Quel délice que cette nouvelle!
Il y a quelques années, elle tournait un peu partout sur les blogs. Et moi, je ne l’ai jamais, jamais, jamais trouvée. Du coup, quand je suis tombée dessus dans une librairie d’occasion, je n’ai pas hésité.
Nous somme donc à Hillbridges, aux États-Unis. Un groupe de dames se disant intelligentes et actuelles, se veulent les représentantes de la Culture, de la Littérature et de l’Éthique. Toutes bien différentes, mais pour la plupart fort douées pour parler de façon tellement vague que finalement, ça ne veut plus rien dire du tout, elles déplorent particulièrement d’avoir accepté dans leur club Sélect Mrs. Ruby qui, elles s’entendent là-dessus, n’est clairement pas à leur niveau. Puis, une auteure connue les visite… et son attitude va amener Mrs Ruby – et toutes les autres – à parler de… Xingu.
Mais qu’est-ce donc, que Xingu? Elles sont pourtant certaines de l’avoir étudié l’an dernier…
Cette nouvelle est pour moi, petite no-name qui n’ai pas étudié en Lettre et qui tient, – ô sacrilège – un blog de livres – jubilatoire. Ok, j’avoue, l’attitude de ces grandes dames m’a rappelé (et pas que vaguement) des conversations dont je sortais toujours un peu hilare… et carrément rassasiée de la conversation de certaines personnes pour deux vies entières. Du coup, oui, j’adore. J’adore l’esquisse à grands traits, le propos ironique, l’outrage ressenti et le côté grand n’importe quoi de la situation et de la conversation. J’adore la discussion qui pourrait s’appliquer à tout et n’importe quoi et où personne ne se mouille vraiment. J’adore la caricature de ces dames très « self-righteous » (manque du mot en français pour l’instant) qui se remontent en abaissant les autres pour se complaire de leur propre Grandeur. Bref, un petit bonbon littéraire.
Si Wharton, c’est toujours ça, j’en reprendrai bien encore!














