Le roi du plaquage – Marc Moritz

Roi du plaquageJ’ai un avantage sur plusieurs d’entre vous.  Non seulement je sais que Marc Moritz est un pseudo, mais je sais quel auteur se cache derrière.  Je sais que j’aime sa plume, sa façon de faire avec les mots.   Du coup, quand j’ai vu qu’il se lançait dans la romance, je n’ai pas hésité.   Vu qu’il sait y faire avec sa plume, peut-être découvrira-t-on ce qu’il sait faire tout court.  (Quoique si on en croit certaines interprétation de « Au clair de la lune », une plume, un pinceau, une chandelle…whatever)  Ben quoi, c’est une romance!  Mais je m’égare, comme souvent!

 

Donc, une romance, écrite par un homme.  Avec la vision d’un mec, un vrai, plein de muscles utiles et de poils, qui tombe amoureux.   Limite que ça fait rêver, n’est-ce pas!  C’est donc l’histoire de Romain, 35 ans, joueur de rugby professionnel.  Le genre de grand bâti un peu dans l’ombre, qui a la réputation d’être un peu agressif sur le terrain.  Il y a un moment. Ben quoi… on a tous été jeunes, non?   Romain sait que sa carrière achève.  Il en a marre d’être un joueur de rugby, mais ne veut surtout pas être un « ancien » joueur de rugby.  Bref, il n’a aucune idée de ce qui l’attend après et ça l’angoisse.

 

Puis, son chemin va croiser celui de Margot, photographe, 1m60, qui se croit invisible.  Mais lui, il va la voir.  Et bien à part ça.   C’est donc leur histoire d’amour dont il est question, entre les références culturelles et kulturelles (en mieux), les brèves de vestiaires, les divagations sur les calendriers des Dieux du Stade et les soirées poker entre chums de gars.   On s’attache à nos deux héros, on trouve qu’ils exagèrent, qu’ils réagissent un peu trop, qu’ils en font tout un plat… mais on espère quand même un happy end!

 

Romance typique, direz-vous.  Certes, en un sens, oui.  Les codes y sont.  Mais le point de vue est celui d’un homme qui, certes, se laisse prendre alors qu’il ne s’y attendant plus, mais qui, surtout, se trouve à un moment charnière de sa vie.  J’ai aimé l’évolution du personnage, les prises de consciences.  J’ai aimé que ses décisions soient prises pour lui-même et que la relation, certes centrale à l’histoire, serve de catalyseur aux choix qu’il en était à faire.  Sans complètement les déterminer.

 

Et bon.  Parlons peu, parlons bien.  Si VRAIMENT cette vision du sexe sooo sweet mais quand même bien hot est celle de l’auteur, limite que ça donne envie.   Monsieur Moritz, vous allez devoir engager des gardes du corps pour repousser les minettes-lectrices qui vous se bousculer à votre porte!

 

Ça vous tente??  Dispo ici sur Amazon.  Quoi, vous croyiez que je vous donnais son adresse??  Bande de coquines, va!

Xingu – Edith Wharton

XinguQuel délice que cette nouvelle!

 

Il y a quelques années, elle tournait un peu partout sur les blogs.  Et moi, je ne l’ai jamais, jamais, jamais trouvée.  Du coup, quand je suis tombée dessus dans une librairie d’occasion, je n’ai pas hésité.

 

Nous somme donc à Hillbridges, aux États-Unis.  Un groupe de dames se disant intelligentes et actuelles, se veulent les représentantes de la Culture, de la Littérature et de l’Éthique.  Toutes bien différentes, mais pour la plupart fort douées pour parler de façon tellement vague que finalement, ça ne veut plus rien dire du tout, elles déplorent particulièrement d’avoir accepté dans leur club Sélect Mrs. Ruby qui, elles s’entendent là-dessus, n’est clairement pas à leur niveau.   Puis, une auteure connue les visite… et son attitude va amener Mrs Ruby – et toutes les autres –  à parler de… Xingu.

