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Oscar De Profundis – Catherine Mavrikakis

oscar-de-profundisQuel roman étonnant.  Après mes précédentes lecture de Catherine Mavrikakis, je m’attendais à bien des choses, mais pas à un roman apocalyptique (ou pré/post apocalyptique) dans un Montréal en ruines, tentaculaire, aux mains des gueux, les pauvres, ceux dont personne ne veut.  Les pauvres en ville, les bourgeois en banlieue.

Dans cette tribu de désespéré, il y a Cate Bérubé, qui s’accroche à quelque chose sans trop y croire.  Leader charismatique, elle est chef de clan mais quand une peste apparaît dans la ville et qu’elle est mise en quarantaine, maladie étrange qui n’attaque que les gueux, elle va réagir.

En parallèle, Oscar De Profundis.  Superstar internationale né à Montréal mais ayant quitté la ville suite à un événement traumatisant, il a tout fait pour ne pas y revenir.   Il est la star de la fin du monde, vénéré par tous.  Oscar s’évade dans des paradis artificiels, il fait partie des riches, de ceux qui se ferment volontairement les yeux, mais d’un autre côté, il tente, par tous les moyens, de préserver la culture et les icônes du passé.  Car dans cette fin de XXIe siècle, on vide les cimetières pour faire de la place, les intellectuels sont perçus comme des fous sympathiques (ou pas) et le gouvernement est mondial, la langue un mélange de sino-anglais… et le passé disparaît petit à petit.

C’est sombre, c’est glauque et flippant à la fois.  Ici, pas de morale à 5 cennes.  Pas de grande explication non plus.  On va devoir accepter de ne pas tout savoir, on souffre avec les personnages, on est effarés, d’autant plus que ces endroits, je les connais bien.

Toujours est-il que j’en ai fait des cauchemars et que j’ai dû le poser un moment parce que moi et mon hypocondrie avions bien du mal avec la peste du roman!  Nous vivons avec les personnages ces quelques jours de confinement alors qu’une grande partie de la population sait qu’elle va mourir.   C’est angoissant, ça porte à réfléchir sur l’absurdité de l’existence… et parfois, avec moi, ça ne fait pas bon ménage.

Une plume que j’aime toujours autant, un autre texte bouleversant de Catherine Mavrikakis.

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2 Commentaires

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  1. C’est une auteure que je n’ai jamais lue, mais qui m’intrigue. Aurais-tu un conseil pour commencer ?

    1. Je dirais Le ciel de Bay City!

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