Jane Austen in Scarsdale, or Love, Death, ans the SATs – Paula Marantz Cohen

Présentation de l’éditeur
« Anne Erlich, conseillère en orientation, sait trop bien que les praents des jeunes qui fréquentent son école secondaire de la banlieue New Yorkaise s’attendent à ce que leur progéniture entrent dans une université de l’Ivy League.  Ce fait à lui seul suffit à tester les limites de sa patience et de sa santé mentale.  Mais il y a aussi le problème posé par le père d’Anne, qui a dilapidé la fortune familiale.  Quand ils sont forcés de vendre leur maison, qui d’autre que Ben Cutler entre en scène!  Ben Cutler, le prétendant que la famille d’Anne a rejeté en raison de ses origines humbles.  Maintenant, Ben est millionnaire… et fiancé.  Après 13 ans, est-ce trop espérer que le premier amour d’Anne l’aime encore? »

Commentaire
Ce livre se veut une réécriture moderne de Persuasion, de Jane Austen (après le résumé d’en haut, difficile de ne pas deviner quand on a lu le roman!!).  C’est d’ailleurs la seule raison du nom d’Austen dans le titre parce qu’à part une citation ou deux, l’auteure elle-même n’a aucun rapport dans l’histoire.  Probablement que ce nom est là pour attirer des maniaques comme moi qui sautent sur tout livre où elles voient écrit le nom d’Austen!!  Et voyez-vous, ça fonctionne!

Bon, avertissement, je n’ai pas vraiment aimé le livre.  J’ai aimé les 50 premières pages et ensuite, je me suis lassée mais pour une raison bizarre – sans doute parce que je suis rigide – je me suis rendue jusquà la fin!  Je vais essayer de ne pas être trop mordante parce que j’ai lu de bonnes critiques sur les blogs anglophones mais je n’ai teeeellement pas accroché!! 

Alors allons-y.  Nous rencontrons Anne, 34 ans, célibataire qui n’a jamais oublié son premier amour, à 21 ans, d’une durée de huit mois, duquel elle a été détournée par sa famille riche qui ne le considéraient pas assez bien pour elle.  Bien entendu, elle ne l’a jamais oublié et il n’y a jamais eu personne d’autre que lui.  Bizarrement, ce qui semble sooooo romantic sous la plume de Jane Austen m’est apparu sorti d’un roman Harlequin ici.  Et bien entendu, il revient, self-made millionnaire, toujours aussi beau, et elle a encore des papillons juste à le regarder.  Le problème?  On ne le voit presque pas, le fameux Ben!!  Allé jusqu’au milieu du livre, Anne l’a vu quoi… 2 fois 5 minutes!!  Ils ne se voient jamais seul à seule, jamais longtemps… bref, il aurait pu être plus présent car beaucoup de personnages secondaires le sont plus que lui.  Tant qu’à faire l’histoire d’amour avec un grand A, pourquoi pas la faire comme il faut!!

Et Anne a une famille.  Comme Anne Elliot, son père est un parfait mondain complètement imbu de lui-même (caricature assez réussie d’ailleurs) et sa soeur lui préfère une amie ex-actrice porno.  Il y a aussi Winnie, sa grand-mère (un personnage que j’ai bien aimé, par ailleurs, avec ses manières un peu snob et son côté terre à terre), celle qui a convaincu Anne de ne pas épouser Ben 13 aus auparavant.  Et il ya des amis, des collègues, une cousine, un poète dépressif.  Bref, beaucoup de personnages effleurés et relativement peu développés. 

Anne est conseillère en orientation dans une école secondaire (très parfaite, droite, décidée, fine psychologue) et l’auteure a tenté de reproduire le style ironique d’Austen en dépeignant une infinie procession de parents complètement cinglés et obsédés par les applications à l’université de leur rejeton.  Mais vraiment, complètement cinglés.  Au départ, j’ai bien aimé et je croyais l’idée bien trouvée sauf que bon… 300 pages d’énumération de collèges, de scores SATs, de AP et Honor courses, ça devient disons… redondant!  Très redondant.  Et disons que le sort d’une vingtaine d’élèves différents m’est un peu indifférent vu que je n’ai pu m’attacher à aucun.  Ni même les démêler d’ailleurs.  Bref, une bonne idée, qui s’appliquait bien à un roman d’Austen revisité, mais qui a été selon moi surexploitée. 

