Je pense que depuis le temps, je n’ai plus besoin de dire que j’aime Agatha Christie. Lire ses romans me plonge toujours dans une petite parenthèse surranée et « confortable ». Malgré les meurtres, ceci dit. Et celui-ci ne fait pas exception à la règle. J’ai passé un super moment, avec de grands éclats de rire et du swoonage en prime. Oui oui, je le jure!
Cette histoire est officiellement un « Miss Marple » mais celle-ci intervient très tardivement dans le roman. Nous suivons plutôt Jerry et Joanna Burton, exilés dans le petit village de Lymstock, dans la campagne anglaise. En effet, notre homme vient de se crasher en avion et a besoin de repos, loin de sa vie trépidante à Londres. Et sa sweet sister Joanna, elle-même en peine d’amour, l’accompagne. Sauf qu’en frais de tranquilité, disons que ce n’est pas gagné. Scandale au village: les gens reçoivent des lettres anonymes plutôt désagréables. Et dans ce petit coin tranquille, ça fait parler. Imaginez quand quelqu’un se suicide à cause d’elles!
Bien entendu, il y a une histoire de vilains dans tout ça mais c’est aussi limite une étude sociologique – à petite échelle – de village de Lymstock, avec ses petits mensonges, ses bassesses et sa vie de village, sans oublier les personnages succulents, de la vieille fille adorable à la femme du curé qui met tout le monde mal à l’aise, en passant par Megan, la jeune fille sauvage d’un notable de la ville. Et pour moi, c’est complètement jubilatoire. Que ce soit pour les discussions shakespeariennes (aux opinions ma foi originales), pour la scène digne de My Fair Lady (paraît que c’est mal mais j’adooore ce film), pour les moments soooo cute, les dialogues et les déductions de Miss Marple (qui, comme toujours, voit tout, l’air de rien), ce roman va, je le sens, faire partie de mon Top Agatha!
C’était donc mon billet Dame-Agatha pour le mois anglais… et il entre dans mon challenge The Unicorn and the Wasp, que je suis bien la seule à tenir encore, tiens!


Un autre auteur que je découvre sur le tard. À croire que je n’ai jamais rien lu de ma vie, n’est-ce pas! J’ai choisi celui-ci pour une raison très simple: Hugh Grant. Bon, ok, c’est con, parce que je n’ai même pas vu le film. Mais quel plaisir de lire ce roman en imaginant les expressions « too good to be true » de Hugh Jackman quand il fait son anglais innocent! 
Un Anne Perry, c’est toujours étrangement réconfortant. Même s’il y a des gens qui meurent, aussi bizarre que ça puisse paraître. C’est encore le cas pour cette deuxième enquête de Charlotte et Thomas Pitt. On retourne dans nos pantoufles de ce Londres victorien, où le paraître et l’étiquette sont respectivement roi et reine, quitte à ce que la vérité soit escamotée en quelque part sous un tapis (qui sera, of course, balayé par une soubrette dont les gens de la haute n’ont pas l’intention de tenter d’apprendre le nom). 

Dans ce mois anglais, à date, j’avais surtout eu des bonnes lectures. Il fallait bien que la série se brise hein! Sinon ce ne serait pas drôle. Du coup, voilà. C’est fait. J’ai bougoné plus qu’autre chose avec ce roman qui se veut drôle mais qui a surtout été pour moi poussif… et vraiment téléphoné. 

Doris Lessing est une auteure qui me laisse souvent sans voix. Une auteure que je dois lire en respirant de temps en temps. Et en réfléchissant. Parce que sincèrement, c’est tout une écrivaine. Avec des mots simples, elle crée un récit terriblement évocateur, où l’on est carrément transporté dans le tourbillon suffocant qui emporte Mary, le personnage principal. 
