Emma – tome 1-2 – Kaoru Mori

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Résumé

Emma est femme de chambre chez Mme Kelly.  William est fils de bonne famille.  Chez lui, les traditions sont très importantes.  Ils tomberont amoureux au premier regard mais le parcours n’est pas sans embuches!

Commentaire
Voici donc ma première expérience « manga »!   Je ne savais aucunement à quoi m’attendre (ni d’ailleurs comment lire ces trucs) et finalement, j’ai bien aimé l’expérience « Emma »!  Je n’ai pas été transcendée mais ce fut un – court – moment bien agréable!  En effet, si un manga coûte environ le même prix qu’un livre de poche il se lit en 45 minutes gros max!!  

Le premier tome met en place les personnages, qui évoluent, d’ailleurs assez rapidement, dans le second.  J’ai été impressionnée par les détails de certains dessins.  Pour moi, un manga, c’était des filles à moitié habillée et des batailles très violentes.  Ici, pas du tout!  Nous sommes dans un univers très victorien, très anglais, très classique.  Il est d’ailleurs très bien rendu.  Certaines scènes imagées assez longues et sans paroles sont assez révélatrices.  En particulier, dans le tome 2, quand Emma erre seule dans la grande maison, aucun mot n’est nécessaire!  

J’avoue beaucoup de difficulté à démêler les personnages.   Moi qui ai une mémoire des visages complètement nulle, ici, quand tous se ressemblent, c’est l’impossibilité totale!  Une chance qu’Emma a ses lunettes!  Je l’aime bien, d’ailleurs, mademoiselle Emma.  Je trouve Hakim vraiment drôle… j’espère qu’il restera.  Il est sans commune mesure et j’aime bien ses éléphants et ses danseuses!   Et à la fin du deuxième tome, on se demande bien comment le tout va se dénouer!  Bien entendu, il va falloir que je lise les suivants… si je les trouve!

Comme je n’ai pas de point de comparaison, je ne donnerai pas de note pour le moment mais disons seulement que c’est une première expérience manga réussie!

The book thief (La voleuse de livres) – Markus Zusak

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« 1939, l’Allemagne nazie.  Le pays retient son souffle.  La Mort n’a jamais été aussi occupée… elle le sera bientôt encore plus.

Près de la tombe de son frère, la vie de Liesel Meminger change quand elle ramasse un objet, presque enterré sous la neige.  C’est un livre « The grave digger’s handbook », laissé là par accident.  C’est aussi son premier vol de livres.  Ainsi commence une histoire d’amour avec les livres et les mots et avec l’aide d’un joueur d’accordéon, elle apprendra à lire. »

Et il y aura d’autres vols de livres…
Et il y aura un boxeur Juif…
Et il y aura un garçon aux cheveux couleur de citron..

Commentaire
Depuis que j’ai refermé ce livre, une chanson de Goldman me trotte dans la tête.  « Et si j’étais né en 17 à Leidenstadt… »  Parce que même si, dans ce livre, nous sommes aux alentours de Munich, nous sommes quand même dans l’Allemagne Nazie, Hitler, l’expert des mots, jouit alors d’une bonne popularité et plusieurs ne se posent pas vraiment de questions… Etre nazi, y adhérer, ça semble aller de soi.  Mais pas pour tout le monde.  Pas pour les Hubermann.  Pas pour la petite voleuse de livre, qui vole ses mots presque un à un.

Il est difficile de ne pas être touché par l’histoire de Liesel qui arrive dans sa famille adoptive vers 9 ans et qui doit déjà faire le deuil de son frère et de sa mère.    C’est du fond des rues de son quartier pauvre de Molching que nous suivrons la guerre.  La Mort est le narrateur mais c’est avec la naïveté de Liesel et Rudy, qui grandissent dans cet univers fait de vols de pommes, de soccer dans la rue et de jeunesse hitlérienne qu’elle nous est racontée en grande partie.   L’amitié de Rudy et Liesel apparaît dans tous les petits gestes quotidiens, petites bouffées d’air frais dans ces temps difficiles.

