Le 12 août, pour l’opération « achetez un livre québécois », j’ai acheté deux trucs et ce recueil de nouvelles est l’un de ceux-là. Vu que Richard, qui a eu l’idée folle de ce recueil, est un blogueur que je suis depuis presque la création de son blog (il est ici… à visiter!), je ne pouvais pas manquer ça!
L’idée : demander à 16 auteurs de polars québécois de pondre une nouvelle sur le thème : Crime à la librairie. Un peu décalé parce que bon, dans la librairie, un crime… à part dans l’univers de Dame Agatha (ou dans Cluedo… avec le chandelier), c’est assez rare. Du moins, à la quantité de temps que je passe dans ces lieux de perdition… j’espère!
16 nouvelles, 16 auteurs… 16 univers différents. C’est parfois un peu déstabilisant de passer de l’un à l’autre, Mais j’avoue que globalement, même si j’ai évidemment préféré certaines nouvelles à d’autres, c’est fort réussi. Et ça atteint doublement son but vu que même pour les nouvelles sur lesquelles je n’ai pas trippé, j’ai le goût d’en lire un peu plus de l’auteur. Le thème est traité de plusieurs manières, dans différents contextes. Petites librairies, bouquineries, grandes chaînes mercantiles… tout y passe. Mafia, folie, chasses aux trésors, hommage à Hercule, il y en a pour tous les goûts. Des portraits au vitriol sont dressés au sujet de certaines pratiques du milieu littéraire, on se balade dans différents pays mais c’est surtout au Québec que se passent ces différentes histoires. J’ai un gros faible pour celle de Martine Latulippe, noire à souhaits. Mon coup de coeur du recueil. Mais si j’avais à faire un top 3, je pense que j’en serais totalement incapable. J’ai fini par en nommer… 7! Pas tout à fait le but de l’exercice, n’est-ce pas. (Pour faire simple: celles de Patrick Sénécal, Robert Soulières, André Jacques, Mario Bolduc et Geneviève Lefebvre) Celle de Martin Michaud m’aurait aussi beaucoup plu… sans le dernier paragraphe!
Certaines nouvelles m’ont semblé trop simples, on sent que certains auteurs ont l’habitude de développer davantage. Et si ça nous donne une bonne occasion de découvrir, pour quelques uns, leur personnage récurrent, ce n’est pas toujours facile d’entrer comme ça, au milieu du récit, et de tout bien saisir.
Ajoutons les courtes biographies de chaque auteur à la suite de chaque nouvelle où l’on nous parle de leur style et nous avons un portrait de cet ouvrage, qui donne envie de touuut lire de la littérature policière québécoise, qui est loin d’être un sous-genre. Ces portraits sont fort bien faits et très intéressants.
À découvrir. Sincèrement.





En ouvrant ce roman, j’étais certaine que ça me plairait. Après tout, la condition de la femme, le féminisme, j’en lu de nombreux essais sur le sujet. Je me sens concernée. Du coup, inutile de dire que le thème et la façon de l’aborder me plaisait beaucoup. La condition de la femme vue par un homme qui s’éveille subitement au sujet, suite à des meurtres perpétrés lors du passage à l’an 2000… comment ne pas être intrigué?
Oh qu’il est étrange ce roman. Profondément dérangeant, troublant. Au point que j’ai dû le refermer à plusieurs reprises car c’était juste too much. Trop de violence, trop d’instabilité, trop peu de justification à toutes ces horreurs. Juste parce que. Et malgré tout, cette étrange culpabilité qui plane, ce doute permanent qui assaille le narrateur.
Ce roman, je l’ai retrouvé dans ma pile. Comme ça. Suite aux 
