un roman que je ne conseillerais pas à tout le monde car sa structure est, comme le reste, assez flottante, qu’il y a peu d’action et que le tout est hyper lent, mais pour ma part, j’ai vraiment aimé cette expérience de lecture.