Les mots prennent une grande place dans ce récit.  Leur pouvoir transparaît partout et ils sont utilisés aux pires fins comme aux meilleures.  Ce roman est d’ailleurs à la fois plein des pires horreurs et de lueurs d’espoirs.  J’ai beaucoup aimé les personnages de Rudy, de Max et de Hans…  ils sont attachants, bienveillants… « caring » (je n’ai jamais été capable de trouver un mot équivalent en français… même si je cherche, je ne trouve rien qui ait pour moi le même sens…).   Certaines scènes sont déchirantes et j’avoue que vers la fin du roman, j’avais les yeux vraiment dans l’eau (ok… façon douce de dire que j’ai versé un gros paquet de larmes!).     Le conte de Max est la partie qui m’a le plus touchée dans tout le roman, je crois.

Mon bémol?  Le style!!!!  J’ai eu teeeellement de difficulté à m’accrocher au début, c’est incroyable.  Et tout ça à cause du style froid, détaché, presque enfantin donné à la narration.   Les petites parenthèses ironiques de la mort me faisaient décrocher du récit…  Au milieu du roman, j’y étais habituée et je l’ai terminé rapidement mais j’ai vraiment peiné au début.   J’aime plusieurs styles littéraires, autant le style descriptif, le style dépouillé que le style poétique… mais là, non.  Je ne m’y suis pas retrouvée et j’ai vraiment dû faire un effort pour passer par dessus.   Il y a aussi certaines choses sur lesquelles j’aurais aimé en apprendre davantage… ce qui se passe entre la partie 10 et l’épilogue, entre autres.  J’ai décidé d’imaginer ça à mon goût… comme ça je ne serai pas déçue!

Bref, une belle histoire, qui m’a fait me poser beaucoup de questions (bon, ce n’est certe pas la première fois qu’elles étaient soulevées…) et qui me laisse pensive, mais que j’aurais davantage appréciée racontée autrement…  L’idée d’avoir la Mort comme narrateur n’était pas mauvaise, mais j’aurais aimé que la mort écrive… différemment!

7,5/10

Le cueilleur d’histoires – Sonia Sarfati d’après « Le bestiaire » d’Alfred Pellan

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« Expulsé, selon la tradition, par sa montagne-mère, Kaï est irrésistiblement attiré par elle.  Il doit y retourner pour lui raconter les histoires qu’il aura cueillies au cours de son voyage de retour puor l’aider à vaincre les cauchemars de la nuit.  En cours de route, d’autres cueilleurs d’histoires se joindront à Kaï et l’accompagneront dans ses péripéties au fil desquelles ils vivront mille et une aventures »

Commentaire
Décidément, cette série du musée du Québec regorge de petites merveilles!  J’ai encore eu un gros coup de coeur pour cette histoire racontée par Sonia Sarfati d’après le bestiaire d’Alfred Pellan.  Dans toute mon ignorance, je ne connaissais pas du tout ce mini-bestiaire, ces petits personnages fantastiques et colorés faits de galets.  Ils habitent parfaitement l’histoire et les pages transparentes qui sont insérées sont aussi très belles.  La plume de Sonia Sarfati est toujours aussi belle et magique.  

Le cueilleur d’histoires (même le titre me faisait rêver), c’est le récit initiatique de Kaï, qui rencontre Loo, créature noire comme la nuit, qui semble avoir perdu son histoire.   Ensemble, ils s’aventureront vers la montagne-mère, à la recherche d’histoires à raconter et de la mémoire de Loo.  Ils affronteront Hier et Demain et rencontreront d’autres personnages qui parcourent le monde fantastique de Pell-An.  Un récit initiatique qui nous parle de l’acceptation des différences, de la peur de l’inconnu et de l’acceptation du passé pour aller vers Demain.  Chacun de ses thème est glissé gentiment dans l’histoire mais ne l’accapare nullement.  Elle peut facilement être prise au premier degré et racontée comme un simple récit d’aventures.  

Ne nous nourrisons-nous pas tous des histoires et des expériences vécues par les autres ou par nous-mêmes?  Ne sommes-nous tous pas à la recherche de belles histoires pour repousser les cauchemars?  Ne somme-nous pas tous des cueilleurs d’histoires à notre manière?

