Fous rires… et mots de chez nous!

drapeau-quebec.gif

(C’est fort à propos, le billet commence par une jolie épinglette du drapeau du Québec.  J’ai mis un bon deux semaines à comprendre que vous, vous appeliez ça des « pins ».  Toujours avec un « s ».  Même au singulier)

 

Ok, grande nouvelle, je suis Québécoise.  J’habite au Québec.  Pas à Québec, mais au Québec.  Évident quand on me lit un peu.  Quoique bon, le type qui m’a contactée par le formulaire de contact pour m’inviter à un causerie sur la véracité des informations médicales véhiculées par la série Docteur House quelque part en France… demain midi ne l’avait certes pas compris… Mais passons…

 

Depuis le temps que je fréquente blogs et blogueuses, je commence à avoir un pas pire répertoire d’anecdotes et de drôleries relatives à nos différences de vocabulaire.  Suite à une conversation sur G+, voilà que je me décide à vous en raconter quelques unes.  Je ne nommerai personne mais certains se reconnaîtront peut-être dans les dites conversations.  Et je dois avouer que c’est 10 fois pire quand on jase en personne hein… sans doute à cause de mon charmant accent (impossible à manquer, en fait… et pour certains, impossible à comprendre…  Non, je ne balance pas…) et à mon débit de parole.  Mais chuuuut, ne le disons pas trop fort, je soupçonne certains des protagonistes de ces histoires de faire un peu exprès pour me faire stresser un peu ;))

 

Les conversations sont approximatives hein… j’ai une bonne mémoire des événements mais pas tant que ça!

 

 


 

 

Donc première anecdote, qui date de ma première visite chez les copines blogueuses « de l’autre côté de l’océan », à l’été 2008.   Une gentille et généreuse blogueuse, qui ne m’a jamais vue de sa vie, se propose spontanément pour m’accueillir 10 jours.  On se connaît par blogs interposés mais avouez que quand même, ça pouvait être un rien inquiétant, n’est-ce pas.  Une illustre inconnue qui débarque.  Et comme elle est bonne hôtesse, elle me demande si j’ai des particularités alimentaires et ce que je veux pour le petit déjeuner.  Je lui professe ma profonde haine du céleri et je lui précise que je ne bois pas d’eau (oui une autre bizarrerie.  Je ne bois pas d’eau à l’étranger.  les copines pourront confirmer… Call me crazy.)  Et pour le petit déjeuner, je lui déclare, tout de go:

 

– Ah oui, il ne faut pas que tu sois surprise, en me levant, je prends généralement un verre de liqueur.

 

Elle ne dit rien.  Mais je sens l’hésitation. 

 

– De la liqueur?

– Ben oui… je sais, c’est bizarre, mais bon, c’est pas pire que du café, selon moi. 

 

Maintenant que je connais la signification de ce mot pour les Français, j’imagine trop bien ce qui a pu lui passer par la tête à ce moment-là.   Elle a dû avoir des visions d’horreur à l’idée d’accueillir une totale alcoolo qui boit au lever pendant 10 jours.  Probablement qu’elle cherchait un moyen gentil de tourner tout ça et de révoquer son invitation…

 

– Heu… quel genre de liqueur?

– N’importe quoi, ce que tu as…

 

Malaise et silence.  Je commence à me douter qu’il y a un bug en quelque part.  Je précise…

 

– Ben… du pepsi diet, genre. 

 

Et là, j’ai senti un soulagement intense de l’autre côté… Vraiment.  Après ça, je pense que ma bizarre d’habitude de boire du pepsi le matin (qui fait tiquer les neuf dixièmes de la population) a passé comme dans du beurre!  Son « Aaaaah, du coca light » était très parlant! ;))

 


 

 

Souvenir d’une soirée arrosée au champagne.  Je ne sais pas pourquoi mais on avait entrepris de parler sport.  Pourtant, c’était avant qu’une certaine copine soit tombée en amour avec la lutte et les lutteurs à moitié nus.  Oui, je sais, le catch.  Moi aussi des fois, j’ai du mal ;))  Bref, j’ai bu, je suis complètement jet-laggée (je suis arrivée le matin même, on avait prévu ne pas sortir pour me permettre de me remettre un peu et bon.  On a croisé une bouteille de champagne.  D’où la dérape…)

 

Donc, je ne sais plus trop pourquoi mais, un peu out of the blue, je m’exclame, avec l’enthousiasme et l’exubérance qui me sont coutumiers.

 

– Pis là, drette de même, il a snappé la rondelle de toutes ses forces avec son bâton!

 

Et le silence fut.  Ce qui, en tenant compte de la gang de personnes autour de la table, tenait du petit miracle. (Non, je ne traite personne de bavarde, ici.  Je n’oserais pas).   Puis là, grand éclat de rire.  Vraiment.  Et ça commence à y aller de commentaires salés et moi, je ne comprends rien, mais alors là, rien du tout.   Les filles sont mortes de rire.  Jusqu’à ce que je comprenne ce que « rondelle » veut dire en France.  En effet, si on snappe (frappe) la rondelle de toutes ses forces avec quelque bâton que ce soit (et je me force pour ne pas avoir l’esprit mal tourné), j’imagine que ce n’est pas agréable, n’est-ce pas.  Quoique… mais passons. 

 

Ceci dit, votre vocabulaire de hockey n’est guère mieux.  Si vous parlez d’une « crosse dans le palet », oralement, juste pour qu’on puisse confondre « palet » et « palais » – genre le palais qu’on a dans la bouche – ici, vous risquez de vous faire regarder drôle.  Cherchez la définition québécoise de « crosser » et vous comprendrez. 

 

 


 

 

Dernière anecdote plus longue… après, je fais court, promis!

 

Je suis donc en voiture avec une blogueuse que je ne nommerai point et je lui fais allègrement la conversation.  Nous sommes en route pour Versailles, il fait 44 degrés à l’ombre et la charmante demoiselle a une discussion enflammée – et à sens unique – avec son GPS qui persiste pour ne pas lui indiquer le chemin qu’elle veut prendre.   Bon, quand même, je pense qu’à la fin, le GPS était sur le bord de lui dire qu’il était un peu tanné de répéter hein… après quelques « faites demi-tour immédiatement.  Immédiatement », il a fini par se taire, en fait.  Ou peut-être qu’elle l’a fermé, je ne sais plus…

 

Bref, je m’égare.  As usual. 

 

Je disais donc que je placotais joyeusement et que la demoiselle semblait vraiment acquiescer à tout ce que je disais.  Au début, je me dis qu’elle me trouve vraiment incollable sur tous les sujets de la terre.  Par contre quand je lui pose une question ouverte (je ne me rappelle plus la question hein… mais de quoi comme « Où c’est qu’on va parker le char mais qu’on soit rendues? »…) et qu’elle me répond par un enthousiaste « Ah oui », il y a comme un petit doute qui a germé dans mon esprit…

 

– En fait, tu comprends pas pantoute c’que j’dis hein?

 

Et elle de répondre, avec le plus charmant sourire de la terre…  devinez…

 

– Ah oui!

 

On en rit encore, en fait ;))  Toute une journée à m’entendre parler (et God knows que je peux parler quand je m’y mets… surtout quand je suis un mini-peu mal à l’aise) et à devoir tendre l’oreille ainsi, je suis certaine qu’à la fin, elle devait être épuisée!  Et depuis, je fais beaucoup plus attention et je laisse le langage familier à l’aéroport 😉  

 

 


 

Que pourrais-je vous raconter?

 

La fois où j’ai vu Fash… oups, une certaine blogueuse, presque perdre son cool légendaire quand je lui ai dit que j’étais sortie à l’épicerie avec un vieux t-shirt et des vieilles culottes?  Je vois encore son expression quand elle a ajouté « Et rien d’autre? »

 

 


 

 

La fois où j’ai eu droit à un moment de silence embarrassé quand je lui ai dit que j’étais allée chez un gars et que j’avais failli m’évanouir parce que j’y avais vu la plus grosse bibitte de toute ma vie?  Ou encore la drunken réplique de la copine : « c’est bien, non, les grosses b*tes »?? 

 

 (Ben voyons… on n’était pas du tout vulgaires hein… cette conversation a dérivé sur une très littéraire et très sérieuse conversation sur les caractéristiques des personnages de la confrérie de la dague noire.  On a même parlé de buches et de rondins, même.  Ben quoi… en bonne québécoise, je suis fan des feux de camps… 😉 )

 

 


 

Je pourrais aussi parler de la fois où j’étais muette d’horreur à l’idée de faire transporter un classeur à un pauvre enfant de 6 ans.   Il faut dire que chez moi, un classeur, c’est un gros meuble en métal qui contient des tiroirs et où on peut ranger des dossier.  Donc, impossible à soulever.  Et ce que vous appelez un classeur, pour moi, c’est un cartable, ou un cahier anneau.  Et ce que vous appelez un cartable, moi, j’appelle ça un sac d’école.  Comme j’ai plusieurs copines profs, imaginez le nombre de confusions avant que j’y comprenne quelque chose.  Quand elles me shootaient indignées « untel a encore laissé son classeur à la maison »… je ne comprenais vraiment pas comment il aurait pu faire autrement!

