Janua Vera – Jean-Philippe Jaworski

Le comment du pourquoi

Après ma lecture de « Gagner la guerre », je ne POUVAIS pas quitter le vieux royaume. Ce monde existait dans ma tête, rien de moins. Du coup, il fallait que j’y reste et j’ai pris Janua Vera, dans sa nouvelle version (celle avec la préface de Benvenuto et les deux nouvelles supplémentaires). Il fallait.

De quoi ça parle

Je vous avais dit dans mon billet sur Gagner la guerre (ou alors c’est dans la vidéo youtube… ou encore sur Insta… bref, quelque part) que le monde créé par Jaworski était incroyable et que je sentais qu’on ne faisait que l’entrapercevoir? Clairement, c’était le cas parce que dans ce recueil de – longues – nouvelles, nous découvrons petit à petit différents aspects et peuples du Vieux royaume ainsi que son histoire. Et elle est riche, cette histoire!

Mon avis

Vous savez quoi? Je ne lis jamais les ouvrages « pas dans le bon ordre ». Mais ici, c’est APRÈS Gagner la guerre que je me suis lancée dans ces nouvelles et ça l’a vraiment fait pour moi. Quel plaisir de voir apparaître quelques personnages aperçus dans Gagner la guerre et de comprendre leur histoire. En effet, nous y croisons l’elfe Annoeth, le duc de Broemel, Cecht et Dugham les Ouromans, Gaidéris ou encore Albinella et Melanchter. Du coup, malgré les styles différents des nouvelles, les époques variées et le fait qu’on se balade un peu partout dans le vieux royaume, il se dégage une certaine unité du recueil et j’étais hyper déçue de voir arriver la fin. Je veux d’autres histoires dans ce monde!

Encore une fois, on se délecte de la langue et de la plume de Jaworski. J’adore sa prose, sa façon de tortiller les histoires et de leur donner, à toutes un côté épique. La préface de Benvenuto Gesufal est géniale et j’ai beaucoup aimé la nouvelle le mettant en vedette « Mauvaise donne » (et dont je vous ai déjà parlé dans son adaptation BD) et qui nous offre une histoire hyper complète, complexe et qui nous explique encore mieux QUI est Leonide Ducatore. J’ai adoré retrouver Ciudalia et, bizarrement, le lire après Gagner la guerre ne m’a pas du tout dérangée. Mais bon, ça, c’était écrit dans le ciel que j’allais aimer! Parlons plutôt des autres nouvelles.

Si la première nouvelle, qui nous plonge dans l’esprit de Leodegan, le roi-dieu troublé par un rêve et confronté à sa propre mortalité, est plus onirique, les styles sont hyper différents d’une histoire à l’autre. On trouve un côté Pratchett dans « Jour de guigne » (pas ma préférée mais il y a vraiment un côté « grand n’importe quoi » qui m’a plu) et on se croirait dans les romans de chevalerie avec un Aedan certes chevaleresque (mais bon, j’avoue avoir éclaté de rire à la fin) dans « Le service des dames ». Il y a certes des récits de guerre, mais j’ai été hyper touchée par « Le conte de Suzelle », qui explore la confrontation entre espoirs et réalité, avec une allure de conte nordique, et où nous voyons apparaître le rêveur Annoeth. C’est une histoire du quotidien, triste et mélancolique à la fois. « Comment Blandin a disparu » m’a beaucoup touchée, avec le récit d’Albinello, qui parle de peinture, de fresques, mais surtout d’idéal amoureux qui amène presque au bord de la folie. La fin m’a beaucoup plu. Et que dire du récit de Cecht, étrange au départ, mais qui parle surtout de deuil… La nouvelle que j’ai le moins aimée, la plus étrange, est « un amour dévorant », où de mystérieux appeleurs terrorisent les habitants de Noant-le-Vieux. Mais le recueil se termine en beauté avec « Le confident », qui nous fait pénétrer dans les confins du culte du Désséché. Ouf!

Plus ça va, plus je me dis que cet auteur a un vrai don pour créer des univers et des mythologies. D’ailleurs, à la fin du volume, on nous explique les dynasties, les cultes, la géographies et les guerres. Et c’est là qu’on réalise qu’il y aurait tellement à dire!

Ya pas à dire, je suis fan!

(4 commentaires)

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  1. On te sent tellement conquise par cet auteur et son univers, ton enthousiasme fait plaisir à lire !

    1. Là, j’ai tout repris la série Même pas mort… imagine.

  2. Ce n’est pas mon genre de lecture mais je suis contente de lire que tu es fan! 🙂

    1. Voire même très fan!

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