Mon péché n’appartient qu’à moi (Karna, t.1) – Herbjorg Wassmo

undefined Résumé
« Après des années d’absence passées à Copenhague, où il a étudié la médecine, Benjamin Gronelv est de retour sur les terres de sa Norvège natale.  À Reinsnes, comptoir marchand aux rivages battus par les tempêtes de la mer du Nord, il retrouve son père, le vieil Anders, qui dirige toujours la ferme familiale, aidé par Stine et Tomas, les fidèles domestiques.  Hanna est là aussi, son amie d’enfance.  Si les visages sont souriants à son arrivée, ils ne peuvent dissimuler longtemps à Benjamin les difficultés.  Le hareng a complètement disparu des côtes de Senja et, en cette fin de XIXe siècle, le brouhaha de l’industrie florissante semble sonner le glas des activités traditionnelles.  C’est ce monde frêle et indécis que Benjamin a choisi d’offrir à l’enfant chétif qu’il transporte avec lui dans ses bagages: sa petite fille Karna. »

Commentaire
J’ai définitivement fait une belle découverte avec cette auteure à travers les mots de laquelle j’ai pu entrevoir une partie de la Norvège de la fin des années 1800.  Je connais en fait très peu ce coin de pays que je découvre avec plaisir à travers sa littérature.  En plus, le livre a une bonne odeur de thé et d’épices pour avoir passé presque 1 mois emballé avec ces sachets!  Ca donne le goût de manger des pains d’épices en lisant!

En fait, ce livre est le premier de la trilogie « L’héritage de Karna ».  Karna est la petite fille de Dina, du « livre de Dina ».  Il s’agit de trois trilogies consécutives (Le livre de Dina, Fils de la providence, L’héritage de Karna), mais qui peuvent être lues séparément.   En fait, si j’ai été un peu déstabilisée par les personnages et leurs relations au début (ils ne sont pas présentés spécifiquement… ce qui n’est pas dérangeant), je suis vite entrée dans l’histoire, que j’ai beaucoup appréciée.   On sent toutefois qu’il s’agit du début de quelque chose… et si je veux connaître la fin, je n’aurai pas le choix de lire les autres volumes!  Quel drame, n’est-ce pas!  Des livres à acheter!  Dans ce roman, les pierres sont posées et on quitte Benjamin, Karna et Anna en plein milieu de l’histoire!

J’ai aimé l’écriture simple, directe et sans chichis, qui convient bien à ce récit qui parle de gens simples, pour la plupart. La narration est centrée sur l’action et si on peut imaginer les paysages à travers les yeux des personnages, ils sont très peu décrits.  Pourtant, on y ressent la dureté du climat des cotes norvégiennes, les longs hivers et leurs soleils capricieux.   Mon attention est vraiment portée sur ce qui va se passer… et je veux connaître la suite des événements!

Petite particularité qui m’a fait sourire et qui est probablement typique de l’époque et de l’endroit, cette manie qu’ont les gens de s’appeler par leur prénom, même lorsqu’il se parlent en direct!  Je trouve que ça a ajouté une touche de poussière d’un autre temps à ma lecture.  J’ai aussi aimé la narration qui change, dépendant si l’action est centrée sur Benjamin ou sur Karna.  Le style devient tout autre, même si le narrateur reste externe.  Le prologue, raconté avec tout l’innocence de Karna m’a vraiment plu!

Après maints farfouillage en librairie (ben quoi… avec le swap Noir c’est Noir en cours, on n’a PAS LE CHOIX de visiter les librairies! )  J’ai mis la main sur les trois tomes du livre de Dina, pas cher du tout et début de cette série.  Comme c’était un fait TOUT À FAIT inusité et que je risquais de manquer la chance de ma vie si je ne l’achetais pas, j’ai écouté ma raison et les ai pris!  Je vais donc reprendre du début, pour revenir à Karna ensuite, disponibilité de bouquins oblige!  Et ceux qui ont vu mes résolutions, ne riez pas… il faut quand même quelques jours au cerveau de la LCA pour se modeler aux nouvelles résolutions!  Dans quelques jours, tout va s’être replacé et je vais enfin être raisonnable!!

