La belle mélancolie – Michel Jean

la belle mélancolieUn nouveau roman de Michel Jean, c’est pour moi une lecture assurée.  J’avais adoré « Elle et nous« , qui reste mon préféré à date, été très touchée par « Le vent en parle encore« , du coup, c’était certain que je lirais ce roman dès qu’il arriverait chez moi (ce billet a été écrit d’avance, comme plusieurs).  J’ai finalement réussi à le lire avant d’aller jaser avec l’auteur au salon du livre du Saguenay… mais j’ai oublié de l’amener pour aller me le faire signer.  Silly me!

 

Ce roman est tout à fait différent de ce que j’ai lu de l’auteur à date.  Certes, il y a une histoire qui se déroule dans le monde des premières nations (chez les Inuits, au Nunavik), mais c’est surtout l’histoire d’un homme, Arnaud.  Un homme bien imparfait, un homme qui a dévié de la voie qu’il voulait emprunter quand il se laissait guider par les idéaux.    Après avoir fait son droit pour défendre la veuve et l’orphelin, il est dans une boîte de communications qui fait surtout de la gestion de crise, de la « limite de dégâts » quand les grands de ce monde merdent un peu.  Ou beaucoup.  Et cette fois, il y a eu des morts dans une mine au Nunavik, ce qui va l’emmener là-bas.  Et qui déclenchera une remise en question chez Arnaud.

 

Michel Jean n’aime pas les « mots de trop » (pour le citer).  Il nous livre donc un roman avec un style simple, qui va droit au but, et qui ne s’égare pas dans les adverbes et les adjectifs.  Moi, avec ses thèmes à lui, ça me plaît et je trouve que ça sert ma foi fort bien ses histoires.  Il sait aussi créer des personnages masculins pleins de failles mais auxquels on s’attache et qui, souvent, ont un parcours intéressant.  C’est encore le cas ici.  Une réflexion sur les choix que l’on a faits, les chemins que l’on a empruntés, sur ces remises en question qui, parfois, nous font bifurquer et qui nous laissent parfois désemparés par rapport à nous-mêmes.   Et quand on est une « vieille comme moi », veut veut pas, ça me rejoint.

 

J’aurais juste aimé quelques pages de plus, surtout sur l’événement qui est un déclencheur dans cette histoire, celle qui se passe au Nunavik.  J’aurais aimé en savoir plus sur ce peuple, sur ces personnages.  Peut-être est-ce parce que j’aie quand Michel Jean nous parle de la culture autochtone.    Bref, c’est mon petit bémol à moi!

 

Maintenant, j’attends le prochain!

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Chercher Sam – Sophie Bienvenu

Chercher SamOh  boy… Quelle claque que ce roman.  Mais quelle claque.  J’ai dû le mettre directement dans les mains de Yueyin pour qu’elle le lise illico, ne serait-ce que pour en parler avec quelqu’un.   J’avais été tout aussi ébranlée par Et au pire on se mariera il y a quelques années.  Il faut dire que l’auteure a le don pour se mettre dans la peau des mal-aimés, des exclus, de ceux qui ont rarement l’occasion de prendre la parole.  Ici encore, elle nous fait entendre la voix de l’un de ces personnages, Mathieu, un SDF Montréalais, avec une maîtrise de l’oralité québécoise qui étonne pour quelqu’un qui n’est pas né ici.

 

Mathieu vit dans la rue.  Pour expier.  Pour essayer de survivre en dedans.  Je ne dirai pas ce qui l’a mené dans la rue, vu que nous le découvrons petit à petit dans ce court roman, alors que Mathieu se lance à la recherche de Sam, son pitbull et compagne (parce que c’est une fille) de tous les jours.  Alors qu’il croyait qu’il n’avait plus rien à perdre, il perd son chien… et se retrouve face à lui-même.

 

C’est un roman coup de poing, dur et beau à la fois.  Les personnages sont me sont tout de suite apparus comme présents, humains, vivants.  Il faut, bien entendu, choisir son moment car s’il y a de l’espoir qui se pointe parfois le bout du nez, il faut quand même le chercher, le projeter.  On souffre avec Mathieu et la découverte de son drame personnel nous glace le sang.  Tant de douleur semble difficile à imaginer.

