Naufrage – Biz

Ce roman m’a laissée sur le cul.   En plein milieu, quand arrive le grand tournant de l’histoire, je suis restée sans voix.  Sans voix et en état de choc.  Mais littéralement.  J’ai écouté le livre en audio et je suis arrivée au travail virée de bord.  Ce roman est dur.  Terriblement dur.  Et le pire, c’est que je ne peux même pas vraiment vous dire pourquoi.   Je vais donc vous situer, vous dire qui est Frédérick Limoges, le personnage principal.  Et  vous dire de tenter le coup pour voir si vous pouvez le finir.

On rencontre Frédérick.  Il a 40 ans et travaille comme analyste au ministère.  Sauf que bon, l’austérité (que nous n’avons pas le droit de nommer ainsi) est de mise et ça coupe.  Ça coupe solide.  Un peu n’importe comment d’ailleurs.  Directives ministérielles.  Aucun mot à dire.  Et Frédérick, vu qu’il doit être sécuritaire d’emploi, se ramasse aux Archives.  Dégringolade totale.  Il devient inutile et toute façon, personne ne s’attend à ce qu’il fasse quoi que ce soit.  Ce serait drôle si ce n’était pas basé sur un fond de vérité.

 

Bref, au travail, c’est l’enfer.  Mais heureusement,  à la maison, c’est une bulle de bonheur avec sa femme Marieke et son fils Nestor, un an.   C’est la bouée à laquelle il se raccroche pour tenir vu qu’il est – positivement – en train de virer fou à la job.  Biz y est ici percutant et la vision qui nous est présentée est celle de Fred, qui arrive plein de conviction dans cet univers qui est pour lui incompréhensible.  Puis, ça va basculer…

 

Le naufrage, c’est celui de Fred.  C’est à travers ses yeux à lui, pari risqué, que nous voyons le monde qui se désagrège.  Les comparaisons peuvent sembler exagérées mais ce sont celles d’un homme en colère, qui ne comprend pas comment certaines choses sont possibles, On y traite aussi de culpabilité et de la multitude de personnes qui se croient apte à juger sans connaître tous les faits.   Un roman qui fait mal et qui nous amène à se questionner soi-même.

 

À tenter si vous avez le coeur bien accroché.

(19 commentaires)

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  1. Ton résumé me fait peur !!

    1. Le livre m’a virée de bord. Rien de moins.

  2. Bonjour Karine, ton billet m’intrigue. Je serais curieuse de savoir ce qui t’a mis sur le « cul ». Je note le titre. Je ne sais pas si ce roman est disponible en France. Bonne après-midi.

    1. Ah mais je ne vais pas te le dire! J’ai vraiment toruvé ce roman très, très dur.

    2. Ah oui… il est dispo en audio sur radiocanada.com si tu aimes ça.

  3. Je l’ai lu et comme toi, j’ai été frappée, touchée, renversée par cette histoire…

    1. C’est fou hein! Je m’attendais à tout sauf à ça.

  4. Ce que tu laisses présager me prépare au pire… Je note.

    1. Selon moi, on est pas loin du pire!

  5. Ceux qui subissent ce sort, sont hélas de plus en plus nombreux. J’aime beaucoup « l’austérité que l’on ne doit pas nommée ainsi », quel cynisme !

    1. Yep… on a pas le droit de dire ça, selon notre bon premier ministre… c’est n’importe quoi.

  6. Comme Aifelle mais je suis, du coup, très tentée.

    1. Comme je le disais, si tu aimes les livres audio, il est dispo gratuitement sur radio-canada… ça vaut le coup.

  7. Voilà qui semble être quel peu un défi …. Je ne suis pas certaine d’avoir vraiment envie d’avoir mal, là, maintenant, tout de suite. Je garde le titre de côté dans ma tête quand même.

    1. Garde, garde… c’est un roman qui frappe. Je suis curieuse de voir ce que tu en penserais.

  8. Un article percutant qui donne envie de lire le roman.

    1. Go for it! Tu me diras si tu as été aussi bouleversée que moi.

  9. Une thématique malheureusement bien actuelle. Je ne suis pas sûre de le lire, rien que ton billet m’agace.

    1. Ah mais ce n,est pas que ça. Ça, ce n’est que le début.

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