 

Mais qu’est-ce donc, que Xingu?  Elles sont pourtant certaines de l’avoir étudié l’an dernier…

 

Cette nouvelle est pour moi, petite no-name qui n’ai pas étudié en Lettre et qui tient, – ô sacrilège – un blog de livres –  jubilatoire.   Ok, j’avoue, l’attitude de ces grandes dames m’a rappelé (et pas que vaguement) des conversations dont je sortais toujours un peu hilare… et carrément rassasiée de la conversation de certaines personnes pour deux vies entières.   Du coup, oui, j’adore.  J’adore l’esquisse à grands traits, le propos ironique, l’outrage ressenti et le côté grand n’importe quoi de la situation et de la conversation.  J’adore la discussion qui pourrait s’appliquer à tout et n’importe quoi et où personne ne se mouille vraiment.  J’adore la caricature de ces dames très « self-righteous » (manque du mot en français pour l’instant) qui se remontent en abaissant les autres pour se complaire de leur propre Grandeur.   Bref, un petit bonbon littéraire.

 

Si Wharton, c’est toujours ça, j’en reprendrai bien encore!

 

Je suis Marilou Melon – Patty Lovell/David Catrow

marilou melonJ’ai attendu un moment avant de prendre cet album dans mes envois Scholastic, simplement parce que je n’étais pas suuuuper fan de la couverture.   Même si c’est très mignon, ce n’est effectivement pas mon type d’illustration préféré.  Pourtant, c’est une histoire vraiment chouette, qui donne le sourire, et qui donne envie de croire que tout est possible.

 

C’est donc l’histoire de Marilou Melon, qui est la plus petite de première année, a des dents de lapin et une voix horrible.  Mais sa grand-maman lui a toujours fait voir ces particularités comme des forces et, du coup, elle a confiance en elle.  Puis, elle va déménager.  Et être la cible du gros-méchant-vilain de l’école. Sauf que la poulette a un talent certain pour tourner les choses à son avantage!

 

Ce n’est pas un album que je vais utiliser au boulot.  Les images sont trop chargées et le message trop complexe pour mes petits loups.  En fait, ils pourraient le comprendre mais je ne pourrais pas travailler autre chose avec.  Par contre, je l’ai beaucoup aimé.  C’est un album doudou, drôle, qui nous prouve que peu importe notre lot dans la vie, on peut faire tout ce qu’on veut, et qu’on a le pouvoir de transformer notre vie par la façon qu’on a d’aborder et de présenter les choses.

 

Du coup, ça me plaît.  Joli message, non?

Bilan lectures – Octobre – Partie 1

Je croyais que je n’avais presque rien lu depuis les deux dernières semaines.  Et bizarrement, j’ai 18 minutes de vidéo.  Mais bon, il n’y en a que 11 qui parlent de livres « pour les grands ».  Toute la fin, ce sont des albums.  Ce n’est donc pas siiiii pire que ça, hein?

 

Encouragez-moi un peu!

 

Dans cet épisode, il y a:

Romans « adulte »

– Madame Victoria – Catherine Leroux (parce que c’est Catherine Leroux)

– La belle mélancolie – Michel Jean (parce que c’est Michel Jean)

– Réparer les vivants – Maylis de Kérangal (parce que je suis maso?)

– La grâce des brigands – Véronique Ovaldé

– Le bal – Irène Nemirovsky (pour me rappeler mes 14 ans)

– Vingt-quatre heures d’une femme sensible – Constance de Salm

– A spool of blue thread – Anne Tyler (shortlisted au Man Booker Prize)

 

Albums

– La mouche dans l’aspirateur – Melanie Watt (sur le deuil… « cool » n’est-ce pas!)

– Les p’tits coquins dans la jungle – Jonathan Litton (pour tripoter des trucs)

– La vache qui cherchait sa maison – Sylvain Diez

– Le petit magasin des monstres – Stine (pour me faire peur)

– Courage Dafné – Andrée-Anne Gratton/Julie Cossette

– Mamie, papi et Dafné – Katia Canciani/Julie Cossette

 

Vous avez lu?  Aimé?  Dites-moi tout!

