
Le comment du pourquoi
Je crois que j’avais repéré ce titre lors d’une précédente séance de la BD de la semaine. Et maintenant, je le lis. Genre… un an plus tard. Welcome to my world.
De quoi ça parle
Jean-Sébastien a la vingtaine. Depuis qu’il est jeune, il est fasciné par la philosophie bouddhiste et comme il ne se reconnaît pas dans les valeurs occidentales et les valeurs que sa famille tente de lui inculquer, il décide de partir au Tibet pour devenir moine bouddhiste. Et, visiblement (suffit de lire le titre), ça ne va pas être si simple.
Mon avis
J’aime généralement les récits de découverte d’un pays et cet aspect dans cette BD m’a plu, of course. L’univers graphique de Bérubé me plaît beaucoup, on a parfois l’impression de marcher dans les rues et dans les montagnes du Tibet ou du Népal. J’aime le côté crayonné, qui fait parfois esquisse, parfois plus abouti.
Des amis ont eu des avis vraiment dithyrambiques sur ce roman (je suis toujours sceptique… où va ce « y ») mais pour ma part, je suis entre les deux. Certains côtés m’ont plu, mais j’ai trouvé la narration un peu linéaire et le propos dilué. Mais je m’explique.
Tout d’abord, gros courage de la part de l’auteur de se montrer vulnérable, et pas toujours à son meilleur. Nous avons là un homme qui se cherche… ailleurs. Il bégaie (et c’est la première fois que je vois un bégaiement bien fait dans un roman/BD… ouais, orthophoniste un jour…) et ne le vit pas bien. Il a une vision assez naïve et unidimentionnelle du bouddhisme et du Tibet et à son arrivée, il va vite réaliser que là où il y a de l’humain, il y a de l’humainerie. Sa conception idéalisée de la philosophie et de la culture de ces pays va être mise à rude épreuve et son évolution à cet effet est intéressante. J’aurais aimé, par contre, comprendre davantage et plus rapidement son attitude. C’est que c’est un touriste désagréable! Il croit tout savoir, tout comprendre et est toujours, toujours fâché. Je pense que j’aurais davantage apprécié si j’avais pu avoir accès à son introspection plus tôt dans le récit.
Un récit qui peut nous ouvrir une porte sur le Tibet et le Népal (mais bizarrement, ça ne me donne ZÉRO envie d’y aller sac à dos), très linéaire, mais qui a selon moi manqué de profondeur dans l’exploration de certains thèmes plus personnels.
À tenter, ne serait-ce que pour voir ce que vous allez en penser.
C’était ma BD de la semaine
