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Déc 10 2018

Le Docteur Pascal – Emile Zola

Je n’aurais pas cru dire ça un jour, mais j’ai terminé les 20 volumes des Rougon-Macquart de Zola, et dans l’ordre à part de ça. C’est fait et je quitte avec un peu de peine cette famille à la génétique peu glorieuse et aux destins divers et variés.  Ce dernier tome se veut la clôture de l’histoire de famille, tout comme le précédent concluait l’épisode napoléonien.  En effet, le docteur Pascal, scientifique et chercheur, s’est donné comme mission de dresser un arbre généalogique de la famille et de ses tares, ce qui ne plaît absolument pas à sa mère, Félicité Rougon, qui souhaite plus que tout préserver l’honneur de la famille et de la glorifier. À la fin du roman, la boucle est bouclée, et il y a même une petite lueur d’espoir.  On n’en demandait pas tant.

 

Cette histoire, c’est celle de Pascal Rougon (le fils de Félicité et de Pierre), le bon docteur, qui semble somme toute fort différent de sa famille, qu’il observe avec une rigueur clinique.  Pascal a recueilli sa nièce Clotilde (la fille d’Aristide, celui de l’Argent) alors qu’elle avait 7 ans, voyant dans la situation non seulement une occasion de l’aider mais aussi de la soustraire à son milieu naturel et de pouvoir l’étudier.  Avec eux habite Martine, servante toute dévouée à son maître.  J’ai eu souvent l’impression qu’en Pascal se retrouvent plusieurs des croyances de Zola, même si celles-ci sont ma foi assez farfelues, et que la réflexion de ce personnages se confondent parfois avec celles de l’auteur.

 

Ce roman, c’est celui de la science, opposée à la religion et aux croyances diverses et variées. Celui de la méthode scientifique, de l’observation.  C’est aussi un roman qui porte à réfléchir sur la médecine et sur son rôle. Pascal se questionne en effet à savoir jusqu’à quel point l’homme doit s’ingérer dans le cours des choses. Il y a une réelle dualité entre science et religion.  De plus, Pascal se retrouve soudainement, sans l’avoir vu venir, face à lui-même et à ses propres failles.  Est-il, lui aussi, touché par les tares de la famille? Va-t-il résister à l’attirance qu’il ressent envers sa nièce?

 

Si l’ordre de lecture a peu d’importance, celui-ci est selon moi à garder pour la fin. En effet, elle résume plusieurs des histoires et le lecteur qui ne connaît pas les protagonistes pourrait se retrouver à la fois un peu perdu et peu intéressé. J’ai pour ma part beaucoup aimé et je suis toute tristounette à l’idée de dire adieu à tout ce petit monde, à toutes les branches de cet arbre généalogique foisonnant et fabuleux. Quelle oeuvre!

(8 commentaires)

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  1. Aifelle

    Bravo pour ta constance et ta persévérance ! J’ai calé jadis à « La terre » et je ne me sens pas le coeur à reprendre.

    1. Karine:)

      La terre, c’est le pire… j’avoue que j’ai eu besoin d’une pause après…

  2. Céline

    Félicitations pour avoir les 20 volumes… j’ai dû en lire quelques-uns mais un jour faudrait que je les lise dasn l’ordre.
    Bonne journée !

    1. Karine:)

      Je les ai tous lus sur 2 ans et quelque… du coup, j’avais bien les personnages en tête, et j’ai vraiment aimé ces lectures.

  3. keisha

    Je les ai tous lus, mais pas dans l’ordre, et j’ai calé à une relectrue dans l’ordre. Un jour, peut être…

    1. Karine:)

      J’en relirai quelques uns… mais certainement pas tous! Une relecture de La terre ne passera certainement pas par moi!

  4. Anne

    Bravo !

    1. Karine:)

      Ça a été un plaisir!

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