 

 


 

Quoi d’autre…Ah oui, ma première utilisation de « capoté » avec certaines personnes a été dans l’expression : « Tout le monde était capoté ben raide ».  Les gens ont pensé que j’étais allée dans une orgie qui prônait le safe sex.  No comment. 

 

 


 

Je finirai avec la confusion momentannée de certains de mes interlocuteurs que je dis…

 

… Il faut que je trouve mes espadrilles, on va courir ce soir. 

On a pensé que j’étais complètement cinglée et que j’allais me scrapper les pieds…

 

… Il m’a donné une belle petite camisole, toute cute. 

Et non, on ne m’envoyait pas à l’asile…

 

…  Attends, je mets ma jaquette et je vais me coucher.

J’ai entendu dire par les branches qu’on avait pensé que je faisais des choses étranges avec les jaquettes de mes livres…

 

… Je suis allée magasiner et j’ai dévalisé le rayon des brassières…

On a pensé que j’étais enceinte et on m’a offert des félicitations. 

 

Et on a pensé que j’étais folle quand j’ai mentionné que je mettais mes mitaines pour sortir dehors à -40…

 

Et j’en passe, je le jure.  Je passe sur les confusions sur les heures et le contenu des repas (quoique bon… quand il s’agit de moi, des céréales pour déjeuner, le vôtre ou le mien, c’est très normal, hein), sur le point d’interrogation dans le visage d’une de mes hôtesses quand je lui ai demandé une débarbouillette, ou sur le regardé insulté d’un gars quand j’ai parlé de sa copine en l’appelant « sa blonde »…

 

Et vous remarquerez que je ne suis même pas entrée dans les expressions 😉

 

 


 

Je terminerai avec la plus terrible de toutes, parce que je pense sincèrement que la personne ne niaisait un peu.  Imaginez-moi dans un état de complète panique parce que j’ai trouvé la maison complètement inondée à mon retour du party du jour de l’an.  Complètement. 

 

Et je lâche, probablement sur FB ou par mail, je ne le sais plus…

 

« F*ck, ma laveuse a pété et là, c’est l’enfer »

 

Pour réaliser le lendemain que l’une de mes interlocutrices avait pensé que j’avais engagé quelqu’un pour faire du lavage et qu’elle avait disons… eu un gaz… et que c’était l’enfer dans la maison parce que ça puait.  Si elle ne m’avait pas expliqué son commentaire, qui ressemblait à  » Mets du parfum », je pense que je n’aurais jamais compris de ma vie. 

 

Jamais.

 


Tiens, une petite dernière, à laquelle je ne pense que maintenant grâce à un commentaire d’Angie… (un petit ajout, quoi!)

 

Celle-là, elle date de bien avant les blogs, alors que j’étais à l’université, jeune et innocente.  On parlait avec plusieurs personnes d’enfants et de leur comportement.  On devait sortir d’un cours de développement du langage, je pense.  Et dans le groupe, il y a l’ami d’une amie, un peu plus vieux… et Français.  D’avance, le type, il est un peu bizarre.  Pas parce qu’il est français mais parce qu’il sent le patchouli et qu’il aime bouger ses mains devant ses yeux et les faire tourner.  Un Artiste quoi. Avec un grand A.  Déjà, il m’intimide un peu, moi et mes 18 ans.  Et comme ça, sans avertir, il nous shoote:

 

– Ce matin, mes gosses, elles étaient tellement lourdes que je m’en serais débarrassé. 

 

Je me suis étouffée.  Carrément, avec ma « liqueur » (mon pepsi, hein…).  

 

Et je jette un regard sceptique vers son entrejambe.   Puis vers lui.  Puis encore vers l’emplacement où, selon moi, se trouvent ses « gosses ».   Je finis par arrêter de tousser et je mentionne:

 

– T’en débarrasser?  Il doit y avoir d’autres solutions non?  Tu risques de le regretter, t’es un gars, après tout…

 

Fou rire général. 

Et on m’a expliqué que bon, des gosses, ça pouvait être autre chose… que des testicules!

 


 

Alors voilà, c’était le billet « confusions lexicales ». 

Les filles qui me connaissent un peu, si vous vous souvenez d’autres aventures du genre, ne vous gênez pas hein!

 

Et ceux qui ne me connaissent pas, ne vous gênez pas pour nous raconter vos pires malentendus à cause de la langue… j’ai le goût de rire un peu.  D’une autre personne que de moi-même, pour faire changement!

Le nom du vent (The name of the wind) – Patrick Rothfuss

name-of-the-wind.jpgPrésentation de l’éditeur (en français… mon édition n’a pas de présentation du tout)

« Un homme prêt à mourir raconte sa propre vie, celle du plus grand magicien de tous les temps.

Son enfance dans une troupe de comédiens ambulants, ses années de misère dans une ville rongée par le crime, avant son entrée, à force de courage et d’audace, dans une prestigieuse école de magie où l’attendent de terribles dangers et de fabuleux secrets… Découvrez l’extraordinaire destin de Kvothe : magicien de génie, voleur accompli, musicien d’exception… infâme assassin. Découvrez la vérité qui a créé la légende. »

 

Commentaire

J’avais commandé ce livre il y a un bon moment.  Je pense que c’était suite à un commentaire d’Acr0, en fait.  Et c’est encore sa faute si j’ai finalement décidé de le lire là, maintenant.  J’avais envie de fantasy et Miss Angie, qui avait commencé ce livre il y a une éternité et qui n’arrivait pas à se décider à le finir, s’est jointe à moi pour cette lecture.  Nos opinions sont d’ailleurs assez différentes!

 

Pour ma part, j’ai beaucoup, beaucoup aimé.  Vraiment beaucoup aimé, même.   Je dois dire que dès le prologue, que j’ai trouvé génial, j’ai été tout de suite prise dans ce monde, dans cette atmosphère lourde et mystérieuse.  Toute cette histoire ou presque se déroule dans une auberge un un homme, qui a été une légende, racontera sa vie à un Chroniqueur.  Trois jours, trois romans.  Nous avons là le premier jour, l’enfance, la genèse du héros.  En 722 pages.  Et pour ma part, je ne me suis pas ennuyée une seule minute.  J’aime ces histoires de héros, ces passés extraordinaires qu’on regarde de loin.  Du coup, je suis sortie enchantée de cette lecture.

 

Je crois que ce qui y a été pour beaucoup, c’est l’ambiance.  Je crois que je vous ai déjà parlé ce comment je me sentais quand j’ouvrais un roman de Dickens, n’est-ce pas?  (Yep, j’ai cherché et  j’en parle ici… je ne serai pas si longue, cette fois, promis)   Dans ce cas, même si on est dans un univers différent, même si ce n’est pas du tout Dickens, j’ai un peu ressenti la même chose.  Dès que j’ouvrais le roman, c’était comme si les petits personnages s’agitaient dans un tourbillon et devenaient vivants dans une ville qui existait réellement pour moi.   J’avoue d’ailleurs que les parties « ville » sont celles que j’ai préférées.   Ah, ces archives d’Université!  J’ai adoré la façon de décrire ce monde, la façon de rendre cette magie un peu particulière réelle.  En effet, la sympathie (la magie, quoi), est réellement ancrée dans l’univers, présente sans être – encore – grandiose.  Elle est juste là, au coin de notre oeil, attendant d’apparaître complètement. 

 

Kvothe nous raconte donc sa vie.   Sa jeunesse surtout et les événements qui l’ont peu à peu fait devenir la légende qu’il est maintenant.  Le rythme est lent (vraiment hein… mais j’ai beaucoup ce rythme lent, justement), il y a énormément de détails, on bâtit lentement une mythologie par des histoires, des raconteurs, des chansons, des poèmes.  Comme les personnages vivent dans cet univers, rien n’est étalé, nous découvrons le tout à mesure que les éléments surgissent devant nous.   Pour moi, ça a parfaitement fonctionné et j’ai beaucoup aimé la narration, l’écriture et cette façon de nous faire entrevoir le jeunesse de Kvothe.  Le personnage est devenu réel.  Parce que bon, à la fin de la première journée, il n’est pas vraiment un héros hein.  Un jeune garçon/jeune homme très intelligent, doué dans un peu tout, soit, mais qui a un talent particulier pour se mettre les pieds dans les plats et se placer dans des situations impossibles.  Et c’est ce côté trop fier, trop impulsif, qui me l’a rendu plus humain et qui a fait que je m’y suis attachée.  Oui c’est un génie mais ses décisions sont celles d’un jeune homme fougueux, orgueilleux. 

