80 notes de jaune – Vina Jackson

80-notes-de-jaune.jpgPrésentation de l’éditeur

« Prisonnière d’une relation en demi-teinte, Summer, violoniste passionnée, trouve refuge dans la musique.  Elle passe ses après-midis à interpréter Vivaldi dans le métro londonien.  Quand son instrument est détruit, elle reçoit le message d’un admirateur secret.  Dominik, séduisant professeur d’université, se propose de lui offrir un violon en échange d’un concert… très privé.  Dominik et Summer se lancent alors à corps perdu dans une liaison sulfureuse aussi imprévisible qu’excitante.  La jolie violoniste laisse libre cours à des pulsions interdites et s’abandonne enfin à la passion, mais elle va découvrir qu’il n’y a pas de plaisir sans souffrance… »

 

Commentaire

Avertissement préalable à cette chronique.  Je ne cacherai pas que la traductrice de ce roman est ma grande copine.  Du coup, je ne suis peut-être pas complètement objective même si je vous jure sur la tête de ma figurine préférée du Docteur que je tente de l’être.  Et comme elle traduisait le tome 2 lors de sa récente visite chez moi, je ne vous dis pas les conversations hallucinantes que ça a suscité devant un thé et des toasts au petit déjeuner.  Croyez-moi, vous ne voulez pas savoir!

 

Par où commencer, donc.  Par le commencement, hein.  Et pour moi, le commencement, c’est que je savais parfaitement à quoi m’attendre en lisant ce roman.  Et à quoi ne pas m’attendre.  Pas une romance.  Pas une histoire d’amour.  Du cul, donc.  Et non seulement du cul, mais du SM, du vrai.   Et j’avoue qu’après avoir vu les divers avis sur la toile et après en avoir discuté avec plusieurs personnes qui connaissent le truc mieux que moi (pas difficile, direz-vous), je m’attendais à nettement pire. 

 

Pour moi, ce roman, c’est avant tout une histoire de quête de soi, recherche qui passe par le sexe, dans le cas de Summer, notre héroïne, qui est loin d’être une oie blanche, avouons-le.  Nous connaissons très peu Summer dans ce premier tome, à part à travers son amour de la musique et sa passion pour son instrument, passion que nous parvenons à ressentir.   Et franchement, Summer donne l’impression de ne pas se connaître elle-même.  On croit limite à une coquille vide, tellement elle ne sait pas se définir et tellement elle garde de barrières, même par rapport à elle-même.  C’est un personnage qui veut tester ses limites, soit pour la recherche personelle, soit pour se sentir un peu vivre en dehors du violon, ce qui ne semble pas être évident pour elle.   

 

En fait, on en sait tellement peu qu’elle ne nous est pas particulièrement sympathique, cette Summer. 


Et dans mon cas, elle est tellement différente de moi que m’attacher à ce personnage a été impossible.  Aucune identification possible, croyez-moi.  Elle est difficile à comprendre.  D’ailleurs, elle ne se comprend pas elle-même et ne semble même pas savoir pourquoi elle étire l’élastique à ce point.  En fait, aucun des personnages n’est réellement attachant.  Victor est carrément répugnant et la copine Charlotte est à frapper.  Mais bon, ça, c’est moi. 

 

Émoustillant, ce roman?  Pour moi, pas du tout.  Je suis plutôt douillette comme fille, en fait.  Du coup, la douleur heu… pas vraiment.  Ce n’est pas du tout un turn on.   Si certaines scènes du début sont mystérieuses et excitantes, ça tourne rapidement au trop « hard » pour moi.  Pas que j’aie été choquée.  Juste pas émoustillée.  Ce qui m’a intéressée dans le truc a été de tenter de comprendre les personnages, de voir leur évolution – car il y en a une, toute étrange qu’elle soit –  et de « découvrir » le milieu SM.  

 

Résumons donc.  Est-ce que j’ai aimé?  Pas vraiment, du moins, pas tout de suite.  Mais j’ai été intéressée, ça oui, et de plus en plus au cours de ma lecture.  Contrairement à tout le monde, en fait, j’ai eu plus de mal au début du roman car j’ai mis un moment à m’habituer à cette préoccupation constante du sexe, ces pensées continuelles (avouons-le, on ne parle presque que de ça…).  Vers la fin, pendant la descente aux enfers de Summer, je me suis intéressée au récit, me demandant jusqu’où elle irait et pourquoi elle faisait ça.   Tout en me demandant comment, pour l’amour du bon dieu, on pouvait se mettre dans de telles situations.

 

Ceci dit, même si c’est cru, ça reste bien écrit, ça me sort de ma zone de confort et surtout, ce n’est pas pour les enfants.  Ni même pour les adolescents (il y a des scènes de donjon là-dedans…)  C’est un roman clairement destiné à un public qui en a vu d’autres et qui sait que le sexe, ça peut être autre chose que ça.  Le SM n’est pas non plus présenté comme une maladie, ce n’est pas un gros « beware » et on est loin de « 50 nuances de Grey » (que j’ai lu à l’état de fanfic il y a longtemps… et dont je n’ai donc pas parlé sur le blog).  Ce n’est pas un ouvrage pour encourager ni dissuader qui que ce soit.  Il faut donc avoir le recul et le jugement nécessaire pour faire la part des choses. 

 

Pas pour tout le monde, donc. 

Mais je me demande jusqu’où cette quête personnelle ira.  Du coup, je lirai la suite.

 

 

14 Commentaires

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  1. Déjà que 50 nuances ne m’attire pas du tout, je passe mon tour! Et pourtant je ne suis pas plus prude qu’une autre, hein!

    1. Grominou: Sérieusement, si ce n’était pas Fashion qui l’avait traduit, je ne sais pas si je l’aurais lu.  Mais j’ai été surprise de ne pas détester.

  2. hum hum c’est quoi des scènes de donjon ????? 

    1. Sandrine: Donjon dans un club SM ou fétichiste.  « punitions » en public, baises en public… bref, pas pour des enfants.

  3. Ah, je crois bien que je vais le mettre en haut de ma PAL!

    1. Marc Lef: Je suis curieuse de voir ce que tu vas en penser!

  4. Tu es la première qu eje lis à parler de quête personnelle pour ce bouquin.

    Ceci dit, j’aurais bien aimé être souris pour entendre votre conversation autour d’une tasse de thé…

    1. Alex: C’était hilarant.  et j’avoue que ma toast au caramel a une fois fini dans la poubelle parce que bon… trop d’associations d’idées!

  5. Je voulais te lire parce que tu te fais rare mais je n’ai pas envie de le lire. Je suis aussi plutôt du genre douillet.

    Le Papou

    1. Le Papou: Ah non, ce n’est pas pour les douillets, je pense…  moi aussi suis douillette hein, jamais un fouet ne s’approchera de mes fesses!

  6. Il est dans ma pal evidemment 🙂

     

    1. Yue: Of course :))

  7. J’ai pour ma part très très envie de le lire…

    1. Marion: Il ne faut juste pas s’attendre à une histoire d’amour pleine de cuterie.  Parce que bon, ce n’est pas du tout ça!

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