Un gros merci à Anjelica qui m’a envoyé ce livre dans le cadre du Swap Scandinavie!

8/10

Mes résolutions 2008… parce qu’il le faut bien!


Je crois que je ne me dompterai jamais! Chaque année, c’est plus fort que moi, il faut que je dresse une liste de résolutions pour l’année suivante. Selon certaines personnes, ça devrait plutôt s’appeler « excuses pour justifier certains comportements » mais bon… Question de perspective, n’est-ce pas!

  Donc, pour 2008, je suis déterminée à :
 

1.  Lire davantage de polars (ok, comme je ne lis que des livres qui sont à moi, ça veut aussi dire « acheter davantage de polars »… mais ce n’est qu’une conséquence! En fait, je suis déterminée à découvrir un genre que je connais très peu!)

2.  Lire au moins une BD par mois (je passe mon temps à en conseiller aux enfants qui n’aiment pas lire et qui n’utilisent pas beaucoup de stratégies de lecture… et je n’en lis jamais. En fait, c’est par puuuure conscience professionnelle!)

3. Acheter au moins un conte pour enfants par mois, afin de me constituer une banque que je pourrai lire à mon neveu quand il sera un peu plus grand (ben quoi… on n’est jamais trop prudents quand vient le temps de développer l’amour de la lecture chez les enfants!)

4.  Faire diminuer ma pile à lire au moins du quart avant d’acheter d’autres livres (Ça devrait me rendre jusqu’au début mars… et début mars, c’est ma fête, donc, occasion rêvée pour ré-augmenter la dite PAL)

5.  Lire au moins un roman québécois par mois. C’est fou, c’est la littérature d’ici et je n’en lis presque pas, pour une raison bien simple : les livres ne sortent presque jamais en poche et ils coûtent cher… Donc, un par mois, c’est raisonnable pour mon portefeuille, je crois!

6.  Démêler mes listes, mes pré-liste et mes peut-être listes par genre… afin de faciliter les recherches dans les librairies. 

7.  MAXIMUM UNE VISITE À LA LIBRAIRIE PAR PAYE! Question de survie, je crois! Faudrait pas faire réhypothéquer la maison pour cause de mauvaise gestion du budget bouquinesque!!! Une mauvaise langue m’a fait comprendre que je ne ferais qu’en acheter davantage à chaque visite… mais bon… je ne vois ABSOLUMENT PAS pourquoi il pourrait penser ça!!!

8.  Changer mon CD-de-voiture plus d’une fois par deux semaines (j’avoue, je vais être obligée d’en acquérir des nouveaux… mais c’est pour la santé mentale de mes passagers… ce n’est pas tout le monde qui aime entendre le même CD 20 fois de file… mais c’est pratique pour trouver les accords et les accompagnements à l’oreille!)

9.  Noter les accompagnements-que-j’ai-trouvés-à-l’oreille en quelque part… ça m’évitera de recommencer à chaque fois et de « taponner » à chaque essai… au grand déplaisir des gens qui écoutent!

10.  Faire le ménage dans mes partitions (bon, ça veut probablement dire « cacher les piles » au lieu de les laisser sur le piano et de bousiller la vue… mais ça compte comme du ménage, non? Idéalement, faudrait classer les chansons par ordre alpha pour que les gens puissent chercher et choisir… faudrait aussi faire deux copies pour que je puisse voir mes accords et eux les paroles… ouffffff.. ça commence à faire du boulot… pas sure que je vais la tenir, celle-là, pour finir!)

 
Comme il y en a beaucoup… je me dis que si j’en tiens 6/10, ça sera quand même très bon!  C’est tout de même la note de passage à l’école!   Hum hum… pas pur hasard, je prédis que les numéros 6-7-9-10 sont ceux qui ont le plus de chances d’être échoués!!!

Et vous, des résolutions pour la nouvelle année??

