Paul à la campagne – Michel Rabagliati

Paul---la-campagne-copie-1.jpg Résumé
Paul se rappelle deux épisodes de son enfance.  Dans « Paul à la campagne », il se remémore le chalet en simili bois-rond de sa famille tandis que dans « l’apprenti-typographe », nous avons droit à un beau moment père-fils.  

Commentaire
Je n’avais pas lu de BD depuis quoi… 23-24 ans!  J’ai entrepris cette série sur les conseils d’
Allie et de Charlie Bobine qui l’adorent.  J’avais acheté, il y a peu de temps « Paul en appartement » mais quand j’ai réalisé que c’était en fait le troisième tome de la série, je me suis grondée…  Quelle mauvaise planification!  Pour me punir de mon inconscience, j’ai dû me faire violence… et aller acheter les deux tomes précédents!  Ainsi j’ai pu commencer la série par « Paul à la campagne », premier livre de l’auteur. 

Sincèrement?  Je ne sais pas trop.  J’ai trouvé ça « pas mal », ça se lit à la vitesse de l’éclair mais… pas plus que ça.  Ce que j’ai particulièrement aimé, ce sont les références aux jouets de mon enfance ainsi que les expressions utilisées, qui datent un peu mais qui me rappellent plein de souvenirs.  Je me suis revue dans mon quartier, avec mes copains à jouer dehors jusqu’à en oublier de rentrer manger!

Mais les histoires en tant que telles ne m’ont pas marquées plus que ça (j’ai même dû aller en revoir des bouts avant d’écrire mon billet…).  Un bon moment de détente.  Toutefois, il paraît que les deux prochains tomes « Paul a un travail d’été » et « Paul en appartement » sont 20 fois meilleurs!  Je ne me décourage donc pas et je poursuivrai ma découverte!!!

6/10

The Kitchen God’s wife (La femme du Dieu du Feu) – Amy Tan

Kitchen-god-s-wife.jpg Résumé
Winnie et Helen, amies de longue date, ont gardé leurs lourds secrets pendant plus de 50 ans.  Quand Helen décide qu’elle a un cancer au cerveau et qu’il est temps de révéler la vérité, Winnie sait qu’elle doit d’abord en parler à sa fille, Pearl.  Lui raconter toute la vérité.  Même ce qu’elle a caché à Helen. 

Winnie raconte donc son histoire, alors qu’elle s’appelait Weili dans une petite île près de Shangai.  De son enfance auprès de sa mère, puis de ses tantes à son voyage vers les États-Unis.  Elle raconte comment elle a traversé la seconde guerre mondiale et comment elle a choisi de changer son destin. 

Commentaire
Je sais, je sais, j’étais supposée lire le livre en février, mois de naissance de l’auteure, choisie pour le challenge
Celebrate the author.  Mais j’ai une – enfin deux – bonnes excuses!  La première étant que je n’ai trouvé le livre qu’en fin de semaine dernière et la seconde étant que je lis à la vitesse « escargot léthargique » ces jours-ci.  Avec l’horaire des prochaines semaines, ça ne risque pas de s’améliorer!   Je manque d’heure dans mes journées.

J’ai donc choisi cet auteur parce que j’avais beaucoup aimé « Le club de la chance » il y a plusieurs années.  Et j’ai choisi ce roman parce que l’un des personnages exerce le même métier que moi!  Mais bon, on n’en parle pratiquement pas dans le roman… ce qui est plutôt bien parce que généralement, je grince des dents à certaines descriptions!

J’ai retrouvé dans ce roman les ingrédients que j’avais appréciés dans « Le club de la chance »: la confrontation des valeurs chinoises et occidentales, les relations mère-fille, le statut de la femme en Chine dans un passé pas si lointain.   J’ai beaucoup apprécié ce grand dépaysement, tant par la culture que par la langue.  C’est une autre atmosphère, un autre rythme et une autre façon de penser.  

Tant de choses semblent séparer Pearl de Winnie, sa mère.  La fille s’identifie davantage à la partie américaine de sa culture et ne comprend pas vraiment les réactions de sa mère, en a même un peu honte à l’occasion.  Et puis, sa mère raconte son histoire… et Pearl comprend… tout comme nous.   Avec le dévoilement de ces secrets, on assiste à un beau rapprochement à la fois entre les cultures et les générations.

