Chlorine – Jade Song

Encore un roman lu pour les favoris 2025 des booktubers mais je dois avouer qu’il était déjà sur mon radar. Coming of age et body horror (très light l’horreur), c’est généralement pour moi. Et j’ai bien fait car c’était une bonne lecture.

De quoi ça parle

Ren est une jeune sino-américaine. Son père, désenchanté par le rêve américain, est retourné en Chine et sa mère fait son gros possible pour offrir à sa fille une belle vie. Fascinée depuis toujours par les sirènes, Ren va découvrir la natation compétitive et dans l’eau, elle se sent à sa place.

Ah oui… elle est maintenant une sirène…

Mon avis

Voici clairement un roman qui n’est pas pour tout le monde. Il faut accepter de vivre dans un univers flottant, dans la tête d’une héroïne qui tente de se définir et qui, nous le savons dès le début, a quitté sa peau d’humaine pour être sirène.

Nous entrons ici dans le monde de la natation compétitive. La vie de Ren est rythmée par la natation : repas, entraînements, amis, et surtout son entraîneur, dont elle tente d’obtenir l’approbation. Peut-elle que si elle réussit, si elle obtient une bourse, si elle bat des records, les gens seront fiers d’elle? Elle se sent étrangère, a peu d’amis sauf Cathy, coéquipière amoureuse d’elle, ne se sent appréciée que pour ses performances. Mais tout ça, ce sont des préoccupations humaines, non?

C’est un roman qui parle d’identité, de transformation, d’obsession, de libération aussi. On y explore le monde souvent sombre du sport compétitif et de la relation parfois malsaine entre les coach et les athlètes. La santé mentale y est également abordée, de même que le racisme ordinaire et la découverte de soi et de sa sexualité. Pour Ren, grandir n’est pas simple. Elle vit ses menstruations comme une épreuve, écoute son coach, mais personne d’autre, surtout pas les médecins, à qui elle ne fait pas confiance.

Si j’ai aimé ma lecture ainsi que son atmosphère, il faut savoir que Ren n’est pas toujours facile à aimer. Elle est une athlète de haut niveau, réussit très bien à l’école, a des parents qui essaient, une meilleure amis, elle s’envoie en l’air… et pourtant, ça ne va pas. Le point de vue de Ren-la-Sirène, au-dessus de tout les pauvres humains, peut heurter, surtout quand elle parle de sa mère ou de Cathy. Mais c’est aussi ce qui fait l’originalité du roman. Être dans la tête d’une ado, ça ne doit pas être drôle tous les jours. Les lettres de Cathy sont aussi un peu longuettes et répétitives. Il y a une grosse différence entre la voix de celle-ci dans ses lettres et celle des dialogues.

Le roman m’a rappelé par certains aspects « Our wives under the sea », mais j’ai vraiment préféré ce dernier. Peut-être les messages véhiculés m’atteignaient-ils davantage. Tout de même une bonne lecture… mais j’en attendais un peu plus!

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