 

Des billets bientôt… ou moins bientôt, vu l’avance astronomique que j’ai dans les billets!  Pour savoir tout de suite… ya la vidéo.  Même si je sais que ça ne plaît pas à tout le monde.  Mais dedans, j’écris des niaiseries aussi.. donc ça compte pour de l’écrit, non?  Presque??

Ok, je sors!

 

Bon samedi!

Brideshead revisited (Retour à Brideshead) – Evelyn Waugh

Brideshead revisitedÇa aura été une bizarre d’aventure entre ce roman et moi.  J’ai adoré toute ma lecture, puis j’ai été un peu déçue par la finale (moi et le bon dieu…) et après y avoir rêvé toute la nuit, j’ai finalement décidé  que vraiment, j’avais beaucoup, beaucoup aimé.   En fait, bien que les deux histoires soient totalement différentes, j’y ai retrouvé beaucoup de ce qui m’avait plu dans « The secret history » (moins le meurtre).  Il y a ce narrateur désabusé, extérieur, ce regard avec un recul de plusieurs années sur une vie brillante et idéalisée qui a été la sienne, cette relation à la richesse, à la grandeur.

Ici nous sommes dans les années 20-30-40 et nous nous baladons entre Oxford et Brideshead, la demeure familiale de l’un des personnages principaux.  Charles Ryder étudie dans un collège Hertford d’Oxford quand il tombe sur Sebastian Flyte (ou plutôt que Sebastian vomit par la fenêtre de sa chambre… mais bon… c’est dans le personnage), un jeune homme flamboyant et fabuleusement riche.  Ils deviennent très proches et Charles va peu à peu connaître sa famille.  Lady Marchmain, femme catholique très pieuse, Bridey, le frère aîné ainsi que Julia et Cordelia, les deux jeunes soeurs.  Et il va aller à Brideshead.  Et il va être fasciné par ce monde-là.   Quand le roman s’ouvre, c’est la guerre et il se retrouve dans cette maison, délabrée car prise d’assaut par les soldats comme camp.   Et c’est là que les réminiscences vont commencer.

 

Il y a un côté très vintage à ce roman.  Un côté nostalgique, un charme désuet qui est amplifié par le fait que le roman a été écrit pendant la seconde guerre mondiale et que l’auteur était un peu privé de tout.  De plus, il était animé d’une certaine peur que toutes les belles demeures d’Angleterre disparaissent et soient laissées à elles-mêmes.  Du coup, le Brideshead qui revit sous sa plume est idéalisé, magique.   Et c’est ce qui fait que j’ai tant aimé.

 

Mais il n’y a pas que ça dans ce roman.  Il y a aussi le thème de la religion catholique qui est omniprésent, vu par les yeux de Charles, qui lui est agnostique et qui a du mal à comprendre ce qui anime cette famille, sur laquelle la foi a une si grande emprise.   C’est le côté qui m’a un peu dérangée à la fin du roman…  Mais je n’en dirai pas plus.  Il y a une notion de péché, de culpabilité qui plane sur l’histoire et les personnages.

 

J’avoue avoir une nette préférence pour la première partie du roman.  La relation entre Charles et Sebastian n’est pas clairement nommée mais on devine facilement que ce ne sont pas que des amis.   Ce dernier personnage est particulièrement fascinant, avec  sa relation ambiguë avec le catholicisme et sa famille, à laquelle il ne s’identifie pas vraiment et qu’il voit parfois comme une ennemie, une compétitrice.  C’est un peu crève-coeur de le voir s’enfoncer et j’ai trouvé l’évolution de la relation entre Charles et Sebastian fort triste mais réaliste aussi.

 

Ceci dit, il ne faut pas trop s’informer sur l’auteur hein…  je dis ça, je dis rien!

Mais j’ai quand même fort envie de lire ses romans moins « catholiques »!

