Les rois maudits – 1 – Le roi de fer – Maurice Druon

rois maudits 1Comme je n’arrive à me concentrer sur RIEN actuellement, étant super prise par l’histoire de France, j’ai décidé d’adapter mes lectures à mes centres d’intérêt.    J’ai donc ressorti « Les rois maudits », que j’avais déjà lu vers 12 ans.  Of course, je n’en ai aucun souvenir, ou presque.  Tout ce dont je me souvenais, c’est qu’il y avait 7 tomes.   Du coup, je me suis replongée avec plaisir dans cette saga, qui nous ramène au temps de Philippe le Bel, roi très beau et dont on s’est surtout souvenu pour sa dureté, les exécutions et le célèbre procès des templiers.

 

C’est d’ailleurs avec cet événement que commence la saga.  Le procès des templiers et la mort du grand maître, Jacques de Molay.  Celui –ci, sur le bûcher, aurait maudit le roi Philippe le Bel ainsi que sa descendance pour 13 générations, ainsi que le Pape Clément V et Guillaume de Nogaret, garde du Sceau.

 

Je ne suis pas assez calée en histoire pour dire ce qui est vrai ou ce qui ne l’est pas.  Toutefois, à date, le fond historique, bien que romancé, bien entendu, concorde assez avec ce que je sais de l’histoire, que ce soit au sujet du roi de Fer, des templiers ou encore de l’emprisonnement des belles-filles du roi pour adultère.    D’ailleurs, après quelques chapitres un peu lents au début, tout s’enchaîne et on trouve tout ce qu’on aime dans ce genre de roman.  Intrigues, trahisons, jeux de pouvoir, coucheries et vengeances.  Ça se lit tout seul!

 

Certes, il y a plusieurs personnages mais le rythme est rapide et rien ne traîne en longueur.  Si on aimerait parfois aller plus en profondeur pour certains personnages, le roi Philippe est quant à lui fort bien dépeint.

 

Je sens que ça va me plaire!

Et je continue la série!

Sempre – J.M. Darhower

SempreCe roman a connu un grand succès chez mes copines qui aiment la new romance et qui lisent en anglais.  Du coup, je me suis dit « pourquoi pas ».  Et oh my… quelle erreur!  Ce roman, c’est le roman typique qui n’est pas pour moi et qui contient tout ce qui m’énerve.   Je réagis de manière limite viscérale à tous ces excès de malheurs.  Bref, j’ai eu du mal à finir, j’ai trouvé ça interminable et il n’y a que deux personnages que j’ai trouvé un tant soit peu intéressants.  Malheureusement, ce n’était pas les personnages principaux.

 

Nous rencontrons donc Haven, née esclave d’une mère esclave.  De la mafia.  Elle n’a pas de réelle identité, ne connaît rien car elle a vécu au milieu du désert depuis sa naissance, isolée de tout et abusée de toute part.  Après un drame (je ne sais plus lequel… il y en a à pochetée dans le roman), elle se retrouve chez les deMarco, autre famille de la mafia, au grand déplaisir de son ancien maître… mais bon, c’est compliqué.   Et elle va y rencontrer Carmine DeMarco, le fils rebelle, jamais remis de la mort de sa mère, coureur et toujours dans le trouble.

 

Et là, pour une raison que je ne comprends absolument pas, mais alors pas du tout, il va tomber amoureux d’elle.  Elle, on peut comprendre.  C’est la première personne qui lui donne de l’attention.  Mais bon.  Elle le sert dans les dents (normal, c’est comme ça qu’elle a été élevée), se considère comme moins que rien, ignore les moindres choses de la vie réelle (sa naïveté est parfois déconcertante)… bref, elle se conduit comme une carpette.

 

Ok, c’est normal, étant donné le genre d’enfance qu’elle a eue.  Mais ça aurait suffi, non?  Déjà que c’est légèrement extrême comme situation?  Eh non.  Ça va s’enchaîner.  Et s’enchaîner.  Un horreur après l’autre.  Vous pouvez vous imaginer que j’ai soupiré et levé les yeux au ciel.

