La valse de l’espoir – Janet Dailey

valse-de-l-espoir.jpgSyl semblait avoir souffert. 

 

Du coup, je me suis dit que puisque c’était ma faute, je pourrais bien souffrir avec elle.  Et bon, surtout, je ne me souvenais plus du tout de cette histoire de guide de demeure historique.  Je l’ai donc repêc hé dans mon Harlequinobibliothèque et l’ai lu sur une heure de dîner particulièrement ennuyante. 

 

Commençons par le positif.  Ce livre a une grande qualité. 

 

Il est court. 

 

Et encore, il aurait pu l’être un peu plus.  Mais ne pinaillons pas.

 

Pourtant, au départ, je me suis dit que ça pourrait être pas mal.  Le grand-père qui vit encore au siècle dernier, le côté « Gone with the Wind » des grandes demeures sudistes, le bal costumé avec des costumes à la Scarlett O’Hara… pourquoi pas.

 

Sauf que non, en fait. 

 

Amanda (ce nom joliment sudiste) a 21 ans et vient d’une famille un peu prise à la gorge en raison des études universitaires de son assez nombreuse progéniture.  Elle doit donc travailler comme guide dans une grande demeure sudiste. Jusque là, ça passe.  Sauf que la demeure est la maison de Jerome, qu’elle a confondu avec le Prince Charmant alors qu’elle avait 15 ans, en le voyant se balader à cheval (aucun cliché ne nous est épargné… et ce n’est que le premier… tout ceux du vieux sud y passent). 

 

Six ans plus tard, juste son nom la vire à l’envers.  Bien entendu, quand elle le revoir et qu’il lui démontre de l’intérêt, elle tombe immédiatement amoureuse folle.  Voyons donc.  Un amour d’adolescence, çe ne s’oublie pas.  Et on aime toujours autant, même quand il nous envoie promener, qu’il est méchant, qu’il dit qu’il veut nous sauter mais qu’en fait, il ne nous aime pas et ne nous aimera jamais et, surtout, qu’il va bientôt se lasser.   On dirait qu’Amanda n’a pas compris que pour être amoureuse, il faut aimer au moins un petit quelque chose!  J’avoue, des fois, ce n’est pas grand chose, mais quand même.  Quelque chose. 

 

Mais Amanda est amouuuureuse, il lui fait subir des horreurs, la traite comme de la m…, veut la faire souffrir… mais elle l’aime, voyons,  Parce que, of course, c’est ça, l’amour.  C’est perdre tout amour propre, tout endurer, mais aimer toujours autant et y aller de mon chéri par-ci, mon chéri par-là.

 

Non mais qu’est-ce qu’elle est conne!  Même Christian Grey est un gentil agneau comparé à cet homme méchant et dur.  Mais bon, pauvre p’tit pit, c’est pas sa faute, il n’a pas été aimé et a eu la vie de pauvre petit garçon très très riche.  Ça lui permet d’être ignoble et de ne rien écouter.  Il faut le comprendre, le pauvre chéri.  Pffff…  N’importe quoi. 

 

Bref, je vous passe sur le genre de mariage, sur la manoeuvre de la fille, la manipulation du gars et la révélation finale du grand amour aussi soudaine qu’improbable… et je vous dis de passer votre chemin. 

 

Parce que même en tentant de lire ce roman dans son époque (milieu des années 70), il n’y a aucune raison pour qu’une femme se fasse traiter de cette manière et reste là comme une dinde.  Voire même une dinde pas très brillante, sur l’échelle des dindes. 

 

Croyez-moi, dans l’énorme bibliothèque de mon sous-sol, il y a mieux.  Vraiment mieux!

 

Et c’était ma 2e lecture pour les Harlequinades Vintage! 

 

Harlequinades Vintage

The ocean at the end of the lane – Neil Gaiman

ocean-at-the-end-of-the-lane.jpgJ’ai attendu un bon moment avant d’écrire ce billet parce que je ne savais pas par quel bout le prendre.  Le billet.  Pas le roman.  Ça, ça a été.  Je l’ai pris avec l’écriture de gauche à droite et ça a super bien été. 

 

Ok, je sais, je divague.  Mais je vous ai avertis que je ne savais pas trop par où commencer!

