If it fits in a toaster…

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Voyez la jolie photo ci-dessus…

 

Ce sont mes sous-verres.  Et jusqu’à maintenant, j’étais persuadée que ce qui était écrit dessus était over-réaliste.  Genre très représentatif de mes capacités culinaires.  C’est que bon, on dirait que 80% des mes gaffes monumentales arrivent dans une cuisine.  On se demande bien pourquoi.

 

Donc, techniquement, « If it fits in a toaster, I can cook it ».  Techniquement.   Parce que bon, là, je me questionne réellement sur mon QI de cuisinière… 

 

Nous sommes donc le matin.   Un jour de semaine, l’un de ceux où je travaille.   Et parce que je suis la reine de l’auto-opposition et de la procrastination, même si je me lève toujours vers 5h du matin, JAMAIS je ne déjeune avant 7h moins trois minutes.  Alors que je dois partir à 7h.  Ne cherchez pas à comprendre, 35 ans plus tard, j’essaie encore.   Si je devais partir une heure plus tard, ce serait une heure plus tard… pour que je me décide à bouger, je dois avoir la conviction profonde que si je ne le fais pas là, maintenant, tout de suite, je vais être en retard.   Mais passons, ce n’était pas du tout ce que je voulais raconter ici. 

 

Donc, 6h57 minutes.   Je me balade en jupe et en soutien-gorge vu que comme je suis l’ennemie jurée du fer à repasser (fer à repa… quoi? direz-vous), j’ai foutu mon top dans la sécheuse quelques minutes pour qu’il soit portable sans avoir l’air de sortir d’une boîte à surprise.  Je sais l’environnement me déteste…   N’oubliant pas la loi du toaster, je pitche un bagel dans le dit appareil (je mange un bagel tous les matins depuis 15 ans.  Et ce n’est que cet été que j’ai appris que ça équivalait à 8 tranches de pain.  Je comprends les kilos, du coup… merci Juliette!) et je continue la petite routine… attraper mon livre, mon téléphone, mon thé pour la journée… l’habituel, quoi. 

 

Et là, parce que je veux être efficace (et que je suis, encore une sainte foi, limite en retard), je veux prendre de l’avance,  C’est donc les mains pleines que je décide de déterrer le pot de fromage à la crème (j’avais écrit le pot de fromage Philadelphia… mais ça ne dira rien à plein de monde, je crois, hein?  Vous avez, du Philadephia, chez vous, à part les Québécoises?), qui est bien entendu en train de jouer à la cachette entre des pots de jus, de beurre de pinottes et, allez savoir pourquoi, un exemplaire de ma revue de l’Ordre des orthos.  Oui, dans le frigo.  Non, je ne sais pas comment elle a pu atterrir là.  Probablement un coup du docteur.  Ou alors je voulais garder les nouvelles fraiches, allez savoir…

 

Mais imaginez-vous que pour une raison inconnue – même de moi-même – j’avais aussi ouvert la porte du congélateur, en haut du frigo.  Comme dans ma grande joie d’avoir récupéré mon pot de Philly, j’ai dû me relever un peu vite, voilà que l’excroissance parfois inutilisée qui me sert de crâne est joyeusement allée heurter la porte du congél, que j’ai failli tomber et que je me suis rattrapée sur une poignée qui traînait là, très bien placée, juste à porter de ma petite main blanche.

 

Malheureusement, c’était un pot de sirop d’érable. 

En verre. 

Vous savez, le pot où j’avais versé TOUTE une grosse canne neuve de sirop d’érable, pour impressionner la galerie?  Celui qui, après une valse hésitation limite artistique sur le bord de la tablette du frigo, est allé s’écraser au ralenti sur l’étage inférieur du frigo, avant de poursuivre da course sur la céramique, en n’oubliant pas d’éclater au passage, pour terminer son périple juste en dessous de l’îlot?  Celui qui a tenu à laisser sa trace sur la plus grande surface possible?