Parce que la Chine des années 50, avec ses symboles, sa chance et sa malchance sont bien différents de l’Amérique actuelle.   À cette époque, les mariages étaient encore arrangés, la femme devait honorer son mari, ne pas trop parler, ne pas le contredire.  Elle devenait après son mariage sous son emprise ainsi que celle de sa belle-mère.   On assiste à l’impuissance de Weili, ses combats, ses espoirs et ses tourments face à son mari cruel (et il est vraiment détestable… il n’y a pas pire et en plus, il croit être dans son bon droit!).  Elle réagit comme son éducation le lui a appris, ne peut rien y faire car perdre son honneur était presque pire que de perdre la vie.  Elle subit mais n’est pas victime, gardant en elle cette petite flamme qui lui permet d’accepter, de pardonner même.  À presque tous…

J’ai particulièrement apprécié cette rencontre avec les coutumes chinoises, les usages de la politesse, des convenances, du respect… c’est tellement différent de ma réalité.  Cette espèce de code d’honneur entre Helen et Winnie, de donner un cadeau de remerciement sans en avoir l’air, de dénigrer les choses qu’elles veulent voir vanter…  J’ai beaucoup apprécié les explications qui sont données à certains comportements que j’aurais pour ma part intreprétés bien différemment (Helen n’est pas toujours facile à suivre!).    La culture chinoise se ressent aussi dans chacun des mots de Weili.  Maglré que tout le livre soit en anglais, les mots sont différents, la syntaxe est différente, les idées véhiculées sont différentes aussi.  On voit tout de suite la différence entre les chapitres consacrés à Pearl et ceux consacrés à Weili par la langue utilisée par l’auteur.  

Une lecture bien agréable, qui m’a un peu moins marquée que « Le club de la chance » qui était mon premier contact avec ce monde et cette culture mais qui vaut toutefois la peine d’être lu.   Je relirai avec joie d’autres livres de l’auteur… et quel adon… j’en ai justement acheté un second lors de mon dernier voyage à Montréal!  La vie fait parfois bien les choses… How lucky I am!!!!

8,5/10

Swap, swap, swap – Afrilire!

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Serais-je devenue swap-addict?  J’en ai les symptômes, en tout cas!  Je retombe carrément en enfance à préparer mon colis et à attendre mon paquet par la poste!  Imaginez quand je le reçois!  Un vrai plaisir de gâter et de se faire gâter!

Donc, quand j’ai eu connaissance de ce swap, sous le thème de la littérature africaine, organisé par Bladelor, une bloggueuse dont j’apprécie beaucoup les billets, je n’ai pas pu résister!  Je ne connais rien à cette littérature mais c’est tellement une belle occasion d’apprendre et de découvrir, justement! 

En plus, les dates d’envoi, en avril, me conviennent parfaitement pour une simple et bonne raison: IL VA Y AVOIR MOINS DE NEIGE ET JE NE SERAI PAS OBLIGÉE DE PELLETER TOUS LES JOURS PAR CRAINTE DE NE PAS RECEVOIR MON COLIS!!!  

Si vous voulez plus d’informations, c’est ici !

Pour ma part, je sens que le « fait main » ne le sera pas vraiment… ça risque d’être pathétique… et un peu drôle si je m’y essaie!!!!  Faut connaître ses limites, dans la vie! 😉

J’ai déjà hâte!  Ca fera tout de même un bon 3 mois entre l’envoi de mon swap noir c’est noir et celui-ci… je ne suis pas siiii addict que ça, non??

Je, François Villon – Jean Teulé

Je--Fran-ois-Villon-copie-1.jpg Résumé
« Il est peut-être né le jour de la mort de Jeanne d’Arc.  On a pendu son père et supplicié sa mère.  Il a étudié à l’université de Paris.  Il a joui, menti, volé dès son plus jeune âge.  Il a fréquenté les miséreux et les nantis, les curés, les assassins, les poètes et les rois.  Aucun sentiment humain ne lui était étranger.  Des plus sublimes aux plus atroces, il a commis tous les actes qu’un homme peut commettre.  Il a traversé comme un météore trente années de l’histoire e son temps.  Il a ouvert cette voie somptueuse qu’emprunteront à sa suite tous les autres poètes: l’absolue liberté. »