 

Je vais commencer par vous le dire d’emblée, un Gaiman nouveau, c’est toujours pour moi un événement.  J’adore sa plume, j’adore sa façon de rendre horrifiantes les choses qui devraient être rassurantes, j’adore la manière qu’il a de mélanger la réalité ou les souvenirs avec un univers fantastique intrigant.  Et ça, je l’ai retrouvé dans ce roman.  J’ai retrouvé l’atmosphère qui se transforme petit à petit suite à un événement perturbant, la pesanteur qui s’abat sur le narrateur enfant, la perte des repères et des certitudes.   Mais voilà, le roman ne fait que 175 pages alors que j’aurais aimé un nouveau « American Gods », bien touffu et bien tarabiscoté…

 

Mais je vous raconte un peu.   À l’occasion de funérailles, le narrateur maintenant adulte retourne sur les lieux de son enfance.  Il se souvient d’un épisode précis, suivant le moment où un homme s’est suicidé dans la voiture familiale.  À partir de là, des événements étranges commencent à se produire et notre jeune garçon entre dans l’univers de Lettie Hemstock, une fillette habitant au bout de la route, et qui prétend avoir un océan derrière chez elle. 

 

J’ai réellement aimé le roman, après ma petite déception initiale lorsque j’ai vu son épaisseur.  On a ici affaire à un roman qui raconte l’histoire d’un enfant, avec une voix d’enfant, mais à travers les souvenirs d’un adulte, ce qui est un peu particulier.  C’est la fin de l’enfance, du magique, du merveilleux.   De ces regards qui voient tout, de cette façon émerveillée d’appréhender le monde. 

 

Et c’est terrifiant. 

 

Les souvenirs du narrateur reviennent peu à peu.  Cet épisode tragique qu’il avait oublié nous sera raconté.  Les lignes entre réalité et flou du souvenir sont volontairement et habilement brouillées et pendant cette parenthèse, on est résolument ailleurs. 

 

J’ai hésité tout au long de ma lecture à savoir si c’était un roman jeunesse ou adulte.  Je crois que ça peut aller aux deux mais qu’ils y verront des choses différentes.  J’ai pour ma part adoré la finale, très bien trouvée, qui rend encore plus fine la toile entre rêve et réalité. 

 

Bref, c’est un Gaiman. Un Gaiman auquel j’ai pensé longuement après l’avoir refermé.  Je me suis remémoré en souriant des épisodes de ma propre enfance, quand tout était magique et j’ai fini par me dire que finalement, rester un grand bébé, ce n’était pas si mal!


Simple, mais prenant. 

Si tu passes la rivière – Geneviève Damas

Si-tu-passes-la-riviere.jpgTrès très belle découverte que ce roman écrit par la Belge Geneviève Damas, qui a été réédité au Québec chez Septentrion.  C’est Éric Simard qui me l’a mis dans les mains et j’ai franchement bien fait de l’écouter parce que j’ai réellement beaucoup aimé. 

 

La voix qui nous porte dans ce roman, c’est celle de François Sorrente.  François a 17 ans et a un peu de vent dans la tête, selon presque tout le monde.  Nous sommes en quelque part, il y a un moment, quand les travaux de la ferme n’étaient pas automatisés.  François semble beaucoup plus jeune que ses 17 ans.  On dirait presque un enfant quand on le lit, avec ses phrases étranges, parfois inversées.  Il se dégage une naïveté du récit mais aussi une volonté de savoir.  De savoir pourquoi Maryse, la soeur aînée, a un jour traversé la rivière interdite et n’est jamais revenue.  De comprendre ce qui est arrivé à sa mère, cette mère qu’il aurait pu avoir. 

 

Énormément de candeur, un peu d’espoir mais beaucoup de silences aussi.  Chez les Sorrente, on ne pleure pas, on ne parle pas.  Ils restent entre eux, les Sorrente.  Et François n’a personne, aucun ami.  À part un cochon, qu’il a choisie pour confident.   Une femmelle car elles, on les garde plus longtemps, on ne les mange pas tout de suite.  Peu à peu, il va tenter de se dépêtrer de cette famille pesante et violente, de cette atmosphère glauque où il patauge depuis sa naissance et où son esprit stagne. 