La vierge froide et autres racontars – Jorn Riel

vierge-froide.jpg Résumé – Club de lecture

« Cap sur le Groenland avec Jorn Riel, écrivain baroudeur et conteur malicieux. De son long séjour en Arctique, il a rapporté des anecdotes, des récits, des « racontars ». En un mot, des histoires d’hommes seuls sur une terre glacée où le soleil, l’hiver, se couche très longtemps. Ces rudes chasseurs ont d’étranges faiblesses, des tendresses insoupçonnées, des pudeurs de jeunes filles et des rêves d’enfants. Les solitaires s’emplissent de mots tus et, ivres de silence forcé, ils quittent parfois leur refuge pour aller « se vider » chez un ami. Ces nouvelles de l’Arctique ont la rudesse et la beauté du climat qui les suscite. Souvent râpeuses, parfois brutales, saupoudrées de magie et de mystère, elles nous racontent un monde où la littérature ne se lit pas mais se dit, où l’épopée se confond avec le quotidien, où la parole a encore le pouvoir d’abolir le présent et de faire naître des légendes. »  
Commentaire
Je suis particulièrement contente d’avoir découvert ce recueil grâce au Club de lecture car sinon, jamais je n’aurais eu l’occasion de le lire. En effet, je ne me serais certainement pas arrêtée à ces histoires de chasseurs au Groenland, rebutée par le sujet. J’aurais toutefois manqué une lecture très agréable!
 
J’adore tout ce qui est « légendes » et culture orale au départ et dès la seconde nouvelles, j’avais bien saisi le ton et j’ai souvent souri à ces petites histoires qui deviennent incroyables et dignes de la une dans ce monde isolé, où la nuit dure des mois et où il ne se passe pas grand-chose! J’ai pu imaginer la beauté de ces paysages enneigés à perte de vue, balayés par les vents et le froid polaire (oui oui, c’est une vision beaucoup plus romantique qu’une voiture enterrée dans une entrée impraticable!!!) et les longs voyages de ces petits attelages dans cette immensité blanche. En un mot, j’ai beaucoup apprécié l’atmosphère des nouvelles. 
 
J’ai beaucoup apprécié « La vierge froide », « De joyeuses funérailles » et « Une condition absolue » (j’avoue que ça m’a pris un petit bout pour comprendre à quoi servaient les chiens dans l’aventure « à l’écart »), m’imaginant avec incrédulité ces situations un peu loufoque. L’histoire du pauvre lieutenant ainsi que du tatoueur m’ont aussi beaucoup plu. J’ai un peu moins aimé « La tournée des visites » et « Le vent du sud-ouest » sans pour autant m’ennuyer. Bref, je relirais avec plaisir d’autres « Racontars » de Riel!
 
8/10

Bye Bye 2007… version bouquins!

thumb-DEC1.jpg

Comme le veut la coutume québécoise, je vais clore l’année 2007 par mon petit « bye bye » par rapport à mes lectures et à ce blog.   Mon blog, je l’ai en fait créé pour partager mes lectures avec ma mère et quelques amis. Je visitais plusieurs de vos blogs depuis un petit bout de temps, mais je n’osais jamais laisser de commentaires de peur d’avoir l’air de « m’incruster » parmi les bloggueuses. Mais je tenais un petit carnet de commentaires depuis plusieurs années au sujet de mes lectures… plusieurs petits carnets, en fait, que je perdais sans arrêt alors je me suis dit qu’un blog rassemblerait tout au même endroit et me servirait de référence.   Jamais je n’aurais pensé que d’autres visiteurs que moi-même et mes 4-5 copains-lecteurs viendraient lire mes commentaires! Après tout, je n’ai pas fait d’études en littérature et mes billets reflètent davantage des impressions personnelles que de réelles analyses! Mais je suis vraiment ravie du « tour » que toute cette aventure blogguesque a pris! Il me fait toujours plaisir de lire les commentaires d’autres lecteurs et quelle joie de me balader de blog en blog!