Et la fin… déjà que l’aboutissement du segment Anne et Ben est légèrement guimauve (on dirait deux adolescents), le petit speech à l’école m’est apparu carrément de trop (pour ne pas dire carrément quétaine).    Bref, très dispensable selon moi.  Très, très dispensable. 

Plaisir de lecture: 4/10

Ma dernière lubie…


C’est ça.
Je veux ça. 
Ab-so-lu-ment.
C’est une crise de « je veux » carrément existentielle qui me secoue.
C’est très très intense, je le jure!
Ce ne serait pas bon pour ma santé mentale d’y résister…
J’imagine que je n’ai pas besoin de préciser pourquoi!

Au départ, j’en voulais une paire comme ça et une paire off-white… mais bon, je me suis dit que blanc cassé, avec ma tendance disons… maladroite, ce n’était peut-être pas l’idée du siècle. 

Et tous ceux qui voudraient faire des commentaires désobligeants dans le genre « obsession », « idée fixe », « complètement partie », « addict »… (je ne nomme personne mais ceux qui risquent d’en faire vont se reconnaître et de toute façon, ils les ont déjà probablement faits en personne)…

JE L’ASSUME!!!!
Complètement.

Mais bon, ça ne change rien à rien. 
Je veux ça!!

L’ombre en fuite – Richard Powers

Présentation de l’éditeur
« Washington.  Adie Klarpol, une jeune artiste désillusionnée, est engagée par une compagnie d’informatique pour travailler sur un système expérimental, « la Caverne ».  Ce simulateur d’univers virtuels 3D permet de revisiter, entre quatre murs, les chefs d’oeuvre de l’art. 

Beyrouth.  Taimur Martin, professeur d’anglais, est pris en otage par des fondamentaliste islamistes.  Seul dans un cachot, il n’a que sa mémoire et son imagination pour s’évader. 

Un simulateur d’univers virtuels, un cachot: deux pièces dissemblables, toutes deux ouvertes à toutes les transformations, l’une par la magie de l’informatique, l’autre par la ténacité de l’esprit humain.  Deux univers a priori inconciliables dont Richard Powers, avec son sens renversant du romanesque, tire une polyphonie grandiose. 

Le romancier explore le destin de l’art à l’époque du virtuel, celui de la mémoire à l’époque de l’informatique et il questionne une fois de plus les rapports entre science, histoire et imagination. »

Commentaire

J’ai terminé ce livre hier soir et, après avoir rêvé que j’étais prise en otage, enfermée et séquestrée (je ne vous nommerai pas quelle était la figure salvatrice (ou plutôt la figure salvatrice dédoublée) du dit rêve parce que vous allez vraiment penser que je suis victime d’une grave obsession), je me retrouve devant mon clavier, toujours aussi muette et déboussolée par ce que je viens de lire.  Donc, ne pas s’attendre à un billet structuré, je sens que c’est totalement impossible.  Toute façon, depuis quand est-ce que j’écris des billets structurés!

J’ai commencé ma lecture dans la perplexité la plus totale.  Dans la Caverne, j’errais à travers les pixels, les polygones, les formules mathématiques et les filtres, croyant avoir droit à un pitch de vente de PhotoShop ou un truc du genre.  Si ça n’avait été du nom de Richard Powers – qui m’a enchantée avec « Le temps où nous chantions » – qui m’assurait que ça allait quelque part, je crois que je me serais laissée submerger.   Le début du livre est très technique, lent à se mettre en place, les personnages sont nombreux, présentés, esquissés, peu sympathiques, difficiles à cerner.  Et plus ça va, plus on creuse, plus ils sont devenus réels, mieux on comprend leurs réactions (bon, je ne dirais pas que je suis allée jusqu’à vraiment m’attacher, toutefois).  J’ai vu dans cette bande de programmeurs, dessinateurs, informaticiens ne vivant que pour leur travail un réel désir de changer quelque chose et en même temps de recréer le réel, réel qu’ils cherchent à fuir, chacun à leur manière.  Jusqu’à ce que la réalité les rattrape…