 

Et surtout, surtout, j’ai ressenti presque physiquement les transitions entre l’histoire qui nous est racontée et les scènes de l’auberge, qui étaient aussi tangibles pour moi.  Sombres, soit, comme si on avait brutalement éteint le film pour revenir au présent.  Parce qu’on sent bien que la réelle histoire est dans le présent, bien que nous ne fassions que l’entrevoir dans ce tome.   

 

Bref, un roman qui s’est lu tout seul et qui m’a transportée ailleurs.  Le tome 2 est d’ailleurs déjà commandé parce que je veux vraiment savoir comment Kvothe, ce personnage qui a fasciné les foules, a pu se retrouver là, derrière ce comptoir. Nous raconte-t-il la vérité? 

 

Bref, une belle surprise, dans un univers riche et complexe qui est ici mis en place. 

The society of S (La société des S) – Susan Hubbard

Society-of-S.jpgPrésentation de l’éditeur

Ben… sur mon édition, il n’y en a pas.  Vous allez devoir vous contenter de mon pitch perso!

 

Commentaire

J’avais lu de très très bonnes critiques sur ce roman alors quand je l’ai ouvert, je m’attendais à une révélation.  Je sais, je suis bizarre… et l’espoir fait vivre, non?  De toute façon, je sens que ce billet ne sera pas clair parce que mon opinion n’est décidément pas claire au sujet de ce roman, dans lequel j’ai vu de bien bonnes choses mais où je me suis quand même un peu ennuyée par moments. 

 

Mais bon, je m’explique. 

 

Ari Montero a 13 ans.  Elle a été élevée par son père Raphael, qui l’a toujours protégée de tout.  En effet, à 13 ans, Ari n’a aucune idée que ce n’est pas du tout normal de ne jamais voir de jeunes de son âge, de passer tout son temps dans une maison victorienne et de faire des études classiques avec son père étrange et distant.  Ari a 13 ans « going on thirty », selon elle.  Selon moi, elle nous semble une jeune fille très intelligente, mais de 17-18 ans.  C’est d’ailleurs l’un de mes bugs avec le roman.  D’accord, elle n’est pas tout à fait comme nous, probablement que ça la fait vieillir plus vite, mais c’est quand même bizarre.  D’un côté, elle découvre comme une jeune fille, parfois elle a un ton très jeune (et c’est ce ton en particulier qui me l’a rendue attachante) et d’un autre, pendant toute la deuxième partie, j’ai eu l’impression que l’histoire ne collait pas à son âge. 

 

C’est une quête d’identité que ce roman.  Le père d’Ari n’a jamais voulu répondre à ses questions, il se contente de lui enseigner.  Jusqu’à ce qu’un jour, il n’ait pas le choix de lui expliquer qui il est, qui elle est.  Ari devra donc tenter de comprendre sa propre nature d’hybride et de faire des choix sur la façon dont elle veut vivre.  Et c’est surtout là-dessus qu’est basé le roman.  J’ai beaucoup apprécié le fait que l’auteur ne se noie pas dans la guimauve et que, bien que la mythologie surnaturelle soit intéressante (et encore à découvrir, en fait), elle n’en soit pas l’objet principal.  Certes, elle est importante mais la quête d’Ari, celle de sa mère, de ses origines, de son histoire, est vraiment ce qui importe. 

 

C’est donc le journal d’Ari, épuré, auquel nous avons droit.  J’ai beaucoup aimé le procédé et l’écriture, qui m’a beaucoup plu.  J’ai souri quand elle s’adresse à nous, quand elle tente de se normaliser, de rationnaliser.  Son histoire de couleurs m’a fait beaucoup rire.  (Bon, je suis pareille hein, mais pas pour les mêmes raisons… Dans mon cas, le « S » est bleu aussi, mais ça a plutôt rapport avec le fait que j’ai appris l’alphabet avec des lettres magnétiques collées sur le frigo.  Et le « s » était bleu.  Je n’embarque même pas sur ma représentation des chiffres… c’est encore plus débile!)

 

Il y a un hommage évident à « On the road » de Kerouak mais pour ma part, c’est cette partie qui m’a le moins accroché.  Même si je comprends pourquoi une jeune fille influençable de 13 ans a pu faire un truc pareil, je ne pouvais m’empêcher, justement de me dire qu’elle avait… 13 ans!  J’ai donc trouvé le tout moins crédible et quand même un peu « facile »…  Un peu déçue aussi vis-à-vis la représentation de la mère et le côté manichéen de ce premier tome… encore une fois, un peu facile. 

 

Malgré tout, en raison des choses qui sont mises en place, en raison de faits qui nous sont révélés à propos de certains personnages… et parce que je suis curieuse, je lirai probablement la suite, que je commanderai bientôt.  De bonnes idées, beaucoup de possibilités, une belle écriture, mais quand même un petit problème de crédibilité  et de lenteur d’action à certains moments pour moi. 

Top Ten Tuesday – 24 – Les auteurs qui prennent le plus de place dans notre bibliothèque

Top Ten Tuesday 2

At The broke and The bookish!

 

Et en français officiellement chez Iani depuis quelques semaines.  J’avoue, cette semaine, je suis le thème français par pure paresse intellectuelle.  Je n’ai pas le temps – ou la volonté… faites votre choix – de faire le tour pour voir quels livres ont suscité les plus grosses réactions chez moi (et en plus, c’est trop varié, je n’arrive pas à faire un billet qui se tient… quoique bon, vous pourrez vous demander « depuis quand ses billets se tiennent, elle? »… et vous auriez bien raison) et tant qu’à piger dans les ancient thèmes, pourquoi pas faire celui en français.  

 

Du coup, les auteurs qui prennent le plus de place dans ma bibliothèque. 

 

Au départ, j’avais limite renoncé, en me disant que ce serait encore une énième liste de mes auteurs préférés, ce que j’ai déjà fait dans d’autres tops et dans une tonne de tags.   Sauf qu’à bien y penser… j’ai de drôles de choses dans ma bibliothèque.  Et comme j’assume ma non-légitimité et ma bizarrerie, j’ose!

 

1.  Charles Dickens

Ben quoi… je ne pouvais pas ne pas vous parler de mon Charlie, hein!  J’ai lu plusieurs de ses romans et j’ai comme 3 biographies (dont celle d’Ackroyd, qui prend une demi-tablette à elle toute seule).  En plus, ils sont gros, ses livres.  Ils prennent tout plein de place, voilà.  Mais il m’en manque encore… je ne désespère pas qu’un jour, il prenne encore plus de place.

 

2.  Jane Austen

Ben voyons, direz-vous.  Elle n’a écrit que 6 romans et quelques trucs de jeunesse… comment elle peut prendre beaucoup de place?  Vous oubliez un truc horriblement tentateur pour la consommatrice que je suis: LES DÉRIVÉS.  J’adore les Austeneries, les dérivés de P&P, les réécritures du point de vue de Darcy (au moins 5 livres faits comme ça dans ma biblio), les suites (plusieurs), les « et si ça s’était passé comme ça au lieu de comme ça » (j’ai cessé de compter), les réécritures modernes, les adaptations libres, un livre dont vous êtes l’héroïne…  Et ça, ce n’est que pour P&P.  J’ai des réécritures de Persuasion aussi et je crois que j’ai quelques variations sur Emma et sur S&S… en quelque part.  Bref, oui, Jane prend beaucoup, beaucoup de place.   Et en plus, je bougonne presque chaque fois hein.  Je me plains, je ronchonne… mais je lis quand même.  Tous ceux que je peux trouver.  Je suis indécrottable, je sais.

 

3.  Shakespeare

Encore une autre de mes obsessions.  L’histoire avec Will (yep, on est intimes 😉 ) c’est qu’au départ, j’avais du mal avec l’anglais élisabéthain.  Donc, j’avais une version anglais élisabéthain et une version française.  Ensuite, j’ai découvert les versions bilingues.  Ensuite, j’ai découvert les versions No Fear… et les Cliffnotes.  Donc, je dois avoir chaque pièce en au moins 4 exemplaires.  Croyez-moi, ça prend de la place.  Beaucoup de place.

 

4.  Janet Evanovich

Parce que j’ai tous les Stephanie Plum (sauf le tome 17… en plus de tous les avoir, il me les faut tous dans la même édition… yep, psychorigide je suis) et les between the numbers.  Et que j’ai pluuusieurs romance novels aussi.  Bon, je commence à en avoir marre un peu des répétitions mais c’est plus fort que moi, il me les faut.  Je bougonne devant les tergiversations de Stéphanie et soudain, il y a une scène hilarante qui me fait perdre toute crédibilité et qui suscite des éclats de rire impossibles… et je me dis que juste pour ça, pour rire à une bonne blague complètement stupide et pour avoir des images incroyables dans la tête, ça vaut le coup.  Et disons que les couvertures en anglais… on les voit de loin dans la biblio.  Impossible de les manquer!

