
Cette BD était dans les favoris de Daphné, de la chaîne signé Daphné. J’ai encore en tête de faire une vidéo-vlog « favoris des booktubers » alors j’ai même filmé 2-3 clips. Non mais ne suis-je pas vaillante!
De quoi ça parle
Dans cette autobiographie illustrée, Catherine est une jeune ado dans les années 80. Bonne élève, elle entre au secondaire pleine de confiance accompagnée de amie Judith. Toutefois, avec une école pleine de heavy metal, la prep qu’elle est ne se sent pas toujours à sa place. Nous la suivrons donc dans ses années d’adolescence, alors qu’elle tente de définir qui elle est, ce qu’elle aime (y compris sa coupe de cheveux), et de trouver le grand amour.
Mon avis
Si ça n’avait pas été de Daphné, jamais je n’aurais lu cette BD. C’est que, voyez-vous, les dessins en rose fluo et vert menthe ne m’auraient certes pas attirée. Ni le style de dessin d’ailleurs. Après lecture, je dois admettre que ce type de graphisme ne fait toujours pas partie de mes favoris mais il n’a pas nui à ma lecture et j’ai apprécié les nombreux détails en arrière-plan qui recréent à merveille les décors des années 80. Il faut dire que l’autrice a à peu près mon mon âge… et que nos références sont pas mal les mêmes!
L’histoire, par contre, j’ai adoré. C’est un portrait tellement juste de cette période charnière qu’est l’adolescence, quand on veut tellement « fitter » mais qu’on n’y arrive vraiment jamais tout à fait. Catherine ne sait pas qui elle est et empruntera donc les passions des autres, le look des autres, pour être « dans la gang », elle qu’on a traitée de « p’tite crisse de bolle » en secondaire 1. Elle ne se définit que par le regard et les attentes des autres et on sent que même si elle fait des efforts, ça reste un work in progress! Tout au long de l’ouvrage, on ressent une grande vulnérabilité, même quand elle tente d’être une vraie dure heavy metal!
J’ai aussi vraiment souri aux amours imaginaires, fantasmées et impossibles de Catherine. Il faut savoir que quand j’étais ado, je ne tombais pas facilement amoureuse (ouais… ça n’a pas ben ben changé). Donc, pour faire comme tout le monde, je « décidais » d’avoir un kick sur un gars. Plus c’était impossible, mieux c’était. Ça se faisait très consciemment. Et le pire, c’est que je finissais par me croire moi-même! L’histoire racontée ici est bien différente mais je me suis vue marquer le calendrier pour « the » rencontre qui arrivait une fois aux 6 mois! Bref, j’ai trouvé cette ado très touchante.
J’ai beaucoup aimé la fin ouverte mais je ne serais pas contre un tome 2. Juste pour savoir ce qu’elle aime, Catherine, finalement! Une réussite donc! Merci Daphné.