Et d’un autre côté, il y a Taimur, emprisonné au Liban, complètement seul avec lui-même, à la merci de ses ravisseurs, qui cherche un moyen de survivre, de ne pas se perdre complètement, d’échapper à cette réalité qui le dépasse.  Au fil des jours, sans technologie, complètement coupé du monde, il fouillera ses souvenirs, imaginera des scènes de vie à sa sauce, teintées de ses propres perceptions, qui lui permettront de garder une certaine santé mentale.  Une certaine.  Et cette histoire est passionnante.  On y plonge tête première, on y croit et je me suis sentie emportée dans les tourbillons de ses pensées, de ses tentatives de survie. 

Et le lien attendu, que je n’espérais plus à la toute fin, arrive soudain, à la Richard Powers.  En fait, tout au cours du livre, les liens se font, en arrière plan…

Après un début difficile – voire même assez pénible dans les trucs très techniques – j’ai finalement beaucoup apprécié cette lecture, qui m’a menée sur toutes sortes de pistes, que ce soit par rapport à l’art, son implication, sa signification (Adie recrée des oeuvres d’art – Le rêve du Douanier Rousseau, la chambre de Van Gogh à Arles – dans un environnement virtuel) et son rapport à la réalité. On pense rapidement aussi aux ombres qui se profilent sur les murs de la Caverne de Platon.  J’ai aussi pensé à tous ces romans que je me suis un jour faits dans ma tête, ces heures passées à m’inventer un avenir improbable.  À tous ces stratagèmes que nous avons pour éviter de faire face à ce qui nous dépasse, ce qui nous terrasse.   À l’évasion du réel « ordinaire » que me procurent mes heures de lecture et à l’influence qu’ont ce moments où, transcendée par une histoire, une musique ou une image, je ne suis plus tout à fait moi, sur la réalité.   Je suis peut-être passée complètement à côté mais c’est ce que j’en ai retiré. 

Certes, cette lecture est parfois ardue, assez difficilement accessible: il faut avoir le cerveau en bon état pour suivre et ne pas être dépassé par les thèmes et la langue utilisée par l’auteur.   Le côté technique et théorique peut rebuter, selon moi.  Ce n’est pas non plus le titre que je conseillerais pour découvrir cet auteur (bon, je n’ai lu que 3 livres de lui alors ce n’est pas comme si j’étais une référence) mais somme toutes, j’ai aimé.

Merci à Solène Perrono, des éditions « Le cherche midi » qui, après avoir lu un commentaire dans lequel je m’extasiais sur « Le temps où nous chantions », m’a fait parvenir ce livre.

Plaisir de lecture: 7,5/10
(J’ai dû réfléchir 10 minutes!!!  Globalement, ça donne à peu près ça… mais le début… ouuuuf!!!  Et j’étais prévenue, pourtant!!)

Pour ceux que les blogs anglophones intéressent…


Une petite info, pour ceux que ça intéresse!

Un nouveau blog « The Book Blog Guild » vient de voir le jour.  En fait, c’est un genre de rassemblement de blogs littéraires en langue anglaise.  Ce qui est particulièrement intéressant, c’est qu’il vient d’ouvrir alors il n’y a pas 25 000 inscriptions… du moins pas encore.  Alors c’est facile à suivre et nous ne sommes pas complètement inondés… du moins pas pour le moment! 

Je trouve tellement compliqué de me retrouver dans les blogs anglophones!!

Chaque billet présente le blog et les 5 livres préférés de l’auteur (avec quelques autres petites questions)  alors ça permet de se diriger rapidement vers les blogs qui peuvent nous plaire selon nos intérêts!

