La petite Russie – Francis Desharnais

Le comment du pourquoi

Parce que le titre m’intriguait… et que je me demandais bien ce que les épinettes faisaient dans la Petite Russie, à Paris… le tout écrit par un québécois!

De quoi ça parle

Comme vous pouvez vous l’imaginer, ça n’a rien à voir avec le quartier parisien du 13e! Cette BD illustre plutôt les colons de l’Abitibi, surtout ceux de Guyenne dans les années 40-50, une paroisse coopérative au nord d’Amos, où les décisions sont prises entre les colons et où l’entraide est omniprésente. Genre que de loin, ça peut ressembler au communisme. De là le nom de la BD.

Mon avis

J’ai été agréablement surprise par cette bande dessinée, non seulement quand j’ai découvert le thème, mais aussi par le côté hommage et par toute l’admiration qu’on sent de la part de l’auteur pour ces hommes et ses femmes qui sont partis au bout du monde pour avoir leur terre, ou du moins une vie meilleure. Le protagoniste principal est Marcel Desharnais. Lui, le bois, c’est pas son fort. Il veut cultiver la terre et avoir une famille, mais pour y arriver, il est prêt à bucher. La coopérative, il y croit. Donner la moitié de son salaire? Aucun problème. Il est convaincu que la force du nombre vaut le coup. Sa femme embarque dans l’aventure et à travers leur aventure, nous pourrons vivre l’histoire du à travers les années 40 à 60, avec tout ce que ça implique d’influence de monsieur le curé, de durs travaux, pas toujours bien récompensés. La vie est dure en Abitibi. Les colons sont à la merci des moustiques, du feu, des compagnies forestières, de la météo et des décisions du gouvernement qui ne tiennent que très peu compte de la réalité de ces hommes et de ces femmes.

Dans ce roman, il y a des hommes courageux, mais aussi des femmes fortes, qui tentent de faire entendre leur voix dans la communauté. On vit avec eux les hauts et les bas de leur quotidien en tant que famille, mais aussi de toute la communauté, aux prises avec des intérêts différents. Pas facile de vivre en coopérative sur le long terme. Les chemins se séparent parfois.

Cette BD m’a fait découvrir une réalité que je ne connaissais pas vraiment et dont je n’avais que vaguement entendu parler. L’Abitibi, c’est quand même loin de chez nous et si j’y suis déjà allée, j’avoue peut connaître son histoire.

Une très belle BD, toute en noir et blanc, avec un trait assez simple, qui m’a beaucoup plu. À découvrir!

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