 

5.  J.K. Rowling. 

Vous ne voulez même pas savoir dans combien d’édition j’ai Harry.  En français (pour prêter aux jeunes, dans le temps, avant que tout le monde ait lu), en anglais, dans l’édition adulte ET dans l’édition enfant (ça faisait pas de classe dans ma biblio, les couvertures différentes).  J’ai aussi une version en espagnol,  et une autre en latin.  À préciser, je ne parle pas espagnol.  Et je doute que la seule phrase que je connais (una cerveza por favor) puisse me servir ici.  Et mon latin date de mon secondaire et même si j’étais quand même top dans le temps, j’en ai un peu reperdu.  Et le vocabulaire a légèrement changé.  Je me suis rendue page 9.  Mais un jour, je m’y remettrai.  C’est beau l’espoir. 

 

6.  Anne Rice

Après avoir eu un MÉGA coup de coeur pour la saga des sorcières Mayfair ado, j’ai décidé de tout acheter Anne Rice.  J’en ai donc une tablette pleine.  Bon, j’ai un peu déchanté hein… parce que son trip très religieux, je n’adhère pas vraiment.  Mais disons que j’ai mis beaucoup, beaucoup de temps à comprendre que non, ce n’était pas un buzz qui durerait 2-3 romans.  Mais tout de même, les sorcières, et les trois premiers des vampires… ils valent le coup!

 

7.  Francine Pascal

Oui, vous pouvez rire.  J’ai déjà raconté ça 1000 fois, je pense, mais bon, comme je ne crois pas que mes radotages soient inoubliables, je peux le redire encore…  Il était une fois l’époque où j’avais 14 ans.  J’étais une terreur, à 14 ans, je vous le jure.  Rien qu’à penser à ce que j’ai fait subir à ma pauvre mère, j’aurais le goût de me cacher en dessous de la table.  Donc, moi, 14 ans.  Un coup TERRIBLE de la part de mes parents: 3 semaines en Floride loin de mes amis et de mon copain du moment.  Non mais… j’étais in-sul-tée.  Du coup, après avoir boudé pendant plusieurs jours, on a vu des petits romans de la série sweet valley high dans un dépanneur.  Ma mère, en ayant par dessus la tête de son ado malavenante décide de lui en acheter quelques uns…  ce qui s’est transformé, à la fin, en une quantité IMPRESSIONNANTE de romans SVH.  Je lisais encore plus vite dans le temps…et vraiment, ça se lit en une heure, ces machins-là.  Vous ne voulez même pas savoir le nombre de livre que j’ai ramenés.  Une chance, on avait pas à prendre l’avion.  Ensuite, dans un trip « teenage revival », j’ai acheté, pour la modique somme de 20$, sur ebay, la collection complète de SVH – Senior Year.  Et je les ai lus.  Et je n’avais pas 14 ans.  Et la vendeuse avait mis un tas de junior high, de Elizabeth… bref, j’en ai en tout à peu près 200.  Toutes collections confondues.  Ca a beau être petit, ça prend de la place.

 

8.  Weiss et Hickman

Vous connaissez Dragonlance?  Bon, parce que ma manie de tomber amoureuse de personnages de romans ne date pas d’hier, je suis jadis tombée en amour avec Raistlin, le mage noir de la série Dragonlance.  Et même si c’était de moins en moins bien, et même si on ne le voyait pres
que plus… je les achetais quand même hein.  Parce que voyez-vous… j’espérais!  J’ai cessé de les acheter depuis les dernières années… mais j’en ai un c… de paquet.  Bilinguement, en plus. 

 

9.  Danielle Steel

Là, je plaide non coupable.  C’est la faute de maman.  Quand j’étais petite, le nouveau Danielle Steel, c’était toujours THE idée de cadeau de Noël pour maman.  Donc, elle les a tous en français.  Puis, il y a quelques années, ma chère maman a décidé de se mettre à l’anglais.  Qu’a-t-elle choisi pour apprendre?  Danielle, of course.  Donc, elle les a en anglais.  Et que font les mamans de LCA quand elles ont lu leurs livres?  Elles les stockent dans la bibliothèque de la dite fille-LCA, qui ne résiste pas, hein.  Bon, je ris, mais j’en ai quand même un « préféré ».  Défense de vous moquer.

 

10.  Madame Harlequin

Ça aussi je l’ai déjà raconté tout plein de fois (je devrais arrêter de raconter ma vie… je suis une vieille blogueuse radoteuse, voilà… je blogue depuis trop longtemps, je n’ai plus rien de neuf à raconter).  Ma grand-mère, adorait les Harlequin.  Chaque début de mois, elle allait acheter la nouvelle batch à la tabagie en face de chez nous.  Ma grand-mère habitait avec nous.  J’ai récupéré beaucoup de choses de ma grand-mère parce que je ne peux rien jeter de ce qui était à grand-mère… call me crazy.  J’ai donc plus de 1000 Harlequin dispersés un peu partout.  Dont le numéro 1 de la vieille série, la première.  Et oui, j’ai encore une fois un préféré.  Et je n’ai même pas honte!

 

Voilà! 

J’ai encore réussi à écrire un roman.  JAMAIS je n’apprendrai à faire court.  Une chance que je n’écrirai jamais autre chose que des articles de blog hein!

 

Et bon, parce que impossible de faire sans… je préciserai que mes bibliothèques sont aussi très largement occupées par un certain Docteur (qui est à moi, je le rappelle, même si certaines sont sur une liste d’attente d’emprunt très sélect.  Même que certaines le veulent en smoking… pffff, les exigences!) qui est en version livre (j’ai tout plein de Doctor Books, d’albums sur la série, d’albums photo, de livres sur l’historique, de comics) mais aussi en version « sur deux pattes » lego ou bonhomme, accompagné de Daleks, de Tardis en plusieurs tailles (je pourrais jouer à « gros/moyen/petit » avec mes Tardis… et j’aurais même moyen-gros et moyen-petit), de pins, de magnets, de sacs à son effigie, de tasses… Bref, il prend aussi beaucoup, beaucoup de place dans mes tablettes.  Mais ce n’est pas un auteur.  Donc bon, je ne l’ai pas officiellement entré dans la liste. 

 

Et voilà, je suis encore en train d’écrire… pffff… aucun auto-contrôle, je vous dis!

 

Et vous, quels auteurs occupent le plus vos tablettes?

Old school (Portrait de classe) – Tobias Wolff

old-school.jpgPrésentation de l’éditeur (en partie et adaptée)

« Le protagoniste de ce roman de Tobias Wolff est un adolescent qui fréquente un collège privé dans les années 60.  Il est boursier mais a appris à copier les manières négligentes de ses compagnons plus privilégiés. Comme plusieurs d’entre eux, il veut plus que tout être écrivain.  Mais pour ce faire, il doit apprendre à dire la vérité sur lui-même.

 

Le noeud de l’histoire est entremêlé avec les concours littéraires de l’école, concours dont le gagnant se mérite une entrevue privée avec un écrivain.  Alors que la fièvre de la compétion contamine le garçon et ses pairs, Old School explore les manigances et les trahisons avec empathie. »

 

Commentaire

Encore l’un ce ces livres que j’avais pris dans cette fameuse liste « best books about school ».  Liste que je ne retrouve plus d’ailleurs car j’aimerais bien revoir, juste pour m’assurer que j’ai bien tout commandé ce qu’il y avait dedans.  Parce que les trois trucs (celui-ci, A separate peace, The perks of being a wallflower) que j’ai lus jusqu’ici ont été de très bonnes surprises que je n’aurais probablement pas lus autrement.

 

Ce roman-ci parle de jeunes mais pour moi, ce n’est pas nécessairement un roman jeunesse.  Le regard qui est porté par le narrateur devenu adulte – et écrivain – sur ces jeunes m’est apparu très adulte malgré que les protagonistes soient pour la plupart adolescents.  Si l’auteur s’est inspiré de sa propre expérience, d’après ce que j’ai pu lire de sa biogaphie, il semble s’agir ici de mémoires fictives, qui font le portrait d’une époque, dans une école pour garçons où on prone le mérite, le travail et l’honneur.  Une école aussi où la littérature est mise au premier plan. 