Paul à Québec – Michel Rabagliati

Résumé
Nous retrouvons Paul et sa petite famille, quelques années après « Paul à la pêche ».  La bande dessinée s’ouvre sur une fête de la St-Jean dans la famille de Lucie et nous les suivons pendant un peu plus d’une annnée, année pendant laquelle un événement viendra bouleverser leurs vies.

Commentaire
Depuis que Charlie Bobine et Allie me l’ont vivement conseillée, je suis devenue totalement fan de cette série hautement auto-biographique et intimiste.  Quand le sixième tome est sorti il y a quelques semaines, je me suis bien évidemment jetée dessus et encore une fois, j’ai adoré.  À travers le quotidien de Paul, de Rose et de Lucie, nous vivons avec eux des étapes cruciales de leur vie et je suis passée du rire aux larmes à travers ces pages.  Difficile de ne pas se reconnaître à travers toutes ces références typiquement de chez nous (par exemple, la BD s’ouvre sur le célèbre restaurant Madrid!) disséminées un peu partout.  Impossible de se sentir ailleurs qu’au Québec avec Paul et chaque petit détail est un régal… et souvent un souvenir!  Pour la nostalgique que je suis, ça fonctionne à tout coup!

Dans ce titre en particulier, Paul n’est pas si souvent à Québec que ça.  Ce n’est pas un hommage à la vieille capitale, loin de là.  Sans tout dévoiler (je m’en tiens à ce qu’on pourrait déduire de la couverture), ce tome traite principalement du deuil d’un proche.  Par des détails, des conversations un peu anodines, des images arrachées aux souvenirs, Rabagliati nous fait vivre des moments émouvants de tous ordres: rire, larmes mais aussi sourires à travers les larmes, à l’occasion.  La vie, quoi…  Difficile de ne pas projeter, de ne pas se sentir interpellés par le thème et les réactions des personnages.  J’ai refermé le livre les yeux dans l’eau mais une de ces tristesses qui apaise au bout d’un moment. 

Une BD que je n’hésiterais pas à conseiller, donc!  Je serais aussi bien curieuse de savoir si les lecteurs européens (qui, j’imagine, ne sont pas au courant de l’obstinage incroyable que peut susciter la prononciation du mot « poteau » entre gens de Québec et de Montréal) y trouvent tout autant leur compte!

9/10

Du plaisir…

Vu un peu partout… j’ai décidé de le reprendre pour me faire plaisir!  Le problème, ce sera seulement d’éviter d’en faire un roman à chaque question!!

Un plaisir des yeux ?

Voir un visage connu, comme ça, au milieu d’une foule.   Ou un paysage qui me fait sentir toute petite mais en même temps tellement bien, juste de savoir que je fais partie de tout ça. 

 

Un plaisir que l’on partage ?
Une soirée autour d’un feu où on partage souvenirs, airs de guitare accompagnés au djembé, guimauves et saucisses à hot dog grillées sur le feu.  Juste l’idée de ça me met un sourire rêveur sur le visage!


Un plaisir d’enfance ?

Just being with certain people… and thinking it would last forever.

Un plaisir odorant ?
L’odeur d’un thé parfumé… ou encore l’odeur qu’il y a quand j’arrive chez mes parents et que je réalise qu’elle a fait un souper et que, bien entendu, elle va m’inviter!!!


Un plaisir égoïste ?
Une journée doudou, juste pour moi, avec un bouquin qui fait du bien, du soleil dans la verrière et une théière qui se remplit toute seule.

 

Un plaisir inconnu ?
Voyager pour de vrai-vrai-vrai en Tardis avec le Docteur (insérer petit bonhomme avec les yeux en coeur), rencontrer Dickens, Shakespeare, le Captain Jack, etc. etc. etc.   Vous voulez vraiment que j’en rajoute ou vous avez saisi l’idée générale??  (Je sais, il fallait que je « ploggue »… je suis complètement hystérique depuis hier soir…)


Un plaisir du goût ?
Des patates frites avec de la mayonaise maison!!  Je me fiche toujours de mes jeans quand je mange des patates frites!  Bon, ya aussi le chocolat noir qui me fait cet effet!