 

Le roman d’un écorché de la vie, qui s’est battu jusqu’à ne plus y croire, jusqu’à ne plus croire qu’il le méritait.   Définitivement, je lirai tout ce qu’écrit Sophie Bienvenu.

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L’arbragan – Jacques Goldstyn

L'arbraganC’est le début de Québec en novembre et je tenais à commencer avec de la jeunesse (vu que c’est dimanche) mais aussi avec un coup de coeur.  C’est pour cette raison que j’ai choisi L’arbragan, publié chez La Pastèque.

 

C’est un bel ouvrage, entre bande dessinée et album jeunesse, qui raconte l’histoire d’amitié entre un jeune garçon solitaire et un grand chêne qu’il appelle Bertolt.   C’est un récit empreint de poésie et de contemplation.  Avec quelques traits maîtrisés et précis, qui rappellent parfois ce Petit Nicolas qui a bercé mon enfance, Goldstyn crée tout un univers à l’intérieur de ces branches que notre jeune héros explore et a appris à aimer.  Du haut de ses branches, il observe le village et j’ai adoré ce point de vue, rempli de clins d’oeil et de douce ironie face au comportement des villageois, plus « normaux ».  Et en tant qu’adulte, j’ai adoré ce que le petit garçon voit du haut de son arbre et comment il l’interprète avec ses yeux d’enfant.

 

Une histoire touchante, qui parle d’amitié mais aussi de différence, d’imagination et de deuil, d’une certaine façon.  La fin est magnifique et j’ai refermé l’album avec un sourire sur le visage.

 

Bref, un coup de coeur pour cet album, qui nous emmène dans un univers un peu passé, mais qui nous fait passer un moment délicieux dans le monde de l’enfance.

À lire, donc!

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Bilan lecture d’octobre 2015… partie 2

Voici donc mon bilan lecture des 3 dernières semaines.  Pour la première partie, c’est ici!!

Lors de ces trois semaines j’ai lu plusieurs livres, en ai écouté d’autres… mais j’ai surtout passé 1 semaine et demie sur l’un d’entre eux… il faut juste deviner lequel!  Je suis certaine que vous allez trouver (et anyway, je le dis dans la vidéo).  Vous pouvez donc vous imaginer comment j’ai pu enchaîner dans la première des trois dites semaines!  Parfois, je me décourage moi-même!

Allez, on y va.  J’ai quand même plusieurs choses à vous présenter.  Et en plus j’ai certains billets de publiés.  Ouais, j’ai dû ajouter un billet par semaine parce que je planifie des billets pour janvier et que ça devient ridicule!

 

Romans adulte

Là où tombent les anges – Charlotte Bousquet

Le roi du plaquage – Marc Moritz

La lettre à Helga – Bergsveinn Birgisson

La mort d’Ivan Illitch – Tolstoï

Le complexe d’Eden Bellwether – Benjamin Wood

Moderato Cantabile – Marguerite Duras

Voyage au bout de la nuit – Louis Ferdinand Céline

 

Romans YA

Carry on – Rainbow Rowell

Life unaware  – Cole Gibsen

 

BDs

Habibi – Craig Thompson

Ce n’est pas toi que j’attendais – Fabien Toulmé

 

Albums

Album Pop-Up – Le manoir hanté – Sam Taplin

La princesse et le poney – Kate Beaton

Max et Sam creusent, creusent, creusent – Jon Klassen/Marc Barnett

Mon voisin Oscar – Bonnie Farmer

 

Autres

Mon premier livres de recettes de Ricardo

La mijoteuse volume 2  – Ricardo

Mon petit look – Josiane et Carolane Stratis

 

Les trois derniers, je n’en ai pas parlé dans la vidéo… c’était déjà assez long comme ça. Le pire, c’est que CROYEZ-MOI, JE FAIS DES EFFORTS! Je suis une blablateuse de l’enfer!

Barbe Bleue – Amélie Nothomb

Barbe BleueÇa faisait une éternité que je n’avais pas lu Amélie Nothomb.  Mais on m’avait dit que celui-ci, c’était un bon.  Et il était dispo en audiobook.  Du coup, j’ai essayé.  Et ce que j’ai pu le regretter.   C’est qu’en audiobook, quand on l’écoute dans l’auto, on ne peut pas passer vite.  Il faut TOUT écouter.  Même les dialogues interminables, qui tournent en rond, et qui m’ont exaspérée, vous ne pouvez même pas vous imaginer à quel point!  J’ai trouvé ça long et ma foi sans intérêt.

