Ugly Love – Colleen Hoover

Ugly loveColleen Hoover et moi, on a une histoire faite de hauts et de bas.  Pourtant, j’aime sa plume, faut croire, car j’y reviens toujours.   Et celui-là est apparu chez moi.  J’ai décidé que c’était un signe.

 

C’est donc une histoire en deux temps qui nous est racontée.  Tate est infirmière.   Elle bosse, va encore à l’école et débarque chez son frère, pilote de son état, pour continuer ses étude.   Sa première rencontre avec Miles, le voisin, n’est pas nécessairement gagnante.  Il est saoul mort, sur le pas de la porte de l’appartement et, en gros, lui bloque l’entrée (un pochtron dans la VF… dit plusieurs, plusieurs fois).  Rapidement, malgré cette rencontre pas winner,  ils vont avoir une attirance folle l’un pour l’autre.  Mais Miles met les règles fort claires : ne pas parler du passer, ne rien espérer pour le futur.   Bien entendu, Tate va avoir un peu de mal à s’en tenir à ça.

 

Comme souvent chez Colleen Hoover, l’histoire est racontée à la fois dans le passé et dans le présent, avec les points de vue des deux protagonistes.    On découvre petit à petit l’événement qui a tant marqué Miles et la raison pour laquelle il parlait de Rachel au début de l’histoire.  Bon, au départ, je ne trouvais pas si terrible le côté « amour interdit » et je me suis rapidement doutée où ça s’en allait, of course.   mais tout de même, j’ai beaucoup aimé lire l’histoire, j’ai trouvé les scènes hot bien réussies et l’évolution de Tate et Miles est agréable à découvrir.

 

Pourquoi un avis un peu mitigé, donc?  Pourquoi pas mieux?  La fin que j’ai trouvé encore une fois trop guimauve, la « closure » trop parfait…  C’est toujours le même problème pour moi avec Hoover.  Too much.  Trop de drames, trop de blessures et trop de tout à la fin.  Mais l’écriture et la mise en page sont particulières et ça, ça me plaît

 

Du coup, je risque de continuer à la lire.   Même si à chaque fois, j’ai les mêmes bémols.  Je ne dois pas détester tant que ça, hein!

The Goldfinch (Le chardonneret) – Donna Tartt

The goldfinchDonna Tartt et moi, ça passe ou ça casse.  The secret history doit être mon livre préféré alors que je n’ai même jamais réussi à finir « The little friend ».   Du coup, j’ai ce roman en grand format, en anglais, depuis sa sortie… et je n’ai jamais osé le lire.  Dans mon trip « je veux lire moins mais risquer beaucoup », je l’ai sorti de ma pile et j’en suis ravie.  Ce n’est certes pas l’immersion totale de « The secret history » mais l’écriture me parle toujours autant, les réflexions sur l’art et la culpabilité sont toujours aussi intéressantes… et sérieusement, l’entrée en matière et la finale sont génialissimes.

 

Le roman s’ouvre donc sur une chambre d’hôtel d’Amsterdam où un Theo dans la trentaine, en pleine crise d’hallucinations et aussi en plein désespoir.  Il va nous raconter ce qui l’a amené là, en commençant à ses 13 ans, quand une visite au Metropolitan Museum pour voir les maîtres hollandais va virer au drame et changer sa vie, traçant une ligne claire entre l’avant et l’après.   C’est que pendant la tragédie qu’il a y vivre, il rencontre un vieil homme, qui lui remet une chevalière, une adresse… et lu indique de prendre quelque chose… qui s’avère être le chef d’oeuvre de Fabritius qui donne son titre au roman.

 

Impossible de ne pas penser à Dickens en lisant ce roman.  Autour de Théo se tisse une fresque immense, grouillante de personnages étranges tous plus charismatiques et intrigants les uns que les autres.   Entre la famille Barbour qui l’accueille (la mère.. quel personnage) et Boris, l’ami d’adolescence qui l’entraîne à vivre en marge, à boire et à tenter de s’occuper de lui-même dans un Vegas qui est peu souvent dépeint, en passant par Hobie, la bonne âme  passionnée de vieux meubles et Pippa, l’amour tant désiré, on a de quoi faire.  Chacun m’a semblé réel et touchant, bien que toujours vus par le regard déformé de Théo qui tente tout de même de se retrouver dans tout ça.