Un plaisir anachronique ?
Voir deux questions plus haut, version télé 😉  Quoi, c’est pas assez chrono-mélangé pour vous??

Ok, plus sérieusement, dans le « légèrement anachronique mais pas trop » : recevoir une vraie lettre par la poste, de la part d’amis, au lieu d’un mail.  J’adore!  Se raconter des vieux souvenirs entre amis aussi… j’ai déjà dit que j’avais des tendances nostalgiques, non?

 

Un plaisir qui ne coûte rien ?
Faire un gros hug à une personne qu’on aime!


Un plaisir honteux ?
Écouter So you think you can dance, c’est honteux, ça?

 

Un plaisir hors de prix ?
Prendre une année sabbatique et partir en voyage, sans trop savoir où on va, toute une année!


Un plaisir défendu ?
Ca, je garde ça pour moi… mais ya rien de XXX là-dedans.  Juste un truc que je n’irais pas écrire sur un blog!

 

Un plaisir à venir ?
Mon voyage à venir (plus que 4 semaines et demie) avec ma mère pour Paris et mes deux parents pour l’Angleterre.  Je ne porte plus à terre!  Je me trouve tellement chanceuse de pouvoir voyager avec mes parents et VRAIMENT l’apprécier!


Un plaisir de l’esprit ?
Parler de livres.  De toutes les façons possibles.  Ca me met toujours dans un état d’euphorie!

 

Un plaisir narcissique ?
Me lever le matin et me dire que je suis assez bien pour passer la journée comme ça, sans faire d’efforts de poupounnage!  Malheureusement, c’est assez rare!  Et ça arrive plus souvent quand je n’ai pas mes lunettes (ce fameux début de ride… je ne lui ai pas encore pardonné!!)  Ah oui!  Et aussi mettre des jeans qui datent de 10 ans et réaliser que j’entre encore dedans!!  Faudrait pas que j’essaie ça avec des vêtements de la période où je patinais encore, par contre… ouuuuffff!!!

 

Un plaisir simple ?

Rencontrer une personne qu’on n’a pas vue depuis longtemps et réaliser qu’on est tous les deux vraiment, vraiment contents de se voir.

 

Un plaisir littéraire ?
Sortir d’un livre et avoir le goût de le recommencer immédiatement.  Ou encore pleurer comme une madeleine à la fin d’un bouquin, tout simplement parce que c’est beau!  Je sais, je suis maso!

Alors voilà!  Prend le relais tout personne à qui ça peut faire plaisir!

Where the heart is (La petite voix du coeur) – Billie Letts

Présentation de l’éditeur
« C’était la faute aux sept malchanceux.  Une heure auparavant, Novalee Nation, 17 ans, enceinte de 7 mois, se dirigeait vers la Californie avec son petit ami.  Maintenant, elle se retrouve abandonnée dans un Wal-Mart à Sequoyah, Oklahoma, avec seulement 7,77$ en poche.  Mais Novalee va découvrir les trésors cachés de cette petite ville du Sud-Ouest – un groupe de gens terre à terre et attentionnés désirant aider une jeune fille sans maison, sans travail, vivant secrètement dans un Wal-Mart ¨[…]

Commentaire
C’est Yueyin qui m’a décidée à sortir ce roman – acheté dans une bouquinerie de Vancouver l’an dernier – de ma pile à lire où il attendait avec quelques *tousse* dizaines d’autres.  Et finalement, j’ai bien fait car après un départ un peu en dents de scie, j’ai finalement beaucoup apprécié ce roman doudou.  Sans prétention, plein de bons sentiments (mais sans que ça m’énerve terriblement) mais tout compte fait très agréable à lire!