 

Et là, je bougonne que non, je n’aurais pas pu accrocher le pot d’eau, hein.  Ou même limite le pot de jus d’orange.  Non, il fallait le pot de sirop d’érable.  Celui qui COLLE.  Et je vous rappelle qu’il est 6h57.  Oups, non, 6h59, maintenant.  Et que bon, même en voulant être la plus paresseuse possible, c’est tout bonnement impossible de ne pas ramasser ça tout de suite. 

 

Dans ma grande intelligence, je commence à ramasser tout ça, à genoux sur une chaise pour ne pas me couper les pieds (parce que bon, la jupe, à ce moment-là, est assaisonnée comme une crêpe hein… inutile de penser à la porter pour la journée) (et oui, mes solutions sont parfois un peu fantasques, quand on y pense bien… mettre des souliers, ça aurait été trop logique) et je commence à me dire que j’aurais franchement dû m’attacher les cheveux avant de commencer cette tâche.  Parce que bon, ma super chevelure qui pousse comme de la mauvaise herbe (certains ont émis l’hypothèse que c’était parce que j’avais de l’eau dans le crâne… je dis plutôt que j’ai du bon engrais, voilà) est en train de se substituer à la vadrouille et que même en tournant et en retournant la situation dans tous les sens, ce n’est pas du tout, mais alors là pas DU TOUT glamour.  

 

C’est dans cet état  d’esprit douloureux, alors que je réalise que je suis bonne pour la douche, que je réalise que mon bagel est coincé dans le toaster.  Vous savez, on dirait que les bagel, il y a toujours un petit morceau de trop qui coince dans le grillage…  Le problème?  Il y a entre moi et le toaster un océan de sirop assaisonné de morceaux de vitre.  La solution?  Me tirer sur la porte du frigo pour faire avancer… la chaise.  Ben oui, ça doit ben glisser, du sirop… 

 

Le détecteur de fumée, toujours aussi capricieux, décide bien entendu de décoller, je grogne, je redouble mes efforts en tirant plus fort et en m’étirant comme je peux… jusqu’à ce que je vois que le frigo semble un peu plus proche qu’avant… et bizarrement angulé, en plus.  Imaginez mes yeux agrandis d’horreur à la perspective de ce qui risque d’arriver.  Je suis over forte en images mentales prémonitoires… 

 

Quand le jus d’orange ET le pot d’eau ont rejoint le sirop, je me suis dit que bon, je l’avais presque demandé à l’univers, hein…

 

Par contre, groooos anti-climax, le frigo ne m’est PAS tombé sur le dos (ça aurait été plus drôle… mais aussi beaucoup plus coûteux) et dans l’un de mes rares élans de logique, j’ai lâché la porte et j’ai risqué la plante de mes pieds pour redresser le truc à temps.  Je ne sais pas par quel miracle j’ai évité toute coupure, mais bon, je suis intacte, mon frigo aussi… et mon toaster a rendu l’âme, calciné. 

 

Il se repose maintenant au paradis des Toasters. 

Je pense que je vais m’acheter un four grille-pain, maintenant.  Ça ouvre les portes à touuuut un nouvel univers de gaffes, croyez-moi. 

 

Et bon, je passerai sur le nombre de fois où j’ai dû passer la vadrouille pour pouvoir marcher sur mon plancher sans rester collée.  Ou sur l’heure à laquelle je suis arrivée au travail.  Ou sur l’aura de  bonne humeur débordante et scintillante que je dégageais. Sans compter l’odeur de siro
p, qui n’est disparue qu’après 3 douches de mes cheveux. 

 

Alors bon. 

Je pense que je vais changer de sous-verres, hein… il ne faudrait pas que je fasse trop de publicité mensongère pour mes capacités culinaires.

Lord of Scoundrels (Le prince des débauchés)- Loretta Chase

Lors-of-scoundrels.jpgPrésentation de l’éditeur

« Sebastian Ballister, Marquis de Dain est grand, mauvais et dangereux.  Aucune femme respectable ne voudrait être vue en sa compagnie.  Et il ne veut rien avoir affaire à des femmes respectables non plus.  Il est déterminé à continuer à faire ce qu’il fait le mieux – pécher et pécher encore – et il réussit assez bien merci… jusqu’à ce qu’un jour, la porte d’un magasin s’ouvre et elle entre.

