
Deux romans d’Emily Henry dans un mois… mais qu’est-ce qui m’arrive!
De quoi ça parle
Daphne était en couple avec Peter. Elle a toujours adoré la façon qu’il avait de raconter leur meet cute… jusqu’à ce qu’il réalise, lors de son enterrement de vie de garçon, qu’il était en fait amoureux de sa meilleure amie Petra.
Elle est dévastée, venant tout juste de déménager dans sa région à lui et étant loin de tous ceux qui ont auparavant fait partie de sa vie. Comme c’était lui qui avait la grosse job, elle se retrouve à partager un appartement avec Miles Nowak, l’ex de Petra, l’exact opposé de Peter… et de Daphne également.
Mon avis
Je pense que c’est mon Emily Henry préféré! Pourtant, c’est une romance-romance, avec certes une histoire de famille derrière, mais le focus est réellement l’histoire d’amour entre les deux personnages principaux. Parce que bon, ce n’est pas un gros spoiler que de révéler qu’entre Daphne et Miles, il va y avoir des étincelles.
Daphne a un bout de chemin à faire pour être bien avec elle-même. Elle ne sait plus nécessairement qui elle est, ayant tellement tenté d’entrer la vie parfaite qu’elle croyait avoir avec Peter. Elle ne se révèle pas facilement, ayant appris très jeune que les gens à qui elle s’ouvre finissent par la trahir ou l’abandonner. Elle a déménagé un nombre impressionnant de fois et son père, son père… disons qu’il l’a déçue plus souvent qu’ à son tour. Et dans cette histoire, il va refaire surface.
J’ai beaucoup aimé l’évolution de la relation entre Miles et Daphne. Il ne la voit pas du tout comme elle se voit mais même s’il est en totale peine d’amour, il est solaire, tout le monde l’aime et finit toujours par se faire payer des verres et par recevoir les confidences de tous et chacun. J’ai apprécié leur banter même si Daphne a tellement peu confiance en elle qu’elle peut devenir agaçante. Miles a des blessures qu’il cache sous un extérieur cool et souriant. Nous sommes donc dans le trope du « fake dating », car les deux veulent montrer à leurs ex respectifs qu’ils ne s’en sortent pas si mal, après tout.
On explore également les liens d’amitié mais surtout les liens familiaux. La relation entre Daphne et son père est ma foi… intéressante. Il est un grand enfant immature qui pense à lui avant tout, laissant sa fille sur sa faim à chaque fois. On la sent grandir dans cette situation et elle va peu à peu apprendre à s’affirmer, en partie grace à Miles, mais surtout grace à elle-même. Et ça, ça me plait.
Bref, une agréable romance, des questionnements qui se tiennent, un mec mature et une héroïne qui adore son travail de bibliothécaire jeunesse. Toute cette partie me plait beaucoup. Ceci dit… c’est quoi ces « coucou » dans la traduction? Quand dit-on coucou? En tout cas, moi je ne dis jamais coucou! J’imagine que ça vient de « hey » en anglais mais en tant que québécoise, ça m’a légèrement agacée!