J’avoue que j’ai eu du mal au départ.  Novalee, qui vieillit dans le roman, m’est apparue au départ plutôt nounoune (pour parler en bonne québécoise qui écrit à presque minuit et qui est à court de beaux mots qui veulent dire la même chose).  Ok, elle ne l’a pas eue facile: elle n’a pas connu son père, sa mère l’a abandonnée pour suivre l’un de ses hommes-du-jour et elle a été trimballée de foyer en foyer, a abandonné l’école avant de s’amouracher d’un espèce de voyou qui la traite comme un chien.  Et c’est avec ça que j’ai eu du mal, au départ, tous ces gens qui sont tellement méchants avec la pauvre Novalee à qui rien ne sourit (j’avoue que quand sa mère vient la voir après la naissance du bébé, j’ai failli abandonner tellement ce genre de choses m’énerve… en plus que j’étais en train de me remettre du fait que le bébé s’appelle Americus – je vous mets au défi de décider si c’est un nom de garçon ou de fille!!). 

Par contre, tout de suite après, quand les personnages secondaires sont apparus de façon plus consistante, j’ai commencé à vraiment apprécier ce portrait d’une petite ville des États-Unis où un groupe de personnes eux-mêmes échaudés par la vie ouvrent leur coeur à cette jeune fille ayant accouché dans un Wal-Mart.    Dans ce coin de pays où les grands vents et les grandes tempêtes les obligent à aller de l’avant et à rebâtir leur petit monde à intervalles réguliers, Novalee va se faire une place à elle et, pour la première fois de sa vie, se sentir chez elle en quelque part. 

La galerie de personnages très particuliers m’a beaucoup plu: Sister Husband, ex-alcoolique aux cheveux bleus très pieuse et distributrices de paniers de bienvenue aux nouveaux arrivants en ville; Mr. Sprock, en raison de qui la dite Sister Husband doit se confesser pour fornication certains mardis, Forney, qui tient la librairie à la place de sa soeur aînée alcoolique, Lexie, mère de 4 enfants auxquels elle cherche un père, Moses Whitecotton, photographe à ses heures, et plusieurs autres.  Tous sont dépeints de façon charmante et comique à la fois, avec leurs petits travers et leurs grandes qualités et ce roman nous fait vivre avec eux quelques années où ils aurant de grandes joies, de grandes peines aussi. 

Bref, un roman tout simple, qui fait du bien et qui donne envie de croire que parfois, les choses peuvent s’arranger, aussi terribles qu’elles semblent au départ. 

Plaisir de lecture: 8/10
(bon, comme ça a bien fini et que j’en garde une bonne impression globale, je vais passer sur les premières pages!!) 

Doctor Who – saison 3

Vraiment, celle qui m’a fait découvrir cette série va devoir porter la responsabilité de ma folie temporaire (j’adoooore faire porter les responsabilités à quelqu’un d’autre que moi!!) parce que je suis complètement et totalement accro!  Ca va devenir complètement culte pour moi et j’ai bien du mal à faire adhérer les copains, qui ne veulent même pas regarder « cette patente là », comme ils disent! 

Qu’est-ce qu’ils manquent quelque chose!!!!

Alors si je reprends, j’avais presque décidé d’arrêter d’écouter la série après m’être presque déshydratée en versant toutes les larmes de mon corps à la fin de la saison 2.  Je ne croyais nettement pas survivre à cet événement tragique ni m’en remettre psychologiquement.  Je vais essayer de ne révéler aucun détail face au dit événement mais bon, juste à voir la couverture du 3e DVD, disons qu’on s’en doute… et je n’aurai pas le choix d’en dire un peu, à moins de vouloir être complètement incohérente!!

Quelle gaffe j’aurais faite, si j’avais arrêté là!!!  Je suis carrément en amour avec David Tennant (comme je le disais dans mon billet sur Torchwood 1, j’ai des tendances volages… ou multigames – genre comme bigame mais avec plus que deux… –  quand il est question de personnages de romans et de séries!!) et juste l’idée que l’acteur change – supposément – à la fin de la saison 4, j’en fais des cauchemards!!  J’adore qu’il ait l’air de s’amuser et de s’émerveiller de tout, de l’invasion imminente à la rencontre d’une idole, j’adore ses remarques sarcastiques et terriblement drôles et son look complet-espadrilles… j’adore tout, quoi!!  Et moi qui croyais ne pas me remettre du changement d’acteur à la fin de la saison 1 !  Donc, je disais que, comme toutes les personnes qui croisent le Docteur, je suis en amour, complètement fascinée!