 

Jessica Trent est une jeune femme déterminée, et elle a bien décidé de sauver son imbécile de frère de la ruine, peu importent les moyens.   Et si le sauver signifie s’en prendre au diable en personne, elle ne changera pas d’idée.  Le problème est que le diable en question est terriblement irrésistible, et que la personne qui a le plus besoin d’être sauvée est… elle-même. »

 

Commentaire

Bon, la présentation est assez poche, en fait… (comme le dit Yueyin, je devrais arrêter de les recopier, surtout que moi, je ne les lis pas hein… mais on dirait que c’est entré dans mes coutumes… et que je ne peux plus m’arrêter.  Bref, passons).    Elle pourrait s’appliquer à n’importe quelle romance.  Et bon, il y a peu de doute possible, hein, il s’agit bien d’une romance, historique à part de ça.  Entendons-nous, il ne s’agit pas ici d’arrière-plan historique fouillé ou d’intrigue bien ancrée dans les problématiques sociales de l’époque, loin de là.  Mais bon, les personnages – du moins, la plupart d’entre eux – ont des convenances de 1820 quelque et il y a beaucoup d’épaisseurs de vêtements à enlever, étant donné les robes des dames.

 

Cette romance m’a beaucoup fait rire.  J’aime beaucoup le style de l’auteure, qui réussit à être drôle, à créer des situations comique sans pour autant être caricaturales.   Nous rencontrons donc Dain, trentenaire complètement débauché et se foutant éperdument des convenances.  Il ne s’embarrase d’une femme que s’il la paye, joue et surtout, il se tient loin de tout ce qui pourrait se mériter l’appellation de « lady ».  Le pauvre est affligé d’un nez énorme, qui ressemble à un bec, il est énorme et tient de son italienne de mère, qui s’est enfuie alors qu’il avait 8 ans.  Son père, qui le trouvait repoussant, l’a tout de suite mis en pension où il a subi les sarcasmes de tous en raison de son apparence.  Il a donc une énorme carapace et vit les séquelles de son enfance difficile, le pauvre chou.    Quant à Jessica, une « vieille fille » de 27 ans, qui a eu l’embarras du choix mais qui est « picky », elle est intelligente, débrouillarde et surtout, elle est directe, franche et ne se ment pas à elle-même.  

 

Alors bon, ils vont se rencontrer, il va y avoir des étincelles… voilà, je sais.   C’est une romance, c’est normal.  Ce n’est pas ce qui fait la spécificité de ce genre de roman, n’est-ce pas!   Mais dans ce cas, la plume est alerte et vive, l’évolution assez rapide et certaines scènes ma foi assez drôles (je veux une montre comme celle que Jessica donne à sa grand-mère… ça ferait hurler certaines personnes de mon entourage) et aussi assez hot.  J’ai aussi aimé que l’héroïne développe son amour pour le héros tourmenté petit à petit, quand elle commence à le comprendre parce que bon, entendons-nous, au départ, c’est une autre partie de son corps que son petit coeur qui réagit à la présence de Dain. Ok, on pourrait se dire qu’elle voit souvent assez juste, que certains miracles sont performés un peu rapidement… mais ce ne serait pas de la romance sans ça.  Les personnages, quand à eux, se tiennent bien et sont fidèles à eux-mêmes.  J’adore Jess, ses réflexions réfléchies (oui, c’est voulu, mon expression bizarre.  Ce n’est pas – uniquement – une question de paresse lexicale), sa façon ma foi assez terre à terre de voir les choses.  

 

Bref, j’ai beaucoup aimé, même si, comme la plupart des romances que je lis, ce n’est pas inoubliable.  En fait, j’ai tendance à toutes les mélanger.   Malgré tout, je l’ai lu pratiquement sans le reposer et j’ai passé un très bon moment même si un vilain virus avait fermement mis mon cerveau à off. 