 

Qu’est-ce que ça raconte?  En gros, on nous raconte, à la première personne, l’histoire d’un jeune homme qui veut devenir écrivain et qui participe aux concours mis de l’avant par son école, des concours où le gagnant se voit accordé une heure avec l’écrivain du moment.   Ici, on nous raconte la visite de Robert Frost, de Ayn Rand et d’Hemingway.   Mais ce n’est que le contexte, parce que selon moi, l’essentiel se trouve ailleurs. 

 

C’est avant tout une quête d’identité qui nous est racontée.  Dans ce monde brillant, où les remarques doivent être drôles et acérées, difficile d’être soi-même, même quand on nous dit sans cesse que c’est le travail qui compte, pas la naissance.  Parce que bon, on sait bien qu’au fond, ce n’est pas siiii vrai que ça.  Et c’est comme ça, mine de rien, que les réflexions de ce jeune dont on ne connaît pas le nom – je l’ai réalisé très tard dans le roman, presque à la fin – m’a lancée dans des réflexions sur le racisme, les classes sociales, le sexisme ou encore l’honnêteté intellectuelle.  Même si à l’occasion, ce n’est qu’effleuré.  On parle de livres (beaucoup d’Hemingway… j’ai d’ailleurs le goût de le relire), du processus créatif, de l’exaltation du jeune artiste, sans jamais être pédant ou tomber dans de longs discours.  J’ai trouvé le tout vraiment très habile. 

 

Un roman très court, à peine 200 pages, mais qui nous amène dans cette école, moins idéalisée, avec une vision moins nostalgique que dans certains autres romans.   Un passage à l’âge adulte pas facile, qui fait réaliser, soudain, que la vie des grands, avec ses problèmes, ses trahisons, ses dilemmes, n’est pas si différentes que la vie des jeunes, en fait.  Juste à une autre échelle.  Et ces professeurs que les jeunes ont idéalisés mais qui pour eux ne vivent pas vraiment, parce que bon, à 17 ans, c’est bien connu, tout tourne autour de nous-mêmes, deviennent soudainement plus humains.   J’ai adoré la dernière partie. 

 

L’écriture m’a beaucoup plu, à la fois simple mais non dénuée d’émotion ou d’humour.  La scène où Ayn Rand visite l’école m’a fait rire tout haut à 3h du matin (ne posez pas de questions… je suis parfois très, très bizarre) et vaut à elle seule son pesant de cacahuètes.    Disons que cette fois, ça ne m’a pas vraiment donné le goût de lire ses écrits!

 

Beaucoup d’honnêteté et un regard tendre, jamais condescendant, sur ce monde clos.  Une belle découverte donc.  Quelqu’un l’a lu?

 

Logo challenge gilmore girls Karine

Challenge Gilmore Girls 1/3

Challenge Gilmore Girls – Les billets

Logo challenge gilmore girls Karine

 

Ce sera donc ici que vous pourrez déposer les liens pour le Challenge Gilmore Girls.   Pour ceux qui veulent savoir de quoi il en retourne ou qui veulent revoir la liste, c’est dans le billet de lancement mais c’est ici que je vais vous demander de me donner vos liens.  Si vraiment vous êtes des perles, des amours, des anges (ajoutez le qualiticatif que vous voulez vous auto-donner, je vous l’autorise), vous allez me le faire sous forme de lien pré-fait (genre comme ça: Old School – Tobias Woolf) pour que je n’aie à faire qu’un copier/coller (parce que c’est bien connu, ma paresse est légendaire quand il est question de liens) mais comme le nombre de participants est beaucoup plus gérable que lors du challenge English Classics, je ne devrais pas prendre tant de retard et il n’y a pas de problème pour les liens normaux DIRECTS vers un billet.   Genre qu’il ne faut pas me faire fouiller tout le blog pour le trouver, sinon je risque de démissionner page 2 ;))

 

Voici donc la liste des participants – je laisse les inscriptions ouvertes, les gens peuvent embarquer jusqu’en décembre 2012, tiens – à date.  Si je me suis trompée dans votre pseudo (possible) ou dans le lien (fort possible) ou encore si je vous ai oublié, faites-moi signe et je vais ajuster. 

 

Il ne faut pas non plus s’inquiéter si je ne place pas votre lien à la seconde où c’est remis hein.  Je l’ai déjà dit, j’ai une forte tendance à la procrastination ;))  Et quand vous aurez lu vos trois bouquins, il y aura a good cup of coffee devant votre nom ;))  Pour rester dans le thème. 

 

Bon challenge!

 

lukes-coffee.jpgAdalanasa liste

   1) Tout est illuminé – Jonathan Safran Foer

   2)  Middlesex – Jeffrey Eugenides

   3) Northanger Abbey – Jane Austen

                     4) Le déclin de l’empire Whiting – Richard Russo

                     5) Sur la route – Jack Kerouac

                     6) Le dieu des petits riens – Roy Arundhati

                     7) Catch 22 – Joseph Heller

                     8) La cloche de détresse – Sylvia Plath

                     9) Expiation – Ian McEwan

                     10) Les âmes mortes – Nikolaï Gogol

                     11) Howl – Allen Ginsberg

                     12) Les extraordinaires aventures de Kavalier &Clay – Michael Chabon

                     13) Tandis que j’agonise – William Faulkner

                     14) Le bizarre incident du chien pendant la nuit – Mark Haddon

                     15) Jane Eyre – Charlotte Brontë

                     16) Tendre est la nuit – Francis Scott Fitzgerald

                     17) Le fil du rasoir – Somerset Maugham

                     18)  L’amant de Lady Chatterley – D. H. Lawrence

                     19)  La conjuration des imbéciles – John Kennedy Toole

      &nbsp
;              20)  Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

                     21) Love Medicine – Louise Erdrich

                     22) Anna Karénine – Léon Tolstoï

                     23)  L’histoire de Pi – Yann Martel

                     24) La jungle – Upton Sinclair

                     25) The perks of being a wallflower – Michael Chbosky

lukes-coffee.jpgAgnèsson billet

   1) L’attrape-coeur – Salinger

   2) Les cerf-volants de Kaboul – Khaled Hosseini

   3) Ne tirez pas sur l’oiserau moqueur – Harper Lee

Aliceses choix

    1) L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

    2) Tendre est la nuit – F. S Fitzgerald

Alicia

Anloreses choix

    1) Le journal d’Anne Frank – Anne Frank

Anouson billet

Axl

Bookworm

Bluegreyses choix

Cath – 

Céline

   1) Gatsby le magnifique – F.S. Fitzgerald

Cessses choix

Chicason billet

lukes-coffee.jpgChimèreson billet

   1) Le voyage de Simon Morley – Jack Finney

   2) Le fil du rasoir – William Somerset Maugham

   3) L’art de la guerre – Sun Tsu

                     4) Rébecca – Daphne du Maurier

                     5) La foire aux vanités – Willam Makepeace Thackeray

                     6) Avec vue sur l’Arno – EM Forster

Chinouk son billet

Choupynette

Cottage de Myrtille

   1) Les aventures de Pinocchio – Collodi

Cristie

   1) Sur la route – Jack Kerouak

Dingue de livres – 

Dryade de brume

Eiluned

Emilyses choix

Emma

lukes-coffee.jpgEnigmason billet

   1) Jane Eyre – Charlotte Brontë

   2) Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

   3) Le portrait de Dorian Gray – Oscar Wilde

                     4) Daisy  Miller – Henry James

                     5) Orgueil et préjugés – Jane Austen

Evertkhorus (officieusement) ;))