9,5/10

Et comme le veut ma mini-tradition, voici quelques oeuvres d’Alfred Pellan (1906-1988), artiste québécois ayant touché de nombreux médiums.  On le décrit parfois comme un grand « semeur d’images ». 

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Le chat est roi

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Jardin vert

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Le personnage du Mini-bestiaire ayant inspiré « Kaï »

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Bestiaire no. 23

Et en plus… je ne l’ai même pas trouvé!

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Comme vous avez pu le constater hier, l’auteur que j’ai choisi pour le mois de février est Amy Tan.  Donc, mon principal but dans la vie présentement est de dénicher un roman de l’auteur à lire d’ici la fin du mois.  Ça et harceler mon bureau de poste pour qu’ils viennent tellement tannés de moi qu’ils décident de faire une recherche poussée pour récupérer mon colis swap qui semble avoir fait un petit détour par le pays des merveilles!   Mais selon eux, c’est normal, pas de raison de m’inquiéter!  Je me croise donc les doigts!

Revenons à Amy Tan… En fait, j’ai fait le tour des librairies de ma région et rien de rien!  Il n’y a rien du tout!!!  Même pas trouvé!!!  Bon, ok j’aurais pu me dire que je vais à Montréal en fin de semaine, que je vais facilement trouver… mais il FALLAIT quand même que j’aille voir partout, au cas où!  Mais bon… c’est vraiment dommage, pénible, pesant (imaginez d’autres qualificatifs à votre guise)… mais je vais devoir ÊTRE OBLIGÉE de bouquiner à Montréal ce week-end!   

Par contre, j’ai reçu plein plein de cadeaux aujourd’hui!!  De qui??  Ben… de MOI!  Ca ne compte pas, vous dites?  Naaaaa… je proteste!!!  C’est un principe auquel j’adhère.  Je le propose et je le seconde, même!

Parce que bien sur, je ne pouvais pas repartir les mains vides!  Après avoir harcelé les libraires de questions, il fallait bien que je leur achète un petit quelque chose pour les dédommager de leur peine!    Et en plus, ma PAL avait à nouveau baissé sous la barre des 3 chiffres… ça devenait inquiétant!  Et en plus… c’est ma fête bientôt!  Et en plus… je le mérite, bon-e!!!

Alors… mes cadeaux!

Atonement – Ian McEwan (si je veux voir le film un jour, il faut que je lise le livre avant, non?  Et en plus, pour une fois que je trouve un livre en anglais, pas le choix!)

Belle du Seigneur – Albert Cohen (j’étais ceeeeertaine de l’avoir celui-là… mais ça a ben l’air que non!  Voilà cette erreur corrigée.  J’avais raconté des mensonges sans le vouloir dans mon « Fashion Klassik », ça ne pouvait pas rester comme ça… c’est que je ne suis pas une menteuse, moi!!!)

Les vestiges du jour – Kazuo Ishiguro (il me restait un livre à acheter pour finir ma ca-carte fidélité à cette librairie… et je le voulais depuis longtemps… il a comme sauté dans mes mains… ça lui aurait fait trop de peine que je le remettre sur les tablettes!)

La société des jeunes pianistes – Ketil Björnstad (ben… c’est écrit pianiste dans le titre… j’imagine que ça va parler musique!  Il m’appelait, je n’ai pas eu le choix!)

Nikolski – Nicolas Dickner (C’est de la faute à Yueyin… c’est elle qu’il faut chicaner!!!  C’est elle qui me l’a recommandé comme littérature québécoise intéressante!)

La héronnière – Lise Tremblay (c’est joli comme titre, non?  Moi, en tout cas, ça me plaisait.  Quoi, c’est pas une raison?  Qui vous a dit ça!!!) :))

Subordonnée – Isabelle Gaumont (j’ai lu quelque part que c’était bon… je ne sais plus où, je ne sais plus quand… Ca a l’air d’une raison « poche » comme ça, mais ça a adonné que juste avant que je voie ce roman, j’ai discuté de syntaxe avec la libraire… et oui, j’ai prononcé le mot « subordonnée »… c’était un signe, non??)