Commentaire
J’ai lu ce livre dans le cadre du Club de lecture des Bloggueuses et j’avoue sans honte qu’autrement, je n’aurais jamais, jamais, jamais lu ce livre de ma vie!  Ça ne me serait même pas passé par la tête.  D’abord, je n’avais qu’une très vague idée de qui était François Villon (honte à moi), si ce n’est qu’il est nommé dans une chanson de Renaud, et ensuite, j’avais vaguement peur d’entrer dans une biographie détaillée de 440 pages, écrite comme une thèse.   J’étais très réticente et pour finir, j’ai refermé le livre en me disant « c’était pas mal »!  Et en me disant aussi « je suis drôlement contente de ne pas être née au Moyen Âge »!!!

En fait, j’ai surtout aimé la découverte de ce poète mythique, sa légende, ses ballades, son oeuvre.   J’ai aimé lire les poèmes en vieux français ainsi que leurs « traductions », ne serait-ce que pour pouvoir observer l’évolution de la langue.  J’ai aussi apprécié la première moitié du roman (parce que c’est une biographie très romancée, la véritable existence de François Villon étant encore bien mystérieuse!) mais j’ai eu beaucoup plus de difficulté à partir du moment où il rejoint les Coquillards.  À plusieurs endroits, la violence gratuite m’a emmenée à fermer le livre quelques instants… « too much detail »!   De personnage sympathique au départ, il le devient beaucoup moins au fil des pages.  

Je crois aussi avoir de la difficulté avec la période du Moyen-Âge.  Malgré moi, j’étais révoltée par la démesure des punitions par rapport aux actes, par le peu de valeur qu’avait la vie humaine.  J’ai, en fait, beaucoup de difficulté à m’approprier cette période. Disons qu’ils auraient diminué le nombre de scènes de torture que ça ne m’aurait pas vraiment dérangée. 

Par contre, j’ai beaucoup apprécié l’écriture de Jean Teulé qui a fait de ce livre une lecture agréable.  Je relirai certainement cet auteur!  Et, bien entendu, aussitôt le livre refermé, je me suis précipitée pour « démêler le vrai de la légende », tâche qui s’avère presque impossible!  

7/10

La librairie – Marie-Josée Bastien

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« Une jeune femme décide de relancer une librairie de quartier, qui se révèle hantée pas le fantôme de l’ancien propriétaire.  La libraire contribuera à libérer le fantôme d’une histoire d’amour irrésolue en parvenant à surmonter sa timidité et à déclarer ses sentiments à son voisin le chocolatier. »

Commentaire
Quelle belle découverte que cette pièce de théâtre québécoise pour enfants!  Comme j’aime beaucoup lire le théâtre et qu’il semblait être question de livres, je n’ai, bien entendu, pas su résister!  Et j’ai drôlement bien fait!  La pièce, destinée à un jeune public, réussit à m’emporter, moi, le « moins jeune » public!  Il s’agit d’un conte fantastique qui parle de l’amour des livres, de l’amour des mots, des occasions manquées et de l’importance de saisir le moment présent et les opportunités.   Et moi, la championne du « j’aurais donc dû », je n’ai pu qu’être touchée par cette courte histoire d’une jeune fille qui grandit et qui vit intensément à travers les livres mais qui ose peu dans sa « vraie vie ».  

Viktor est un fantôme ma foi sympathique  et Samuel le chocolatier tout à fait dans mon thème du moment, vu que je suis un peu obsédée par les chocolat, ces jours-ci!  Petra, à qui Viktor apprend la langue et l’amour des mots, est touchante et j’ai adoré la scène où Viktor conjugue les différentes variantes du verbe aimer.  Un beau clin d’oeil à la richesse de la langue française. J’ai beaucoup aimé la construction de la pièce, qui doit être particulièrement jolie à voir sur scène, avec son décor à l’intérieur d’un livre géant et ses promenades d’époque en époque.  

À noter que cette édition est illustrée de photos de la première distribution au théâtre, en 2003, ce qui nous permet de plonger encore davantage dans l’univers de cette petite librairie de quartier pleine de vieux bouquins, de contes et de fantômes!

Un très agréable moment de lecture, écrit avec simplicité pour des enfants mais avec un message qui peut rejoindre bien des grands!

