La mariée de corail – Roxanne Bouchard

Le comment du pourquoi

Parce que j’avais eu un coup de coeur de la mort qui tue pour « Nous étions le sel de la mer » de la même autrice, et que ce roman en est la suite. Il me le FALLAIT.

De quoi ça parle

Nous sommes toujours en Gaspésie, cette fois avec l’inspecteur Joaquin Morales, arrivé depuis peu de Longueuil dans ce petit monde au goût de sel et aux accents de vérité. Nous l’avions déjà rencontré dans « Nous étions le sel de la mer », alors qu’il enquêtait sur la mort de Marie et cette fois, il est appelé près de Gaspé pour enquêter sur la disparition d’Angel Roberts, pêcheuse de homards qui semble évaporée en mer. Il hésite un peu car Sébastien, son fils, vient de débarquer avec des casseroles pour tout bagage, mais va y aller parce que bon, cette femme est aussi la fille de quelqu’un.

Mon avis

Roxanne Bouchard prouve encore une fois qu’un polar poétique, ça existe, et que c’est drôlement bien. Contrairement au premier tome, dans cette seconde enquête, l’inspecteur Morales est le personnage principal et c’est lui que nous suivrons presque tout au long du roman. Il est dans une impasse avec son épouse Sarah et son fils est aussi clairement en plein coeur d’une crise conjugale.

Nous sommes dans la Baie de Gaspé, encore une fois près de la mer, dont les vagues rythment le récit. On sent presque le vent sur nos visages ainsi que l’odeur prégnante du sel et du varech. Le récit nous amène sur les traces d’une autre femme plus grande que nature, qui a toujours foncé pour faire sa place dans un métier d’hommes qui ne lui ont pas toujours rendu les choses faciles. Loin de là. Une femme capitaine de homardier, imaginez.

Autour d’eux gravitent de nouveaux personnages (et un ancien, Cyrille, marin en fin de course… quel plaisir de le retrouver), qui ne rendront pas l’enquête facile pour Morales. Il ne connaît pas les gens, les histoires de familles, ni même le fonctionnement de ce petit univers gaspésien somme toute fermé, presque désert une fois que les touristes sont partis.

Les personnages, leur langage oral, très imagé, donnent énormément de saveur à cette enquête. C’est aussi une magnifique ode à la Gaspésie, ses paysages et ses habitants. Suivre l’enquêteur est très intéressant, certes pour découvrir ce qui est arrivé, mais surtout QUI sont ces gens. Ce n’est pas le genre de polar qui nous fait tomber sur le derrière avec ses révélations. L’intérêt est ailleurs selon moi. Qui étaient vraiment Angel, ses frères, son mari, ses amis? Une touche d’humour, une plume qui va droit à mon petit coeur et si je n’ai pas eu le coup de coeur incroyable du premier tome (la voix de Catherine m’avait transportée), j’ai été touchée par les images et j’ai adoré ma lecture… et j’espère pouvoir retourner dans cette Gaspésie magnifique et magnifiée par le regard de l’autrice.

J’adore!

(10 commentaires)

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  1. Je me souviens quand tu avais parlé du premier roman ; celui-ci est tout aussi tentant. Il faut que je voie si on peut se le procurer facilement ici.

    1. Il est nouveau ici… alors il faut peut-être attendre un peu pour qu’il arrive chez vous!

  2. Je note avec jubilation ! (Pour ma prochaine visite chez TuliTu) 😉

    1. J’ai très hâte de voir ce que tu vas en penser. Il vaut le coup.

  3. je l’ai je l’ai je l’ai :-)))))

    1. Ooooh, tu me diras! J’espère que ça va te plaire.

  4. Le dernier polar poétique que j’ai lu ne m’a absolument pas convaincu. Mais tu me donnes envie de ré-essayer.

    1. Ah oui, c’était lequel, ton polar poétique? Pour ma part, ça me plait presque toujours.

  5. Ah mais je note ! ça me rappellerait ce voyage en Gaspésie !

    1. Ah oui, pour l’atmosphère, tu vas être servie!

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