  Donc… après cette inteeeerminable introduction, un petit bilan de mon année. J’ai recommencé à lire « pour la peine » vers la fin juin. Je sortais d’une très longue léthargie de plusieurs mois, ce qui ne m’était jamais arrivé avant… du moins, jamais aussi longtemps! 
 
En résumé : 80 livres lus, dont environ la moitié en anglais et une quinzaine de livres jeunesse. Mes choix ont généralement été assez judicieux car j’ai aimé la majorité des livres que j’ai lus.   Il faut dire qu’avec la visite des blogs de lecture, je m’ouvrais à beaucoup de nouveaux horizons littéraires.
 
Mon top 5 2007 :
 
 
J’ai aussi hésité longuement avec « Fascination » (Stephenie Meyer), « La ferme africaine » (Karen Blixen), « L’affaire Jane Eyre » de Fforde et plusieurs autres. En théâtre, un gros coup de cœur pour « La maison suspendue » de Michel Tremblay. Vraiment pas facile de choisir, cette année! 
 
Aussi de belles découvertes par le biais du challenge 2007 (que j’ai réussi… à 4 jours de l’échéance) et du swap Scandinavie qui m’a obligée à fouiller sur la culture et la littérature scandinave! Merci encore à ma swappeuse Anjelica! 
 
J’ai aussi un « top à vie »… peuvent entrer dans mon « top à vie » les livres que j’ai lus depuis plus d’un an, qui sont gravés dans ma mémoire, m’ont énormément marquée ou qui ont une signification particulière pour moi. Pourquoi attendre si longtemps avant d’intégrer un livre? Parce que les impressions et souvenirs évoluent…et parfois, c’est difficile de prévoir comment. C’est un top « à long terme »!  À date, il est constitué de :
 
  1. Le maître des illusions – Donna Tartt
  2. Nous sommes éternels – Pierrette Fleutiaux
  3. Les hauts de Hurlevent – Emily Brontë
  4. Orgueil et préjugés – Jane Austen
  5. Ma vie avec Mozart – Eric Emmanuel Schmitt
 Je termine donc en vous souhaitant à tous et à toutes une bonne et heureuse année 2008! Tous mes vœux de santé et de bonheur à vous et à vos proches! xxx

Juste en passant…

Par la faute de quelques bloggueuses (je ne ferai pas l’affront de les nommer…) j’ai eu l’air d’une véritable cinglée cet après-midi!  Mais là, VRAIMENT!!!

J’étais attablée à mon café préféré, en train « d’essayer » des nouveaux cafés (je suis certaine que vous n’avez AUCUNE idée pourquoi!!) quand soudain, j’éclate de rire… mais pas rien qu’un peu là!  Impossible de m’arrêter!   Et quand j’ai eu fini, ça a été pour recommencer quelques minutes plus tard, sous les yeux ébahis des clients autour de moi!

C’est que, voyez-vous… je me suis acoquinée avec Stephanie Plum!  Je sens qu’elle va devenir ma nouvelle meilleure amie pour les prochains jours!!!

Reste qu’à espérer qu’on ne m’interdise pas l’accès au café pour cause d’aliénation mentale!!!

Un secret – Philippe Grimbert

undefined Résumé
« Souvent, les enfants s’inventent une famille, une autre origine, d’autres parents.  Le narrateur de ce livre, lui, s’est inventé un frère.  un frère aîné, plus beau, plus fort, qu’il évoque devant les copains de vacances, les étrangers, ceux qui ne vérifieront pas… Et puis un jour, il découvre la vérité, impressionnante, terrifiante presque. »

Commentaire
Je coupe ici le résumé de l’éditeur pour éviter de trop en dire et garder ainsi intact le secret en question.  Bien que j’aie beaucoup apprécié ce court roman, je n’ai chamboulée qu’à partir du dernier tiers.  Je crois que le ton détaché et froid utilisé par l’auteur y fut pour quelque chose car j’ai eu beaucoup de difficulté à réellement apprécier les sentiments qui unissaient les personnages avant cette partie de l’histoire.  J’avais une sensation d’indifférence qui me dérangeait.  

