«

»

Nov 02 2018

Les écrivements – Matthieu Simard

Imaginez-vous que j’ai gagné ce roman, qui faisait partie de ma présélection de la rentrée littéraire québécoise, sur la page facebook de l’auteur.  Of course, je ne me pouvais plus! Je l’ai lu et en plus, j’ai adoré.  Je suis donc doublement ravie.  C’était quand même une valeur sûre parce que j’aime beaucoup ce que fait Matthieu Simard mais je pense que je tiens ici mon nouveau préféré.

 

C’est donc l’histoire de Jeanne, octogénaire qui fait « juste un peu d’arthrose ».  Elle habite seule et n’a qu’une famille d’adoption, celle qu’elle a choisie avec Suzor, l’homme de sa vie, qui l’a quittée 40 ans auparavant. Avec lui, en 1959, elle est allée en Russie et ils ont laissé un morceau d’eux-mêmes là-bas. Suzor encore plus qu’elle.  Depuis son départ, elle a fait jurer à tout le monde de ne jamais lui donner de nouvelles de lui, jusqu’à ce qu’un jour, par hasard, elle comprenne qu’il est atteint d’Alzheimer.  Du coup, elle va vouloir le retrouver, pour ne pas être seule avec ses souvenirs. Le retrouver avant qu’il n’oublie.

 

L’auteur nous parle ici de souvenirs, de mémoire et de de deuils qu’on n’a jamais su faire. J’ai beaucoup aimé la plume, toute en sensibilité et en douceur et comme ce thème en est un qui me touche tout particulièrement, je me suis glissée avec plaisir dans les mots de Matthieu Simard, dans l’atmosphère qu’il nous propose.  Jeanne n’a jamais pardonné, une partie d’elle est restée avec Suzor. L’amour vaut-il la peine d’être vécu quand il n’est plus?  (Et là, je chante « que reste-t-il de nos amours »… moi pis mes tounes qui surgissent aux moments les plus inopportuns!) Sommes-nous uniquement nos souvenirs?  Bref, en grande nostalgique, vous pouvez vous imaginer que ça me parle!

 

L’auteur nous offre aussi sa vision au sujet d’une certaine affaire soviétique du temps de la guerre froide, dont je ne vous révélerai rien si vous ne la connaissez pas.  Je me suis demandé ce qu’ils fichaient là, certes, mais peu importe… je me suis attachée à ces personnages qui voulaient oublier sans le pouvoir et qui ont parfois oublié de vivre dans le présent. J’ai beaucoup aimé la petite Fourmi, qui amène un changement de perspective… bref, j’ai aimé.

 

Et je réalise, du même coup, qu’il y a un roman de l’auteur que je n’ai pas lu.  Je fais une danse de la joie?

(8 commentaires)

Passer au formulaire de commentaire

  1. Céline

    Je ne connais pas mais ça pourrait bien me plaire par le sujet abordé.
    Merci pour la découverte.
    Bonne journée !

  2. yueyin

    Pourquoi je ne le connais pas cet auteur, c’est mal ça 🙂

  3. Kathel

    Encore un auteur à découvrir, et le thème me parle aussi… hop, noté !

  4. Anne

    Eh bien le mois commence bien, voilà déjà une première tentation 😉

  5. Alex-Mot-à-Mots

    Une petite vidéo de ta danse de la joie ?

  6. Venise

    Moi aussi j’aime ce que fais Matthieu Simard. J’étais intrigué par ce titre, d’autant plus que c’est un changement de maison d’édition pour l’auteur. Je me demandais un peu pourquoi. J’avais l’oeil dessus, maintenant, j’ai les deux yeux dessus. Une chance qu’existe le Père Noël et que le fond de sa jumbo poche rouge est doublé, parce que des livres, c’est pesant. La Volumineuse va le lire, c’est dit.

  7. Madame lit

    Lu et beaucoup aimé. Je me permet de partager ici mon article. Au plaisir! https://madamelit.ca/2018/10/16/madame-lit-les-ecrivements-de-mathieu-simard/

  8. isallysun

    Bah, ben combien de tentations tu vas me faire avoir cette année encore. Première chronique, première tentation de ta part!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>

Aller à la barre d’outils