Désirer la violence – Chloé Thibaud

Quand je suis allée à Paris en avril dernier, mon amie Fabienne et moi avons beaucoup discuté féminisme et elle m’a prêté cet essai. féminisme et pop culture? Ça me parle!

De quoi ça parle

Cet essai traite de l’influence de la pop culture sur nos représenstations des relations homme-femme dans les dernières décennies. En effet, dans de nombreuses séries ou films romantiques, les relations qui nous sont vendues comme « mignonnes » sont souvent… particulières? L’autrice, avec le soutien de spécialistes, va tenter de déconstruire tout ça et de nous remettre nos biais en plein visage.

Mon avis

J’avais déjà lu, sur le sujet, l’essai d’India Desjardins Mr. Big ou la glorification des amours toxiques. Le thème n’était donc pas nouveau pour moi et cette réflexion était déjà amorcée. Par contre, ici, Chloé Thibaud va plus loin dans l’exploration du sujet et est davantage appuyée par des historiennes, des linguistes ou encore des sexologues. Il y a ici davantage d’exemples et une plus grande variété d’icônes de la pop culture qui y sont décortiquées mais la thèse est semblable: les comédies romantiques, sit coms et séries influencent notre vision de l’amour en nous offrant des modèles souvent malsains/violents psychologiquement, tout en nous les faisans passer pour le summum du cute.

C’est très intéressant, bien construit et très documenté. Bon, certains faits amenés par des spécialistes font parfois tiquer (une sombre histoire d’ovulation… mais peut-être est-ce vrai, allez savoir). Les références sont nombreuses et ça nous remet en question car, avouons-le, on y décortique et dénonce plusieurs de nos favoris. Pour ma part, je ne suis pas très romantique et je me suis souvent dit que « dans la vraie vie, je détesterais ça » mais n’empêche que même si je vois les aspects problématiques de plusieurs oeuvres de pop culture, on dirait que j’apprécie quand même? La pensée a évolué depuis mes jeunes années et même si je me déconstruit petit à petit, je tiens à mes klassiques!

L’autrice nous offre quand même une petite note d’espoir, ça ne m’a pas semblé preachy même si je ne suis pas touuuujours d’accord avec toutes les interprétations. J’ai toutefois particulièrement apprécié la discussion sur les « faux gentils ». Je crois quand même que cet essai est important et doit être lu, ne serait-ce que pour avoir un regard critique sur ce qui nous est proposé et pouvoir choisir de couiner ou non… même en sachant ce qu’il y a derrière tout ça!

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