Cette histoire est très touchante car elle est certainement le miroir de plusieurs autres qui se sont déroulées à cette époque.  Mais j’ai avant tout retenu l’histoire d’une de quête d’identité, de soi.  Un désir profond de connaître ses racines et de déterrer un secret qui l’empêche de vivre et dont il sent la présence.  Sachant que ce roman est hautement auto-biographique et que l’auteur est psychanaliste, on comprend mieux son approche.    Les événements racontés ont modelé la vie de tous les personnages du roman et reviennent les hanter de différentes façons.  Le poids de ce secret gardé « par amour » pèse sur chaque page et le malaise de l’enfant est palpable, malgré l’écriture froide mentionnée plus haut.

7,5/10   

Défi lecture « Le nom de la Rose » 2008

nom-de-la-rose.jpg

J’ai vu ce petit challenge sur le blog de Jules, qui l’avait elle-même pris chez Grominou et j’ai décidé que ça ne demandait presque rien…et que j’allais donc y participer!  Je ne peux pas résister à un challenge, je crois!  

Pour réussir ce challenge, je devrai lire, au cours de l’année 2008, 6 livres différents correspondant à l’un des critères suivants : 
  1. Livre dont le titre contient le nom d’une couleur
  2. Livre dont le titre contient le nom d’un animal
  3. Livre dont le titre contient un prénom
  4. Livre dont le titre contient le nom d’un lieu géographique
  5. Livre dont le titre contient le nom d’un phénomène météorologique
  6. Livre dont le titre contient le nom d’une plante
J’ai donc fouillé ma PAL et – à part pour la plante, qui me cause bien des difficultés… le livre choisi, je ne l’ai pas et j’ai lu des critiques très divergentes à son sujet– j’ai trouvé les titres suivants qui pourraient correspondre! Voici donc ma liste… qui pourrait bien sur changer!

1.  Livre dont le titre contient le nom d’une couleur
      Woman in white – Wilkie Collins
2.  Livre cont le titre contient le nom d’un animal
      Les yeux jaunes du crocodile – Katherine Pancol
3.  Livre dont le titre contient un prénom
      Le livre de Joe – Jonathan Tropper
4.  Livre dont le titre contient un lieu géographique
      Les cerf-volants de Kaboul – Khaled Hosseini
5.  Livre dont le titre contient le nom d’un phénomène météorologique
      La théorie des nuages – Stéphane Audeguy
6.  Livre dont le titre contient le nom dune plante
      La rose pourpre et le lys – Michel Faber


En plus, il me permettra de diminuer encore un peu ma PAL vu que je n’en ai qu’un à acheter! Bonne moyenne,  non?

The golden notebook (Le carnet d’or) – Doris Lessing

undefined Résumé
« Anna est écrivain, auteur d’un roman à succès, qui tient régulièrement quatre carnets.  Dans l’un deux – avec une couverture noire – elle raconte l’expérience en Afrique de ses jeunes années.  Dans un carnet rouge, elle relate sa vie politique, ses désillusions à propos du communisme.  Dans un carnet jaune, elle écrit un roman dans lequel l’héroïne revit des parties de ses propres expériences.  Et dans un carnet bleu, elle écrit son journal personnel.  Finalement, en amour avec un écrivain américain et menacée de folie, Anna tente de rapatrier tous les fils de sa vie dans un carnet d’or. »

Commentaire
Première pensée en terminant ce livre: mon challenge ABC 2007 est terminé, et réussi!!!  Bravo à moi!!!  Pour le tableau résumé des « notes » données dans ce challenge (notes qui ne reflètent aucunement la qualité du roman… seulement mon plaisir de lecture), c’est ici.