 

Il rencontrera donc Roger, le curé.  Et Amélie.  À qui il demandera d’apprendre à lire pour déchiffrer.  Pour comprendre et savoir ce qu’il a besoin de savoir. 

 

Un roman très fort, qui parle de recherche de soi, de passage à l’âge adulte mais aussi, en filigrane, du poids des silence et des mots qui libèrent.   François apprend à lire mais aussi à sourire, à s’ouvrir aux autres.  Beaucoup d’humanité, des mots qui font mouche… je relirai cet auteur!

 

 

Mon traître – Sorj Chalandon

mon-traitre.jpgJe voulais lire ce roman depuis des années.  Parce qu’il était question de l’Irlande, de l’IRA et tout ce qu’on imagine que cette guerre a été.  Et parce que j’avais entendu dire que la figure de Tyrone Meehan, le fameux traître, était basé sur un personnage réel qu’avait côtoyé l’auteur. Un certain Denis Donaldson. 

 

Après avoir refermé ce roman, mes sentiments sont mitigés.  Parce que si j’ai aimé beaucoup de choses dans le roman, j’ai un bémol majeur concernant le narrateur, qui m’a un peu gênée dans ma lecture. 

 

Mise en contexte.  Antoine est luthier à Paris.  Pour ses 30 ans, il va voir un copain à Dublin et décide d’aller visiter Belfast. Là, il rencontrera Jim O’Leary, sa femme Cathy mais surtout Tyrone Meehan, leader charismatique en qui il trouvera une figure presque paternelle.  Au cours des années, il sera passionné par ce combat qui n’est pas le sien et la trahison de Meehan le bouleversera profondément. 

 

Je ne spoile pas en disant que Tyrone Meehan trahissait l’IRA.  On l’apprend dès le début.  Et ce fait donne une couleur un peu nostalgique et particulière à la première partie du roman, dans les rues de Belfast occupées par les Anglais, peu sures, dangereuses.  On assiste à la naissance d’amitiés intenses, à la passion du narrateur pour l’Irlande, qui souhaite devenir Irlandais, qui voudrait que ce soit son combat.  Que cet hymne qu’on chante à la fermeture des bars soit le sien.   Mais voilà, cette exaltation dure.  Jusqu’à tasser tout le reste.  Les amis, la vraie vie. Et là, on se rappelle que le narrateur la trentaine et que cette naïveté qui est tout sauf attendrissante, cette vie par procuration est ma foi terriblement triste.  Et c’est là où j’ai eu du mal.  J’y ai difficilement cru.  Je trouvais son comportement parfois tellement ahurissant que je suis restée à l’extérieur, ne réussissant pas à ressentir une quelconque empathie pour le personnage. En fait, on ne sait rien de lui.  Sauf ce qui le définit par rapport à l’Irlande et à ses amis. 

 

Par contre, j’ai trouvé la réflexion intéressante et vers la fin, quand le narrateur commence à s’ouvrir les yeux, sur ce qu’a été cette vie limite fantasmée, j’ai retrouvé l’intérêt.  Que reste-t-il quand c’est fini, les révoltes et les révolutions?  Qui est-on quand la poussière retombe?  Qui est-on quand on trahit?  Qu’y a-t-il de vrai?  Comment vit-on avec ses proches?  Soi-même?  

 

Bien entendu, il y a des clichés mais ils sont compréhensibles étant donné le parti pris du narrateur.   Et si le thème principal est la trahison, les raisons qu’on ne connaîtra jamais, ce qui m’a surtout interpellée, c’est l’après.  La vie après.  L’écriture est simple, directe, avec quelques répétitions parfois agaçantes, toutefois. 

 

Si le thème m’a plu, je n’ai pas ressenti l’émotion de « Une promesse » mais c’est un auteur que je relirai.

Harlequinades Vintage (ou pas) 2013 – Dépôt des billets

Harlequinades Vintage

 

Comme il y a déjà – ô miracle – 2 billets en plus du mien publiés pour ces over-populaires Harlequinades Vintage, je suis dans l’obligation de faire le billet récap, n’est-ce pas!