Et j’ai aussi beaucoup aimé la nouvelle compagne du Docteur, pour finir.  Oui, oui, moi qui était fermement décidée à la détester juste parce qu’elle n’était pas Rose, elle m’a beaucoup plu et j’ai même souffert avec elle dans une grande partie de la saison.  Elle est un futur médecin, courageuse, très fleur bleue et en amour avec vous savez qui (comment résister!!).  La re lation entre le Docteur et Martha est quand même bien différente de celle avec Rose et on n’a pas nécessairement l’impression d’un remplacement d’une actrice par une autre…  Et le fait que le Docteur n’ait pas complètement oublié Rose, ça m’a fait plaisir… sinon j’aurais vraiment été déçue, je crois. 

Cette saison nous fait connaître de nouveaux vilains et nous ramène les Daleks – intuables, ceux-là… ils reviennent toujours!! – et on avance de plus en plus dans l’histoire et dans la découverte des secrets de la série.  Certaines révélations finales m’ont fait taper des mains (bon, je m’en doutais mais quand même… c’est space!!) et certains épisodes sont carrément géniaux.  Je pense entre autres à « Blink » (celui avec les statues qui pleurent), à « The Shakespeare Code » (tellement de références… loo oved it!), « Gridlock » (l’autoroute) et « Human nature » où nous voyons un docteur plus … humain.  Et le dernier vilain de la saison est quand même quelque chose!!  Charmante confrontation!!  Et cette saison est quand même un peu plus sombre que les autres, selon moi.  Très peu d’épisodes anecdotiques, des liens et mystères reliés à la trame principale un peu partout…  Bref, c’est intense, j’ai beaucoup apprécié!

Pas de torrent de larmes à la fin de la saison mais les trois derniers épisodes ont été agrémentés par la venue d’un invité spécial que j’aime beauuucoup… même s’il est sous-utilisé, selon moi!!!  Donc, pas de pleurs à n’en plus finir… mais une féroce envie de connaître la suite!!!  Et la 4e… c’est la dernière avec Daviiiid… j’en pleure d’avance!!

Accro, vous dites??
Si vous aviez lu le mail complètement hystérique que certaines ont reçu quand j’ai commencé la saison 4… j’ai eu l’air complètement cinglée et ça m’a pris plusieurs minutes pour me calmer!!!!


L’automate de Nuremberg – Thomas Day

Présentation de l’éditeur
« Ai-je une âme, Père? »
Telle est la question que Melchior Hauser, le célèbre automate joueur d’échecs, veut poser à son créateur, Viktor Hauser.  De la cour de Russie au quartier juif de Nuremberg, des brumes londoniennes aux chaleurs de l’Afrique, il part à la recherche de ses origines, mais sa quête pourrait bien lui réserver des surprises… »

Commentaire
C’est chez Stéphanie que j’avais repéré ce Folio à 2 euros (3,95$ chez nous) et je crois que j’ai été assez chanceuse dans mes pioches dans cette collection car, encore une fois, j’ai  apprécié cette longue nouvelle… ou court roman.  Bref, le truc a 121 pages, à vous de décider comment vous appelez ça!!

Cette histoire se déroule donc pendant les campagnes Napoléoniennes (ou du moins en partie parce que bon, ma connaissances des dates de l’histoire de France est quand même assez sommaire).  Il s’agit d’une uchronie où un savant un peu fou Viktor Hauser, voulait surpasser Dieu et créer quelque chose de grandiose.  De ce désir fou surgirent trois frères, dont l’un, Melchior, est un automate.  Un automate joueur d’échecs en fait (mais bon, amateurs d’échecs, soyez-en avisés, il ne joue pas vraiment aux échecs pendant l’histoire), dénué de sentiments, plein de limites physiques, sensorielles.  Un automate qui doit être remonté, qui est dépendant, mais qui veut savoir s’il a une âme.  Le thème de l’intelligence artificielle n’est pas nouveau mais j’ai apprécié, dans ce cas, le voir placé au début du 19e siècle, sous la forme d’un petit robot de bois, accepté, d’une certaine façon, par la société de l’époque. 