Manifestement, il y a beaucoup plus que ça à ce roman mais il m’est difficile d’en parler car je suis vraiment mitigée à son sujet.   L’histoire d’Anna, qui fragmente sa vie, semblant avoir énormément de difficulté à fusionner ses différents rôles sociaux est touchante par endroits et je me suis à quelques reprises identifiée à certains aspects du personnage  Certains.   Les thèmes abodés (le féminisme, le communisme, la folie, les relations amoureuses) sont des thèmes qui m’intéressent.  Et je suis consciente que Lessing souhaite écrire davantage qu’un roman à travers cet épais ouvrage; elle tente manifestement de faire réfléchir ses lecteurs sur l’époque et ses désillusions.  J’ai lu à plusieurs endroits que c’était un grand roman. Toutefois, le premier qualificatif qui me vient à l’esprit à propos de ce roman est LONG. 

Selon moi, (et ce n’est qu’une opinion perso), il aurait pu être réduit de moitié.   Je n’ai jamais eu autant hâte de terminer un livre… et ce n’est pas nécessairement que je n’ai pas aimé.   Vers la fin,  j’ai trouvé que les idées étaient tellement ressassées qu’elles en perdaient de leur force, de leur côté percutant. 

J’ai apprécié le premier tiers.  Mais alors là, vraiment.  Le carnet noir, où elle raconte la vie d’un groupe de jeunes communistes, pendant la guerre, en Afrique coloniale m’a vraiment plu – le côté conflictuel de la chose m’a aussi beaucoup intéressée.   Ces fragments de vie, ces personnages qui forment une petite société en eux-même, ce vase clos, la désillusion progressive… j’ai beaucoup aimé.   Cette parenthèse de sa vie, fortement empreinte de nostalgie (qu’Anna, l’auteure, condamne d’ailleurs à plusieurs reprises) est celle que j’ai préférée.    Je suis toujours particulièrement touchée par cette nostalgie de jeunesse quand je la retrouve dans des romans. 

Un autre aspect que j’ai apprécié a été la partie sur le communisme, vu de l’intérieur.  J’ai été sincèrement intéressée par les conflits inhérents au parti, à l’image donnée par rapport aux pensées réelles des membres du parti.  Ceci a donné lieu à de très intéressantes conversations avec mon père pendant le congé des fêtes.  Ne serait-ce que pour ces discussions, je ne regrette pas ce livre!

Les carnets jaune et bleu, par contre, m’ont souvent ennuyée.  L’écriture devient très analytique, on y suit les questionnement (répétitifs à mon goût) d’Anna et c’est dans ces parties que je décrochais.   À certains endroits, l’auteure raconte l’histoire d’une auteure qui écrit un roman à propos d’une auteure (son alter-ego) qui écrit un roman.  Je m’y perdais un peu et démêler le « vrai » de la fiction ( à l’intérieur d’une oeuvre de fiction) me faisait parfois perdre mon latin!

La vision des hommes dans ce livre (je crois qu’il n’y en a pas un qui soit le moins du monde « correct ») m’a un peu déprimée et la descente aux enfers avec Saul était beaucoup trop longue à mon goût, ne comprenant pas, mais pas du tout, ce qu’elle lui trouvait.  J’avais franchement le goût de les secouer.  Bon, ok, ses relations avec les hommes sont le reflet de beaucoup d’autres choses, il y a un sens, je sais, je sais.  Mais lire ça, à répétition (je n’arrivais par à démêler ces salauds les uns des autres), ça a fini par m’énerver plus qu’autre chose.

Donc, une opinion mitigée, mon plaisir de lecture a été très très inégal au long du roman.  J’ai l’impression désagréable d’être passée à côté de quelque chose d’essentiel.  Je tenterai peut-être à nouveau cette auteure… avec quelque chose de plus court. 

6,5/10

000cocos.gif

Pause piano!

hello-kitty-piano.jpg

Il me semble qu’il y a longtemps que je n’ai pas parlé de livres, n’est-ce pas!  C’est que je suis toujours dans « The Golden Notebook » – et ses 650 pages et que j’ai oublié mon petit carnet avec mes anciennes impressions de lecture chez un copain lors de ma dernière visite à Montréal…

Et en plus, comme j’ai un peu de temps devant moi, j’en profite un peu pour me mettre à mon piano, que j’avais un peu – entendre énormément – négligé ces dernières semaines.  Chopin doit être à la veille de venir me hanter (et bon, même si on parle de Chopin, ici, je suis et demeurerai toujours une horrible peureuse… je n’y tiens donc pas particulièrement!) tellement il doit se retourner dans sa tombe à force de m’entendre massacrer sa musique pour cause de manque flagrant de pratique!