 

J’ai aussi décidé d’ajouter une catégorie.  Comme je l’ai dit partout, c’est mon challenge, je fais ce que je veux!  Na!  Ce sera donc la catégorie pour les « gens qui ne lisent jamais de romance mais qui en ont lu une pour l’occasion ».  Je rappelle qu’au départ, il s’agissait de lire une vieille romance.  Mais je vous renvoie au billet d’ouverture!

 

Donc, les Harlequineuses Vintage

Chi-Chi

 – Mon mari cet étranger – Anne Mather

Karine

Mon mari cet étranger – Anne Mather (yep, on fait dans l’originalité!)

La valse de l’espoir – Janet Dailey (j’ai copié sur Syl!)

Syl

La valse de l’espoir – Janet Dailey

Mango

L’héritière amoureuse – Valerie Parv

Chimère

Qui es-tu Wanda – Ann et Gwen

Amère vengeance – Ann Weale

Adorable Sophy – Georgette Heyer

Noces éternelles – Kasey Michaels

Fashion  (devenue Angela Morelli)

Mon mari, cet étranger – Anne Mather

Iluze

Paradis tropical – Anne Hampson

 

Les Visiteurs du Monde Merveilleux de la Romance

Lou de Libellus

Le démon de midi – Catherine Rollin

 

Vous pouvez encore vous inscrire, dans l’une ou l’autre des catégories.  Et pour déposer vos liens, c’est ici!  :)) 

En scène, les audacieuses! – Tonie Behar

en scène les audacieusesEn ce beau jour de juillet (yep… je n’ai pas beaucoup d’avance dans mes billets… mais j’en ai quand même un peu!), j’avais besoin de léger.  Je m’explique.  Il fait 34 à l’ombre, sans un souffle de vent.  Ma maison, c’est la version cheap d’un sauna et mon ventilateur pousse de l’air chaud.  Très chaud.  Bon, vous direz que 34, c’est rien du tout.  Mais je suis québécoise, je n’ai pas l’habitude… et je me transforme généralement en grosse larve sur le bord d’une quelconque piscine en de telles journées. 

 

Du coup, lecture légère.

 

J’ai très envie de lire « Grands boulevards » de l’auteur depuis que je vois apparaître les billets sur les blogs.  Donc, j’ai pris son roman précédent, sachant d’avance que j’aime bien sa plume.  Pourtant, une fois arrivée sur le bord de la piscine, avec ce seul roman dans mon sac, j’ai eu peur.   En fait, j’aurais dû lire la 4e de couverture.  Le monde du disque, une femme haut placée, les politicailleries de labels et les coups bas de ces requins… mais ça ne m’intéresse pas du tout moi!  Je sais que plusieurs personnes adorent ce monde, les stars, ce glamour… mais pas moi.  Vraiment pas.  Et j’ai tout de suite été pris d’une antipathie immédiate pour Sandra, la soeur de Déborah, l’héroïne, qui incarnait pour moi la superficialité totale teintée de jalousie et de compétition mal placée. 

 

J’avoue donc que j’ai pensé abandonner, même si j’aimais toujours autant la façon de raconter qu’a Tonie Behar.  Mais… imaginez-vous que je n’avais aucun autre livre!  J’ai donc continué.  Et j’ai bien fait parce que finalement, j’ai bien aimé cette histoire, une fois passées les 60 premières pages.  Lu en un après-midi, ce roman était tout à fait ce dont j’avais besoin.  Une comédie romantique sans prise de tête. 

 

Nous suivons donc Déborah, directrice de label dans une maison de disque, et Nelly, sortie de nulle part, n’ayant l’air de rien, mais ayant un réel talent.   Les deux côté de la barrière donc.  Le monde du disque ne va pas très bien, avec les téléchargements illégaux, les baisses de ventes et tout ce qui va avec.  Si ça ne fait pas l’objet principal du roman, c’est toutefois un bon arrière plan, qu’on sent bien recherché et bien référencé.   Des petits studios de fortune aux bureaux chics, on voit l’envers comme l’endroit de cet univers hautement glamour… à l’occasion.    Mais ce sont surtout les deux femmes que nous suivrons, à un moment où leurs vie seront bouleversées.  Déborah reverra, 7 ans plus tard, l’homme qui lui avait brisé le coeur, ex-chanteur pop à succès reconverti et Nelly rencontrera Mehdi (au sens biblique du terme), qui lui ouvrira la porte de son mini-studio pour faire des démos.  Et là, tout va s’enchaîner. 

