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Mai 05 2017

City on Fire – Garth Risk Hallberg

City on fire, soit on adore, soit on déteste.  Du moins, c’est ce que l’on m’avait dit.  Pour ma part, je me situe entre les deux.  D’une part, je salue l’ambition de ce roman choral et foisonnant.  Mais d’une autre… câline que c’est long!   Certes, il y a un fil conducteur, certes, on réalise à la fin que tout est bien ficelé, mais jusqu’à la moitié du roman, on se demande vraiment où ça s’en va.   En fait,  pendant un long moment, j’aurais été bien en peine de dire de quoi ce roman parlait.

 

C’est donc une fresque gigantesque sur le NY des années 70, avec en arrière plan le mouvement punk et le changement qui va s’amorcer avec le grand blackout de 1977.   Pendant la lecture, on est réellement transportés dans cette ville qui est presque un personnage à part entière.  Ville tentaculaire, où des cultures très diverses se côtoient, on nous balade entre l’Upper East Side, Brooklyn, Downtown et East Village.  Entre autres.

 

Le fil conducteur?  Au nouvel an 1977, une jeune punk, Sam, est retrouvée dans Central Park, se vidant de son sang.   Autour de cet événement, nous retrouvons divers personnages.  Le policier qui s’occupe de l’enquête, un journaliste, un groupe de punks qui se disent post-humanistes ainsi qu’une riche famille de financiers dont Regan et William, frère et soeur, ainsi que tous les gens qui tournent autour.  Ça fait beaucoup.  Et tous ces personnages sont fouillés, pleins de failles, de contradictions, avec une vraie histoire derrière eux.  Et pour arriver à rendre tous ces gens « réels », ça prend du temps.  Des pages.  Parfois, selon moi, au détriment de l’intrigue.

 

Une histoire de tentative de meurtre, d’amours, l’histoire d’une société aussi.    Quand j’avais pu rencontrer l’auteur, il m’avait dit qu’il y avait un côté « À la Dickens », ce qui m’avait convaincue à le lire (et surtout, à le soulever).  Je vois tout à fait ce qu’il veut dire.  Dickens, mais sans l’humour.    Du coup, j’ai mis une ÉTERNITÉ à lire ce roman.  J’ai commencé en papier.  Puis, j’ai eu une tendinite du pouce.  J’ai donc pris le ebook.  Mais le format, avec les interludes, s’y prête plus ou moins et en plus, comme je passais mon temps à revenir en arrière pour vérifier des trucs, c’était très peu pratique.   J’ai donc repris le papier, que je ne peux traîner nulle part.  C’est peut-être pour cette raison que j’ai cru que le roman n’allait JAMAIS finir.  Et qu’il aurait bien pu se passer de quoi… 300-400 pages (genre… le fanzine… oh my).  Oui, je sais, c’est horrible de dire une chose pareille d’un tel roman.  Mais il y a tout de même de sérieuses longueurs, même pour l’amatrice de Big Books que je suis.

 

Ceci dit, je vous invite à tenter le coup, ne serait-ce que parce qu’il y a NY, que l’écriture est travaillée, que le vocabulaire est riche et que ces personnages sont maintenant devenus pour moi de vraies personnes.   Les éléments nous apparaissent petit à petit, la structure narrative est très particulière, nous baladant du passé au futur, avec tout de même un point central, soit ces 6 mois du début de 1977.

 

Un roman virtuose, avec un réel souffle.

Il a juste soufflé un peu trop longtemps à mon goût!

Les avis d’Adalana, Marie-Claude, Suzanne et Titine.

(2 commentaires)

  1. Yueyin

    J’avoue que son côté parpaing m’a toujours tenue à distance pourtant j’aime bien les big books moi aussi 🙂

    1. Karine:)

      Sérieux, j,ai trouvé des longueurs. J’ai aimé hein. Le roman m’a marquée, les personnages étaient carrément vivants pour moi. Mais il m’a fallu m’accrocher.

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