
J’ai toujours eu un petit quelque chose avec les livres qui se passent dans les hôtels. Si on combine avec Maggie Stiefvater, dont j’avait beaucoup aimé The Raven Boys. Et… je ne sais trop!
De quoi ça parle
June est maître d’hôtel à l’Hôtel Avallon, hôtel de luxe où tout le monde est aux petits soins pour les clients, peu importe leurs, backgrounds. Le Luxe avec un grand L. Sauf que June n’est pas membre de la famille propriétaire et que ce fameux hôtel cache un secret.
Nous sommes en 1942, juste après Pearl Harbour. L’hôtel est réquisitionné pour accueillir diplomates et haut placés allemands et japonais. L’équilibre de l’hôtel sera bouleversé.
Mon avis
J’ai bien aimé ce roman à l’atmosphère assez envoûtante. Toutefois, j’ai des bémols et j’avoue avoir préréfé The Raven boys. Mais je m’explique.
Il faut savoir que l’autrice s’est basée sur certains éléments de la grande histoire pour construire son intrigue. En effet, certains diplomates étrangers ont été « accueillis » dans des hotels sans pouvoir en sortir, ce qui a donné lieu à certaines scènes d’anthologie. Ici, il sera certes question de relations entre le personnel de l’hôtel et ceux dont ils doivent s’occuper, des interrogations et problématiques que ça soulève. C’est que certains sont juifs et que d’autres ont des enfants morts à la guerre. Pas si simple.
Cette partie-là était intéressante. Nous avons également toute l’histoire personnelle de June, sa relation particulière et pas toujours simple avec la famille qui possède l’hôtel avec qui elle a grandi étant donné certaines de ses capacités en lien avec l’élément fantastique de l’histoire. L’Avallon est toute sa vie. Elle y est quelqu’un. Pourtant, qui a vraiment du pouvoir? Qui utilise qui?
Bref, les personnages sont nombreux : le FBI, les agents du gouvernements, les diplomates, les employés, la famille propriétaire. Chacun a ses enjeux, certains sont détestables, on s’attache à d’autres. Le récit prend son temps et on met un moment avant de bien en comprendre tous les enjeux. Si ça installe l’asmosphère de luxe et permet de mettre la table sur les questions qui seront posées plus tard, notamment sur le luxe et la richesse, je comprendrais que plusieurs s’ennuient au départ.
Mon principal bémol concerne l’élément fantastique (ou réalisme magique?) au coeur du roman. Je ne sais pas si c’est moi qui l’ai mal compris mais à part à un ou deux moments, j’ai presque eu l’impression que l’histoire aurait été encore plus forte sans cet élément? Ça parle de complicité, de la complexité de déterminer où est le bien et le mal dans un contexte de guerre, de l’importance d’écouter et de s’écouter. Nous assistons aussi à la fin d’une époque.
Je semble négative mais j’ai passé un bon moment de lecture. Je ne me suis pas ennuyée parce que j’aime les romans basés sur les personnages et l’atmosphère. Mais pas un coup de coeur non plus.
1 Commentaire
l’ambiance pourrait me plaire, c’est surtout une autrice jeunesse ou je me trompe?