 

Et au milieu de cette aventure, de ce passage à l’âge adulte et des courses poursuites, il y a « Le chardonneret », remisé et en sûreté.  Il y a l’art, l’art qui transforme, qui influence nos actes.  Ces réflexions sont magnifiques, sans parler des portraits de villes tracés par Tartt, villes qui deviennent presque des personnages à part entière et qui nous entraînent dans leurs atmosphères parfois pittoresques, parfois glauques.   Art, destin, amitié, amours… que demander de plus?

 

J’avouerai y avoir trouvé quelques longueurs, parfois à Las Vegas, parfois à Asterdam, il faut s’accrocher pour ne pas s’y perdre, mais The Goldfinch est un roman qui se savoure, un roman pour lequel il faut prendre du temps.    Sait-on jamais, peut-être vais-je retenter le coup avec The little friend!

 

Keisha est enthousiaste, Mélo a aimé avec réserves, de même que Natiora, qui a trouvé le temps long.

On dirait bien… que j’ai 40 ans!

Happy 40

Cadeau à moi de moi.  On est bébé (et monomaniaque) ou on l’est pas!

 

Yep, je change de dizaine.

Et sérieux, c’est pas si tant pire, je pense!

Je suis pas mal là où je voulais être.

 

Il faut dire que cette année, en plus des Pop Doctor Who, je me fais un méga cadeau à moi de moi.  Pour faire passer la pilule, mettons!  Donc, si tout se déroule comme prévu, le 18 avril, je m’envole pour Paris… et je reviens en octobre.  Disons que ça me donnait envie d’avoir hâte à l’infâme 40!

 

Mais je me console en me disant que je suis encore un grand bébé dans l’âme et que j’ai gardé la capacité de m’émerveiller pour tout et pour rien.   Espérons que ça résiste au gros vilain 4 :))

 

Happy birthday to me!

Me before you (Avant toi) – Jojo Moyes

me before youIl y a longtemps que je voulais lire ce roman.  Mais j’hésitais à cause du thème, j’avais peur des clichés, des énormités.   Ceux qui savent un peu ce que je fais dans la vie comprendront.  Ceux qui me connaissent un peu comprendront aussi.   Bref, je ne raconterai pas ma vie ici.

 

Mais voilà. Quand j’ai vu qu’il y aurait un film, j’ai décidé de le lire avant,   Avant que tout le monde ne me raconte tout ce qui se passe.   Et je l’ai dévoré dans une soirée.

 

C’est donc l’histoire de Lou, 26 ans.  Elle habite chez ses parents, qui tirent le diable par la queue et qui sont un peu au service de Katrina, la jeune soeur de Lou.  Bref, elle fait un peu vivre sa famille mais est considérée comme une grosse paresseuse.   Et en fait, Lou n’a pas vraiment d’ambition dans la vie.   Elle n’est jamais sortie de son petit village et n’a pas vraiment l’envie de le faire.   Et puis, elle perd son boulot.  Et va en trouver un autre pour s’occuper d’un homme quadriplégique, suite à un accident.   Le problème, c’est que Will n’a aucune envie que quelqu’un s’occupe de lui.  Surtout pas Lou, qui n’a aucune idée de comment s’y prendre.

 

Ok.  C’est une histoire touchante et triste, qui nous fait voir – en partie –  la réalité d’un homme dont la vie a changé et qui n’arrive pas à l’accepter.  Will n’est pas juste « un handicapé » dans le roman.  On voit qui il est, on voit l’homme derrière toute sa situation physique.  Et ça, j’aime.   J’aime qu’il se crée une vraie relation entre les deux.  J’aime l’évolution du truc.  Le roman se dévore (je l’ai lu dans une soirée, c’est tout dire), on est à la fois pris dans l’histoire, en colère, heureux et terriblement tristes, sans pour autant faire dans le trop pathos.