Evilysangel

Fashionses choix

Fée Bourbonnaiseson billet

Florason billet

   1) Haute fidélité – Nick Hornby

   2) Les sorcières de Salem – Arthur Miller

   3) Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

Georgeses choix

    1) La ferme africaine – Karen Blixen

Habitant de Stoson billet

   1) Le temps n’est rien – Audrey Niffenegger

Hérissonsa liste 

lukes-coffee.jpgIsabelleses choix

   1) Hamlet – Shakespeare

   2) Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

   3) 1984 – George Orwell

lukes-coffee.jpgIsallysunson billet

   1) Les hauts de Hurlevent – Emily Brontë

   2) Des souris et des hommes – John Steinbeck

   3) Peter Pan – James Matthew Barrie

Izar_Ederrason billet

Jeneen

lukes-coffee.jpgJoeson billet

   1) Harry Potter à l’école des sorciers – JK Rowling

   2) L’ombre du vent – Carlos Ruiz Zafon

   3) Les quatre filles du Docteur March- Louisa May Alcott

lukes-coffee.jpgKarine:)Ma liste

   1)    Old School – Tobias Woolf

   2)   Docteur Jekyll and Mr. Hyde – Stevenson

   3)   Macbeth Shakespeare

                     4)  A room with a view – E. M. Forster

                     5)  Oliver Twist – Charles Dickens

                     6) Le diable dans la ville blanche – Erik Larson

                     7) Madame Bovary – Flaubert

lukes-coffee.jpgKatia

   1) Moby Dick – Herman Melville
  
  2) Alice au pays des merveilles – Lewis Caroll

   3) Christine – Stephen King

 lukes-coffee.jpgLaurases choix

    1) 1984 – Orwell

    2) Northanger Abbey – Jane Austen

    3) Oliver Twist – Charles Dickens

lukes-coffee.jpgLaureson billet

   1) L’attrape-coeur – J. D. Salinger

   2) Gatsby le magnifique – F. S. Fitzgerald

   3) Lettres à un jeune poège – Rainer Maria Rilke

Le cottage de Myrtille

   1) Des fleurs pour Algernon – Daniel Keyes

   2) Sa majesté des mouches – William Golding

lukes-coffee.jpg  Lilises choix

   1) Un chant de Noël – Charles Dickens

   2) Jane Eyre – Charlotte Brontë

   3) 1984 – George Orwell

Lewerentz

Liliba

Lilie – son billet

L’ogresse de Paris

L’or des chambressa liste

   1) Orgueil et préjugés – Jane Austen

Louses choix

Lynnae

   1) Frankenstein – Mary Shelley

   2) Harry Potter à l’école des sorciers – JK Rowling

   3) Le club de la chance – Amy Tan

Maijoses choix

   1) Brick Lane – Monica Ali

Mallou

Mangoses choix

lukes-coffee.jpgManu

   1) Anna Karénine – Tolstoï

   2) Qu’est-il arrivé à baby Jane – Henry Farrell
   3) Les cerf-volants de Kaboul – Khaled Hosseini

Mazelses choix

Mélodie

Mlle Pointillés

Mrs Figg

MyaRosa

Nag

   1) Orgueil et préjugés – Jane Austen

Nanieblueson billet

   1) Outsiders – S.E. Hinton

Natacha

   1) Tendre est la nuit – F Scott Fitzgerald

Natakason billet suivi

Noukette

Owl

   1) Expiation – Ian McEwan

   2) Roméo et Juliette – Shakespeare

Pandoreeses choix

Petit speculoosses choix

    1)La dernière leçon – Mitch Albom
    2) Raison et sentiment – Jane Austen
    3) Le temps n’est rien – Audrey Niffenegger

Pylmaouson billet

Romanzases choix

   1) La cousine Bette – Balzac

   2) Carrie – Stephen King

lukes-coffee.jpgSamarian

   1) L’étrange cas du Docteur Jekyll et Mr. Hyde – Stevenson

   2) Les quatre filles du Docteur March – Louisa May Alcott

   3) Balzac et la Petite Tailleuse chinoise – Dai Sijie

Sarason billet

   1) Qu’arriva-t-il à Baby Jane – Henry Farrell

   2) La vallée des poupées – Jacqueline Susann

lukes-coffee.jpgSharonses choix

   1) La ferme africaine – Karen Blixen

   2) S comme silence – Sue Grafton

   3) David Copperfield – Charles Dickens

                     4) Stuart Little – E.B. White

Shopgirlses choix

Sofynet

   1) Gatsby le magnifique – F.S Fitzgerald

Soukeeson billet et ses choix

   1) La petite fille aux allumettes – Hans Christian Andersen

Sophie

Stephie

Sybille

Syl

   1) Northanger Abbey – Jane Austen

Theoma

Touloulou

   1) Sur la route – Jack Kerouac

   2) Daisy Miller – Henry James

Vashta Neradason billet

   1) Fahrenheit 451 – Ray Bradbury

   2) Expiation – Ian McEwan

lukes-coffee.jpgVilvirtsa liste

   1) Ethan Frome – Edith Wharton

   2) Raison et sentiments – Jane Austen

   3) Orgueil et préjugés – Jane Austen

Yueyin

Zazze

   1) Mrs Dalloway – Virginia Woolf

   2) Frankenstein – Mary Shelley

   3) Northanger Abbey – Jane Austen

Fire Study (Les secrets d’opale) – Maria V. Snyder

Fire-study.jpgPrésentation de l’éditeur (je pense que c’est ma pire traduction à vie… pardon me…)

FORCÉMENT, QUELQUES SPOILERS SUR LES TOMES 1-2…

« Yelena est une Soulfinder.  La nouvelle s’est répandue et plusieurs personnes ne semblent pas à l’aise avec celle-ci. Déjà, les habiletés étrange de Yelena ainsi que son passé l’ont mise à l’écart.  Pendant que le Conseil décide du sort de Yelena, elle reçoit un message inquiétant: il existerait un complot contre son pays natal, orchestré par un sorcier qu’elle aurait déjà défait dans le passé…

 

L’honneur place Yelena sur un chemin qui va tester les limites de ses pouvoirs et l’espoir de retrouver ceux qu’elle aime la pousse vers l’avant.  Sa quête lui fera rencontrer alliés, ennemis, amoureux, assassins, dont elle questionnera la loyauté.  Yelena n’aura qu’une seule chance de se prouver à elle-même… et ainsi sauver la terre qu’elle aime. »

 

Commentaire

Voici la fin de cette trilogie de Maria V. Snyder.  Si je peux affirmer que je garderai un bon souvenir général de la série, je dois avouer que je suis quand même un peu (ok… beaucoup) déçue par ce dernier tome.  Yep, ça arrive aux meilleurs d’entre nous, n’est-ce pas.   Et pourtant, je voulais aimer. 

 

Mais je m’explique.

 

Ce que j’ai surtout apprécié dans le premier tome, c’était le contexte.  Goûteuse, j’avais trouvé cette partie originale.  Et j’aurais aimé qu’on y revienne, qu’on réutilise… j’aurais aimé que ce soit un élément important de l’histoire.  Dans ce troisième tome, Yelena est face à elle-même, elle ne fait plus confiance à personne et voit bien qu’elle fait face à quelque chose qui la dépasse.  Son tisseur d’histoire ne l’aide pas beaucoup, son frère est lui-même un peu perdu, Valek est loin…   Bref, elle ne va pas très bien.  Ça se comprend.  Sauf que personne ne semble comprendre ça et j’ai trouvé qu’on en demandait beaucoup à la pauvre fille.  J’ai donc difficilement adhéré à cette partie de l’histoire… je ne la trouvais pas si terrible que ça, moi, Yelena.

 

Autre chose?  Oui, il y a beaucoup d’action mais quand même, j’ai trouvé des longueurs, surtout au début.  Tout va trop vite mais est également trop répétitif et trop facile dans la résolution.  En fait, j’aurais tendance à appeler ça du remplissage, mais bon…  Difficile de vraiment s’attacher à des personnages quand ils ne font que passer ou qu’ils sont absents.   Bref, beaucoup de péripéties, beaucoup de problèmes, de batailles… pour mener à pas grand chose, au final, à part la toute dernière partie.    Et beaucoup trop manichéen pour mon goût. Alors que je trouvais que, justement, ce ne l’était pas tant que ça avant.  Valek me plaît toujours beaucoup mais il est très peu présent, toujours efficace, toujours presque un sauveur… trop parfait…. De plus, je n’ai pas cru à certaines situations.  Bref, bon, je suis déçue. 

 

Toutefois, Yelena, avec son caractère bien trempé et sa manie d’aller vers l’avant me plaît toujours.  Elle doit évoluer vite, se faire une toute nouvelle idée d’elle-même, apprendre à faire confiance alors que sa confiance a été trahie dans le passé.  Elle doit aussi se faire face à elle-même, alors qu’elle se fait un peu peur, avec ses nouveaux pouvoirs.  Ce questionnement est intéressant.  J’aime beaucoup ce personnage ainsi que l’évolution de sa relation avec son frère même si ce n’est pas toujours facile.  

 

Une série que j,ai en gros appréciée, malgré cette déception.  Pas pour la finale ni rien… ce n’est pas que ça retombe comme un soufflé à la fin… c’est juste que selon moi, ça se traîne un peu.  Ceci dit, mon opinion n’est pas généralisée.  J’ai vu des avis très positifs ici et ici!

 

Mes avis sur le tome 1 et sur le tome 2.

Les billets de Cess, Adalana et Sandy!

(Enfin, je les ajoute dès que j’ai les liens… on a eu un léger bug de programmation, pour ce billet.  Un zappage collectif!)