 

Ceci dit, les personnages du père DeMarco et de l’oncle sont ceux qui me semblent les mieux construits et les seuls un peu dignes d’intérêt.  Oups… j’entends quelqu’un me chuchoter à l’oreille que ce sont eux qui sont de mon âge… pas les héros!  J’avoue, j’avoue!

 

Toutefois, le roman a plu à plusieurs qui ont pleuré, ri et vibré.  Pas moi, certe… mais je n’étais pas le public cible, c’est le moins que l’on puisse dire!  Je dois aussi avouer que la limite entre le bien et le mal est juste assez floue, ce qui est plutôt pas mal pour ce genre de roman.

 

J’arrêterai donc là la série… et me ferai spoiler la suite!  Parce que curieuse je suis!

Parce que no way que je m’en tape un deuxième comme ça!

Les derniers jours de Rabbit Hayes – Anna McPartlin

derniers joursOk.  Moi qui lis un roman sur une femme en phase terminale, c’est fort, fort, fort anormal.  Il faut croire que je suis moins folle qu’avant car j’ai réussi à le lire sans badtrip et sans cancers récurrents.   Ce qui n’est somme toute pas mal.

 

Ce roman nous raconte donc l’histoire de Rabbit Hayes, 40 ans.  Rabbit avait survécu à un cancer du sein.  Mais ne survivra pas à la rechute.  Elle s’en va en soins palliatifs pour y mourir.  Elle le sait.  Sa mère le sait.  Mais pas sa fille.  Et son père est persuadé que tout le monde abandonne.  Rabbit est une femme pétillante, une femme énergique, qui a toujours vécu comme elle l’entendait.  Et là, elle doit lâcher prise.  Ce sont ses derniers jours qui nous sont racontés, parfois par ses yeux à elle, mais surtout par le regard (et le cœur) de ceux qui vont lui survivre.

 

Si j’ai beaucoup aimé les personnages, leurs questionnements, leurs réactions diverses et souvent contradictoires, je regrette un peu d’avoir eu l’impression de ne connaître que l’histoire de Rabbit adolescente.  J’ai eu du mal à le ma représenter adulte.  C’est qu’elle revit des romans fort intenses, ceux qui ont marqué son adolescence et sa vie de jeune adulte, avec le groupe de musique de son frère ainsi que du chanteur charismatique de celui-ci, son grand amour.

 

J’ai été par contre fort touchée par cette histoire de jeunesse, par contre, qui a résonné un peu trop près pour moi.  Et je n’ai pu que, parfois, me reconnaître dans cette adolescence révolue mais qui a pris parfois un peu trop d’importance.  Mais je suis en train de régler ça!

 

Peut-être me suis-je tenue à distance volontairement, pour ne pas avoir à m’impliquer dans ces dernier jours, mais j’ai été moins touchée que la plupart des lecteurs par cette partie de l’histoire.  Ceci dit, c’est bien, c’est différent, ce n’est pas larmoyant et l’auteur évite le pathos.  Ce qui est quand même assez incroyable étant donné le thème!

 

Je relirai l’auteur.

Silver Linings Playbook – Matthew Quick

silver liningsJ’avoue, j’ai lu ce roman parce que tout le monde parlait du film.  Et qu’il avait eu des récompenses.   Je me suis dit que le roman allait être mieux.  Et en fait, il est surtout étrange.  Et je ne suis pas certaine d’avoir bien compris à quoi ça rimait.  Peut-être est-ce parce que j’ai mis 2 semaines à le lire (ouais, en voyage, je ne suis pas très « bouquins », je crois.   En fait, non, je rectifie.  Cette année, je ne suis pas très « bouquins ».)

 

Par certains côtés, le roman m’a rappelé « Le monde de Charlie », version adulte.  Sauf que j’ai préféré Charlie!   Il commence quand Pat People sort finalement d’un institut psychiatrique, où il a passé un bon moment, même s’il ne sait pas exactement combien.  Le cocktail médicamenteux lui a fait perdre le fil du temps, il ne se souvient plus de pourquoi il y est entré et réfléchit maintenant de façon décalée.  On croirait avoir affaire à un jeune de 12 ans.  Son but dans la vie?  Que Nikki, sa femme, mette fin au « apart time » et qu’elle revienne vivre avec lui.

