Voici donc le troisième et dernier tome de cette série dont je vous ai déjà parlé ici et ici. Pour la petite histoire, rappelons que j’avais été plus ou moins convaincue par le premier et que le second tome m’avait davantage plu. J’ai donc choisi de terminer cette série pour terminer mon Read-A-Thon d’automne.
Je vais donc tenter de parler de ce roman sans spoiler les tomes précédents mais ce n’est pas facile vu que selon moi, c’est avant tout un gros livre séparé en trois. Ce tome-ci nous reprend exactement où le précédent nous a laissés. Gwen est en furie contre Gideon (et on la comprend) et elle nage toujours dans le noir face à ce qui se trame chez les Veilleurs, ce groupe secret fondé par le comte de St-Germain à la fois pour protéger les secrets mais aussi pour mener à bien une mission d’extrême importance : réunir le sang des douze, ceux qui peuvent voyager dans le temps.
Mon verdict? Moyen. Mais ça clôt quand même bien la série. Tout est expliqué, tous les fils sont noués, ça se lit super vite et je ne me suis pas ennuyée.
Rappelons d’abord une chose. Toute cette histoire se déroule sur quoi… 3 semaines? Une semaine par tome, je crois. En trois semaines, Gwen, avec son regard neuf (et, avouons-le, naïf), réussit à découvrir tout ce que le Cercle intérieur n’avait su comprendre en quelques centaines d’années. On se demande si tous ces éminents personnages s’étaient questionnés une fois dans leur vie. Et ces avalanches de sentiments, ça se déroule aussi sur 3 semaines. Ce qui, pour moi, qui n’est malheureusement plus une ado, rend le tout un peu difficile à gober.
Si j’ai beaucoup apprécié tout l’aspect « voyages dans le temps » et « paradoxes temporels » (j’adore ces trucs), j’avoue que j’en ai peut-être manqué un petit bout car il y a un événement, entre autres, que je ne saisis pas. Tout est précipité à la fin et je me questionne sérieusement. D’ailleurs, si quelqu’un a tout saisi, me contacter, pour m’expliquer.
Quant au reste, si certains trucs arrivent un peu comme un cheveu sur la soupe, on voyait pratiquement tout le reste venir depuis 2 éternités et demi. Mais il est fort compréhensible, étant donné les informations qu’elle a, que l’héroïne n’ait pas saisi, elle. Je l’aime bien, cette Gwen, même si ses réactions sont souvent impulsives. Limite qu’on comprend que les gens s’impatientent. Elle a quant même beaucoup maturé en… ah oui, j’oubliais… 3 semaines :))) Le petit démon Xémérius est un peu lourd mais assez drôle, de même que James, le fantôme de l’école. L’humour donne d’ailleurs un certain souffle à la série.
J’ajouterais que les expressions redondantes sont moins nombreuses (seuls 3-4 « mon petit cou de cygne » et 4-5 « jaune pisseux » pour décrire l’uniforme. La tante Glenda est toujours aussi cliché et peu crédible tandis qu’on comprend un peu plus Charlotte, qui est super désagréable mais qui a ses 16 ans comme excuse!
Bref, même si j’ai l’air de passer mon temps à me plaindre dans ce billet, je ne suis pas complètement négative et j’ai plutôt apprécié ma lecture, malgré quelques déceptions au sujet du dénouement de l’intrigue. Il y a de très bonnes idées, les voyages dans le temps sont géniaux (la scène du bal est trippante et les déboires de Gwen sont assez drôles) et la plupart des personnages sont sympathiques. Par contre, ça aurait été beaucoup plus crédible si la trame s’étalait sur 3 mois (voire même plus) au lieu de 3 semaines.
Un joli petit album pour enfants en ces vacances de Noël. Oui, encore, je sais. Et je sais aussi que ce ne sont pas ces billets-là qui font le plus courir les foules! Mais moi, je les ai-me, mes albums! Et je vais continuer d’en parler!
En ce presque-24 décembre, un dernier conte de Noël, mais pour adultes, celui-ci. On en a beaucoup parlé ici et je comprends l’engouement car je suis réellement tombée en amour avec les illustrations à la fois douces et tristes de Blanchet, et j’ai été chamboulée par cet hommage aux petits riens qui changent une vie, comme ça, mine de rien.
Ceux qui me connaissent un peu savent bien qu’il m’est totalement impossible d’être objective par rapport à ce roman et à son auteur (mais quand même, je vous jure qu’il est bien et qu’il faut le lire, même si vous n’avez pas de liseuse et que ça implique de le lire en pdf avec votre ordi en équilibre précaire sur vos genoux). En fait, Émilie et ses cinglées de copines, je les connais depuis un moment. Un bon moment, même, du temps où on « s’affalait » toutes les 2 pages (ou 2 fois par page, c’est au choix), fait en raison duquel j’ai attrapé une terrible réputation de traqueuse de répétitions (ce que je fais visiblement mieux dans les textes des autres que dans les miens) et où les copines étaient au nombre de 5 (toutes plus barrées les unes que les autres). Bref, ce roman, je l’ai un peu vu naître, ce qui a impliqué, lors de la lecture de la version finale, des commentaires – over-pertinents, of course – tels que « ah, tiens, elle a changé « il pleut comme vache qui pisse » en « il pleut des cordes » ou « elle a enlevé une mention des makis nutella-banane »! Oui, je sais, ma mémoire fait parfois de drôles de choix éditoriaux quand elle doit choisir de quoi elle va se souvenir un an plus tard. Les mots exacts du premier roman de ma twinette cosmique semblent en faire partie!
Quelle bonne surprise que ce roman! En fait, avec Caroline Vermalle, j’aurais dû me douter que ce serait bien. Donc, si ce billet a tant tardé, ce n’est pas parce que ça ne m’a pas plu, mais que ça a été une lecture disons… riche en avenetures diverses et variées! Comme toujours dans ma vie fascinante, quoi.
Je vous parlais il y a peu de lectures particulières… celle-ci en fait partie sauf que cette fois, l’étrangeté a parfaitement fonctionné pour moi. Et quand je vous parle d’étrangeté, je pourrais vous citer ce moment où je lisais en salle de pause et où on m’a demandé si j’aimais bien mon roman.
On dirait que ces temps-ci, je me spécialise dans la lecture de romans étranges, dans lesquels j’ai un peu de mal à me situer au départ. Ce fut encore le cas avec ce roman-ci, mais je dois avouer que cette fois, j’ai été moins envoûtée par l’ambiance à la fois un peu étrange et drôlatique qui nous est proposée. En fait, j’ai assez assez dubitative jusqu’aux 15 dernières pages, où l’on comprend mieux. Ou pas. Et c’est ce qui fait que, finalement, je ressors avec un sentiment qui est certes mitigé, mais plus positif que négatif. 


