Ru – Kim Thuy

Ru.jpgPrésentation de l’éditeur

« Le paradis et l’enfer s’étaient enlacés dans le ventre de notre bateau.  Le paradis promettait un tournant dans notre vie, un nouvel avenir, une nouvelle histoire.  L’enfer, lui, étalait nos peurs: peur des pirates, peur de mourir de faim, peur de s’intoxiquer avec les biscottes imbibées d’huile à moteur, peur de manquer d’eau, peur de ne plus pouvoir se remettre debout, peur de devoir uriner dans ce pot rouge qui passait d’une main à l’autre, peur que cette tête d’enfant galeuse ne soit contagieuse, peur de ne plus jamais fouler la terre ferme, peur de ne plus revoir le visage de ses parents assis quelque part dans la pénombre au milieu de ces deux cents personnes. »

 

Ru est le récit d’une réfugiée vietnamienne, une boat people dont les souvenirs deviennent prétexte tantôt à l’amusement, tantôt au recueillement, oscillant entre le traique et le comique, entre Saigon et Granby, entre le prosaïque et le spirituel, entre les fausses morts et la vraie vie. »

 

Commentaire

J’étais réticente par rapport à ce roman.  Imaginez-vous que j’ai l’esprit de contradiction.  Et il a trôné au numéro 1 des ventes dans une librairie grande surface pendant un long moment.   Du coup, ça m’avait enlevé toute envie de le lire.  Il a fallu que l’auteure soit présente au salon du livre de ma région, que je l’écoute un peu parler avec les gens (je n’ose pas parler aux auteurs… je suis une grande timide, au fond), que j’aime ses propos pour que je me décide.  Et j’ai bien fait parce que ce fut vraiment un beau moment de lecture, même si je sens que je vais avoir du mal à en parler. 

 

Je me contenterai donc de dire que j’ai été très, très touchée par ce texte qui, par courtes scènes qui nous font parfois sourire, parfois frissonner ou qui nous atteignent, tout simplement, raconte Nguyen An Tihn (avec un diacritique de plus, que je ne sais pas comment faire sur mon clavier), une femme d’origine vietnamienne qui est arrivée au Québec à 10 ans, sur un bateau de réfugiés.  Du Viet Nam « en paix », ils sont passés par un camp de Malaisie pour arriver à Granby.   Les textes sont courts, percutants, souvent très poétiques, dans une langue très belle, qui peut décrire magnifiquement des choses horribles, sans que ça choque.  L’auteure alterne les souvenirs de Saigon, du camp, du Québec, avec un regard souvent tendre, parfois détaché.  Elle raconte sa vie en tant que fille de ses parents, de nièce de son oncle Deux ou de sa tante Sept, sa vie de mère d’un enfant autiste aussi.  Sa vie de Québécoise, sa vie de femme de Nulle Part à l’occasion. 

 

Ru veut dire, en français, « petit ruisseau ».  En vietnamien, il veut dire « bercer » ou « berceuse ».   Les images du Viet Nam qui nous sont offertes sont fortes, évocatrices.  Surtout pour une fille pour qui, quand on évoque cette guerre, se rappelle immédiatement les images de Forrest Gump et, surtout, le musical « Miss Saigon » (ne pas taper… mon inculture fait limite peur, je sais). 

 

Les textes nous font réfléchir.  J’ai souvent levé les yeux à la fin d’une page pour essayer de me représenter tout ça.  J’ai aimé sa vision, sa façon d’accepter, de vivre pour maintenant, de collectionner les images dans sa tête.  Sa façon de ne jamais oublier d’où elle vient et de ne pas se laisser engloutir par ce qui l’entoure. 

 

Un roman émouvant sans jamais tomber dans le misérabilisme. 

Et selon moi magnifiquement écrit.

 

Je n’ai jamais vu l’auteure dans des entrevues (je n’écoute pas la télé, c’est bien connu) mais elle semble avoir beaucoup en commun avec son personnage.  Arrivée aussi au Québec à 10 ans, dans les mêmes circonstances, elle est devenue écrivaine après un parcours éclectique.  Son dernier roman est sorti il y a peu… et c’est certain que je le lirai bientôt!

Top Ten Tuesday – 23 – Lectures ambiance Halloween

Top Ten Tuesday 2

At

The broke and The bookish!

Et en français officiellement chez Iani depuis quelques semaines, avec un thème différent.  Comme je fais les TTT depuis un moment, j’avais déjà fait mon top sur le thème choisi (livres qui traînent dans la pile à lire) en mars dernier.  Vous pouvez trouver le dit TTT ici.

 

 

Oui, oui… ici, on est encore mardi. 

Du coup, je ne suis même pas en retard.

Félicitez-moi!

 

Parce que je travaille avec les enfants et parce que je suis au Québec, l’Halloween, c’est un événement.  J’aurais même pu mettre un É majuscule.  On va passer sur le fait qu’un creton m’a demandé aujourd’hui si j’étais déguisée en décoration de Noël (la faute à mes very dangling and very golden boucles d’oreilles qui se terminent par une étoile… au moins, c’est pas une crèche, hein) et tenter de proposer des ambiances gothiques, Halloweenesques ou very, very scary.

 

Il faut savoir que je suis la pire peureuse de la terre.  J’ai dormi la lumière ouverte quelques semaines après avoir écouté… « Le sixième sens » (alors que j’avais deviné la fin à la 8e minute environ) et quand j’étais petite, on m’a carrément effrayée au catéchisme avec l’histoire de la fille à qui était apparue la sainte vierge.  J’ai passé plusieurs années à prier pour qu’elle ne m’apparaisse PAS et ne me dise pas la date de la fin du monde…  Oui, call me crazy.   C’était dans le temps des écoles confessionnelles obligatoires ici ;))  

 

Donc, pour me faire peur ou pour me mettre dans l’ambiance, voici ce que je propose!

Je ne vais pas réciter toute la liste des romans YA avec vampires, sorcières, zombies etc. hein… juste quelques uns. 

 

1.  The graveyard book – Neil Gaiman

J’oublie toujours le titre en VP… un truc avec Nobody Owens dedans, je pense… anyway, vous voyez de quoi je parle!   Pour le cimetière très accueillant et très chaleureux, pour la joyeuse ambiance remplie de fantômes pittoresque.  Parce que bon, ça fait très brumeux et qu’en plus, c’est bien.  Et c’est Neil!

 

2.  Macbeth – Shakespeare

Ben quoi… ya des SORCIÈRES là-dedans!  Come on!  Bon, selon le Docteur, c’était des aliens qui voulaient prendre possession du monde… mais passons.  Je pense qu’il va d’ailleurs falloir que je relise la pièce pour me mettre dans l’ambiance, tiens!  Et bon, qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour plugger Shakespeare, n’est-ce pas!

 

3.  Rébecca – Daphne Du Maurier

Je n’exagère pas, j’ai failli mourir de peur quand je l’ai lu à 12 ans.  J’avais demandé à ma grand-mère – qui habitait chez moi – de placer une alarme d’incendie dans ma chambre (Bon, il faut dire que j’avais aussi lu Jane Eyre à la même époque et que j’avais agrémenté ma demande par une requête officielle de fouiller le grenier, vu que la trappe était dans sa chambre.  Elle a eu beau me dire qu’il n’y avait rien dedans, que de la mousse à isoler, rien à faire.  Oui, j’ai toujours été bizarre).   Donc, Rébecca.  Une atmosphère géniale, tout à fait dans le ton pour l’Halloween.  Même s’il n’y a aucun vampire/zombie à l’horizon!

 

4.  The woman in black – Susan Hill

Ma dernière méga frousse.  J’ai quand même réveillé le copain qui m’hébergeait à 3h du matin parce que « j’entendais des choses » et que « les ombres bougeaient toutes seules ».  Au centre-ville de Montréal, ça a l’air que c’est normal ;))  Une totale réussite selon moi au plan de l’atmosphère, qui a réussi à m’effrayer malgré une histoire somme toute très simple et très classique. 

 

5.  Drood – Dan Simmons

Dickens, Wilkie Collins (dont j’aurais pu placer « La dame en blanc » dans ma liste… mais bon, je considère qu’il est représenté par ce roman) et une atmosphère à la limite de la folie, avec une sombre figure qui veille, le tout embrumé dans la fumée d’opium.    On imagine très bien ce Londres glauque… et bon, ya Charlie, hein!

 

6 . La série Fever – Karen Marie Moning

Sérieux, les Shades, j’ai eu réellement peur et le Dublin décrit est réellement cauchemardesque.   Des fae, des ombres qui vous transforment en papier, une librairie chaleureuse qui semble être le seul havre dans ce monde que nous ne comprenons d’abord pas du tout.  On est perdu, dérouté, complètement tout seuls… et pour ma part, complètement effrayée, surtout dans les deux premiers tomes.  De toute façon, c’est selon moi de l’urban fantasy géniale et il y a Barrons.  Du coup, ça vaut une petite lecture.   Et en plus, je suis en plein dedans… il y a des quotes géniales sur Goodreads… et ça m’a donné envie de relire le roman… « you’re leaving me Rainbow girl »… swoooon!