9,5/10

Doggy bag – Saison 1 – Philippe Dijan

Doggy-bag-1.jpg Résumé
« Marc et David Sollens, la quarantaine sexy, ont tout pour être heureux.  À la tête d’un florissant garage de voitures de luxe, leur vie s’écoule avec ses faiblesses, ses accélérations, ses rencontres d’un soir, ses passions et ses tracas.  Vingt ans plus tôt, ils faillirent pourtant s’entre-tuer pour une jeune femme, Edith, qui disparut comme elle était venue.  Les plaies furent pansées et nos deux frères enterrèrent la hache de guerre.  Mais par un beau m atin, la belle pointa de nouveau le bout de son nez… »

Commentaire
J’avais bien hâte de découvrir cette série qui a charmé
Lau(renceV)!  Après que j’aie – sans succès – fait fouiller une librairie complète à un pauvre libraire pour trouver les premiers tomes, Fashion a eu pitié de moi et m’a gentiment fait parvenir les saisons 1 et 2 ! 

Après la lecture de la première saison, je reste toutefois avec un sentiment mitigé.  J’ai apprécié certains aspects du livre mais j’ai eu beaucoup de difficulté à m’attacher aux personnages, ce qui n’a pas aidé à mon plaisir de lecture.  Peut-être aussi est-ce le fait que j’ai un horaire complètement débile ces temps-ci et que je n’aie presque pas le temps de lire plus de 15 minutes à la fois… difficile de suivre, dans ce temps-là!

On y rencontre donc la famille Sollens, famille dont tous les membres semblent être un peu cinglés et qui, comme par hasard, s’acoquinent (je sens que l’orthographe ne va pas ici… pardonnez-moi, ok!  Je suis trop paresseuse pour chercher!) avec d’autres gens qui sont aussi cinglés qu’eux!  Normalement, donc, ça a tout pour  me plaire… j’aime bien les grands cinglés!  Sauf que leur penchant pour le « me, myself, and I » me les a rendus bien peu sympathiques…  Impossible de s’identifier à qui que ce soit là-dedans!

Par contre, le style est selon moi bien original.  Philippe Dijan a calqué ici son écriture sur les « soaps » américains.  On a donc affaire à des flashes, des changements rapides de décors et de protagonistes.  La succession des événements et la découverte des secrets sont comme à la télé.  L’écriture est visuelle et tous les clichés des dits soaps sont présents : rebondissements, mélodrames et compagnie!  On évite les explications et longues discussions comme dans ces séries… en évoquant la première phrase et en laissant le lecteur sur la réaction de l’interlocuteur (imaginer en gros plan avec une trame sonore dramatique)!   C’est caricatural et on tourne rapidement les pages pour savoir quel horrible malheur va encore arriver!!!

Aussi, comme dans certaines séries, on laisse une énorme place au sexe sous toutes ses formes (ouffff… j’ai peur du genre de visite que je vais recevoir en mettant ces mots dans mon texte).  La plupart des protagonistes sont de remarquables baiseurs et quand ils ne trouvent pas de partenaires, ils se débrouillent très bien seuls!  Et, pour rester dans le thème, l’auteur en parle particulièrement souvent!  Au bout d’un moment, ça m’a un peu lassée… 

Je lirai certainement la seconde saison, sachant à quoi m’attendre… et prévoyant ne pas vraiment aimer les personnages!  De plus, le volume se termine sur un événement bien dramatique… impossible de ne pas vouloir savoir ce qui va arriver ensuite!!  En terminant, un gros merci à Fashion de me l’avoir envoyé!!  J’ai pu satisfaire ma curiosité!

6,5/10

Et maintenant… le billet que j’avais teeeeellement hâte d’écrire!

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Hum… que pouvais-je avoir hâte de vous dire avec tant d’impatience, selon vous???   Pourquoi est-ce que je me précipitais vers ma boîte aux lettres si tôt arrivée du boulot???  Pourquoi est-ce que je suis devenue une « habituée » du bureau de poste???

Hé oui!  Mon colis swap est arrivé!!!

Colis swap prise deux, en fait!  Le numéro un doit probablement être en vacances autour du monde et en profiter pour voir un peu de pays!!!  Mais comme ma gentille swappeuse – et j’ai nommé Amanda  – semblait avoir aussi hâte que moi que je reçoive mon colis, elle n’a pas hésité à m’en concocter un autre… très réussi, ma foi!!!   Elle s’est surpassée pour trouver des choses qui correspondaient parfaitement à mes goûts!  Mais d’abord… regardez la grosseur du colis!!!  J’étais vraiment impressionnée au bureau de poste!! (Bon, je l’étais encore en arrivant chez moi… mais je pense que c’est une précision un peu inutile, n’est-ce pas!!!)