La librairie – Marie-Josée Bastien (après ma déception face au libraire, j’y vais pour une librairie… beaucoup plus léger étant une pièce de théâtre pour enfants dont j’ai entendu beaucoup de bien.)

Paul en appartement – Michel Rabagliati (c’est la faute à Charlie Bobine et à Allie aussi (ben oui les filles, vous avez le dos large!!)!  Je sais, ce n’est pas le premier mais c’est le seul qui était en librairie, donc j’ai pris celui-là pour faire le test!!!  Et en plus, c’est dans mes résolutions de lire de la BD… c’est Solène qui va être fière de moi, elle qui me l’a rappelé à quelques reprises!!!)

Emma – tomes 1 et 2 (ce sera mon baptême des mangas…et ça c’est la faute à Clarabel et aussi à Nath.  C’est la première fois que je les voyais… et certainement la dernière!  Donc, pas le choix, il me les fallait!  Je n’aurais pas pu dormir, sinon!!! Je n’étais toujours bien pas pour me causer des insomnies exprès!  Je ne suis pas maso, tout de même!)

Et là, je vous entends de derrière mon écran!  « Juste ça », dites-vous??  Ben oui, juste ça!  Je deviens raisonnable, avec mon grand âge!  Et un clin d’oeil pour Carole et Venise… remarquer le nombre de trucs québécois! ;))

Je suis pas mal « dans le jus » jusqu’à lundi prochain… je ne lis presque pas (la première qui me dit que c’est un peu paradoxal étant donné le contenu de mon billet se méritera des les plus gros « gros yeux » que vous aurez vu de votre vie) et je cours un peu partout. Je vais certainement écrire quelques billets quand même – heureusement, il n’y a pas de limite d’heure pour blogguer – mais je risque de me faire un peu plus discrète.

Fashion, ne t’inquiète pas, je n’ai pas oublié ton cadeau-récompense-p’tits-coeurs mais il partira lundi, faute de temps pour aller à la poste dans les heures d’ouverture! Par contre, si j’ai l’avis pour mon colis-swap… je vais envoyer ma mère!!! Avec son grand coeur habituel, elle va certainement faire ça pour moi!!  :))) 

Celebrate the author – Amy Tan – 19 février 1952

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L’auteur que j’ai choisi pour février est Amy Tan, auteure sino-américaine née le 19 février 1952.   Pour tout avouer je ne savais trop qui choisir pour ce mois-ci et après m’être rappelé « Le club de la chance« , roman que j’ai beaucoup aimé quand j’étais à l’université, je me suis dit qu’il serait bien temps pour moi que je lise un autre livre de cette auteure.  

Amy Tan est née à Oakland, Californie, d’un père et d’une mère immigrés chinois.  Son père était venu aux États-Unis pour fuir la guerre civile chinoise et sa mère y a émigré après qu’elle eût divorcé et perdu la garde de ses filles.

Amy-Tan.jpg Suite à la mort de son père et de son frère aîné de tumeurs au cerveau, à peu de temps d’intervalle, la mère d’Amy Tan déménage en Hollande et ensuite en Suisse.  Amy Tan a eu longtemps des relations houleuses avec sa mère, qui n’acceptait pas toujours ses choix de vie.   Un voyage en Chine en 1987 en compagnie de sa mère, pour rencontrer l’une des filles née de son premier mariage qu’elle avait dû y abandonner a permis a Amy Tan de mieux comprendre sa mère et cette relation mère fille est exploitée dans plusieurs de ses romans.

Amy Tan est retournée aux États-Unis pour terminer ses études et elle obtient une maîtrise en liguistique à l’université de San José.  Le premier métier qu’elle a exercé est celui d’orthophoniste auprès des enfants.   Elle publie son premier roman « Le club de la chance » en 1989.  Elle a actuellement 6 romans à son actif, ainsi que deux livres jeunesse et quelques ouvrages de non-fiction.  Elle travaille actuellement sur un nouveau roman ainsi que sur la création d’un livret d’opéra basé sur son livre « The bonesetter’s daughter ».

Pour l’anecdote, elle fait aussi partie d’un groupe musical composé d’auteurs (dont Stephen King et Matt Groening) appelé les « Rock Bottom Remainders ».