 

Bien entendu, on voit tout venir.  On ne voudrait d’ailleurs pas que ce soit autrement.  La seule chose qui aurait pu un peu suprendre était révélée sur la 4e de couverture (humpf…  moi qui ne les lis jamais… à toutes les fois que je le fais, je me fais prendre!).   Mais j’ai bien aimé voir évoluer les personnages dans cet univers peuplé de personnages secondaires intéressants, parfois drôles (la mère de Deborah est hilarante), parfois touchants (celle de Nelly, Sven) ou harrassants (non, je ne me suis jamais réconcilée avec Sandra!).   J’ai aimé les coups de théâtre à la sauce « comédie romantique américaine », j’ai pesté parfois contre le manque de commu-ni-ca-tion des personnages, je n’ai pas nécessairement adhéré au glamour nécessaire en talons hauts mais j’ai passé un bon moment et c’est tout ce que je demandais!

Mon mari, cet étranger – Anne Mather

mon-mari-cet-etranger.jpgOui, voici enfin mon premier billet de ces Harlequinades Vintage de cet été!  J’espère qu’il y en aura d’autres… mais étant donné mon rythme de lecture actuel, ça fait un peu peur, j’avoue! 

 

J’ai donc relu pour vous – bien entendu, je n’ai rien à y voir – un roman que j’avais lu il y a de ça quoi… 25 ans. Oui, si vous calculez bien, j’avais un gros 12 ans et limite que je jouais encore à la poupée.  (Houla, viendrais-je de révéler malencontreusement mon âge??)   Et à cette époque, le roman avait déjà 15 ans d’âge en VO.  Ca lui  40 ans, en ce beau mois de juillet 2013.  Cette fois, je l’ai lu en anglais, pour changer.  Et si vraiment ça vous intéresse, le titre en VO, c’est « Jake Howard’s wife ».  Vous pouvez donc deviner qu’il s’agit de Jake Howard et de son épouse. 

 

Petite, j’adorais ce roman.  J’ai dû le lire 50 fois.  Vous vous douterez donc que j’ai REFUSÉ d’être objective en le lisant.  Mais sérieusement, ça fait un peu peur, quand on enlève ses lunettes roses de petite fille de 12 ans qui n’a jamais vu un engin masculin de près et qui trouve très normal d’être offusquée, limite paniquée, à l’idée de devoir dormir dans la même chambre que son mari (de nom seulement, hein, le mari).  Imaginez dans le même LIT??  C’est que c’est impensable! (Et non, nous ne sommes pas dans un historique.. c’était, à l’époque, contemporain)

 

Donc, objectivement, c’est horriblement pénible. 

Mais j’adore ce truc.

Allez comprendre!

 

Je vous présente monsieur et madame.  Madame s’appelle Hélène.  Elle est magnifique, glaciale, et a accepté de marier Jake, moins bien né qu’elle, parce qu’il avait de l’argent et que bon, suite au décès de son père qui lui a laissé plein de dettes, il ne lui est pas vraiment passé par la tête de faire quelque chose de ses 10 doigts.  Monsieur s’appelle Jake.  Riche homme d’affaire parti de pas grand chose, il vit pour le pouvoir, veut tout contrôler, surtout son image, et avait besoin d’une femme.  Que dis-je, une femme!  Une potiche.  Jolie.  Bien née.  Qui ferait joli dans sa maison.  Il a choisi Hélène. 

 

En trois ans, ils ne se sont jamais touchés.  Normal, c’est un mariage d’apparences.  Et le mec n’est jamais là. 

 

L’histoire commence quand Jake revient à Londres après un voyage de plusieurs mois aux États-Unis.  Il ouvre la porte de la maison et – ô horreur – Hélène n’est pas là.  Pire, elle est sortie avec un ancien amoureux, qui l’a lâchement abandonnée quand elle s’est retrouvée sans le sou.  Colère, rage et damnation!  Il l’a achetée (ce sont ses mots) pour ça, être là quand il revient, et servir d’épouse parfaite.  Du coup, il a bien le droit de la contrôler, non?