 

J’avoue qu’il y a des mais.  Des gros mais.  Je ne vais pas pouvoir en parler clairement car ce serait spoiler.  J’ai du mal avec une certaine partie de ce qui se dégage du roman.  Avec le laps de temps écoulé.  Bref… j’ai peur du message que ça peut lancer.  It hits too close from home, disons.  Je n’ai pas non plus « découvert » ce monde… je savais déjà.   Of course.   Mais je n’embarquerai pas là-dedans.

 

Aussi, Lou.  Je n’adore pas Lou, même si elle est touchante et si elle évolue.  Je n’aime pas qu’elle ait eu besoin d’un homme pour changer.  De son avis.  Que ça ne vienne pas d’elle.  Il y a un jugement sur son style de vie qui me dérange.  Il ne la connaît pas au départ… il en sait quoi?  Mais bon…  Ce sont mes pet peeves personnels!

 

Mais sérieusement, certaines scènes font mouche et c’est un roman auquel on repense ensuite.  Pour plusieurs raison.  Ça se lit tout seul et notre petit coeur est brisé à l’occasion.  Dans mon cas, il contient THE terreur suprême.  La chose que je ne veux jamais voir arriver.   Il a d’excellentes critiques parmi mes amis lecteurs … et je pense que je vais lire la suite 🙂  Genre, bientôt.

Les vieux fourneaux – Lupano/Cauuet

vieux fourneauxIl traînait chez moi, celui-là.  Quel dommage d’avoir attendu si longtemps parce que ce fut un moment de lecture totalement jubilatoire.  Quel plaisir de rencontrer ces trois v… séniors qui n’ont pas froid aux yeux et qui ont tout un passé derrière eux.  Râleurs, crosseurs, mauvais chauffeurs et un peu prêts à tout, on les rencontre alors qu’ils décollent pour une crémation, celle de Laurette.

 

Laurette, c’était tout un numéro.  Et même disparue, elle continue à faire courir nos trois hommes.  Pierrot est un vieux tannant, un vieil anarchiste qui n’a jamais décroché et qui utilise maintenant les moyens qu’il a encore.  Juste m’imaginer ses manigances, je riais toute seule.   Antoine a voué sa vie au syndicat, ce qui ne plaisait pas toujours à Laurette.  Quant à Mimile… je vous laisse découvrir Mimile.

 

Dans ce premier tome, on les découvre petit à petit et on les suit dans une folle épopée.  Tout ne nous est pas révélé, et on sent que cette aventure n’est pas finie et j’ai une folle envie de découvrir la suite et de poursuivre ma rencontre avec ces trois amis d’enfance qui ne se sont jamais lâchés.

 

Agréable découverte!

La BD de la semaine, c’est chez Yaneck, cette semaine.

BD-de-la-semaine

Le bal – Irène Némirovsky

le balLe bal est une nouvelle d’Irène Némirovsky qui m’a fait ressentir un réel malaise.  C’est court comme tout, ça raconte une histoire toute simple, mais elle a réussi à m’atteindre d’une étrange façon.  Du coup, j’ai apprécié, mais je suis restée un peu marquée par ce sentiment qui me faisait voir le désastre imminent… et de ne rien pouvoir y faire.

 

Mais je m’explique un peu.

 

Nous rencontrons donc au début du roman Antoinette Kampf, jeune adolescente de 14 ans.  Ses parents sont riches, mais nouvellement riches.  Son père a débuté comme portier dans une banque, mais a fait des placements et travaille maintenant à la bourse (je pense).  Quant à la mère, elle a un passé un peu flou… et pas toujours glorieux.   N’empêche qu’ils souhaitent être acceptés dans le « beau monde » , sont un peu  maladroits (et snobs)… et décident de donner un bal.   Un grand bal.  Un bal qui coûte cher.   Un bal où Antoinette n’aura pas le droit de se pointer.  Pas même une minute.   Imaginez la colère de cette adolescente en pleine crise.  Vous savez, ce moment où PERSONNE (surtout pas les parents) ne vous comprend,  où la vie est vraiment TROP injuste.   Imaginez la suite.