 

7.  Interview with the vampire – Anne Rice

Parce que pour moi, ça a été la première mythologie vampire que j’ai découverte, avant Dracula, même.  Ça date, donc.  Dans ce premier tome, l’auteur réussit à nous transporter dans une ambiance mystérieuse, limite nostalgique et romantique.  En même temps, Lestat fait peur, vu par Louis.  Et c’était avant le virage « religion » qui me convient moins, personnellement.  Du coup, j’ai aimé les trois premiers de cette série.  Et c’est very Halloween dans mon cas! 

 

8.  Le fantôme de l’opéra – Gaston Leroux

Ben quoi… ça ne suffit pas qu’il y ait « fantôme » dans le titre et un grand bal masqué dans le roman?  Sans compter des sous-sols complètement fantasmagoriques et des statues qui ont des yeux?  Un ventriloqu génial et complètement fou?  Une héroïne digne des romans gothiques, en plus… non?  Ok, je sors!  Mais je vais quand même le relire!

 

9.  Beautiful Creatures (16 lunes/17 lunes) – Kami Garcia / Margaret Stohl

Dans les séries fantastiques jeunesse récentes, c’est celle dont l’atmosphère m’a le plus interpellée.  Le vieux sud, limite romanesque, avec des sorcières, des destinées, une atmosphère pesante, des cimetières, les fantômes du passé… Bref, non seulement je dois lire le tome 3 bientôt (il est dans ma pile) mais ça me plaît bien!

 

10. The Raven – Edgar Allen Poe

Quand un copain le lit à haute voix, je veux me cacher à chaque fois.  Le nevermore me fait badtripper et j’ai carrément des frissons… brrrrr…

 

10a.  Plum Spooky – Janet Evanovich

Ok, j’avoue, ce n’est pas le meilleur… Les between the numbers ne sont pas comme les vrais tomes… mais il faut bien célébrer la future arrivée sur nos écrans de Ranger et Morelli, non, avec un peu d’Evanovich!  Quoi, ya peu de Ranger et de Morelli, là dedans?  Des détails, des détails.  Et bon, ya quand même Diesel!  C’est quand même drôle et c’est over dans le thème, en plus!

 

Je suis à 10 (ben, presque, hein)… je vais donc m’arrêter.

J’ai vu qu’il y avait plusieurs mentions de « Harry Potter » dans ce top mais pour moi, Harry, c’est Noël, pas l’Halloween… il ne faut pas tenter de comprendre les méandres de mon cerveau bizarre, je pense!  Mais je nommerai quand même d’autres romans aux ambiances gothiques, freakantes ou fantastiques… Je pense à Fever Dream (Riverdream), de George R. R. Martin, La nuit de l’infâmie, de Michael Cox, Aliss, de Patrick SénécalDracula, de Stoker, Frankenstein de Mary Shelley, Le livre des choses perdues de John Connoly ou Le treizième conte de Diane Setterfield.

 

J’ai bien le goût de me plonger dans l’atmosphère d’ailleurs… des suggestions??

Steampunk! L’esthétique rétro-futur – Étienne Barillier

steampunk-.jpgPrésentation de l’éditeur

« Imaginez un passé qui aurait pu être!  Un XIXe siècle victorien soudain théâtre de l’affrontement de robots gigantesques propulsés grâce à la vapeur, des gentlemen magiciens luttant contre des créatures maléfiques – toute une littérature populaire revisitée, dans une étourdissante relecture des oeuvres de Jules Verne, de H.G Wells, et une esthétique « rétro-futur » prend son envol.  Des premiers textes explorant le XIXe jusqu’à la naissance du steampunk; de l’éclosion du steampunk francophone aux adaptations cinématographiques et à la bande dessinée ; des jeux vidéo à l’apparition d’une culture steampunk; ce panorama suit pas à pas la naissance d’un genre riche et complexe, aux couleurs d’un rêve empli de boulons et de vapeur. »

 

Commentaire

J’avoue que j’ai été d’abord attirée par le Steampunk il y a quelques années, après avoir croisé des gens déguisés dans de magnifiques costumes victoriens agrémentés d’horloges, de rouages ou de lunettes fantastiques.  J’avais trouvé ça magnifique.  C’est donc l’esthétique qui m’a d’abord plu et j’ai mis un moment à comprendre que ce courant venait d’abord de la littérature.  Ne vous méprenez pas, je ne suis pas une réelle « vaporiste ».  Je me ne déguise pas (quoi que je suis dans la confection d’un costume de danse tribale de style steampunk… mais c’est une autre histoire) et je suis relativement néophyte en la matière.  C’est donc pour ça que Fashion et moi avons choisi d’explorer ce style lors de notre dernier swap au long cours « Steam under the covers« .   C’est d’ailleurs elle qui m’a offert ce document ma foi très instructif.

 

Je parle rarement des ouvrages de non-fiction sur ce blog pour la simple et bonne raison que j’en lis très peu.  J’imagine que les catalogues de jouets et les revues « Fréquences » ne comptent pas hein ;))  J’avais donc prévu le lire tranquillement, en même temps que je lisais autre chose.  Erreur. 

 

Je l’ai commencé un soir… et fini le même soir.  Mon exemplaire est rempli de post-its rose, chaque post-it représentant un roman que je veux ab-so-lu-ment lire.  Je sens que ma pile va souffrir! 

 

Steampunk! est un très bon document pour découvrir le genre.  Il est simple, il est clair et l’auteur vulgarise très bien son propos pour que les néophytes puissent comprendre.  On nous raconte l’histoire du steampunk, les documents fondateurs, les premiers balbutiements et on nous présente quelques incontournables, autant en romans, en BD, en séries, en jeux vidéos qu’en jeux de tables ou en mode.   On tente de nous préciser les différences et les croisements entre steampunk et uchronie/fantasy/sf mais surtout, on essaie de nous faire comprendre cet esprit steampunk, qui se veut décloisonné et foisonnant.   J’avoue avoir été davantage intéressée par les romans/BDs et séries mais j’ai aimé voir l’ampleur du phénomène, voir à quel point cette culture était présente dans de nombreux domaines artistiques.  Et j’adore littéralement cette esthétique, je l’ai dit hein?  Je sais, j’aime radoter.

 

Je réalise que je ne parle pas beaucoup de ce qu’est le steampunk… mais je pense qu’en gros, vous avez une bonne idée et il est très difficile de résumer ceci en quelques mots sans tomber dans le clichés.  Je dirai simplement que si vous aimez les ambiances passées, les machines incroyables et l’apparition de personnages de fiction dans les romans (moi, je bats des mains à chaque fois… I love it!) , il y a des chances que ça vous plaise.

 

Le document est facile à lire (bon, il y a quelques encadrés bizarrement placés mais ça ne nuit pas vraiment à la cohérence) et sa structure nous donne l’impression de réellement lire l’histoire d’un genre.  Les images sont en noir et blanc mais sont quand même magnifiques.  Je n’ose même pas imaginer ce que ça aurait été en couleurs.   Il faut juste faire un peu attention… quand un titre nous intéresse vraiment, peut-être survoler la description.  On en dit parfois un peu trop.  J’ai lu sur un forum steampunk (où je ne retournerai plus, je n’ai pas aimé son ton condescendant – et non, je ne le nommerai pas) que ce document était « pour ceux qui n’y connaissent rien ».  Je dirais plutôt que c’est une excellente entrée en matière!

 

Et vous voulez savoir ce que j’ai noté?  Here it is!

Si vous avez lu certains des titres, ne vous gênez pas pour me laisser vos commentaires hein… je dois prioriser!  Et aussi si vous avez d’autres idées!

 

Livres

– Tous les Wold Newton – Philip Jose Farmer

– La guerre des mondes et la machine à explorer le temps – H.G Wells (je pense avoir déjà lu, je connais les histoires… mais je ne les ai pas dans ma biblio…)

– Frankenstein unbound – Brian Aldiss

– A transatlantic tunnel, hurray – Harry Harrison (c’est terrible un nom pareil, aux US, non?)

– The space machine – Christopher Priest

– Morlock night  – K.W Jeter

– Anubis gates – Tim Powers

– La machine à différences – Gibson/Sterling

– Anno Dracula – Kim Newman

– The steampunk trilogy – Paul di Filipo

– The light age – Ian McLeao

– Bohême – Mathieu Gaborit

– Le cantique de Mercure – Fabrice Colin

– L’équilibre des paradoxes – Michel Pagel

– La lune seule le sait – Johan Heliot

– Whitechapel gods – S. M. Peters

– Swiftly – Robert Adams

– Kraven – Xavier Mauméjean

 

BD et Comics

– La ligue des gentlemen extraordinaires – Alan Moore

– Empire – Pécau

 

Thanks Fashion!

 

Defi-Steampunk.png

Et ça compte pour le Défi Steampunk de Lord Orkan Von Deck;))  Faut juste que je trouve où laisser mes liens… c’est pas gagné, avec ma blogonullerie chronique!