Les mystères de la poste sont impénétrables… ce colis-ci n’a mis que 6 toutes petites journées à traverser l’Atlantique!  Les envois se suivent mais ne se ressemblent pas!!!!

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Et dedans… dans une suuuuperbe boîte, quoi qu’en dise Amanda… (je pourrai dire maintenant que j’ai une boîte à chaussures provenant de Paris!  Ca manquait à ma collection!  Tout à fait d’adon pour une collectionneuse de souliers comme moi!!!)

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Ca en fait, des surprises à déballer, n’est-ce pas!!!!  J’ai eu un fun noir à ouvrir tous ces paquets!  C’est un peu Noël (ou ma fête… c’est plus d’actualité!!) à chacun d’entre eux!

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Et qu’ai-je découvert??  TADAM!!!!

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D’abord, trois polars!
–  La rivière rouge sang – Ann Rule (un thriller sur un meurtrier en série qui semble très intéressant)
–  La jambe gauche de Joe Strummer – Carol Férey *(je ne connais pas mais il y a une guitare sur la couverture… tout pour m’attirer!!!)
–  Just one look – Harlan Coben (un auteur que j’ai bien hâte de découvrir…en VO en plus, génial!)

Ensuite, une délicieuse tablette de chocolat belge noir aux cerises… comment je sais qu’elle est délicieuse???   Hmmmmm… une intuition, comme ça! 😉  Beeeeen non… JAMAIS je n’aurais osé en engouffrer la moitié en écrivant ce billet!!!  

J’ai également pu trouver un pot de chocolat à tartiner belge noir (0% huile, me précise Amanda… mon tour de taille (et de derrière) l’en remercieront certainement!!!!)  La jolie cuiller à l’effigie de St-Tropez qui trône dessus me supplie depuis tout à l’heure de lui faire prendre un bain de chocolat… mais je résiste!!!  J’ai beau lui expliquer qu’elle est une cuiller de collection, que sa destination est mon « étagère-autour-du-monde » et pas un pot de chocolat… elle s’obstine!  Et de toute façon, jaaaamais je ne mangerais du chocolat à tartiner à la cuiller, n’est-ce pas!!  Faut quand même se garder un peu de décorum!  (ou alors je le fais – avec une autre cuiller… et je ne vous le dis pas!!!)!

Se trouvait aussi dans le paquet un paquet de café mélange italien qui sent délicieusement bon et qui embaume présentement ma salle d’ordi!  Je l’essaierai demain matin, dans la jolie tasse (bon, vous autres, vous appelez ça un mug… mais si je dis ce mot par ici, ils vont penser que je parle chinois…  ou que je me prends pour une autre avec mes mots à 100 piastres!!! On va donc dire que c’est une tasse!!!) décorée en l’honneur de mon grand ami… et j’ai nommé le chocolat!!!

Finalement, une jolie carte « Happy birthday » qui est, même si Amanda ne le savait pas, la première carte d’anniversaire que je reçois cette année!  Très d’actualité donc, vu que ce graaand événement (ils viennent de plus en plus vite, les anniversaires, n’est-ce pas!) est dans une semaine!  

Et maintenant… dernière photo…

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Voici l’état de ma salle d’ordi-bibliothèque post déballage!!!  Devinez ce que je vais faire maintenant!!!!!

Encore une fois, un immense merci à Amanda qui a visé juste et qui m’a honteusement gâtée!  Son souci que je reçoive bien mon colis m’a vraiment touchée et je suis plus que ravie de mes surprises!  Du fond du coeur, merci, merci, merci, merci!!!!!

Et un merci spécial aux organisatrices, les demoiselles Fashion (qui vient de gagner plus de 100 livres au lotobook, soit dit en passant… et qui s’est bien fait avoir par ses copines parisiennes à l’occasion!) et Stéphanie (instigatrice du dit lotobook et du complot anti-triche Fashionnesque!)

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Rencontre livresque à Montréal!