 

Irène Némirovsky réussit à dépeindre parfaitement cette famille, ces parents qui « essaient » un peu trop et cette fille qui voudrait être considérée.  Le personnage de la mère m’a beaucoup touchée, malgré son côté détestable, malgré le fait qu’elle ignore sa fille et qu’elle ne veut pas lui céder un pouce de place pour vivre, elle.  Le mal-être de ce personnage me semblait tellement fort que j’avais mal pour elle.  Surtout sachant comment ça allait se terminer.  J’ai eu honte avec elle (et pour elle), eu pitié de ses tentatives pour sauver la mise.  Et, comme elle est détestable, je me suis sentie étrange de ressentir tout ça.  De là le malaise.

 

Un texte fort, avec une finale triste, très triste.  Mais ma foi fort réaliste.  Je relirai Némirovsky.

 

 

Witch Light (Un bûcher sous la neige) – Susan Fletcher

Witch Lightcoup-de-coeur2Ce roman a fait le tour de la blogo il y a quelques années.  Et mon amie Yueyin est un jour arrivée chez moi avec le livre en question.  Bon, ce jour a eu lieu il y a environ 4 ans… mais c’est un détail hein!   Et malgré toutes les bonnes critiques à l’époque, je n’étais tentée que « par périodes ».    Je l’ai pris un peu au hasard dans ma pile et franchement, je me demande pourquoi j’ai attendu si longtemps.  Quelle écriture.  Quelle histoire.  Je n’ai qu’une envie, retourner en Écosse et ressentir toute cette nature.  Dire que j’étais à quelques kilomètres de Glencoe.

 

Parce que c’est dans ce contexte historique que le roman se déroule.  Glencoe, le massacre de 1692.   Dans ce roman à deux voix, la principale est celle de Corrag, emprisonnée pour sorcellerie dans un cachot quelque part en Écosse.  À Inveraray, je crois.   Sa mère a été pendue pour sorcellerie et longtemps elle a couru.  Vers le nord et vers l’ouest.  Jusqu’à ce qu’elle atteigne Glencoe où elle va tomber amoureuse de cette nature sauvage et magnifique.  Elle a été témoin de cette nuit terrible.  C’est d’ailleurs ce qu’espère Charles Leslie, un pasteur (bon… un genre de prêtre, mais marié) irlandais  aux allégeances jacobites, qui souhaite démontrer que le roi William est un imposteur et un sadique.  C’est avec cette idée qu’il va aller voir Corrag dans sa cellule, malgré la saleté de celle-ci mais surtout malgré son dégoût de ce que représente cette sorcière.   Il va donc accepter d’écouter son histoire, à partir du début.

 

Et là, et là…  quelle histoire, quelle plume!  C’est que Corrag a une voix toute particulière, et elle nous emmène avec elle tout d’abord dans une course effrénée à dos de cheval à travers des paysages grandioses et sauvages, pour arriver dans une vallée secrète et magique, près de Glencoe, quelques mois avant le massacre.  Et là, on s’émerveille avec elle sur l’éclosion des bourgeons, sur le bruit que font nos pas dans la neige ou sur la lumière bleutée de l’hiver.  On se laisse tranquillement apprivoiser par les McDonald de Glencoe, presque, on ne fait qu’un avec la nature.  On tombe en amour avec les montages, le vent, les gens.

 

Un récit poétique, magique, qui parle d’instinct, d’acceptation des autres et de soi, d’acceptation des choses telles qu’elles sont, de bonté et des petites merveilles du quotidien.   De tout ça mais surtout d’amour, d’amour à une époque où les femmes qui en savaient trop étaient pourchassées et où les enjeux politiques prenaient toute la place.

 

Bref, je relirai l’auteur.  Un coup de coeur.   Et lisez-le-lisez-le-lisez-le!

Bilan lecture – Février 2016 – Partie 2

Bon.  Je m’excuse mille fois, c’est pas ma meilleure.