 

Imaginez, quoi!  Jamais je n’aurais pensé me lasser d’entendre parler de champagne.  De grands champagnes.  Bref, ils mangent, ils parlent autour du dîner, et ils boivent de l’or liquide.    Et moi, je me suis ennuyée solide.

 

Mais je pitche un peu.  Quoique vous pouvez deviner un peu hein.  Moi, j’adore Barbe Bleue.  Un de mes deux contes préférés.   Saturnine répond donc à une annonce pour une chambre dans un super appart chic, qui ne coûte presque rien en plus.  500 euros, c’est rien, pour appart avec serviteurs et bouffe inclus.  Sauf qu’il y a un problème.  Le mec a eu 8 autres colocataires avant.  Qui ont toutes mystérieusement disparu.  Et dans l’appartement, il y a une pièce interdite.

 

Vous voyez le schéma.  Sauf que Saturnine n’est là que pour l’appart et se fiche totalement de la chambre.  Et elle est odieuse avec le mec (mais va manger avec lui tous les soirs).   Du coup, elle n’a aucune intention de disparaître.  Sauf que rien ne va tourner comme prévu, of couse.   Entre les références au conte (pas mal du tout… j’aime les réécritures), les discussions sur la religion, sur la grandeur et l’amour, c’est é-ter-nel.

 

Tout de même… la fin n’est pas mal du tout, même si il y a un côté « jolie pirouette » si elle ne m’a pas sauvé de l’ennui et de l’agacement profond qui a caractérisé toute mon écoute.    Je vous revoie donc vers les billets d’autres blogueurs : George (aussi dubitative), Brize (pas plus convaincue, mais qui a aimé le côté audiobook), Entre les pages (qui a adoré).

La lettre à Helga – Bergsveinn Birgisson

LaSolutionEsquimauAWJ’avais noté ce roman à sa sortie, attirée par des premiers avis, dithyrambiques.  Puis d’autres sont arrivés, beaucoup moins enthousiastes… et j’ai changé d’idée, pour finir par oublier complètement le roman.  Il est revenu à moi sous la forme d’un audiobook… et voilà, ma découverte est faite.  Comment dire, comment dire, comment dire…

 

La lettre à Helga est un titre littéral.  Le narrateur, Bjarni Gíslason, âgé de 90 ans et se sentant arriver à la fin, décide d’écrire à Helga, une femme qui a marqué sa vie et qu’il considère comme son grand amour.  Il va lui raconter leur histoire, expliquer ses choix et lui parler de sa vie, celle qu’il ne croit possible que dans cette campagne islandaise qui a vu naître et mourir 9 générations de ses ancêtres.

 

Une longue lettre, où il divague et parle d’amour, de désir.  D’amour à Helga, certes, mais surtout d’amour à l’Islande, à la vie campagnarde qu’il connaît et qu’il voit disparaître.  Que ceci soit dit d’emblée, on passe par toutes les étapes avec ce personnages.  On a parfois de la peine pour lui, on l’envie d’avoir vécu un grand amour, mais on veut surtout le secouer.   Ou le suspendre par les pieds, au choix.

 

J’ai passé par toutes les émotions dans cette lecture.  J’ai été émue par le vieil homme dont la femme est décédée en plein hiver (ouais, encore un autre épisode de yeux rouges au boulot de bon matin), j’ai rêvé aux paysages islandais, j’ai réfléchi sur le travail, sur l’amour, le désir et sur les raisons qui nous poussent parfois à agir comme nous le faisons.  J’ai aussi ragé contre la mauvaise foi du personnage, été horrifiée de certains actes, et peinée du sort de ces vieilles fermes auto-suffisantes, qui n’existent presque plus.  J’ai aimé la plume, les envolées poétiques, l’amour des bêtes.  On s’imagine passer nos mains dans la laine des moutons, limite qu’on sent les odeurs.   Et on devient aussi un peu triste.

 

Par contre, certaines scènes ont été un peu too much pour moi.  Je n’ai pas beaucoup de limites en littérature mais on en touche une ici (ceux qui ont lu comprendront de quoi je parle.    Malgré la nostalgie, malgré les illusions que se fait cet homme, ce n’est qu’à ce moment précis que les répétitions par rapport au désir, à sa vision sensuelle d’Helga ont commencé à me peser.

