Vous avez envie d’un roman qui se dévore, dont les pages se tournent toutes seules, qui vous fait vivre une enquête sans trucs gore et dégueu? Ce roman est pour vous. Et si vous connaissez un peu Trois-Rivières (ou que cette région vous intéresse), vous serez doublement servis.
C’est donc un roman policier à la fois particulier et traditionnel. Bon, si je ne peux pas vous dire en « quoi » il est particulier (faudrait quand même pas spoiler, quand même), il est assez traditionnel de par son style d’écriture ma foi assez simple mais qui passe bien, et par une partie de sa structure. Mais bizarrement, ça le fait. Ça nous fait tourner les pages. Vite vite!
Nous suivons donc deux histoires en parallèle. D’abord, celle de Marco Genest, jeune homme dont les parents sont morts dans un stupide accident quelques mois auparavant et qui se met à recevoir des lettres et des indices de la part d’un mystérieux interlocuteur qui dit savoir des choses sur la mort de ses parents. Rapidement, il va entraîner une amie dans toute l’histoire et vont se faire balader de tous les côtés de la région trifluvienne, d’une énigme à l’autre. Puis, rapidement, nous voilà transportés au commissariat où l’enquêteur Héroux travaille sur la disparition de Mélodie Cormier, une jeune fille de 10 ans. Vue dans l’autobus, elle semble avoir disparu dans les 10 mètres qui séparent le bus de la cour d’école.
Si vous me lisez un peu vous le savez, je suis devin. J’ai assez rapidement vu les liens et démêlé qui était qui. Mais malgré tout, les trois premiers quarts du roman, je les ai dévorés. Je me suis même laissée aller à m’inquiéter un peu pour les personnages. (Bordel que c’est dur de parler d’un polar sans rien dire! Fin de la parenthèse). Si j’ai trouvé qu’à un certain moment, l’intrigue aurait pu être resserrée, je me suis bien amusée à suivre les petits jeux de pistes et les batailles de méninges. Des personnages intéressants, un peu étranges sur les bords, une équipe d’enquêteurs que j’aimerais bien revoir…
Un bon moment !










