Oh my.. quel roman. Je l’ai écouté en audio en voiture et je ne compte plus combien de fois je suis arrivée au boulot le matin, les yeux rouges et le coeur tout à l’envers, ce qui a pu laisser croire à mes collègues que ma vie était vraiment terrible à ce moment-là! Mais bon, c’était la faute à ce roman qui m’a frappée en plein coeur et à cette plume, cette plume!
Le roman s’ouvre sur Simon, Chris et Yoan (orthographe aléatoire… je vous rappelle que j’ai écouté le roman), debout avant l’aube pour aller rencontrer LA vague. Et là, juste là, Maylis de Kérangal m’a eue. J’y étais, avec ces jeunes, dans la zone. J’ai surfé sur ces vagues, ressenti l’exaltation. J’étais conquise. Puis, soudain, sans que je m’y attende (parce que je n’avais AUCUNE idée de ce dont le roman parlait)… la claque. L’accident. Et j’ai été démolie dans mon petit coeur.
J’ai lu que ce roman était pour plusieurs un plaidoyer pour le don d’organes. Mais pour moi, mon expérience de lecture a été tout autre, parce que même si elle survient au début du roman, je ne me suis jamais remise de la mort de Simon. Jamais. Pour moi, ce roman, c’est le roman de Simon. Le roman de Marianne et Sean, ses parents. Le roman de celui qui donne sans le savoir, lui qui était vivant, si vivant, quelques heures auparavant.
Ce roman nous fait vivre pendant quelques heures avec les personnages. On ressent leurs sentiments minute par minute. On vibre avec eux. J’ai donc vécu la dévastation avec Marianne, couru en t-shirt dans les rues avec Juliette et ressenti ce terrible « après », dans l’appartement, quand tout est pareil, mais si différent. Les émotions sont décortiquées, la lenteur du moment est parfaitement rendue… et, moi qui n’aime pas toujours les énumérations ou ces écritures contenant pléthore d’adjectifs, cette fois, j’ai complètement, complètement adhéré. J’ai détesté les médecins, qui sont parfaitement parfaitement personnifié, détesté l’hôpital, j’en ai voulu au monde entier… bref, j’ai vibré au rythme des personnages.
Je conseille. Mais attendez-vous à une grosse, grosse claque!










