
Je pense que trois personnes m’ont parlé de ce roman dans la même semaine. Je me suis dit que c’était un signe. Il m’en faut peu des fois.
De quoi ça parle
Aïda est la rebelle de la famille. Elle a grandi avec ses parents et ses trois soeurs sur l’île de Iazza, quelque part en Italie. Elle est partie il y a longtemps et elle revient dans le village de son enfance suite au décès du patriarche. Il y a des années qu’elle n’a pas parlé à ses deux soeurs restées sur l’île et ces retrouvailles ne se feront pas sans heurts.
Mon avis
Si on résume le tout : j’ai beaucoup aimé le début, beaucoup aimé la fin… mais tout de même, il y avait un petit coup de mou au milieu de l’histoire. Si on fait une moyenne… j’ai bien aimé. Oui, c’est hautement scientifique tout ça.
Quand Aïda était enfant, elle a voulu aller au carnaval. Elle y a amené Mimi, sa petite soeur, et cette dernière n’est jamais revenue. Tout a changé, bien entendu, même si pour certains, Mimi n’est pas vraiment disparue. Quand Aïda a en a eu l’occasion, elle est partie. et ce n’est que maintenant qu’elle revient. Le retour dans l’île fait remonter de durs souvenirs et il rarive cette colère qui ne s’était jamais éteinte.
L’autrice a réellement un univers imagé et poétique. Entre les soeurs nommées comme des héroïnes d’opéra et une mystérieuse tradition d’ânes qui sont montés sur les toits, elle réussit à faire vivre cette île jadis coupée du monde où vivent des familles qui se regardent vivre depuis toujours. On s’y croirait, dans cet endroit semé de banc de pierre où veille Pippo, l’idiot du village et gardien des secrets.
Toutes ces femmes sont difficiles à aimer, certes. Elles ont vécu sous la houlette d’un père/mari colérique qui préférait nettement Aïda et Mimi, les deux plus jeunes et s’en ressentent encore. Ça parle de secrets de famille, de culpabilité et j’ai beaucoup aimé la finale. Dommage que ça traîne un peu au milieu.
1 Commentaire
Un roman de cette auteure que j’ai aimé, pour une fois.