C’est le deuxième livre de cette collection « Tabou » que je vous présente ici. Cette collection traite – de façon très réussie – de différents sujets difficiles chez les adolescents. C’est autant éducatif que divertissant et j’apprécie tout particulièrement le côté réaliste et pas « tout est rose et finit parfaitement ». De plus, je trouve que les ados qui nous sont présentés sont très ados, justement, avec tout ce que ça implique de réactions fortes, de remises en questions, de hauts très hauts et de bas très bas.
Dans « L’effet boomerang », on traite des secrets de famille. Lou est en secondaire trois. Quatorze ou quinze ans, donc (je ne me souviens plus exactement… je n’ai pas pas porté attention à ce détail). Elle a un trippe sur Benjamen, a une meilleure-amie-pour-la-vie, Lucie et se fait sans cesse réprimander pour avoir placoté en classe. De là découle son meilleur ennemi, le directeur adjoint, monsieur Bernard. Puis, un jour, en retenue (encore), elle va devenir copine avec Milo, l’ex de sa meilleure amie. Là, vous croyez voir venir l’histoire ,mais non. Pas du tout. C’est le prénom de Milo qui va déclencher la bombe à la maison, rendre sa mère blanche comme un drap et mettre son père dans tous ses états. Lou va donc apprendre ce que toute la tribu cachait depuis un bon moment… et ça va la virer à l’envers.
J’ai bien aimé le portrait de Lou, jeune fille drôle et intelligente, ainsi que ses réactions, qui sont certes très ados, très mélodramatiques, qui peuvent sembler démesurés aux adultes, mais qui reflètent bien ce qui peut se passer dans la tête d’un jeune quand on découvre quelque chose à quoi on ne s’attendait pas et qui remet en question la perception qu’on a de soi-même. Et quand on en est à se construire, il y a beaucoup, beaucoup de choses qui nous remettent en question. Et parfois, de l’extérieur, c’est difficile de comprendre pourquoi ça nous vire autant de bord. Je ne vous raconterai rien ici, pour ne pas déflorer l’histoire.
Je retiendrai surtout de ce roman l’histoire d’amitié entre Lou et Milo qui est ma foi très touchante et qu’on voit graduellement évoluer vers une vraie relation amicale. J’ai eu plein d’amis « is » mais j’ai un souvenir précis d’un vrai ami « i », sans sous entendu aucun, avec qui j’ai été très proche pendant des années et j’ai réellement souri aux conversations entre Lou et Milo car je réentendais pratiquement les mêmes mots, dits par la moi-même de 16 ans que j’étais alors, avec mon meilleur-copain de l’époque. Du coup, j’ai bien aimé cette partie-là.
Si l’histoire en soi est moins forte que celle de Recrue, donc je vous parlais plus tôt, elle demeure très agréable à lire, avec une voix adolescente pleine d’humour parfois mais remplie de désespoir à d’autres. Pas de miracle ici… juste une évolution, parfois en montagnes russes, mais positive tout de même. Un joli moment de lecture, donc, remplie d’espoir.
On a vécu une drôle d’histoire, ce roman et moi. Une histoire qui, je l’avoue, a connu un commencement un peu difficile mais qui s’est ma foi très bien terminée. Enfin, terminée… le mot n’est pas tout à fait juste car je vous annonce d’emblée que je veux lire la suite.
Ce roman, je devais le lire pour le challenge d’Ys. Genre, le 20 novembre. Comment on dit… oups??
Ce fut une lecture bien particulière que ce roman. J’ai tout de suite été happée par l’atmosphère un peu onirique, glaciale et hors du monde de ce petit village du grand nord, tout en me demandant à quel genre de roman j’avais affaire. Fable, conte, adulte ou jeunesse, j’étais perplexe. Et je dois avouer que si j’ai bien aimé ma lecture, je reste quand même perplexe quant à ce que c’est exactement. Mais je m’explique!
Un petit dernier album de Noël (à moins que je ne fasse une nouvelle razzia-albums d’ici le 24 décembre, ce qui serait somme toute étonnant) avant le grand jour. Celui-ci m’a été vivement conseillé quand j’ai demandé un livre à structures répétitives (oui, je suis redondante, je sais… mais c’est vraiment bien pour les touts petits avec qui je travaille). S’il répond parfaitement à ce critère, je l’ai plus ou moins utilisé avec mes cocos pour cause de vocabulaire un peu difficile pour leur niveau. Mais mes neveux ont adoré!
Il est toujours difficile de parler de séries. Dans le cas de celle-ci en particulier, c’est doublement difficile car l’auteur étant célèbre pour faire subir à peu près n’importe quoi à ses personnages (et par « n’importe quoi », je veux VRAIMENT dire « n’importe quoi »), juste de dire qui est encore en vie au début du roman, c’est spoiler. Pas facile de parler du roman dans ces conditions n’est-ce pas!
Encore sur le thème de Noël. Yep, j’ai parfois des idées fixes!
Qu’il est mignon, ce petit pingouin!
Je suis tombée sur ce texte au hasard de ma boîte aux lettres. J’avais déjà pu lire quelques ouvrages de la collection Tabou, chez les éditions de la Mortagne, et je m’étais fait l’observation que ces romans rejoignaient réellement les problématiques des jeunes, sans faire la morale, sans avoir une vision trop pessimiste ou trop optimiste, tout en donnant de l’espoir et en faisant réaliser aux jeunes qu’ils ne sont pas tous seuls à vivre ce qu’ils vivent. Que leurs sentiments, ils sont normaux. Que d’autres sont passés par là. 