 

Il semble avoir eu un traumatisme incroyable, sa mère le traite comme s’il avait 8 ans, son père l’ignore, son frère et les amis qui lui restent font leur possible.  Et un jour, à un souper, il rencontre Tiffany, la sœur d’une amie.  Tiffany est magnifique et complètement fuckée aussi.  Et ces deux êtres brisés vont, d’une manière ou d’une autre, se confronter et évoluer ensemble.  Ou pas.

 

Je dois d’abord avouer que j’ai eu l’impression d’une voix d’enfant tout au long du roman.  Du coup, j’ai beaucoup de mal à trouver quelque virilité que ce soit au personnage.  Et du coup, à comprendre comment une femme adulte peut vouloir sa compagnie.   Même si j’ai trouvé émouvant la rencontre du père et du fils par le football américain, les répétitions ont fini par me taper sur les nerfs et j’ai sauté plusieurs passages, ne lisant que ceux qui me rappelaient les souvenirs de matches de foot d’il y a longtemps (ah, ces barbecues!!)

 

Et, bien sûr, j’avais tout vu venir.

Du coup, je reste un peu mitigée, même si je conçois que pour un acteur, il y a vraiment quelque chose à faire de ces rôles.  Du coup peut-être que je verrai le film.  Peut-être.

 

Qui a lu?

C’était mon frère – Judith Perrignon

C'était mon frèreTiens, un roman que j’ai lu en une journée et demie!  Je pense que quand je choisis quelque chose en lien avec mes visites et ce que je vis à ce moment précis, ça fonctionne mieux.  J’ai donc pris ce livre à Auvers sur Oise et je l’ai lu dans la foulée.

 

La voix, ici, c’est Théo, le frère de Vincent Van Gogh.  Nous le rencontrons après la mort de ce dernier, à Auvers.  Théo doit survivre à ce frère de qui il était si proche et c’est à travers des extraits de lettres que nous allons les rencontrer.

 

Disons-le tout de suite, j’ai beaucoup aimé.  Roman, certes, mais basé sur des vrais écrits et des faits réels, la relation entre les deux frères est touchante, la peine, teintée de culpabilité, est tangible et on ressent profondément la réelle admiration qu’à Théo pour ce frère si difficile à cerner.

 

La descente aux enfers qui va suivre n’est pas en lien avec tout ça, la syphillis ayant fait son œuvre, mais ça fait toujours froid dans le dos de constater les traitements de l’époque et surtout, l’impuissance de tout le monde face à la situation.   Certes, le dossier médical de Théo à la fin aurait pu être allégé un peu (c’est brrrrr) mais en gros, j’ai adoré.

 

Contextuel, certes, mais fort agréable à lire.  Je conseille!

Archer’s Voice – Mia Sheridan

Archer's voiceVoici un roman qui, je le sens, doit plaire à tout le monde.  Mais que je trouve, pour ma part, que moyen.  Je pense que ce style, que je lis tout le temps pour me détendre, n’est en fait pas pour moi.  Mais on dirait qu’à l’insu de mon plein gré, j’essaie et j’essaie encore.    Bref.

 

Bree arrive donc dans une petite ville où elle ne connaît personne.  Elle fuit un passé traumatisant et a atterri là, comme ça, et sans raison.  Et elle décide d’y rester.  Rapidement, elle rencontre des gens sympathique et rencontre Archer, a « beautiful, silent boy » (j’ai lu le truc il y a un bon moment et je me souviens de ça parce que bon, c’est répété souvent).   Dès leur rencontre, elle sent qu’il y a quelque chose.  Après tout, 10 secondes, ça dit tout!

 

Bon, je ne vais pas me moquer.  C’est une charmante histoire d’amour, l’évolution du personnage masculin est intéressante (bien que ma foi… rapide) et c’est bourré de scènes sexy.  Quand on aime le NA et le YA, c’est souvent ce qu’on recherche.  Je n’ai pas détesté, même si certaines images sont… capillotractées?  Unicorns, really?