 

Une lecture que je ne regrette pas d’avoir faite, et un auteur que je relirai s’il est à nouveau traduit.

 

Aya de Yopougon – Tome 3 – Marguerite Abouet /Clément Oubrerie

Aya 3Ce troisième tome marque la fin d’une époque pour les personnages que nous avons rencontrés dans la BD.    Si l’événement central du tome est l’élection de Miss Yopougon, c’est surtout un prétexte pour nous montrer l’évolution des personnages, les choix qu’ils feront  et leurs impacts.  Encore une fois, les familles sont très présentes et deux problématiques d’adultes remuent tout l’entourage: à la fin du tome 2, le père d’Aya se retrouvait dans une situation bien embêtante et le père de Bintou, Koffi, a pris une décision qui ne fait plaisir à personne, surtout pas à sa femme.

 

Ce tome explore davantage les relation entre mari et femme.  Les adultères, les doubles mariages, les enfants qui arrivent de nulle part, c’était normal (selon ce que nous rapporte l’auteur).  Et oui, j’ai bien apprécié l’encart « psychologue » de la fin… parce que, justement, je me posais la question!  On sent que les femmes commencent à requestionner le modèle patriarcal et la toute puissance de l’homme dans le foyer.  L’action y est moins rapide que dans les deux premiers volumes, il y a encore des traits d’humour mais c’est tout de même plus sérieux.

 

La fin ouvre sur les volumes suivants, les personnages commencent à trouver leur place et ça m’a encore une fois beaucoup plu.

 

L’avantage quand on lit toutes les suggestions des copains/copines, c’est qu’on tombe sur du bon, forcément!  Je prends une pause avant de lire les trois prochains tomes, que je vais certainement lire d’un coup!

Mon livre pop-up – Le manoir hanté

Manoir hanté pop upNon mais il est tu assez beau, cet album-là?  Sérieusement, j’ai poussé des oh et des ah d’admiration en le découvrant dans la boîte aux lettres.    C’est un très court album, quelques pages seulement… mais quelles pages!  Je placerai quelques photos en fin de billet, vous pourrez vous faire une idée.  Parce que, sérieusement, c’est presque impossible de s’imaginer!

 

Question texte, une ou deux phrases par page seulement, qui s’adressent à l’enfant. Une invitation à passer la nuit dans ce manoir.  Mais l’intérêt principal, ce sont les images en 3D, qui nous émerveillent à chaque fois.   Chaque page fourmillent de détails, de cachettes, toutes plus horrifiques les unes que les autres, sans jamais être gore.  Vampires, monstres, momies, araignées et chauves-souris… ils sont partout!  Du coup, pour apprendre le vocabulaire d’Halloween aux cocos, ça permet des répétitions et un bon ancrage.

 

Il peut aussi s’utiliser comme cherche et trouve, on peut faire dénombrer les araignées, les fantômes, et travailler les notions spatiales avec les pop-up.  Comme c’est en 3D, ça facilite les choses et ça les rend plus facile à comprendre.  Du coup, il y a des araignées EN DESSOUS du livre, la momie est EN ARRIÈRE du squelette… bref, c’est chouette!

 

Mais sincèrement, visuellement, c’est impressionnant!

Attention par contre… un peu fragile.  Et nécessite des petits doigts habiles.

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Cent ans de solitude – Gabriel Garcia Marquez

Cent ans de solitudeOk, ne pas taper.  Je n’avais jamais lu « Cent ans de solitude ».  Et c’est miss Yueyin qui m’y a obligée, dans cette vidéo!   Je n’ai peut-être pas choisi le moment idéal pour le lire, par contre, en pleine rentrée de septembre (je sais, ce billet est publié presque 2 mois après ma lecture… story of my life.   Ou plutôt story of my blog), alors que je n’avais que très peu de temps pour vraiment me poser et me plonger dans l’histoire.  Du coup, ça a traîné pendant une grosse semaine… et je l’ai fini en une journée, dès que j’ai pu vraiment me laisser emporter par cette saga familiale teintée de réalisme magique, dans ce petit village de Macondo à l’abri du monde, que nous verrons naître, prospérer, et s’éteindre.

