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Et j’ai crié sur les murs de ta ville – Maé Sénécal

Le comment du pourquoi

J’avais entendu des avis dythirambiques sur ce roman québécois et en plus, il y a de l’art dedans. Pourtant, comme vous le verrez, entre lui et moi, c’est l’histoire d’une rencontre manquée, mais vraiment.

De quoi ça parle

Riley a 19 ans. Après un événement qui l’a traumatisée, elle a trouvé refuge auprès de Jules, son meilleur ami. Sauf que bon, Jules est pris jusqu’aux oreilles dans le monde du proxénétisme, de la drogue, et tout ce que tu voudras. Elle habite donc dans un squat, est bénévole dans un centre de personnes âgées et pour exprimer sa rage, elle tague les murs de sa ville. Sa rencontre avec Phil, lumineux, va-t-elle lui redonner l’envie de s’en sortir?

Mon avis

Comme je le disais, ça ne l’a pas fait. Mais pas duuuu tout.  Toutefois, je comprends tout à fait pourquoi il a été un coup de coeur pour plusieurs personnes. Ce roman s’inscrit dans la lignée de ces ouvrages avec des personnages aux passés lourds, aux existences difficiles, qui se battent pour survivre et pour retrouver l’espoir, l’amour et le bonheur. Et ce type de roman, ce n’est clairement pas mon type de lecture préférée. Ça me fait soupirer à chaque fois. Si j’avais su, je n’aurais pas lu. 

En fait, ça a mal commencé. À la page 2, j’ai commencé à me gosser toute seule. « Trop d’adjectifs, trop d’adjectifs, trop d’adjectifs ». Et quand je commence à focusser sur quelque chose, je ne peux plus arrêter. Je n’ai clairement pas adhéré à l’écriture, un peu scolaire, avec beaucoup de périphrases, qui, pour moi, collait difficilement aux thématiques difficiles qui étaient abordées. J’ai pensé arrêter après une cinquantaine de pages, puis finalement, j’ai lu « vite » pour éviter de focusser sur la plume, ne serait-ce que pour faire plaisir à une amie qui a a-do-ré. 

Et ça reste très moyen pour moi, vu que je ne suis clairement pas le public cible. J’ai vu venir dès le départ, j’avais le goût de dire PARLEZ-VOUS BORDEL, surtout qu’il y a plein d’occasions où toute personne normale aurait expliqué. J’ai aussi trouvé certaines réactions complètement démesurées, certains gestes disproportionnés et le côté « bonne personne » de Riley trop lourdement appuyé. Pour moi, ça manquait de cohérence. Mais c’est clairement moi. 

Par contre, j’ai bien aimé certains éléments de la fin et les personnages de Fern et de sa Murielle ont été ceux qui m’ont le plus touchée. Les personnes âgées m’ont toujours fait cet effet et ceux-ci sont particulièrement émouvants. Il y a aussi un réel effort pour parler du milieu de la prostitution et pour humaniser les gens qui y sont impliqués. 

Pour le reste… ce n’était pas pour moi. Mais j’aurai essayé. 

2 Commentaires

2 pings

  1. houla pas pour moi alors 🙂

    • Maé Senécal sur 25/11/2020 à 20:55

    J’apprécie tout de même les points positifs que vous avez énumérés, soit en particulier l’histoire de mes grands-parents Fernand et Murielle.

    Je comprends que mon livre ne soit pas pour tout le monde. Ça passe ou ça casse, je suppose. J’ai essayé d’écrire une histoire qui me toucherait moi, en tant que lectrice, et j’en suis bien fière. Cela met une lumière parfois mal éclairée sur des sujets d’actualité, ainsi que sur une réalité imparfaite que plusieurs personnes de mon âge vivent.

    Merci,
    Maé. 🙂

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