Le Prince – Anan #1 – Lili Boisvert

Le comment du pourquoi

En mai, j’étais dans un trip fantasy alors quand on m’a proposé de la fantasy québécoise, avec une magnifique couverture, j’ai tout de suite accepté. Sauf que bon, comme vous allez voir, ça a été un rendez-vous manqué. Très manqué. En fait, si ce roman semble avoir trouvé son public, à voir les avis lus un partout, il représente tout ce que je n’aime pas en fantasy. Oups.

De quoi ça parle

Nous sommes ici dans un univers fantasy où les femmes sont au pouvoir. Anan est un royaume prospère, dirigé par une reine ainsi qu’un sénat de femmes. Douze prêtresses veillent aussi sur le climat. Mais voilà que l’équilibre est menacé. Le royaume Inare les attaque, aidé par l’inertie d’un autre peuple limitrophe. Du coup, pour amener la terrifiante reine à ne pas céder le passage à leurs ennemis, on lui propose le prince en mariage. Pour mener l’expédition, on choisit Chaolih, capitaine extraordinaire, pour mener une mission presque impossible : délivrer le dit Prince à la cruelle reine Làépar.

Mon avis

Vous voulez la vérité? Je ne l’ai fini que parce qu’une copine à moi l’avait lu et m’avait dit que la fin était géniale. Ce n’était clairement pas pour moi et la fin de ma lecture a été fort pénible et ponctuée de grands soupirs. Voyez-vous, j’aime ma fantasy assez lente, pleine de descriptions, avec une atmosphère prégnante et des personnages remplis de contradictions. Ici, nous avons affaire à un récit très rapide, rempli d’action. Tellement rapide, en fait, que les moments qui devaient être explosifs ont été des pétards mouillés pour moi, vu que la tension s’était construite beaucoup trop vite. Genre que je me suis dit « hein? la grosse bataille est déjà finie? »

Je ne suis pas non plus fan de la plume, très directe, et pleine d’adverbes. J’ai un truc avec les adverbes, en fait. J’ai toujours du mal quand les gens parlent « sournoisement » ou regarde « méchamment ». Genre, la personne est en train de faire des menaces… je pourrais deviner que c’est méchant. Pas besoin de me dire, merci. En fait, j’ai l’impression qu’on pense que je ne pourrai rien comprendre toute seule et qu’on me prend pour une décérébrée. C’était un cas où j’avais le goût de crier « show not tell ». Ici, tout est dit, tous les motifs d’action des personnages bien précisés, le plus souvent en une petite phrase. Je n’ai jamais eu le temps de me poser aucune question, vu qu’on y répondait avant même que j’aie le temps de le faire. Et c’est vraiment un type d’écriture, avec un côté scolaire, qui ne me plait pas, du tout. Je suis capable d’inférences, imaginez-vous!

Finalement, les personnages. Que je n’ai pas vraiment appréciés parce que je ne connais qu’un aspect de leur personnalité. Ils sont tout d’une pièce, ont certes des blessures, mais on dirait qu’ils SONT ces blessures. Chaolih, le personnage principal, est THE guerrière que tout le monde admire (ou presque). Top stratège, top combattante qui trucide tous les ennemis, qui est hyper droite et qui écoute tout ce qui lui est demandé. Sérieux, à chaque fois que je lisais ses louanges dans la bouche d’un personnages, je lâchais un grand soupir. Les méchants sont vraiment méchants, pas de zone de gris, et on le martèle encore et encore.

Comme vous le voyez, ce roman n’est pas mon genre et ça a été un gros flop. J’en suis la première déçue. Ce que j’ai préféré, c’est la – magnifique – couverture. C’est dire. Je vais donc vous diriger vers le billet de Lynda, blogueuse (que je ne connais pas, je ne peux donc pas comparer nos goûts habituellement) qui a adoré.

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