 

C’est pour ça qu’on lit des romances, n’est-ce pas.

The iron daughter (Captive de l’hiver) – Julie Kagawa

Iron-daughter.jpgPrésentation de l’éditeur (traduite dans un bus par moi.  L’éditeur n’est aucunement responsable des tournures bizarres)

SPOILERS SUR LE TOME 1

« À moité princesse fae d’Été, à moitié humaine, Meghan Chase ne s’est jamais sentie à sa place nulle part.  Abandonnée par le Prince d’Hiver qu’elle croyait amoureux d’elle, elle est retenue prisonnière par la Reine d’Hiver.  Pendant que la guerre menace d’éclater entre l’Hiver et l’Été, Meghan sait que le réel danger vient d’ailleurs; des Iron Fey, que seuls elle et le prince – qui n’est pas là – ont vu.  Personne ne la croit.

 

Pire encore, les pouvoirs fae de Meghan semblent avoir été neutralisés.  Elle est prisonnière en faerie avec seulement son intelligence pour la secourir.  Faire confiance à qui que ce soit serait stupide.  Faire confiance à un traître pourrait être mortel.  Mais comme elle se découvre une volonté de fer, Meghan ne peut s’empêcher d’entendre les appel de son coeur un peu trop humain. »

 

Commentaire

Quand les tomes 2 et 3  ont atterri un peu par miracle dans ma pile, j’avais presque oublié la série, que j’avais commencée il y a quelques mois et dont je vous avais parlé ici.   Le tout a depuis été traduit en français (du moins, les deux premiers tomes) et lu par presque tout le monde.   Je m’excuse d’avance de ma possible mauvaise utilsation des termes parce que je ne sais pas du tout comment ça a été traduit. 

 

Nous retrouvons donc Meghan à la cour d’Hiver, à demi prisonnière de la reine Mab, mère d’Ash, le prince Unseelie avec qui elle avait passé un contrat dans le tome1.  Ash est absent, elle doit attendre son audience avec la reine avec pour seule compagnie une phooka un peu énervante qui voit beaucoup trop de choses à son goût.   Sauf que lors de la cérémonie d’échange, un événement propulse les cours d’Été et d’Hiver dans une guerre sans merci, Meghan et Ash sont recherchés et fugitifs…  et rien ne va plus étant donné que personne ne croit Meghan quand elle raconte ce qu’elle a vu. 

 

Ce tome est dans la lignée du premier.  Nous sommes dans un monde qui, sans être terriblement original, est ma foi très bien décrit et surtout assez cohérent, étant donné la vision des fae que l’auteure a choisi de donner.  En effet, ici, ils sont quand même assez humains malgré tout, plus versés dans les émotions, moins machiavéliques, du moins, en ce qui concerne les personnages principaux.  Ils ont un côté mystérieux mais rien à voir avec l’indifférence et le côté énigmatique de certains autres feys de ma connaissance.  On se bat davantage avec l’épée qu’avec l’esprit.   

 

Dans ce second tome, le « triangle » amoureux prend plus de place, même si on sait très bien comment ça va finir.  Plus de place, mais pas toute la place, bien que la situation amène nos personnages à prendre des décisions parfois imprudentes.   Il y a en effet beaucoup d’action, beacoup de batailles, de fuites, des trahisons aussi.  Le rythme est rapide, on n’a pas le temps de se désoler trop longtemps et rien ne traîne.  On est rapidement plongé dans cet univers où rien n’est ce qui semble être et qui est ma foi très bien décrit.  Même si beaucoup de choses sont « razorsharp ».   