Dans le cadre de ce challenge, j’essaierai de lire « The Kitchen’s God Wife », « The hundred Secret senses » ou encore « Saving the fish from drowning » (n’importe quoi, en fait!),  dépendant de ce que je dénicherai en librairie!

Le libraire – Gérard Bessette

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Au chômage, un homme obtient un poste de libraire dans la petite librairie de St-Joachim, petit  village du Québec d’avant la révolution tranquille.  Les choses se compliquent quand il vend un ouvrage « à l’index » à un jeune collégien… 

Commentaire
Je crois que la littérature québécoise « classique » et moi, nous ne sommes pas amis.  Bon, ok, Gérard Bessette avait quitté le Québec et habitait en Ontario lorsqu’il a écrit « Le libraire » en 1960, mais je ne peux m’empêcher de considérer ce livre comme un ouvrage québécois.   Et je dois avouer que je me suis ennuyée tout au long de sa lecture.  

On y traite de la censure et de la toute-puissance du clergé du Québec de cette époque.   Le libraire vend un livre interdit, monsieur le Curé s’en mêle, notre libraire se retrouve pris entre les manigances des Pères du collège et de monsieur le Curé… et voilà l’histoire.  Ce n’est pas que le thème ne soit pas intéressant mais j’ai trouvé l’histoire anecdotique et a présenté pour moi peu d’intérêt.  Possiblement que l’auteur voulait montrer à quel point la censure et la religion influençait les plus petits détails de la vie des paroissiens…

Le personnage principal, qui n’aspire qu’à en faire le moins possible, à parler le moins possible aux gens et qui manifeste une grande indifférence à tout m’est apparu particulièrement antipathique.  Il m’a semblé plat et comme le roman est somme toute son journal, le ton m’a aussi semblé monotone.  Bref, pas du tout pour moi.  

Fait intéressant, toutefois.  En raison de son athéisme, l’auteur, détenteur d’un doctorat en études françaises, n’a pu enseigner dans aucune université québécoise.   Ceci nous permet de mieux comprendre les thèmes qu’il aborde ainsi que son attitude vis à vis la censure et la bigoterie qui étaient de mise à cette époque.  

5/10

Merci Ori!

Il y a quelques semaines, j’ai participé  au jeu des 10 trucs de fous chez Ori.  Comme j’ai deviné juste, j’ai eu l’agréable surprise, hier, de découvrir une apétissante enveloppe bulle dans ma boîte aux lettres (vu que mon facteur semble avoir, depuis 2 semaines, repris ses passages quotidiens chez moi).   J’adoooore voir de telles enveloppes et je me suis précipitée dessus, pour découvrir ceci:

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Ceci, ce sont deux livres jeunesse qui m’avaient tentée lors de l’une de mes visites chez elle et que j’ai bien hâte de découvrir!
La maison vide – Claude Gotman
L’hôtel du retour – Claude Gotman

C’est aussi une très appétissante (et délicieuse) tablette de chocolat, un marque page en forme de chat cute cute cute et (je ne sais pas où elle a pu prendre l’idée!) une jolie petite carte Hello Kitty avec un gentil petit mot!

J’étais bien entendu ravie!

Un gros merci à Ori pour sa gentille surprise!  C’est apprécié!

The book of Joe (Le livre de Joe) – Jonathan Tropper

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« Tout de suite après la fin de son secondaire,
Joe Goffman a quitté la petite ville de Bush Falls, Connecticut, et n’a jamais regardé en arrière.  Quinze ans plus tard, il a écrit un roman qui a fait un effet coup de poing dans sa ville natale, pour ensuite devenir un best seller et un film à succès.  Bien entendu, il n’avait jamais prévu revenir à Bush Falls – jusqu’à maintenant. »

Commentaire
J’ai terminé ce livre hier et je suis encore à vivre à l’intérieur.  Pour un coup de coeur, c’est un coup de coeur!  Un vrai de vrai!  Et comme toujours dans ces cas-là, j’ai beaucoup de difficulté à en parler de façon sensée.   J’ai grandement apprécié le côté comique, un peu sarcastique et aussi le côté nostalgique.  Dès les premières pages, j’ai su que j’étais accrochée et que je le resterais.