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Me voici donc de retour chez moi, à la suite d’une petite virée à Montréal où j’ai pu participer au brunch du lotolivre Québec!   Après un périlleux stationnement en parallèle (dans ma région, ça n’existe pas, ce genre de chose… il y a toujours un stationnement tout près ou alors une rue complètement libre… mais – gros aveu – je suis tombée sur une place au bout de la rue!!! Fiou!!), j’ai rencontré les bloggueuses – ainsi que la famille de certaines – dans un café de l’avenue Laurier où nous avons déjeuné tout en discutant bouquins!

J’ai donc eu le plaisir de rencontrer Les Singes, notre GO du jour, Carole, Sarah-Émilie ainsi que Carine, une SBF bien connue!  Étaient également présents le fils de Les Singes ainsi que la belle famille de Sarah-Émilie!  Bien entendu, nous avons discuté littérature mais avant tout, j’ai particulièrement apprécié faire la connaissance de ces personnes!  À rééditer!

J’ai tellement apprécié mon dîner que je n’ai même pas eu de petit pincement au coeur parce que… je n’ai pas gagné!  Hé non!  Les heureuses gagnantes sont Mélamine et Bouquin, qui recevront leur prix bientôt bienitôt!  

De plus, grâce à Carine, j’ai découvert l’existence d’un gadget génial pour suivre mes blogs préférés… et j’ai nommé  Google reader !  Prière de ne pas rire de mon ignorance!!! 😉  J’imagine que ça va me sauver un temps fou à la longue… mais ce soir, j’y ai passé la soirée!  Une blogonulle, vous connaissez???  Ben c’est moi!!!  Toutefois, tout est entré, à peu près classé… reste juste à voir si ça fonctionne!  Merci pour le truc, Carine!

Terminons en précisant que j’ai été trèèèèèèès raisonnable côté bouquins, cette fin de semaine!  Seulement quelques petits achats dans les librairies anglophones (ça compte pas, il n’y en a pas vraiment par chez moi… cas de force majeure)!!!!   J’ai aussi découvert la console Wii chez ma meilleure amie (imaginez deux filles qui essaient de faire semblant de jouer au tennis ou de boxer après quelques coupes de vin… vous aurez une idée du portrait)  et bilan: une chance qu’il n’y avait rien de cassant aux alentours!!!

J’ai même réussi à ne pas me perdre en route et à ne rien renverser au brunch… j’avais de sérieuses appréhensions à ce sujet (malheureusement très justifiées!)  Ça mérite tout de même d’être souligné, n’est-ce pas!  Une bonne main d’applaudissement pour mou-a!!!

Donc, un gros merci à Les Singes pour l’organisation.  Vous pouvez lire son billet sur la rencontre ici

Emma – tome 1-2 – Kaoru Mori

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Résumé

Emma est femme de chambre chez Mme Kelly.  William est fils de bonne famille.  Chez lui, les traditions sont très importantes.  Ils tomberont amoureux au premier regard mais le parcours n’est pas sans embuches!

Commentaire
Voici donc ma première expérience « manga »!   Je ne savais aucunement à quoi m’attendre (ni d’ailleurs comment lire ces trucs) et finalement, j’ai bien aimé l’expérience « Emma »!  Je n’ai pas été transcendée mais ce fut un – court – moment bien agréable!  En effet, si un manga coûte environ le même prix qu’un livre de poche il se lit en 45 minutes gros max!!  

Le premier tome met en place les personnages, qui évoluent, d’ailleurs assez rapidement, dans le second.  J’ai été impressionnée par les détails de certains dessins.  Pour moi, un manga, c’était des filles à moitié habillée et des batailles très violentes.  Ici, pas du tout!  Nous sommes dans un univers très victorien, très anglais, très classique.  Il est d’ailleurs très bien rendu.  Certaines scènes imagées assez longues et sans paroles sont assez révélatrices.  En particulier, dans le tome 2, quand Emma erre seule dans la grande maison, aucun mot n’est nécessaire!  

J’avoue beaucoup de difficulté à démêler les personnages.   Moi qui ai une mémoire des visages complètement nulle, ici, quand tous se ressemblent, c’est l’impossibilité totale!  Une chance qu’Emma a ses lunettes!  Je l’aime bien, d’ailleurs, mademoiselle Emma.  Je trouve Hakim vraiment drôle… j’espère qu’il restera.  Il est sans commune mesure et j’aime bien ses éléphants et ses danseuses!   Et à la fin du deuxième tome, on se demande bien comment le tout va se dénouer!  Bien entendu, il va falloir que je lise les suivants… si je les trouve!