 

Ce livre était exactement ce dont j’avais besoin à ce moment précis.  Je l’ai lu dans une soirée (et une demi-heure le lendemain matin, parce que je me suis forcée à dormir un peu) sans le reposer et ça m’a beaucoup plu.  C’est guimauve à souhait, c’est très ado mais j’ai aimé les aventures des héros, les multiples retournements de situation et les combats impossibles.  J’apprécie également l’humour et les clins d’oeil, même si on est définitivement assez loin du Songe d’une nuit d’été, maintenant.  On voit également que rien n’est tout noir ou tout blanc et un personnage m’a beaucoup touchée, au point d’en avoir les yeux humides dans le bus.  Je sais, je suis une grande pleureuse, c’est plus fort que moi. 

 

Et vous savez quoi?  J’enchaîne directement sur la suite. 

Parce que je vais finir une série.  Et ça vaut la peine d’être mentionné. 

 

PS: Il paraît qu’il y a un tome 1.5, une nouvelle sortie en ebook uniquement.  Comme je n’ai pas de lecteur de ebooks, j’aimerais bien savoir ce qui s’y passe… s’il y a une bonne âme!

Beowulf

Beowulf.jpgPrésentation de l’éditeur

« Écrit en viel anglais aux environs de l’an mil, Beowulf est le plus ancien long poème héroïque qui nous soit parvenu intégralement dans une langue européenne autre que le latin. 

 

Prince modèle, Beowulf affronte des forces mauvaises, ogres et dragons. La société décrite, et vérifiée par l’archéologie, est païenne, mais le poème est chrétien.  La célébration en anglais d’un héros scandinave, l’éloge d’un prince païen par un poète chrétien, le mélange de fabuleux et d’historique, le style délibérément tradionnel expliquent la fascination exercée par ce chef d’oeuvre, dont la valeur a été reconnue au XIXe siècle et la leçon de courage réaffirmée en 1936 par Tolkien. »

 

Commentaire

Je réalise en écrivant ce billet que si j’avais pris la peine de lire la présentation de mon édition (en français), j’aurais ainsi évité de déranger les copines avec maintes questions Beowulfo-existentielles ces derniers jours.  En effet, j’étais un peu perplexe quand j’ai vu apparaître soudainement Dieu dans les aventures de païens scandinaves (la conversion est ma foi fort spontanée… et étonnante)…  et je me suis longuement questionnée sur l’oralité du truc.  Ça, c’est après avoir réalisé que non, Beowulf n’était pas le dragon – qui n’a pas de nom – et que non, il n’avait pas une tête de loup et qu’encore non, ça ne se passait pas dans une forêt profonde.  Je sais, mon inculture fait parfois peur.   Par contre, si je n’avais pas posé ces questions, nous n’aurions pas dévié sur la description de membres divers et variés tels que décrits en train de brûler et sur les errements de la monarchie pendant certains bals…  et j’aurais manqué quelques fous rires. 

 

Mais revenons à ce poème, que j’ai finalement fini par lire 3 fois, dans trois traductions et deux langues différentes.  Parce que non, je ne lis pas le vieil anglais, je me suis contentée de reconnaître quelques mots au passage (et j’en étais d’ailleurs très fière, on ne se refait pas).  Ce poème, bien qu’ayant été écrit en anglais, raconte la légende de Beowulf (le guerrier, pour ceux qui comme moi n’auraient pas suivi), un héros nordique, un Gaut, plus précisément.  Le poème s’inscrit dans la tradition héroïque et chaque personnage est le « fils de » quelqu’un.  On sent l’importance du clan, de la lignée, et on porte aux nues l’héroïsme de Beowulf, qui commence l’histoire en tant que jeune guerrier sans peur et qui la termine en roi sage mais toujours aussi courageux.   J’ai adoré l’atmosphère intemporelle, où se mêlent l’histoire, les trésors fabuleux et les bestioles mythologiques. Bien entendu, que ce soit contre les ogres ou les dragons, les combats sont ma foi assez improbables et par le fait même assez réjouissants. 