Je dois dire que ce livre comporte tous les éléments pour m’accrocher et me plaire.   D’abord, j’aime beaucoup ce type de narration imagée.  On dirait presque un film parfois.  Je croyais voir les personnages devant moi faire ces petits gestes quotidiens qui les caractérisent.  J’ai retrouvé ce type d’écriture dans « Le maître des illusions » de Donna Tartt (mon coup de coeur à vie) et j’avais tout autant apprécié.  Bien sur, nous retrouvons ici de nombreux clichés américains, du coach de basket tout puissant à l’esprit de clocher conservateur de la petite ville qui a son dur à cuire, son homosexuel mourant du sida et ses stars déchues du basketball. 

 

Ensuite, j’ai toujours eu un faible pour ces romans où nous retrouvons cette nostalgie d’une époque passée.  Ce manque de leur jeunesse, idéalisée par le simple fait qu’elle soit révolue.  Pour ma part, c’est un sentiment que j’ai souvent ressenti et les passages qui m’ont parlé des rêves perdus en cours de route, de ces moments qui ont changé nos vies m’ont particulièrement interpellée.  J’ai dans ma propre petite tête ma petite bulle magique du temps où tout était possible.  Cet homme de 34 ans qui a trouvé le moyen de pas devenir un homme de 34 ans n’est pas parfait, loin de là… mais j’ai aimé le récit de son affrontement avec les démons de sa jeunesse. 

 

J’ai été particulièrement touchée par le personnage de Wayne, avec son humour et son cynisme.   J’aurais bien aimé l’avoir comme ami.  À plusieurs reprises au cours de ma lecture, j’ai eu la gorge serrée et les larmes aux yeux , mais jamais jusqu’à éclater en sanglots.  Juste ce qu’il fallait.  Les scènes de jeunesse m’ont particulièrement plu; je les ai d’ailleurs toutes relues après avoir terminé le livre et revoir ces personnages, à la lumière de ce qu’ils sont devenus, m’a beaucoup touchée.  

Malgré les clichés, malgré certains traits de caractères de Joe, malgré tout, c’est un méga coup de coeur que je relirai certainement (j’attends pour me lancer dans autre chose… je vis encore dans ce livre-là) et avec lequel je vais harceler tous mes amis en leur offrant!

10/10 

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Mes p’tits coeurs… bilan!

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Je crois que je suis une organisatrice pas très expérimentée… en tout cas, une chose est certaine… j’avais sous-estimé le talent de certaines personnes!!!  

En effet, mes 15 petits coeurs se sont fait découvrir en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire (et dans mon cas, pour me lever!), en grande majorité par la Grande Prêtresse des Happy Few qui a, en l’espace d’une grosse demi-heure, trouvé la grande majorité de mes cachettes!  Soit le jeu n’était pas assez difficile, soit Fashion est trop top (j’allais écrire « trop bonne » mais paraît-il qu’outremer, ça n’a pas la même signification que par ici)!!!   Bravo madame!   Comme promis, une petite surprise empruntera bientôt la « ligne directe »!

Comme mon timing n’était peut-être pas génial (7h du matin, c’est pas tout le monde qui est levé!), je vais me reprendre pour Pâques et je vous concocterai une course aux cocos de Pâques… qui sera en ligne en après-midi en Europe, soit dans la matinée heure du Québec!    Si ça vous intéresse toujours, bien sûr!

Un gros merci à tous d’avoir participé!

La chasse aux p’tits coeurs! Here we go!

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Comme je vous l’avais annoncé ici, voici donc arrivé le moment de ma chasse aux p’tits coeurs – adapté d’un concept scientifiquement prouvé efficace avec mes petits cretons de 0-6 ans – en l’honneur de la St-Valentin… parce qu’il me fallait un prétexte!

J’ai donc caché dans les divers articles de mon blog 15 « p’tits coeurs » qu’il vous suffit de pourchasser… et éventuellement retrouver!!!  Attention, pas besoin de fusil ou autre truc dangereux, là!  Faudrait pas faire exploser votre écran d’ordi par ma faute!!!  Vos yeux et votre cervelle suffiront!