 

Ceci dit, j’ai quand même des gros bémols.  La fin m’est apparue complètement impossible, voire même incroyable et il y a énormément de coïncidences fort pratiques.

 

Pas inoubliable mais agréable à lire malgré les longueurs.

La chambre verte – Martine Desjardins

chambre verteQuel étrange roman!

Il se distingue d’abord par le narrateur, qui s’avère être la maison qui voit passer dans ses murs la famille Delorme et ensuite par l’ambiance qui s’en dégage, entre fable et conte.

 

Dans ce court roman, nous verrons passer les Delorme, dans un quartier construit sur une arnaque (Ville Mont-Royal, sors de ce livre), vouer leur vie au sacro-saint dieu Dollar, tentant d’accumuler, cenne par cenne (voire même quart de cenne par quart de cenne), une immense fortune.   Chez eux, il n’y a pas de petites économies, c’est le moins que l’on puisse dire.   Le manteau en peau de souris trappées soi-même, c’est quand même pas mal du tout, non?

 

Le départ est magistral.  On est tout de suite plongé dans cette atmosphère malsaine, avec cette religion tellement folle qu’elle nous fait écarquiller les yeux, mais qui rappelle tout de même certains aspects de la société.  C’est bourré d’humour noir et d’exagérations.  Tout pour remplir cette fameuse chambre verte, le cœur de la maison.

 

Puis, va arriver Penny Sterling.

Qui va tout bouleverser.

 

Entendons-nous, moi, parler juste d’argent, ça me gonfle après un moment.  Ce n’est pas un sujet qui me passionne, c’est le moins que l’on puisse dire.  C’est un peu ce qui est arrivé après un moment.  Selon moi, ça s’est un peu essoufflé au milieu, même si la fin rattrape le tout.  Et j’aime beaucoup le style de l’auteur.

 

Je la relirai!

Lady Midnight – Cassandra Clare

Lady MidnightDisons-le d’emblée, ce monde est l’un de ceux qui me plaisent beaucoup dans la littérature jeunesse.  J’ai l’impression que les personnages existent réellement, du moins pour certains.  Du coup, je les lis tous, même si je leur reproche un peu toujours les mêmes choses.

 

Dans cette nouvelle trilogie, nous sommes sur la côte ouest, un peu après l’intrigue de « The mortal instruments ».  L’institut a été ravagé, laissant les jeunes Blackthorn à eux-mêmes.  Julian tente de s’occuper de tout depuis un – trop – jeune âge, aidé par Emma, son parabatai et amie de toujours.  Quand des hommes et des fae commencent à mourir, une alliance un peu étrange (et pas très légale) se crée entre certains shadowhunters et les fae (qui sont bannis) pour trouver le responsable.  Emma veut à tout prix savoir qui a tué ses parents et les Blackthorne voient un moyen de récupérer leur frère Mark, exilé lors de la dernière guerre, étant à moitié fae.

 

Plusieurs intrigues, des personnages qui n’étaient pas nés pour être des héros, des réactions pas toujours logiques mais souvent humaines.  Ici, tout n’est pas toujours noir ou blanc et on ressent vraiment les sentiments des personnages à plusieurs moments et c’est ce qui fait pour moi la force des romans de l’auteur.  C’est un mélange d’amour, de tendresse, de combats, d’action, et d’anxiété qui fonctionne.

 

Toutefois, le schéma est répétitif d’un roman à l’autre et celui-di n’échappe pas à la règle.  J’avais deviné super tôt ce qui se passait et surtout, surtout, j’ai mis un temps fou à entrer dans le roman.  Plus de la moitié, sur un roman de 600 quelques pages.   C’est long, je sais.

 

Ceci dit, malgré mes réticences, même si je n’ai pas été prise par le même roller coaster émotionnel que les autres lecteurs, je lirai la suite.  Parce que je ne peux pas m’en empêcher, c’est tout!

