Le livre de la sage-femme sans nom – Meg Elison

Ce roman faisait partie de nombreuses listes de favoris des booktubers en 2025. Je l’ai lu dans ce cadre… et sérieux, c’était bien! Genre… vraiment bien!

De quoi ça parle

La presque fin du monde a eu lieu. Presque toute la population a péri suite à une fièvre, en particulier les femmes et les enfants. De plus, les bébé naissent morts-nés et les femmes meurent souvent en couche. Notre personnage principal était sage-femme dans son ancienne vie et elle tente de protéger les autre femmes comme elle peut, en se travestissant ellle-même en homme pour tenter de survivre dans cet univers.

Mon avis

Je pense que j’aime les romans post-apo quand on ne VOIT pas le gros méchant virus, hypocondrie oblige. Je trouve que ça permet d’explorer l’âme humaine quand elle n’a plus rien à perdre et qu’elle est laissée à elle-même. Ici, tout le monde est persuadé d’assister à la fin de l’humanité car tous les bébés meurent et les femmes sont rares. Toutefois, ça n’empêche pas plusieurs personnes d’espérer. Disons qu’on voit le meilleur comme le pire. Surtout le pire.

L’originalité de ce roman a été pour moi dans le point de vue. Notre personnage principal est une femme et elle tente d’aider les autres femmes (en leur offrant, entre autres, de la contraception… pas facile d’être enceinte quand on a toutes les chances de mourir en couches et qu’en plus, souvent, comme les mecs se sont servis, pas facile de savoir qui est le père). Toutefois, la vision que les gens ont d’elle est celle d’un homme et ils interagissent avec eux comme tel. Et ça, c’est fascinant. Ça donne accès à une perspective impossible à avoir sinon.

Bref, notre personnage principal est en errance, seule, et tente de survivre. Jusqu’à ce qu’elle arrive… quelque part. Elle va alors devoir interagir, notamment avec une communauté religieuse, qui doit quant à elle tenter de réconcilier ce qui arrive avec son dieu et ses croyances. Et ça aussi, c’est passionnant et ça fait réagir. Tout son processus de transformation est intéressant. Elle est bi, c’est hyper bien traité et malgré la situation, elle reste très elle-même, très crédible. Humaine quoi.

C’est un roman dur. Tous les trigger warnings sont présents dans ce roman. C’est terrible. Les femmes sont presque du bétail, très convoité, le bétail, mais ça ne les empêche pas de les traiter de façon horrible. Les diverses réactions à la nouvelle vie, le deuil à faire et surtout, cette volonté de survie qui persiste malgré tout.

Bref, j’ai adoré. Toutefois, je ne sais pas si je vais lire la suite car je trouve que le tome se suffit à lui-même. J’ai aimé la finale, avec un petit côté légendaire où nous voyons les mythes se former… une excellente lecture!

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