La vengeance d’une femme – Jules Barbey d’Aurevilly

vengeance d'une femmeQuelle étrange histoire que cette nouvelle.  Je l’ai écoutée en livre audio, en me rappelant forcément que je l’avais lue il y a un bon moment, dans « Les diaboliques ».     J’ai eu du mal avec le lecteur au départ (je ne sais plus c’est qui, encore une fois), mais finalement, je me suis laissée emporter par cette histoire glauque et très « malaisante », comme plusieurs diraient chez nous.

 

C’est donc l’histoire d’un homme, un dandy, Robert de Tressignie.  Il est une nuit attiré par une femme, qu’il suit, et qui se révèle une prostituée.  Prostituée particulièrement enthousiaste, de plus.   Il réalise assez vite qu’elle lui rappelle quelqu’un, un visage, déjà rencontré il y a longtemps, et que c’est le cas.  La duchesse de Sierra-Leone cherche à se venger de son mari en lui enlevant ce à quoi il tient le plus: son honneur.

 

C’est un texte très particulier, qui nous plonge d’emblée dans une atmosphère oppressante.  La duchesse va nous raconter son histoire, que nous entendons sans pouvoir l’assimiler et la comprendre totalement.   Comment peut-on choisir de vouer sa vie à la haine, à la vengeance?  Qu’est-ce qui peut pousser une personne à se laisser consumer ainsi par un sentiment trop fort et trop malsain pour laisser encore de la place à l’humanité?

 

Je ne vous raconterai pas ici toute l’histoire.  Je ne vous dirai pas pourquoi elle en veut tant à son mari.  Je ne décrirai pas non plus l’horreur qui l’a poussée là où elle est.  Je vais toutefois vous inciter fortement à la découvrir car j’aime beaucoup – comme toujours – la plume de l’auteur, et que pour réussit à me plonger dans un tel sentiment de malaise… il faut être fort!

Les misérables (manga) – Victor Hugo/Silvermoon/Lee

Les misérables mangaJe vais commencer ce billet par un aveu:  j’étais certaine que cette adaptation serait une totale catastrophe.  Là, vous vous demandez « non mais, pourquoi elle le lit, alors?? » .  Raison bien simple.  Je ne peux pas résister aux adaptations manga et BD.  Et finalement, après avoir lu quelques mangas de cette maison d’édition, je me suis dit que ça vaudrait peut-être le coup.  Et oui, finalement, j’ai été agréablement surprise.  On est loin du roman de Victor Hugo, mais l’adaptation n’est pas mal du tout.

 

Entendons-nous, résumer les misérables en 330 pages de manga, ce n’était pas gagné.   Il a fallu faire des coupes MASSIVES, vous pouvez vous l’imaginer.  Du coup, le background des personnages est souvent à peine ébauché et on passe rapidement sur plusieurs événements.  J’aurais aimé voir davantage Gavroche, ou les ABC, ou encore entendre parler de Monseigneur Myriel…  De plus, malgré les tentatives des auteurs d’inclure un Paris du 19e réaliste et de replacer le tout dans le contexte politique de l’époque, c’est encore une fois bien léger.   Mais avouons-le tout de suite, je m’y attendais.

 

Bilan de tout ça, il aurait fallu 2 tomes.  Ou 3.  Comme ça, j’aurais été satisfaite!   Il faut dire ma lecture des misérables date de mon adolescence (et, honte à moi, j’avais sauté des centaines de pages de batailles napoléoniennes sous peine de mourir d’ennui) mais que j’ai vu la comédie musicale je ne sais plus combien de fois.  Résultat, j’adore cette histoire et elle est pleine de souvenirs.  Autre résultat, j’ai chanté les tounes tout le long de ma lecture et, trois jours plus tard, je fredonne encore « Don’t you fret, monsieur, Marius…  » à longueur de journée.  Et maintenant, vous aussi, grâce à moi.  Ne me remerciez pas!

 

Mais finies les divagations (du moins, on va essayer de les finir).   On reconnaît bien les éléments de l’histoire, ça se suit et c’est facilement compréhensible, même si on ne comprend pas tous les tenants et aboutissants et que les conflits intérieurs des personnages sont moins bien exploités que dans le roman.   On sent que les auteurs ont tenté de replacer nos phrases cultes et de rester fidèles à l’esprit du roman et sérieusement, ça fonctionne pas mal du tout.  Même si bon, je n’imaginais pas Marius comme ça.