Le roman alterne entre les journaux de Melchior Hauser, l’automate en question, qui raconte avec son affect particulier, et ses mots limités (ça donne un style un peu étrange, qui colle bien avec l’histoire), son aventure qui le fera voir le monde et les divagations d’un pur esprit, se croyant envoyé de Dieu et voulant enrayer les taches faites par l’humanité au monde de son créateur.   J’aurais préféré un roman plus long, peut-être, afin de davantage explorer les thèmes de l’âme, du bien, du mal, de la folie religieuse… il m’a manqué un peu de substance pour être tout à fait conquise Mais tout de même, en peu de pages, l’auteur a tout de même réussi à me faire entrer dans cette histoire, racontée par un automate auquel je me suis finalement attachée. 

Autre point intéressant, ce roman (ou nouvelle… je n’arrive définitivement pas à me décider) reprend à sa façon l’histoire de Kaspar Hauser, l’inconnu de Nuremberg, personnage ayant déjà existé et dont, ô miracle, j’avais déjà entendu parler!   Je relirai avec plaisir Thomas Day, idéalement dans un format un peu plus long!!

Plaisir de lecture: 7,5/10

Self Sacrifice


Ma grandeur d’âme me fait peur parfois…

Oui oui, je le jure, je suis prête à tous les sacrifices pour satisfaire les désirs de mes proches!!   Au grand détriment de mes résolutions, de mes intérêts personnels, de tout!  Sans jamais penser à moi une seule seconde, je me dévoue pour ceux que j’aime d’amour!  En voici la preuve!

Ma petite maman voulait un bouquin pour le voyage à Londres… « London Walks », qui était disponible ce matin au Québec.  Bien entendu, pour lui faire plaisir, je me suis empressée de le commander (parce que bon, il n’est quand même pas arrivé jusque dans ma région, où plusieurs sont un peu découragés que je veuille aller visiter « les maudits anglais » (et c’est PAS moi qui le dit… c’est une ci-ta-tion!!).

Et là, l’horreur!!!  Le dilemme!!!

Le site où on peut commander n’envoie pas juste un livre sans frais de livraison.  Il faut atteindre 39$ sinon il faut payer presque aussi cher que le livre en frais de livraison.  Je n’aurais pas voulu faire payer un tel montant à ma mère, bien entendu!!!  Je suis une bonne fille, quand même!!

Alors je me suis sacrifiée… et j’ai pioché dans ma Wish List pour combler les dollars manquants.  Je sais, c’est dur.  Un grand acte d’amour, en fait!  Et après avoir cliqué quelques fois, j’arrive à un total de 39,02. 

39,02.

Imaginez la catastrophe si j’avais un obsur rabais mystère de 2 cents dans la commande et si je devais payer des frais pour chaque livre qui fait partie de ma commande!  Tout ça pour 2 cents!  Alors je n’ai écouté que mon grand coeur… et j’ai rajouté un autre livre, pour être certaine…

Et un autre… parce que bon, avec ces commandes internet, faut pas prendre de chances… au cas où mon pourcentage de rabais avec ma carte rewards serait miraculeusement augmenté overnight. 

Et un autre… parce qu’il était en super-spécial-vente-finale-qui-ne-reviendra-plus-jamais!

Et un autre… parce que tant qu’à… (je suis la reine du « tant qu’à… »…. si j’avais un deuxième prénom, ce serait « Tanka », je pense!!)

Et bon… finalement, j’ai commandé 9 livres… dont 5 qui ne comptent pas!
Mais c’est pour sauver des sous à ma mère, hein!  N’allez surtout pas penser que c’est une compulsion de LCA!  J’ai fait ça sans penser à moi UNE SEULE SECONDE!!

Ma générosité n’est-elle pas sans bornes??

(Et… oui, je lis encore… juste pas très vite… donc, je vais parler de livres… bientôt!!)