Qui peut jouer?  Ceux qui possèdent un blog qui parle au moins un peu de lecture ou qui commentent régulièrement sur les blogs lecture.   C’est juste pour éviter qu’un passant totalement inconnu, ayant ben du temps à perdre, s’amuse à passer une par une les archives du blog  à toute allure pour trouver les p’tits coeurs sans même lire les indices.  Là, ce serait plate!

Vous aurez donc droit à des indices, qui sont des clins d’oeil à certains romans que j’ai commentés sur le blog.  

Les voici donc!
P’tit coeur #1: « Il vaut mieux donner que recevoir » … ?!?
Auprès de moi toujours – Kazuo Ishiguro, découvert par Bladelor

P’tit coeur #2:  Une autre version de l’histoire…  
Phantom – Susan Kay, découvert par Betty

P’tit coeur #3:  Entre les rues Lutwidge et Dodgson…
Aliss – Patrick Sénécal, découvert par Betty

P’tit coeur #4:  Boléro de Ravel et tap-tap de chaussons dans le ciel
Nous sommes éternels – Pierrette Fleutiaux, découvert par Fashion

P’tit coeur #5:  Un bien étrange petit cheval… bon voyage!
Stravaganza  – La cité des étoiles – Mary Hoffman, découvert par Fashion

P’tit coeur #6:  La Russie sera belle… 
Les justes – Albert Camus, découvert par Fashion

P’tit coeur #7: 18 octobre 1988… 18 octobre 1988… 18 octobre 1988…
Replay – Ken Grimwood, découvert par Fashion

P’tit coeur #8:  Ils sont parmi nous!
American Gods – Neil Gaiman, découvert par Fashion (avec un petit coup de main de Martine)

P’tit coeur #9:  Où nous rencontrons une famille végétarienne
Twilight (Fascination) – Stephenie Meyer, découvert par Fashion

P’tit coeur #10:  À Pointe du Lac… il voulait mourir.  Il a été servi!
Entretien avec un vampire – Anne Rice, découvert par Betty

P’tit coeur #11:  Près du lac aux miroirs et du chemin blanc des délices…
Anne… la maison aux pignons verts, découvert par Fashion

P’tit coeur #12:  Le vent qui hurle et qui rend fou à l’étéétéété 193619361936
Les fous de bassan – Anne Hébert, découvert par Fashion

P’tit coeur #13:  Une rencontre intemporelle au pieds d’un grand homme.
Le temps où nous chantions – Richard Powers, découvert par Florinette

P’tit coeur #14:  Musique, beaux arts ou théâtre?
Minuit sonne pour Charlie Bone, découvert par Bladelor

P’tit coeur #15:  À chaque fou son village…
Il faut prendre le taureau par les contes – Fred Pellerin, découvert par Fashion

Fashion – 9
Betty – 3
Bladelor – 2
Florinette – 1

Bravo Fashion!
Une chance qu’il y a un couloir direct entre chez toi et chez moi, n’est-ce pas!!! 😉

Quand vous trouvez l’un des p’tits coeurs, vous n’avez qu’à inscrire le titre du billet ainsi que le numéro du p’tit coeur correspondant dans les commentaires.  Parce que pour avoir un point, il faut quand même associer le bon p’tit coeur au bon numéro!  Un bon truc pour déjouer les éventuels mauvais joueurs!  

Et allons-y pour le behaviorisme (ou quelque chose vaguement inspiré d’un de ses principes)… la personne qui en aura trouvé le plus se méritera une petite surprise! 

Les petits coeurs seront identifiés par l’image (Hello Kitty qui vous fait des coucou cachée dans un coeur) qui est située en haut du présent billet.  Attention de ne pas confondre avec mes coups de coeur qui eux, ressemblent à ça : coup-de-coeur.gif

À vos souris et… bonne chasse!

Et … au fait…

BONNE ST-VALENTIN!!!
(C’est, de toute façon, une excellente excuse pour se bourrer de chocolat en toute impunité!! Qu’on adhère ou pas… ça a toujours ça de positif!! 😉 )