 

C’est que Jake, c’est un control freak.  Il veut contrôler ce qu’elle fait, qui elle voit, à qui elle parle.  Il la possède, en fait.  Elle doit être là quand il veut, tout abandonner à la seconde quand il le lui demande…  Ah oui, il a aussi le droit de l’envoyer joyeusement promener quand elle fait des erreurs.  Le comble du romantisme, comme vous pouvez le constater. 

 

Bien entendu, il y aura des Malentendus, des Mauvaises Interprétations qui mèneront à la découverte de l’Amour (oui, les majuscules sont volontaires).  On se demande d’ailleurs pourquoi de temps en temps.  Et notez que les galipettes, permises because ils sont mariés, ne sont même pas décrites (la Lectrice méritait sans doute mieux à cette époque)…  Mais bon, après s’être envoyée en l’air, il est évident que Hélène est amoureuse… les deux sont synonymes… non??  peut-être??

 

Je le disais donc, c’est un peu n’importe quoi.  C’est prude à mort et les réactions des héros sont limites incompréhensibles.  Mais savez-vous quoi??  Je vais le relire un jour.  C’est certain. 

 

Call me masochiste… et allez chercher le fouet!

 

Harlequinades Vintage

 

Chi-Chi et Fashion ont lu le même… je suis curieuse d’avoir leur avis!

Lily et Po – 1 – Rencontres et rendez-vous – Lauren Oliver

Lily-et-Po-1.gifSi la plupart des lecteurs ont choisi de découvrir Lauren Oliver avec Delirium, c’est pour ma part avec Lily et Po, un petit roman pour enfants (donc très très jeunesse… dès 8 ans) que j’ai fait cette rencontre (note pour la postérité: après avoir fini ce billet, j’ai réalisé qu’en fait, non… j’avais déjà lu « Before I fall » il y a un bon moment, ce n’est donc pas une première rencontre.  Mais vu que je suis une grosse paresseuse, je ne change pas le début de mon billet!)

 

Première impression: c’est un petit roman que j’aurais adoré lire enfant.  Mais alors là vraiment.  Deux héros attachants, un monde avec des aspects merveilleux mais pas trop (on sent que l’auteur fait dans la dystopie), des explications mignonnes comme tout (j’ai adoré la raison pour laquelle le soleil avait disparu), une bonne dose de mystère et une atmosphère limite Dickesienne (avec des méchants bien méchants avec ces pauvres enfants et des conditions de vie pas terribles).  Mais hors de l’Angleterre. 

 

Tout ce qu’il faut pour plaire aux jeunes lecteurs donc.  Avec une plume agréable, toute simple sans être pour autant simplette.  Tout à fait adapté pour le jeune public.  Moi, j’aurais été fascinée.  Carrément. 

 

Vient alors mon « mais ».  L’histoire s’arrête… en plein milieu de l’histoire.  Comme ça. 

 

En anglais, ce roman n’est qu’un seul roman.  Je sais parce qu’il a maintenant rejoint ma pile, neuf, pour un prix que je taierai.  En français, on l’a scindé en trois.  J’ose espérer que c’est pour que les jeunes lecteurs aient l’impression de lire un roman de grands, comme les ados où presque tout se fait en trilogie (j’ai présentement une horrible nostalgie des one-shot).  Donc, trois petits romans de 100 quelques pages, écrites gros pour les enfants.  À 16,95$ plus taxes.  Chacun.  (Au Québec… en France, je crois que c’est 9,90 euros du livre).

 

Du coup, je vais commander le livre en version originale.  Pour connaître la suite.  Et j’espère tomber sur les tome 2 et 3 en VF en occasion parce que l’objet livre est vraiment joli (ce qui explique le prix), que les illustrations sont super cute et que j’aimerais que mes neveux puissent le lire, dans quelques années. Parce que la mise en place m’a vraiment impressionnée. 

 

Mon billet sur la suite bientôt, donc!

Quand je me serai donné la permission de faire une commande!

