Chroniques de jeunesse – Guy Delisle

Le comment du pourquoi

Parce que c’est Guy Delisle, voyons. J’aime beaucoup son regard sur l’ailleurs, toujours perçant mais aussi plein d’humour. Du coup, l’idée de le voir nous parler de sa jeunesse me plait terriblement. Et bon, je suis pas mal certaine que personne n’est surpris de voir cet album ici.

De quoi ça parle

Adolescent, Guy Delisle a travaillé dans une papetière. Un moulin. Une shop. C’est cette incursion dans la vie des ouvriers des année 80 que nous allons découvrir à travers cet album.

Mon avis

Comme vous pouvez vous imaginer, le voyage dans le temps que nous propose Guy Delisle nous change de Pyongyang ou de Jérusalem. Si je dois avouer avoir une préférence pour les pays lointains, la balade dans les années 80 fut également bien agréable. Et bon, ça me parle parce que comme le père de Guy, mon père était aussi dans sa jeunesse ingénieur au Moulin, aux origines tout aussi anglaises, la Consolidated Bathurst. Ceci dit, même si j’ai (et ai toujours eu) une bonne relation avec mon père, il ne m’a jamais réellement parlé de la réalité des gars d’la shop. Découvrir ce petit monde, si loin de moi, était donc fort intéressant. Delisle avec un petit accent de Rabagliati, mais avec un peu plus de distance.

Distance ne rime pourtant pas avec insensibilité. Sous couvert d’humour ou à travers quelques détails, on comprend la charge émotionnelle de certains faits ou événements. Ce sont des regards, des silences, un rythme, et on comprend qu’il se passe quelque chose, à cet instant précis. Notre jeune homme reste externe, il sait que son emploi à l’usine n’est que temporaire, et il en est bien content d’ailleurs. Il ne se voit pas faire ce travail répétitif toute sa vie et apprivoise petit à petit les gens qui, eux, ont fait ce choix… où se sont simplement laissés porter jusque là.

J’ai bien aimé comprendre un peu mieux le fonctionnement des « machines », ensemble fort flou dont papa parlait souvent quand j’étais petite. Mais ce qui m’a plu, c’est surtout l’atmosphère, l’amitié entre ces hommes (car c’était dans cette usine tous des hommes), très représentative d’une époque. Il y a aussi la perception de l’art , l’insécurité face à l’avenir et les relations ado-parents pas toujours faciles.

Bref, à découvrir!

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13 Commentaires

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  1. Ce n’est pas ce qui m’attire en ce moment !

  2. J’aime bien Delisle aussi, je la lirai sûrement !

    • Hilde sur 17/03/2021 à 13:33

    Je n’ai encore rien lu de Guy Delisle mais j’ai offert Pyongyang à ma nièce pour Noël (il était sur sa liste)! Un auteur à découvrir donc!

  3. jamais lu Delisle non plus (enfin, ça ne m’a pas marquée donc je ne pense pas hihihi)

  4. J’aime aussi beaucoup Guy Delisle (que j’ai rencontré il y a des années lors d’une séance dédicaces) mais je n’ai pas lu ses deux derniers titres…

  5. je n’ai encore rien lu de lui non plus!

  6. Comme toi, j’aime beaucoup cet auteur, alors je note

    • Mes échappées livresques sur 18/03/2021 à 04:51

    Un auteur que j’apprécie beaucoup, un emprunt va s’imposer.

  7. Je n’ai jamais lu Delisle pourtant je me dis souvent que je devrais, alors merci pour ce rappel 🙂

  8. Ce que j’ai lu de Delisle ne m’a pas plu, je n’arrive pas à être tentée de réviser mon jugement.

    • Alys sur 20/03/2021 à 13:49

    Chouette! Je la lirai à l’occasion car j’ai beaucoup apprécié ses autres BD. 🙂

    • Caro sur 21/03/2021 à 11:13

    Je note, mais pour un peu plus tard dans l’année…

    • Fanny sur 24/03/2021 à 11:15

    Il me semble que Jérome était beaucoup moins enthousiaste que toi.
    De Delisle, ce que j’aime ce sont surtout ses récits de voyage.

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