Ne vous inquiétez donc pas, mon blog demeure un blog lecture et vous y retrouverez bientôt des billets qui parlent vraiment de livres!  Dès que je finis par finir mon bouquin, en fait (je me donne un jour ou deux) – le dernier de mon challenge 2007!  Mais entre les soupers et les réunions familiales, ça traîne un peu! 

Bonne journée!!!

Ce qui ne m’est pas arrivé… la solution aux 10 trucs un peu fous!

undefined
Bon… il semblerait que ma programmation automatique pour 6h de votre heure ce matin n’ait pas fonctionné… je me demande bien ce que j’ai bien pu faire, encore!!!

Mais il n’est pas trop tard… voici THE solution!!!

Moi qui avait dans l’idée d’envoyer un petit quelque chose au gagnant, j’ai raté mon coup… parce que personne n’a trouvé!    Je suis toute déçue!!!

Mais… roulement de tambours… voici les explications, dans le désordre!

1.  J’ai réellement donné un spectacle de wet-t-shirt (en fait, de wet-blouse-blanche) dans un hôpital… bien malgré moi!   En fait, la photo où je vous montre le undefined banc de neige qui atteint presque ma tête, c’est sur le balcon de la terrasse de thérapie, à l’hôpital où je travaille.  C’est une très grande verrière toute vitrée qui donne sur le corridor principal de mon étage.  Un jour, comme il commençait à pleuvoir juste avant l’heure du dîner, en bonne samaritaine que je suis, je suis sortie pour entrer les chaises en bois à l’intérieur… et je me suis retrouvée embarrée dehors sous la pluie battante.   Et personne n’est venu m’ouvrir avant la fin de l’heure du dîner parce que, justement, tout le monde était parti dîner!  Imaginez le résultat quand on m’a découverte, trempée et transparente, une heure plus tard!!  Je voulais me cacher en dessous de mon bureau!  Charmant spectacle, n’est-ce pas!

2.  J’ai vraiment vu le même spectacle 26 fois…  Quand j’étais à l’université, je travaillais au bureau touristique de ma ville et nous pouvions aller assister gratuitement au « Grands Spectacles » quand nous avions fini notre chiffre, une demi-heure après le début du show – ceux qui savent où j’habite vont savoir de quel spectacle je parle!   Donc, comme nous avions un certain intérêt  (comprendre masculin) à aller voir le dit spectacle, une amie et moi sommes allées religieusement à chaque fois que nous le pouvions.   Je connais donc cette fabuleuse histoire par coeur… sauf les 30 premières minutes que j’ai vu une fois, il y a près de 20 ans!

3.  J’ai réellement tenté de faire peur à un voleur avec un séchoir à cheveux.  Sauf que ce n’était pas un vrai voleur… mais ça, je n’en avais aucune idée!  Je me suis fait réveiller par un énorme BANG, à faire trembler littéralement les murs!  Je suis certaine que c’est un coup de fusil, qu’il y a un voleur chez moi et que je dois me défendre!  J’attrape le cellulaire d’une main et de l’autre… la première chose que je vois sur ma table de nuit… mon sèche cheveux!  Dans mon esprit embrumé, je me dis que le voleur va penser que c’est un fusil (la forme, vous voyez) et se sauver en courant!!!  Finalement, quand la police a fini par arriver, plus de 90 minutes plus tard, ils m’ont annoncé – en pouffant – que le BANG du siècle était en fait ma voiture, dont j’avais oublié de mettre le break à bras (frein à main), qui avait descendu mon entrée glacée, et en pente et qui était allée s’écraser sur le mur du sous-sol un peu plus bas!  Encore une fois, je voulais entrer sous terre!!!!