Vi – Kim Thuy

ViVoici donc un roman que j’ai adoré, ni plus ni moins, mais dont j’ai un mal fou à parler.  Parce que lire Kim Thuy, c’est d’abord se délecter de la beauté de la plume, mais aussi de se laisser porter par des chapitres courts qui nous emmènent ici et ailleurs dans l’histoire, mais aussi à l’intérieur de nous-mêmes.  J’aime ces livres qui nous laissent faire les liens, qui suggèrent plutôt que de marteler.

 

En Vietnamien, Vi signifie, « précieuse, toute petite, minuscule ».   C’est ce que les parents de Vi souhaitaient pour leur fille.  Tout de suite, je suis surprise par la différence entre cette signification et la signification en français.  La vie, c’est énorme, grandiose!  Vi a fui un Vietnam en guerre.  Après escales, elle se retrouve à Limoilou, au Québec.  Et elle devra découvrir qui elle est, entre des ceux cultures.

 

Certes, un roman sur l’exil mais aussi un roman sur la découverte de soi et sur la richesse des cultures et de posséder deux cultures.  C’est l’histoire de Vi, certes, mais aussi celle de ses parents et de ce qu’elle perçoit du Vietnam à travers eux.  C’est l’histoire de la découverte d’une partie de soi, de sa culture, par les yeux de l’autre, de l’étranger, qui fait voir les choses autrement.

 

Bref, j’ai adoré.

Comme toujours avec Kim Thuy.

Mon tour de France – 73 – Forêt magique et Pointe du Raz

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Tiens, juillet.  La moitié de 2016 est déjà passée.  Ce que ça a pu passer vite.    Journée Bretagne aujourd’hui.  Je suis de plus en plus en amour.  Je ne sais pas ce qui m’attire tant dans cet endroit mais on dirait que je suis prise au cœur par cet aspect sauvage et plus grand que nature.

 

On se réveille donc à Perros Guirec, papa va nous chercher de quoi manger à la boulangerie (et se passe ainsi de son sacro-saint « petit café »… on sait pas s’il va y survivre et nous partons sous la pluie, direction Huelgoat (Prononcé « elgwat »).   En fait, la Bretagne, on la voit en pointillés.  On avait prévu une semaine complète, il nous reste 2 jours et quart.  Du coup, on fait ce qu’on peut.  Et je reviendrai, vu que je suis en France encore quelques mois.   D’ailleurs, je veux absolument faire quelques jours dans le GR 34 qui fait un grand bout de la Bretagne.  C’est trop, trop, trop beau.  Je vais commencer à me quêter des volontaires!

 

On arrive donc dans le village, très joli soit dit en passant, et on nous dirige vers la forêt pour une balade.  Deux petits hics.  De un, il pleut.  Papa a la pluie en horreur.  De deux, maman préfèrerait descendre plus vite dans le sud du Finistère « vu qu’il y a des belles choses là-bas aussi ».   Bref, ça leur plait moyen et il y a aussi beau à la maison selon eux.   Ceci dit, « c’est toujours ben rien qu’une roche » et «c’est toujours ben rien qu’un trou, tu risqueras toujours ben pas ta vie » se succèdent.  Bon, ok, c’était bouetteux et glissant.  Ok, il mouillait soit un peu, soit pas mal.  Mais le fait que ça m’ait mis de mauvaise humeur, c’est de ma faute, de ma très grande faute.   Je n’ai qu’à m’en prendre à moi seule.

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Ceci dit, objectivement, j’ai trouvé ça super beau.   Un lieu de contes de fées.  On comprend pourquoi la Bretagne a donné naissance à tant de légendes.  Entre ces pierres qu’on dirait transportées par des géants et ces brouillards qui rendent les paysages irréels… il y a un côté mystérieux à toute cette région.    On peut y observer la grotte du diable, chute d’eau de 20m qui tombe dans un grand trou (un révolutionnaire s’y serait caché pour échapper aux chouans, il aurait allumé un grand feu pour échapper au froid, aurait porté un grand chapeau orné de plumes et aurait eu une fourche à la main… les chouans auraient eu peur et auraient crié « au diable) la roche tremblante (que je n’ai pas réussi à faire bouger), le chaos du moulin (œuvre de Gargantua qui y aurait jeté des  pierres pour les punir de leur mauvais accueil… ou encore le résultat d’une bataille entre deux villages.  Les roches, faute de force, auraient créé le chaos) et le ménage de la vierge, où on peut, avec beaucoup d’imagination imaginer sa batterie de cuisine.    Tout près, il y avait aussi la grotte d’Arthus, qui y auraient trouvé de merveilleux trésors.    Mais papa avait peur que je me perde et bon, il pleuvait pas mal… du coup, je n’ai pas vu.  Au soleil, ce serait mieux hein!

