Quelques lieux de Constance – Catherine Lavarenne

Ce court roman, je l’ai lu deux fois. Une première il y a quelques jours et une seconde tout à l’heure quand j’ai eu envie de le chroniquer. En fait, cette Constance évanescente, j’avais envie de la rencontrer à nouveau et peut-être mieux la comprendre. Et il faut avouer, j’avais beaucoup aimé.  C’est tout à fait le genre de court roman qui me plait souvent beaucoup.

 

Constance, contrairement à ce que son nom peut laisser croire, est une femme en fuite. Musicienne, elle a quitté Montréal il y a 20 ans et n’y a jamais remis les pieds. Cette fois-ci, elle prévoit un aller-retour. Elle doit aller signer le papier,celui qui mettra fin à la vie de sa mère maintenue en vie artificiellement. Au départ difficile à saisir, fermée, lointaine, même pour ceux qui la connaissent bien, nous allons la découvrir par instantanés, un peu comme ces cartes postales qui illustrent la couverture.  Ce n’est qu’à partir de la seconde partie qu’elle commence, doucement, à lever le voile pour nous et c’est à partir de ce moment que j’ai finalement plongé dans l’histoire.

 

Constance est tellement insaisissable qu’elle prend graduellement, au yeux de diverses personnes, les traits de figures de leur passé, souvent fascinantes. C’est au chevet d’une vieille dame dont la mémoire s’égare, rencontrée par hasard, qu’elle va se raconter par bribes et c’est dans ce format que j’ai vraiment eu l’impression de faire sa rencontre.

 

Ça parle de liens, d’au-revoirs et d’errance. Ça parle d’attachement, de famille, celle qui nous a choisi et surtout, on referme le roman avec l’impression que l’amour des gens allège nos bagages quand on l’emporte avec nous.

 

À découvrir.

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