Je pense que c’est le titre qui m’a fait lire ce livre. Intriguée j’étais. Et en plus, je suis dans une passe « jeunesse et young adult » (au cas où vous n’auriez pas remarqué!). Pour ma part, j’ai eu une très très bonne expérience de lecture avec ce roman épistolaire particulier. Toutefois, je suis absolument certaine que ça ne plaira pas à tout le monde. Pour exactement les raisons qui font que moi, j’ai aimé.
Laurel vient d’entrer au Lycée (High School… c’est un peu la même chose… en fait, elle vient d’avoir 15 ans, je pense). Elle ne connaît personne et a changé de quartier parce qu’elle ne veut pas entrer dans un monde où tout le monde a connu sa soeur, May, décédée au dernier printemps. May, c’était sa grande soeur, son idole. Un tourbillon, celle qui était une fée, qui a rendu le monde beau pour sa petite soeur, qui voyait en elle un modèle. Et Laurel est persuadée qu’elle, à côté, elle n’est une pâle copie. La petite soeur qui ne sait pas voler. Une petite soeur qui se sent coupable, en plus de ce qui est arrivé cette nuit-là, nuit dont elle n’a jamais pu parler.
Le roman débute par un devoir. Une lettre à une personne décédée. Et c’est la façon que trouvera Laurel pour faire face à ses démons. Kurt Cobain, Jim Morrison, Janis Joplin, Amy Winehouse, Judy Garland… des gens qui ont brûlé et qui ont brillé. Au départ, je me suis demandé ce que ça apportait. Puis, plus ça allait, plus j’ai compris les liens. Certaines lettres sont très touchantes, à mesure que la vision du monde de Laurel évolue. Parce que s’il y a une romance, ce n’est clairement pas le sujet principal du roman. C’est un passage à l’âge adulte, un abandon des illusions et une découverte de soi. Et de plus, j’ai trouvé ça ma foi fort bien écrit.
Certes, c’est très lent comme rythme. C’est que Laurel ne nous dit rien à nous non plus. On ne sait pas ce qui est arrivé. Et quand on sait, on ne comprend juste pas. Mais pourquoi elle a laissé faire ça? Et comme Laurel ne sait pas qui elle est… nous ne le savons pas vriament non plus. Il y a juste une jeune fille qui souffre, qui ne laisse personne l’atteindre, ce qui nuit à ses relations et amis qui se sentent impuissants. Elle tente d’être May, qu’elle ne comprenait pas vraiment non plus, finalement. J’ai aussi apprécié le portrait des parents, qui souffrent aussi et qui sont très imparfaits.
Mais ce qui m’a le plus rejointe, ce sont ces sensations d’adolescente. Et là, petite tranche de vie. J’étais plus jeune que les autres de ma classe au secondaire. Je n’ai jamais regretté.. .mais câline que je n’étais pas rendue aux mêmes étapes que mes amies, que je voyais changer. Je me souviens d’une période de ma vie où tout était un show, en « probation ». Je voyais les autres s’amuser, je faisais pareil, mais je ne comprenais pas ce qu’il y avait de cool là-dedans. Je me forçais et je prenais sur moi. C’était des défis quotidiens. Je n’étais pas malheureuse, là… juste moins « game » que tout le monde. Et c’est tout à fait ce que j’ai ressenti dans les propos de Laurel qui fait des choses, qui laissent faire des choses qu’elle ne comprend pas vraiment. En plus, elle n’a pas de guide, elle ne sait pas trop. J’ai trouvé ça particulièrement bien rendu.
Bref, une très bonne lecture pour moi. Et une auteure que je relirai.
Gros aveu, je n’étais pas certaine du tout quand j’ai vu la couverture de cet album, qui semblait être une combinaison photos-illustrations, ce dont je ne suis pas très fan. Quelle chance pour moi d’avoir eu Laure, de Scholastic, pour me convaincre. Parce que je crois que c’est le favori de Bestiole 1 et Bestiole 2. C’est celui qui fait mourir de rire et qui cause débordements en tous genres. Bref, un hit. 


J’ai lu Fried Green tomatoes il y a une éternité. Et j’ai vu le film en boucle l’année de mes 15 ans. Du coup, ce qu’écrit Fannie Flagg, je suis toujours partante pour le lire. Nous avons ici droit à un livre doudou bien campé à Birmingham, the magic city, dans le sud des États-Unis. Toutefois, je dois avouer que si j’ai passé un bon moment, cette lecture n’aura pas été aussi marquante que celle de
Martin, c’est un mouton. C’est doux un mouton, c’est gentil. Mais un jour, Martin voulait une pomme. Pas n’importe quelle pomme, non! La belle, tout en haut. Celle qu’il ne peut pas atteindre. Mais, oh malheur, c’est Margot, son amie, qui finit par l’avoir, sans savoir que c’était celle que Martin voulait absolument.