 

Je pense que tout le monde connaît un peu l’histoire.  Pour ma part, j’aurais bien aimé en savoir un peu moins.  Non mais pourquoi, sur les 4e de couverture, on révèle systématiquement la fin, hein?  Me semble que ça aurait été plus fort comme lecture, si j’avais terminé ces 460 pages un peu sur le c…  dans cette ambiance de fin du monde, à comprendre en même temps que le personnage.  Du coup, je lui fais des gros yeux, à cette 4e de couverture.  Et je vous conseille de ne pas la lire, et plutôt de vous laisser porter par l’histoire de cette famille aux destins étranges, grandioses ou complètement fous.  Je vous conseille de déménager pour un temps dans cette maison qui semble dotée d’une vie propre, de côtoyer ses habitants et ses fantômes.  Et de vous laisser aller à y croire.

 

L’histoire commence avec l’arrivée du patriarche, José Arcadio Buendia, à l’endroit qui deviendra Macondo, village dont le destin et l’existence ressemble à une vie humaine et qui verra naître et mourir de nombreux José Arcadio et Aureliano.  Et non, je n’ai pas eu besoin de faire d’arbre généalogique.  Il faut que ça serve, avoir une mémoire-des-événements-un-peu-débile, des fois 🙂  Je ne vous parlerai pas de leurs destins précis. Il y en a trop, et ce serait vous enlever un peu de magie.  Mais les thèmes de la solitude, de l’oubli et du temps qui passe sont omniprésents dans le roman et surtout, surtout, il y a un réel souffle romanesque dans cette histoire.  Une force dans la plume, dont des bribes nous restent en tête de longues heures. Comment allier les républiques de bananes corrompues, les mémoires collectives effacées à des vendeurs de tapis volants et des pièces épargnées par le temps, sans cela?  Pourtant, étrangement, ici, tout se tient parfaitement et on y croit presque, à ces bisaïeules centenaires, à ces 32 guerres et à ces petits poissons en or.

 

Bref, une lecture dont je me souviendrai longtemps et dont j’ai adoré la construction, avec ses clins d’oeil constants au passé et au futur, et cette façon détachée de parler des faits plus incroyables les uns que les autres.  J’aurais juste dû commencer un vendredi soir… et le finir dans la foulée!

 

Inst Lau et moi

2/10

Le petit magasin de monstres – R.L Stine/Marc Brown

Le petit magasin des monstresJe vous le dis tout de suite, si vous êtes une matante et que vous gardez vos neveux pour la nuit, et que les dits neveux sont super peureux, ce n’est PAS l’album à leur lire.  Surtout pas à la nièce qui a eu peur d’aller faire pipi chez grand-mère après que sa mère, pour une raison qui nous échappe toujours (et à elle aussi d’ailleurs), a eu la charmante idée de lui dire qu’il y avait un LOUP dans les toilettes.  Elle hurlait.  Sans exagérer!  C’était une peur flamboyante!

 

Parce que, quand même, c’est R.L. Stine, le papa des Chair de Poule que plusieurs d’entre nous ont lus étant plus jeunes.   Et que, connaissant l’auteur, on a droit à une finale bien flippante.  Moi qui faisait le tour de la chambre pour chercher les gros monstres partout, je serais MORTE à 4 ans!  C’est que l’auteur réussit très bien à instaurer le sentiment de perte de contrôle dans ce petit magasin des monstres, qui décrit toutes sortes de grosses bêtes vilaines, puantes et gloutonnes.  Par contre, physiquement, ils ne font pas peur.  Voire même qu’ils sont mignons.

 

Ceci dit, cet album permet de travailler du vocabulaire Halloweenesque et monstrueux.   Il est rempli de verbes et d’adjectifs pas si courants qui seront ma foi fort utiles aux enfants dans leurs compositions et leurs récits d’aventures remplis de dragons et de grosses bêtes dégueulasses (ouais, j’ai déjà lu des compositions d’enfants… est-ce que ça paraît?).   Il est aussi possible de faire décrire les monstres, tous différents et possédant des caractéristiques particulières, qui vont souvent avec leurs prénoms, toujours fort évocateurs!

 

Bref, un album pour avoir peur.  Pour les petits-pas-peureux… ou les un peu plus grands!