 

Une adaptation manga qui donne envie de relire l’original.  Comme souvent!

BD-de-la-semaine

The Strange and Beautiful Sorrows of Ava Lavender – Leslye Walton

Ava lavenderJe vais vous parler ici d’un roman qui raconte l’histoire d’une fille avec des ailes.   Mais ne vous sauvez pas trop vite, parce que, croyez-moi, ce n’est pas QUE ça.  Sous cette magnifique couverture, il y a une histoire de légendes familiales, une histoire d’amours, de grandes peines, une histoire remplie de réalisme magique et de personnages fantasmagoriques, qui font pleurer et rêver à la fois.

 

C’est donc une saga familiale qui nous est racontée.  Elle commence au début du siècle, en France et se termine à Seattle avec Ava Lavender, que nous ne rencontrons réellement qu’au milieu du roman.   Ava Lavender, c’est la fille avec des ailes dont je vous parlais au début.   Nous la rencontrerons enfant, puis adolescente, mais nous verrons également son étrange famille: son jumeau qui vit dans son monde et qui n’aime ni parler ni être touché, sa mère qui pleure depuis 15 ans son premier amour et sa grand-mère, un peu sorcière, qui a vu disparaître tous ceux qu’elle aimait.   Le roman se lit un peu comme un conte, une manière de confronter le passé familial, de s’en libérer et de choisir de vivre.  J’ai adoré qu’on me raconte cette histoire, qui m’a parfois fait penser à Isabel Allende (en version YA) ou, en moins complexe, touffu et foisonnant, à La fiancée américaine, d’Eric Dupont.     Rassurez-vous, c’est assez simple pour éviter l’arbre généalogique obligatoire pour certains romans (d’ailleurs, on le fait pour nous) et la structure est tout de même linéaire, ce rend le roman fort accessible, peu importe l’âge.

 

Je suis aussi fan de la plume poétique et douce de l’auteur, remplie d’images et d’émotion.   J’ai été touchée et émue par plusieurs personnages, d’autres m’ont fait sourire, et je les ai tous trouvés profondément humains, avec tout ce que ce terme implique de beau… et de moins beau.  J’ai aimé les différentes versions de l’amour : filial, romantique, amical, aveugle… bref, j’ai aimé.  Je pense que c’est évident, non!

 

Je ne sais pas s’il est traduit mais j’espère fortement qu’il le sera.  Sincèrement, c’est une histoire différente, un peu fantastique, et très belle.   Je conseille!

 

 

Lili-Rouge et le gros méchant lion – Alex T. Smith

lili-rougeDepuis que j’ai rencontré l’univers d’Alex T. Smith, il ne m’a jamais déçue et je suis de plus en plus fan.  Ce nouvel album, une jolie et habile réécriture (en drôle) du petit chaperon rouge, ne fait pas exception à la règle!

 

Lili-Rouge est donc appelée en urgence chez sa tante, qui est couverte de boutons.  Elle doit donc aller lui porter des médicaments, traverser la savane… et faire face au grand méchant lion!   C’est mignon comme tout, Lili-Rouge est très allumée et n’a surtout pas l’intention de se faire avoir par un gros vilain lion!

 

Encore une fois, les dessins sont vraiment mignons, avec des images brillantes, aux couleurs vives (rouges, oranges, jaunes, roses), qui nous entraînent dans un charmant petit village d’Afrique.  Non seulement c’est chouette pour le côté réécriture, mais j’ai adoré avoir une héroïne qui n’est pas complètement aveugle à tout ce qui l’entoure et qui voit plus loin que le bout de son nez.   C’est aussi fort intéressant de découvrir des animaux africains dans leur contexte.   Sans compter qu’il y a plusieurs notions spatiales à explorer dans le parcours de miss Lili (dans, sur, autour, entre), ce qui offre un agréable tremplin pour explorer celles-ci par la suite.