 

 

The Elite – 2 – Kiera Cass

The-elite.jpgJ’avais prévu inaugurer le mois des États-Unis (en octobre) avec un roman de cette série.  Ben oui… avec une héroïne qui s’appelle America, comment passer sur une telle occasion!  Mais imaginez-vous que j’ai envie de bougonner… et quand j’ai envie de bougonner, j’ai envie de le faire maintenant.  Pas dans 3 mois!

 

Du coup, allons-y pour deux tomes d’une même série jeunesse de suite.  Je sens que les foules vont se passionner (mode ironie « on », of course)

 

C’est un tome 2.  Il est donc impossible de parler de ce qui m’a réellement énervée sans révéler certains éléments du tome 1.  Vous voilà avertis!

 

Retournons donc à America, toujours de le château du prince Maxon, faisant maintenant partie de l’Élite.  Les 6 filles restantes.  Et exprimons clairement notre déception. 

 

Je n’avais pas vraiment d’attentes pour le premier tome, qui m’avait contre toute attente bien plu.   Dans ce tome-ci, j’ai retrouvé tout ce que j’avais peur de trouver dans le premier.  Non mais qu’est-ce qui a bien pu arriver à America?  Ses réactions sont souvent carrément hallucinantes.  D’un côté, elle se dit honnête.  De l’autre, elle ne mentionne pas certains trucs super importants.  D’un côté, elle dit comprendre le jeu.  De l’autre, elle freake quand le prince le joue.  D’un côté, elle dit savoir ce qu’elle veut.  De l’autre, elle change d’idée toutes les trois minutes et fait des crises pour un oui ou pour un non. Et lui, il est d’une patience d’ange d’un côté.  Et de l’autre, des fois, on se demande où ce futur roi a mis son jugement. 

 

Non mais sérieusement.  Parlez-vous, bon sang! J’ai presque envie de leur dire « you deserve each other ». 

 

Dans ce tome, c’est un épisode de téléréalité.  Mais une téléréalité qui se prend au sérieux.  C’est le quotidien, les petites vengeances, les épreuves qu’on leur donne, les éliminations qui s’en suivent… on se croirait dans Loft Story. Et de temps en temps, il y a des rebelles qui attaquent.  Et qui tuent des gens.  Au milieu du palais.  Où ils réussissent chaque fuckin’ fois à entrer. 

 

Soupir.

 

En fait, presque rien du côté « dystopie » n’avance dans ce tome, à part pour les quelques pages du journal, que notre donzelle, si préoccupée par le changement et l’environnement social, ne lit même pas tout de suite.   Il y a quelques attaques, bien entendu, on commence à entrevoir ce qui se tramait depuis le début avec cette histoire d’oralité mais rien d’autre.   Juste des histoires d’amour, des soirées à préparer, des malentendus, des crisettes…  Il faudrait que ça avance, là!  Vraiment!

 

Et, encore une fois, je lance un appel aux auteurs… Please, un peu de nuances dans les personnages de vilains.  Ici, je dois avouer que les autres perso sont nuancés, pas parfaits, humains, et tout.  Mais la vilaine, sérieux?  Elle n’a RIEN de bien.  Elle est juste détestable.  Too bitch to be true, quoi!

 

Le prochain tome sort l’an prochain.  J’espère avoir encore l’intérêt de savoir comment ça va finir rendu là.  Parce que je suis curieuse, oui, surtout avec cette finale qui, si je suis honnête, m’a beaucoup plu et m’a réconcilée avec l’histoire et les personnages, qui semblent sortir de leur rêve et agir à nouveau comme ils le faisaient dans le tome 1.   Et Maxon qui prend ses responsabilités.  Enfin. 

 

Bref, we’ll see. 

En préparation pour Québec en septembre…

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Je le répète partout (et fréquemment), ma copinette blogueuse Yueyin est au Québec pour quelques semaines, accompagné de Mr Kiki, de Mam’zelle Milou et de Mini-Kiki (pour les références, je vous renvoie aux BDs de Mr Kiki featuring Escargolio et la Snail Family.. ou la Famille-Choux, selon ma mère).   Et comme Yue et moi préparons – avec beaucoup d’enthousiasme, cela va sans dire – Québec en septembre (qui est en septembre, et pas en octobre, contrairement à ce qu’une certaine demoiselle que je nommerai pas pensait… mais bon, juste pour stooler un peu, disons qu’elle organiser une LC Gaétan Soucy en août… je dis ça, je dis rien…), nous nous sommes mises à la recherche de livres pour tenter de combler touuuut le mois. 