Mon cerveau est encore embrumé par les microbes. Si c’était toujours aussi pénible à tourner, ya longtemps que j’aurais arrêté tout ça! :))

 

Je vous parle donc de :

  • Guide de l’incendiaire des maison d’écrivains de la Nouvelle-Angleterre – Brock Clarke (pas aimé… ennui total pour moi)
  • Un bûcher sous la neige – Susan Fletcher (magique.  Rien de moins).
  • Me before you – Jojo Moyes (des bémols, mais le feeling d’avoir lu quelque chose de spécial)
  • After you – Jojo Moyes (un bof…  très moyen dans mon cas)
  • Les murailles – Erika Soucy (beaucoup aimé, tel que mentionné dans le billet)

 

Les deux prochaines semaines promettent d’être peu fournies également.  Je termine la recherche, je suis dans Les dames du lac… j’en ai pour un bout!

 

Et vous, qu’avez-vous pensé de ces titres?

Harry Potter à l’école des sorciers – Édition illustrée – J.K. Rowling/Jim Kay

HP 1Des fois, on a vraiment de la chance.  Moi, j’ai la chance d’avoir une bonne copine en la personne de Julie, de Jules se livre.  Imaginez-vous que la miss avait reçu deux copies de ce superbe album… et qu’elle m’en a offert une.  Lucky me, n’est-ce pas!

 

L’histoire, tout le monde la connaît.  J’avais au départ pris le roman pour le feuilleter… et j’ai fini par le relire au complet.  Of course.  Et j’aime toujours autant cet univers, rencontré par les parents d’un petit coco alors que j’étais un tout jeune bébé-orthophoniste.   Fin des années 90.  Ouais, je sais.  Ça ne me rajeunit pas.  Mais bref, je ne l’avais pas en français et j’en suis d’autant plus ravie.

 

À la relecture, on réalise à quel point Rowling avait prévu et bien pensé son récit.  Il a plein de clins d’oeil au futur, plein de petits éléments qui font plaisir au relecteur, auxquels on n’avait peut-être porté attention sur le coup.    Du coup, ça me plait.  Et je serai toujours aussi ébahie devant l’imagination de l’auteur.

Quant aux illustrations… ma-gni-fi-ques!  Rien de moins!  L’illustrateur a réussi à nous faire ressentir la magie de l’univers.  C’est beau, ça a un côté irréel, ça nous plonge en plein dans ce monde-là.  Et j’avoue avoir un faible pour l’illustration de DiagonAlley.

 

Mon verdict?  Même si vous avez le roman, ça vaut le coup de l’avoir dans une telle version.  C’est un superbe objet-livre, qui ravira les collectionneurs et les amateurs des histoires du petit sorcier à lunettes!

 

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Les maisons – Fanny Britt

Les maisonsTout le monde autour de moi parlait de ce roman de Fanny Britt.  Du coup, je l’ai pris un soir sur la table de salon d’une amie… et j’ai été aux abonnés absents toute la soirée.  Et même que je suis partie avec pour le relire.  Une très belle lecture donc, avec une construction remplie de flashbacks, de moments marquants mais aussi d’instants simples du quotidien, ceux qui deviennent significatifs avec du recul.

 

C’est l’histoire de Tessa, 37 ans.  Elle voulait être chanteuse lyrique et est devenue agent d’immeubles.  En façade, elle va bien.    À l’intérieur, pourtant, elle est beaucoup moins solide et a l’impression d’avoir oublié une partie d’elle-même en chemin.   Un jour, elle va avoir l’occasion de revoir l’homme qu’elle a aimé à 20 ans.  Celui qui l’a révélée à elle-même.  Celui qu’elle a idéalisé.  Soudain, tout est remis en question.  Le reverra-t-elle?  Va-t-elle tout faire voler en éclats?

 

La plume est agréable, mordante, souvent dans l’auto-dérision, principalement envers elle-même.   Tessa, ça pourrait être une amie.  Je me reconnais totalement dans la remise en question, même si nos vies sont totalement différentes.  Peut-on revivre à l’approche de la quarantaine les rêves de nos 20 ans?  Le veut-on, seulement?

 

Tessa est donc une femme qui doute d’elle-même et de ses choix, mais surtout, c’est une femme qui aime.   La relation avec ses enfants est belle, pas gnangnan pour 5 sous, et l’amitié avec Sophie, son amie d’adolescence à qui elle a bien du mal à cacher quoi que ce soit est aussi géniale en termes de solidarité féminine.

 

Bref, un beau roman, fluide, qui se lit tout seul et avec lequel on passe un très bon moment!