4.  J’ai déjà chanté comme soliste dans une chorale, malgré mon timbre à la « Michel Louvain« .  En fait, j’avais 5 ans… et en raison d’une mémoire un peu stupide Hello-Kitty-Christmas-3-small.jpg qui se rappelle de tout ce que j’entends et vois…. j’étais en fait la seule de mon groupe de musique qui avait réussi à apprendre la chanson et j’ai donc fait partie des deux solistes!  Ils n’ont donc pas eu le choix!!!  Je n’ai toutefois pas fait honneur aux frères Strom!!! Je crois que j’ai même une photo à l’appui, que je pourrai chercher quand je serai sortie des pâtisseries de Noël!

5.  Il m’arrive fréquemment de faire passer deux de mes grands amis pour mon père – idéalement pas en même temps!  Ils n’ont que quelques années de plus que hello-kitty-picture-01.gif moi… mais ça marche à tous les coups!!!  J’ai déjà réussi à aller faire des coups pendables dans la chambre d’hôtel de l’un deux en faisant la petite fille outrée qui avait oublié sa clé dans sa chambre et que son père allait chicaner si elle n’entrait pas à l’heure!  Et comme le copain en question était dans cet hôtel depuis plusieurs jours… ils savaient très bien de qui il s’agissait!  De plus, j’ai fait le coup tellement de fois à Alex – le Alex qui vient souvent poster ici et qui est sensé m’offrir un dodo AVEC ailes pour Noël – que c’est quand je ne le fais pas qu’il est surpris !!!  Et, à chaque fois, ça fonctionne, malgré nos 6 ans de différence!  À croire qu’il était précoce pour être papa à 6 ans!

6. Le running gag à l’hôpital où je travaille et que j’ai déjà été autiste dans une autre vie.   En effet, j’ai une mémoire stupide… je ne fais même pas exprès mais je retiens automatiquement tout ce qui est chiffres… numéros de téléphone, numéros de dossiers à l’hop, dates de naissance, résultats de tests en âge équivalents et en percentiles… En plus, je peux réciter des pages entières de bouquins… suffit de me « starter »!  Je sais, je sais, je suis bizarre… Et malgré ça, j’oublie systématiquement d’arroser les plantes ou d’aller à l’épicerie!!!

7.  J’ai déjà demandé à un enfant de trois ans de répéter plusieurs fois la description du « truc » de son père et des joujoux de sa mère, devant 4 autres enfants et donc, 4 autres parents.  Ceux qui savent ce que je fais comme travail ne sont pas surpris car, étonnement, c’est très, très, très plausible!  La raison?  C’était totalement hors-contexte et je n’avais aucune, mais aucune espèce d’idée de ce que le petit pou en question pouvait bien me raconter!!!   Par contre, à la troisième répétition… c’était clair… même très clair que « son papa y avait un gros p…  , plus gros que la b… en rubber de sa maman ».  ET CE SONT SES TERMES, PAS LES MIENS!!!!  Et, par habitude, j’ai commencé à reformuler, toute contente d’avoir compris… « Ah, ton papa , il… » et à ce moment, j’ai entendu les éclats de rire derrière la vitre miroir, j’ai vu ma collègue avec les yeux ronds comme des trente sous… et j’ai fermé ma trappe, pour une fois!!!!

8.  J’ai bel et bien fait une Juliette de moi-même et j’ai transpercé de bord en bord une partie de mon corps avec une arme blanche… un patin blanc, pour être undefined plus précise.   J’ai mal atteri un saut, quand j’étais patineuse, et la partie arrière de la lame de mon patin est allée se ficher dans mon autre pied.  Probablement que j’y avais mis beaucoup de coeur parce qu’il a traversé le tout – patin et pied – de bord en bord, pour en ressortir aussi vite…  Le pire, c’est que je ne m’en suis rendu compte qu’une dizaine de minutes plus tard, quand j’ai vu la traînée écarlate sur la glace.   Disons que quand on patine, on est habitués d’avoir mal partout… mais LÀ, j’ai eu un moment de panique…

Aller à la barre d’outils