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Août 20 2018

The Seven Deaths of Evelyn Hardcastle – Stuart Turton

Je pense que ça fait longtemps que je n’avais pas abordé un roman de cette manière. En fait, je l’ai ouvert, j’ai mis un moment à entrer dedans. Puis, ensuite, j’ai réalisé que j’étais complètement paumée et que je ne savais pas du tout où toute cette histoire allait me mener. J’ai donc lâché prise et je n’ai pas du tout cherché à comprendre le pourquoi du comment. Et ça, c’est rare. De toute façon, c’est tellement tournicoté (mais où j’ai pris ce mot?) et enchevêtré que je ne crois pas que j’aurais pu démêler tous ces fils. Venant de ma part, c’est rare. Très rare.

 

Je ne vous en dirai donc pas trop, au cas où certains auraient envie, comme moi, de se lancer là-dedans à l’aveuglette. Un matin, un homme se réveille avec un seul souvenir : Anna. Il est dans un endroit iconnu, il ne sait plus qui il est, a oublié son nom, sa famille et n’a aucune idée de ce qu’il fait là. Par contre, il est certain qu’Anna a été tuée dans la forêt.

 

C’est une histoire complètement folle, mêlant les voyages dans le temps et le jour de la marmotte, le tout dans une ambiance à la Agatha Chritie.  Ce soir, à 23h, une femme va mourir.  Notre protagoniste a 8 jours, 8 points de vue et 2 concurrents pour trouver de qui l’a tuée. Un seul pourra sortir de cette boucle temporelle, sauf que notre homme ne sait pas qui sont ses concurrents ni même qui va mourir. Disons que ce n’est pas gagné.

 

Cette histoire est ébouriffante. C’est bourré de détails, de chassés-croisés, de faux-semblant et avec la petite carte qui est fournie, on se croirait dans un jeu de Clue (Colonel moutarde, dans le salon, avec le chandelier).  Alors que notre personnage revit sans cesse la même journée, le mystère s’éclaircit petit à petit, on croit comprendre… sauf que bon, à qui peut-on se fier?  Nous sommes dans une atmosphère étouffante, angoissante.  Comme le personnage, nous ne pouvons nous fier à personne, même pas au personnage principal qui se perd petit à petit à travers les personnalités de ses hôtes successifs. Aucun n’est réellement aimable, aucun n’est vraiment fiable, aucun ne nous est révélé entièrement et qui sait si les indices en sont ou s’ils peuvent être changés?  Bref, l’auteur a dû faire un boulot de dingue pour que tout colle et pour révéler assez d’indices pour que son lecteur reste accroché.  Parce que bon, au début, j’ai mis un moment à vraiment être impliquée dans l’histoire…

 

Un petit bémol pour la finale… mais bon, en gros, j’ai passé un très bon moment de lecture et j’ai enfilé les 300 dernières pages en un après-midi! Et bonne nouvelle, il sera traduit!

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