Comme je n’ai pas de point de comparaison, je ne donnerai pas de note pour le moment mais disons seulement que c’est une première expérience manga réussie!

The book thief (La voleuse de livres) – Markus Zusak

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« 1939, l’Allemagne nazie.  Le pays retient son souffle.  La Mort n’a jamais été aussi occupée… elle le sera bientôt encore plus.

Près de la tombe de son frère, la vie de Liesel Meminger change quand elle ramasse un objet, presque enterré sous la neige.  C’est un livre « The grave digger’s handbook », laissé là par accident.  C’est aussi son premier vol de livres.  Ainsi commence une histoire d’amour avec les livres et les mots et avec l’aide d’un joueur d’accordéon, elle apprendra à lire. »

Et il y aura d’autres vols de livres…
Et il y aura un boxeur Juif…
Et il y aura un garçon aux cheveux couleur de citron..

Commentaire
Depuis que j’ai refermé ce livre, une chanson de Goldman me trotte dans la tête.  « Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt… »  Parce que même si, dans ce livre, nous sommes aux alentours de Munich, nous sommes quand même dans l’Allemagne Nazie, Hitler, l’expert des mots, jouit alors d’une bonne popularité et plusieurs ne se posent pas vraiment de questions… Etre nazi, y adhérer, ça semble aller de soi.  Mais pas pour tout le monde.  Pas pour les Hubermann.  Pas pour la petite voleuse de livre, qui vole ses mots presque un à un.

Il est difficile de ne pas être touché par l’histoire de Liesel qui arrive dans sa famille adoptive vers 9 ans et qui doit déjà faire le deuil de son frère et de sa mère.    C’est du fond des rues de son quartier pauvre de Molching que nous suivrons la guerre.  La Mort est le narrateur mais c’est avec la naïveté de Liesel et Rudy, qui grandissent dans cet univers fait de vols de pommes, de soccer dans la rue et de jeunesse hitlérienne qu’elle nous est racontée en grande partie.   L’amitié de Rudy et Liesel apparaît dans tous les petits gestes quotidiens, petites bouffées d’air frais dans ces temps difficiles.

Les mots prennent une grande place dans ce récit.  Leur pouvoir transparaît partout et ils sont utilisés aux pires fins comme aux meilleures.  Ce roman est d’ailleurs à la fois plein des pires horreurs et de lueurs d’espoirs.  J’ai beaucoup aimé les personnages de Rudy, de Max et de Hans…  ils sont attachants, bienveillants… « caring » (je n’ai jamais été capable de trouver un mot équivalent en français… même si je cherche, je ne trouve rien qui ait pour moi le même sens…).   Certaines scènes sont déchirantes et j’avoue que vers la fin du roman, j’avais les yeux vraiment dans l’eau (ok… façon douce de dire que j’ai versé un gros paquet de larmes!).     Le conte de Max est la partie qui m’a le plus touchée dans tout le roman, je crois.

Mon bémol?  Le style!!!!  J’ai eu teeeellement de difficulté à m’accrocher au début, c’est incroyable.  Et tout ça à cause du style froid, détaché, presque enfantin donné à la narration.   Les petites parenthèses ironiques de la mort me faisaient décrocher du récit…  Au milieu du roman, j’y étais habituée et je l’ai terminé rapidement mais j’ai vraiment peiné au début.   J’aime plusieurs styles littéraires, autant le style descriptif, le style dépouillé que le style poétique… mais là, non.  Je ne m’y suis pas retrouvée et j’ai vraiment dû faire un effort pour passer par dessus.   Il y a aussi certaines choses sur lesquelles j’aurais aimé en apprendre davantage… ce qui se passe entre la partie 10 et l’épilogue, entre autres.  J’ai décidé d’imaginer ça à mon goût… comme ça je ne serai pas déçue!

Bref, une belle histoire, qui m’a fait me poser beaucoup de questions (bon, ce n’est certe pas la première fois qu’elles étaient soulevées…) et qui me laisse pensive, mais que j’aurais davantage appréciée racontée autrement…  L’idée d’avoir la Mort comme narrateur n’était pas mauvaise, mais j’aurais aimé que la mort écrive… différemment!

7,5/10