La métamorphose – Franz Kafka

Le pourquoi du comment

Je veux lire Kafka depuis Prague. Oui, la première fois, c’était en 2016. Je suis parfois longue à la détente.

C’est quoi, cette histoire?

Je pense que la prémisse de l’histoire est bien connue. Un matin, Gregor Samsa, un représentant commercial qui se réveille un matin transformé en coquerelle géante. Une grosse bibitte dégueu, quoi. Very glamour.

Et mon avis…

J’ai a-do-ré ce truc. Rien de moins. Vous savez, le genre de roman complètement jubilatoire, complètement n’importe quoi, complètement à côté de la plaque? C’est tout à fait ce genre de livre. Je ne sais trop ce que l’auteur avait en tête mais j’ai dû m’amuser à interpréter le texte de 12 manières différentes. Je suis consciente qu’il me manque sans doute des clés mais sérieusement, Kafka était à la fois génial et complètement barré.

Nous passons donc ces cent quelques pages dans la tête de Gregor, qui ne comprend rien à ce qui lui arrive et qui tente de s’y adapter sans trop réaliser ce que ça représente. Certes, il y a cette métamorphose-là, mais celle qui fascine, c’est celle qui s’opère chez sa famille suite à cette transformation et c’est celle que nous suivrons tout au long du roman. Le père qui se reprend en main, la soeur qui se détache petit à petit, le tout à la fois par à coups et subrepticement. Et ça, c’est passionnant.

Quant à savoir ce que l’auteur veut représenter, c’est une autre histoire. Mais les réactions à la transformation pourrait s’appliquer à n’importe quelle maladie, physique ou mentale. En fait, ça y ressemble tellement que ça fait peur et que ça rappelle fortement ce qui arrive parfois, quand le détachement se fait quand la personne est toujours là et qu’on cesse de la considérer comme une personne. Et ça, c’est terrible. Ça pourrait aussi être une métaphore de la différence en général, mais aussi du génie, le génie incompris, celui qui dérange. J’ai adhéré à 100%.

Comme quoi, les classiques, parfois, ça surprend agréablement. Même quand ça parle de blattes. Tant qu’elles restent dans les romans et pas dans ma maison!

(4 commentaires)

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  1. Lu et pas trop compris (j’aime bien tes pistes d’explication). Mais ça se dévore…
    Les blattes, pour moi, c’était à l’insecticide (tant pis!) ou à la savate, ou acceptées si c’était loin de mon lit..;

    1. Oh oui. Loin, loin, loin. Je pense que j’ai aimé l’aspect métaphorique… et j’aurais aimé une explication de texte.

  2. Une lecture que j’avais adoré. j’en garde un fort souvenir.

    1. Idem. Je vais restée marquée, je pense.

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