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Ça a l’air de rien comme ça, mais ces pierres sont énormes!DSC_1559 DSC_1561 DSC_1571 DSC_1575 DSC_1578 DSC_1581 DSC_1582 DSC_1586

Dans le petit trou, on passe assez facilement!DSC_1587 DSC_1590

Où cette traversée va-t-elle me mener?  Chez les fées?

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Il y a un monsieur qui veut ABSOLUMENT qu’on aille au camp d’Arthus, qui serait une ancienne ville.  Il y tient!  Mais on a résisté.  Ou plutôt la pluie nous a faits résister.

 

On va s’abriter dans une petite pâtisserie où il n’y a plus de sandwiches, mais de très bonnes tartelettes, qui seront notre lunch!  Dès qu’on sort, ô surprise, plus de pluie.  On reprend donc la route pour tenter d’arriver à la pointe du Raz.  Oui, je sais, on en passe un grand bout.  Mais il reste très très peu de temps!

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En chemin, à Pleben, on est séduits par une étrange église, avec un calvaire orné de sculptures des quatre côtés.  On décide donc de se faire arrêter sur le bord pendant quelques minutes, le temps d’aller voir.  Et là, je réalise qu’il s’agit de l’un des enclos paroissial dont m’avait parlé Lyle.  Bon, un petit, semble-t-il, mais un quand même.    Il s’agit de l’église Saint-Germain (16e siècle).

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L’enclos paroissial est un ensemble très breton.  Il inclut une église, un ossuaire, un calvaire, une porte monumentale et un mur d’enceinte.    Ici, le calvaire ressemble à un arc de triomphe avec des scènes de la vie du Christ gravés sur deux niveaux.

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L’église en soi est étrange, avec un très très grand transept, un plafond lambrissé et beaucoup de couleurs.  Les confessionnaux ont l’air de petites maisons!  C’est cute!

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Un peu plus loin, on arrête aussi à l’ensemble paroissial de Haute Bigoudénie (dans une ville dont le nom commence par P aussi… me semble… mais avec ma grande mémoire, j’ai oublié!), moins grandiose mais dans le même style.   Les églises ont aussi des pans qui descendent parfois jusqu’à terre.  C’est ce que je remarque en premier.

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Après quelques détours, dont un petit arrêt à Audiern pour admirer le petit port et pour demander des infos (ils sont à 12 km… ils n’ont pas d’infos sur la pointe du Raz selon la dame), nous arrivons enfin et maman voit  – ô bonheur – des boutiques!   Son chemin se dirige dangereusement vers elles mais on lui mentionne que si elle achète des trucs, elle devra les porter.   Et on promet d’y revenir!  Du coup, ça va et on s’en va faire la balade.  Bon, elle et papa s’obstinent un peu pour savoir de quel côté partir (maman avait raison, il faut quand même le mentionner) et on prend la route de la côte.  Pas compliqué, dit le monsieur.  La mer à gauche, ça va.  Si vous arrivez en Irlande, c’est que vous êtes trop loin!

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Et là, l’émerveillement.  Entre les vents, les herbes et la bruyère, on est fasciné par le bruit des vagues qui éclatent sur les rochers et sur le phare au loin.  C’est simple, tout est beau, merveilleux.  Je suis en amour, je vous l’ai dit.  Et je vous laisse regarder!  C’est un bout du monde mythique et les bruits qu’on entend parfois seraient les cris des naufragés demandant une sépulture.  Bref, on est en Bretagne.