 

Les enfants ont adoré le côté un peu exotique, mais ont tous eu la même réaction : mais à la fin, la tante, elle n’a plus la picotte!  Poooourquoi!!!  Et j’avoue que je ne savais pas trop.  Ces petites bêtes remarquent tout!

logo dimanche jeunesse

Top 5 + du samedi – Romans « Vintage »

Vous ne le savez peut-être pas, mais depuis que j’ai lu « The Great Gatsby », quand j’étais ado, je suis fascinée par tout ce qui touche cette époque.   En fait, ça s’étend généralement à la première moitié du 20e siècle.   J’ai essayé longtemps de qualifier ces romans au charme désuet, qui comportent une grâce particulière, un côté suranné.  Puis, un jour, sur Whoopsy Daisy, j’ai lu le terme « roman vintage ».   Et j’ai décidé que c’était tout à fait ça.  Du coup, je vous présente ici mes romans vintages préférés dans un petit top.  Et j’ai oublié Gatsby.  C’est mal.  Mais dans mon coeur, il y est!

 

Je ne suis pas full connaissante dans le domaine alors pour les suggestions, je suis preneuse!

Donc, dans aucun ordre précis…

 

Brideshead revisited

Retour à Brideshead – Evelyn Waugh

Dont je vais vous parler bientôt sur le blog et dont j’ai parlé en vidéo la semaine dernière.  Un roman qui passe ou qui casse mais que j’ai pour ma part adoré, avec son atmosphère nostalgique, son narrateur là sans vraiment y être, les années 20-30 et un narrateur en pleine guerre qui revient à Brideshead, lieu mythique de sa vie.   À découvrir pour voir de quel côté vous serez!


La pelouse de camomilleLa pelouse de camomille – Mary  Wesley

Un de mes romans doudous à moi.  Écrit au début des années 80, alors que l’auteure avait dans les 70 ans, il raconte quand même la 2e guerre mondiale avec la vision d’une jeune femme qui l’a vécue comme une libération, un moment d’exaltation, où il fallait vivre, vivre à tout prix.   C’est un roman doux-amer, avec des thèmes qui peuvent parfois surprendre, mais des personnages attachants d’une même famille, qui nous baladent entre Londres et les Cornouailles.  J’ai adoré.

 

avril enchanté

Avril enchanté – Elizabeth von Arnim

Un autre doudou.   Quatre femmes qu’au départ rien ne rassemble qui se retrouvent dans une grande maison, pour vivre un mois d’avril italien dans un château et un beau jardin.  C’est un roman lumineux parfois drôle, parfois émouvant, qui donne envie de sourire et de croire en la vie.  Bref, j’ai adoré.

 

château de cassandra

Le château de Cassandra – Dodie Smith

Un livre plus jeunesse que ce roman où Cassandra, jeune adolescente rêvant de devenir écrivain, décide d’écrire son journal.  Pour s’entraîner.   Dans son château délabré, elle rêve, en compagnie de sa grande soeur et de son ami d’enfance et homme à tout faire de la maison.  Puis, des américains, héritiers, vont arriver.  Et changer le tout.  Encore un roman doux-amer, sur le passage à l’âge adulte et les exaltations et aveuglements de l’adolescence.  C’est chou, c’est doudou, j’ai aimé l’écriture… Bref, à lire!

 

Miss-Buncle-s-Book

Miss Buncle’s book – D.E. Stevenson

Un roman qui m’a fait un peu mourir de rire par moments.   Que fait-on quand on  n’a plus un sou et qu’on manque d’imagination?  On écrit un roman.  En piochant joyeusement dans la vie de ses voisins.  Dans un petit village, vous pouvez imaginer le remou, n’est-ce pas!  Beaucoup d’humour à l’anglaise, de situations cocasses, le tout dans une atmosphère charmante et un peu désuète.   Un doudou, tout simplement délicieux!

 

Et pour les plus… faudra regarder la vidéo:)

Gnak gnak gnak… je suis vilaine.  À partir de 4 minutes 30!

Et j’attends vos suggestions!