 

Et je dirais qu’on a pas trop mal réussi.  Faut juste lire maintenant!

 

Nous avons en effet tout mis en oeuvre pour bien réussir notre mission.  Un bon matin, nous avons averti la tablée matinale squattant chez Le Papou (dont moi… plus longtemps que prévu d’ailleurs… mais je m’égare…).

 

– Ce matin, on s’en va à Montréal et on entre dans touuuuutes les bouquineries qu’on voit.  Et on reste aussi longtemps qu’on veut.  Qui vient?

 

Et le silence fut. 

Étonnant, non??

Bon, Mr Kiki a pris son courage (et le volant) à deux mains et en a profité pour se balader dans Montréal.  Et porter les sacs de sa dulcinée.   Mais bizarrement, personne n’a sauté sur l’occasion de nous voir juchées sur des bancs pendant des heures, ou encore à quatre pattes entre les rayons, pour être certaines de ne rien manquer.

 

Et mes provisions bouquinesques?

Tout n’est pas présent sur la photo parce que Yue va me ramener ce qui manque… je n’avais pas pris une valise assez grande, silly me.  On aurait pu me refuser l’accès à l’avion. Il ne manquait plus que ça!  (Déjà que mon vol a été déplacé, puis retardé, et que j’ai failli faire une crise cardiaque quand une dame a refusé d’embarquer parce que le temps était trop mauvais… bref, passons)

 

Le souffle de l’Harmattan – Sylvain Trudel (paraît qu’il y a une LC!)

Elle et nous – Michel Jean (cadeau de Yue)

Les doigts croisés – Jocelyn Lanouette (j’étais jalouse des chaussures sur la couverture)

Les enfants moroses – Fannie Loiselle (pour la couverture… et le mot « contes » sur la 4e, glâné au passage)

L’acquittement – Gaétan Soucy (guess why)

Les reines – Normand Chaurette (du théâtre)

Provincetown Playhouse, juillet 1919, j’avais 19 ans – Normand Chaurette (toujours du théâtre)

En chemin je t’ai perdu – Martin Robitaille (je voulais lire un truc de cette maison d’édition)

Tous les corps naissent étrangers – Hugo Léger (curiosité vu le sujet…)

Tokyo Impérial – André Girard (c’était mon prof de Cégep!)

Le froid modifie la trajectoire des poissons – Pierre Szalowski (pour le verglas… souvenir avinés!)

 

Et deux tomes de Reine de mémoire d’Elisabeth Vonarburg. 

 

C’est tout.

Je pense.

 

Mais il ne faudrait pas penser que le week-end n’a été que ça!  C’était aussi des discussions existentielles autour du thème « est-ce que ces deux couleurs de vernis se ressemblent trop ou bien ça vaut le coup d’avoir les deux? », c’était du camping dans la maison, avec un spectacle impressionnant d’arbres tombés devant la maison… et celui, beaucoup moins impressionnant, de 7 personnes sans électricité, ni téléphone… ni wi-fi!  La préhistoire, quoi!  C’était des discussions interminables sur « de l’usage de l’anglais dans le français québécois versus le français de France » ou « La prononciation précise des « an » en position initiale de mots ou des /k/ devant des voyelles hautes selon diverses régions francophones mondiales ».  C’était boire du vin d’épicerie et ne pas s’en plaindre.  Voire même beaucoup apprécier.  C’était faire essayer la moitié des vêtements du centre d’achats à Miss Milou et la trouver jolie à chaque fois parce qu’elle peut tout porter.

 

Bref, c’était génial.  Et elle arrive chez moi demain!

 

Je vous laisse donc sur quelques photos de la cathédrale anglicane dont j’ai oublié le nom… mais que j’ai appelé Sainte-Dépense-Des-Promenades pour l’occasion!  Avec un drapeau arc-en-ciel à l’intérieur, rien de moins!  Cool!

 

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Images-14-0658.JPG(Trouvez l’intrus…)

 

Et puis, on est prêtes, vous croyez?