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MAman qui m’imite, avec mes poses!DSC_1711 DSC_1717 DSC_1718 DSC_1722

Après ces 4 kilomètres, c’est l’heure des boutiques, pendant que papa va prendre des cafés!   Elle m’achète un ciré breton (oui, un autre, bleu, cette fois) avec une écharpe pour « services rendus » au long du voyage.  Ravie je suis!

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J’ai failli en acheter un pour Jean-François.  Il aurait été ra-vi!!

 

Papa finit ses cafés et on reprend la voiture pour aller faire un tour à la pointe du Van, où l’église St-They veille, en passant par la baie des trépassés, où les vagues s’écrasent avec force sur la plage.  Le rythme me happe à chaque fois.  J’y serais restée!

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C’est à cet endroit, ou tout près, que se serait déroulée la légende d’Ys, cité construite sous le niveau de la mer et gardée des flots par une digue fermée par une lourde porte dont le roi avait la clé, en or massif.  Sa fille, quant à elle, changeait d’amant à tous les soirs et le sacrifiait à la mer le matin venu.  Un jour, le diable, déguisé en jeune homme, la séduit et, à sa demande, elle lui remit la clé, livrant ainsi la cité au malin.  La cité a été envahie par les flots, le roi et sa fille se sont échappés, mais le destin les a rattrapés, cette dernière ayant continué à vivre sous la forme d’une Marie-Morgane, sirène menant les marins vers la mort.   Le roi est maintenant représenté en cavalier, sur l’église de Quimper.  Peut-être les pierres de la plage venaient-elles d’une ancienne maison d’Ys!

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Nous reprenons la route et faisons joyeusement fâcher le GPS en s’obstinant à suivre la route de la côte (ceci dit, ça a été moins long que le chemin « le plus rapide » qu’il nous avait donné au départ… rien à comprendre), où nous avons de magnifiques vues de la mer qui apparaissent momentanément.  La ville de Douenenez semble magnifique mais nous n’y avons fait que passer.   La route est super belle, avec souvent des arbres qui se rejoignent au-dessus de nos tête, et elle est bordée de maisons en pierre ou encore de maisons blanches avec de grosses pierres autour de la porte et des fenêtres.  Et que dire de tous ces hortensias de toutes les couleurs! (On a cherché le nom hein… ya fallu s’arrêter chez un fleuriste pour le trouver!)

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Notre hôtel est tout près (1km) de la ville historique de Locronan (oui, ne cherchez pas… on a fait les trucs dans un drôle d’ordre) et après nous être installés dans notre super chambre à deux étages, on décide d’aller y manger.

 

Et là, quelle surprise!  Quelle jolie ville, toute en pière, avec ses petites rues et ses places.  Ça a un charme fou, fou, fou.   Les maisons datent du 15e au 18e.

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Vers le 7e siècle, on raconte que Ronan, un évêque irlandais, a décidé de construire son ermitage dans la forêt du Nevet.  La région est encore sous influence druidique et il va commencer à les christianiser.  Il aurait fait pas mal de miracles et du coup, la ville aurait été assez riche.    Le gisant de St-Ronan serait dans la chapelle.

Au 15e siècle, la ville se spécialise dans la toile pour les voiles et elle a équipé plusieurs grands navires, dont certains de l’invincible Armada.  On comprend maintenant le nom des rues!

 

On choisit une crêperie, la crêperie du temps passé, qui est pleine de charme et qui sert des crêpes délicieuses.    J’évite le blé noir et je choisis une tartine à l’andouille… trop, trop bon!  Et que dire de la crêpe dessert flambée!  Les meilleures crêpes que j’aie mangées depuis le début du voyage!  Adresse à retenir.   Le patron est vraiment sympathique, en plus!

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On se balade un peu dans la ville et on retourne à l’hôtel où se déroule une grande opération « valises ».  C’est que mes parents partent bientôt et doivent trouver le moyen de tout faire rentrer dans les valises!  Si vous aviez vu le branle-bas de combat!

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Le tour de France achève!

 

À bientôt!