Tombée de la nuit – Maryse Andraos

J’avais repéré ce texte grâce au Gala du roman québécois. Il avait des bonnes notes et j’ai voulu le lire pour pouvoir offrir un avis éclairé en tant que membre du jury. Raison plate hein? Mais ça a été une bonne chose au final!

De quoi ça parle

Maryse vit dans une maison à l’abri de la tempête. La tempête, ce sont les sentiments, c’est se mettre en danger. Quand elle rencontre Marianne, une femme solaire, elle n’a pas le choix de se remettre en question.

Mon avis

Première idée quand j’ai ouvert le livre : mais quelle écriture! La plume est un aspect essentiel pour moi et ici, c’est réussi. Les phrases nous bousculent malgré leur douceur et leur lumière. Certains extraits sont magiques.

Nous sommes davantage dans le récit intime, dans l’autofiction que dans le roman-avec-une-intrigue. C’est un voyage intérieur que l’autrice fait, au rythme de sa relation avec Marianne, rencontrée par hasard et pour qui elle envisage de laisser tomber les barrières. Avec laquelle elle envisage de tomber amoureuse. Nous avons ici une réflexion sur les amours, notamment les amours lesbiennes, sur les blessures passées et les traces laissées par l’enfance. Nous suivons l’autrice dans sa quête de compréhension, de joie et de réalisation, tout jonglant avec la création littéraire et le quotidien. Peut-on vivre pleinement et écrire? Peut-on vivre sans aimer? La sororité peut-elle remplacer l’amour romantique?

L’autrice soulève plusieurs questions sans pour autant nous donner toutes les réponses. Peut-être parce que les réponses sont différentes d’une personne à l’autre. Ça parle de violences, les souvenirs d’enfance et d’adolescence surgissent en lien avec sa relation avec Marianne et j’ai vu plusieurs parallèles avec certains des thèmes soulevés par Carmen Maria Machado dans In the dreamhouse, adoré l’an dernier.

Une belle découverte!

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