La fille qui tressait les nuages – Céline Chevet #PLIB2019

Le comment du pourquoi

Pour le PLIB, of course. La couverture, bien que rose à souhaits (c’est connu, j’aime le rose) ne m’attirait pas vraiment et tout le monde était tellement dithyrambique que ça me rebutait. Je sais, il faut pas chercher à comprendre.

C’est quoi, cette histoire?

Dans ce roman, nous sommes au Japon et nous retrouvons Julian, mi-japonais et mi-anglais, qui a du mal à se remettre de la mort de la soeur de son meilleur (et presque seul) ami Souichiro. Il a 17 ans, est face à l’avenir mais ne vit que dans le passé sans être capable de regarder devant lui. Que s’est-il vraiment passé le jour où la soeur de Souichiro est morte? Pourquoi n’en a-t-il aucun souvenir?

Mon avis

Disons-le d’emblée, j’ai bien aimé ce roman, mais je ne suis pas sous le charme, comme la plupart des gens qui l’ont lu et qui ont souvent eu un coup de coeur. Nous sommes dans le registre du réalisme magique, il est difficile de situer quand se déroule l’histoire tant nous sommes parfois perdus dans les références temporelles. J’avoue que cette façon de faire m’a plu et m’a plongée dans un flou artistique (with fleurs de cerisiers qui volent en prime) plutôt agréable. La plume est à la fois poétique et directe, on passe du « je » au journal intime et j’ai beaucoup aimé les changements de points de vue et la façon de mener la narration.

Il ne faut toutefois pas se fier uniquement à la couverture car nous sommes en présence d’un texte pour le moins dérangeant, qui nous fait tressaillir et parfois refermer le livre. Histoire de folie, histoire de malédiction, on nous entraîne dans un récit passé-présent qui aurait pu fonctionner pour moi… si je n’avais pas deviné tout de suite les tenants et aboutissants de l’histoire. Bon, je ne comprenais pas la totalité du « pourquoi » mais j’avoue que quand on voit venir ça peut sembler un peu longuet, malgré l’onirisme et malgré les belles images que le récit évoque en nous.

De plus, j’aurais aimé quelques réponses de plus, notamment concernant Akiko, jeune fille presque invisible, que tout le monde oublie, même ses parents. J’ai eu l’impression qu’elle n’évoluait pas mais ne servait qu’à faire évoluer l’histoire et du coup, ça m’a dérangée.

C’est un récit parfois cruel, parfois tendre, plein de nostalgie et très ancré dans le chemin du deuil parfois difficile à parcourir. Faire face à la réalité, cesser d’idéaliser les gens qui ont marqué notre vie fait partie du passage à l’âge adulte et ce roman l’illustre bien. Je reste toutefois un peu sur le carreau, peut-être parce que j’en attendais plus et que j’ai eu du mal à entrer dans l’univers. De plus, le titre… oui, je vois pourquoi, mais quelqu’un peut m’expliquer ce que ça apporte au récit?

Bref, agréable lecture, mais je n’ai pas eu le coup de foudre qu’ont eu la plupart des lecteurs!

(2 commentaires)

  1. Folie, malédiction : la couverture est trompeuse, alors.

  2. Malgré tes réticences, il y a un truc qui m’attire dans ce que tu dis de ce roman dont je n’avais, ma foi, pas entendu parler du tout …. C’est drôle, ce n’est pas un coup de coeur, mais tu donnes quand même envie de le lire !

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