 

C’est une lecture très abordable, qui m’a tout de même forcée à m’y arrêter et à choisir mes moments de lecture.  En effet, même en traduction, je voulais tenter de profiter de l’aspect « poésie » du texte et pour ce faire, je dois le « lire fort » dans ma tête (je sais, je suis d’une clarté effarante).  Car ici, la forme importe autant que l’histoire, qui pourrait être résumée en quelques lignes, en fait.  Et ceci a eu pour effet de m’imaginer dans une grande salle où un guerrier, barde ou autre homme de l’époque me contait ces histoires de héros.  Le style reste simple, même s’il est rempli d’images et de métaphores et on va à l’essentiel, de là la sensation d’oralité du récit.  Bon, j’ai lu par la suite qu’il n’y avait pas concensus à ce sujet (un poème d’un seul poète ou tradition orale?) mais dans mon petit coeur de profane littéraire, je préfère penser que j’ai pu lire ce que les guerriers de l’époque entendaient lors des banquets.  C’est beau, l’imagination, hein. 

 

Bien entendu, impossible de ne pas remarquer l’influence du poème sur l’oeuvre de Tolkien.  Comme je suis moins connaissante que certaines (que je ne nommerai pas, mais qui se reconnaîtront) à ce sujet, je n’avais pas tout vu mais la scène d’ouverture, et la scène du dragon… impossible de ne pas y voir de ressemblances. 

 

Je dirais également que si la version française est beaucoup plus facile d’accès, il y a un rythme et une poésie dans la traduction anglaise que je n’ai pas retrouvée en français.  J’aime.  Je me sens toujours privilégiée quand je peux lire ces récits tellement anciens qu’ils semblent faire partie de l’histoire du monde.

 

J’aime tellement que j’ai commandé une réécriture du point de vue de Grendel, écrite il y a un bon moment, déjà.  Quelqu’un l’a lue?

Divergent – Veronica Roth

Divergent.jpgPrésentation de l’éditeur (à moitié et particulièrement mal traduite par moi)

« Dans le Chicago dystopique, la société est divisée en cinq factions, dédiée à la culture d’une qualité particulière: Candeur (les honnêtes), Abnégation (Les altruistes), Audace (les courageux), Amitié (les fraternels) et les Érudits (les intelligents).  À un jour prédéterminé de chaque année, chaque jeune de 16 ans doit choisir dans quelle faction ils vont vivre.  Béatrice doit choisir entre rester avec sa famille Altruiste et être ce qu’elle est réellement – elle ne peut avoir les deux.   Elle fait donc un choix qui surprend tout le monde, y compris elle-même. »

 

Commentaire

J’avais entendu beaucoup de bien de « Divergent » sur les blogs anglophones et depuis quelques mois, il a fait son apparition sur les blogs francophones (probablement des ARCs vu qu’il sort officiellement en octobre en français) et ça m’a finalement décidée à le lire.  Et j’ai bien fait parce que j’avoue que j’ai beaucoup aimé.  J’ai été rivée à ces pages pendant toute ma lecture.

 

Il s’agit donc d’une dystopie, un monde probablement post-apocalyptique où le monde est divisé en factions.  Chaque faction a été formée parce que ses membres croyaient sincèrement que les problèmes du monde étaient dues à un problème en particulier (le manque de courage, l’égoïsme, la malhonnêteté, etc…)  Ils ont donc choisi de vivre en cultivant – au maximum – la qualité qui, selon eux, pourrait faire du monde un monde parfait.  Sauf qu’avec le temps, cultiver une qualité est devenu « détester les qualités des autres factions » ou du moins de certaines d’entre elles. 

 

Beatrice est née au sein d’une famille Altruiste.  Elle vit donc dans un monde où se regarder dans le miroir est mauvais (encourage la vanité), où il est naturel de tout faire pour les autres sans penser à soi.   C’est une société rigide, dans laquelle Beatrice, contrairement à son frère, a de la difficulté à s’intégrer.  Ce n’est pas une « naturelle ».  Alors quand le jour du test arrive, et que ce test est « inconcluant » et que Beatrice doit absolument garder ce résultat secret, elle ne peut se fier que sur elle-même pour prendre sa décision.  

 

[Ok, là, je vais tenter de ne pas spoiler mais bon, ce ne sera pas nécessairement évident hein.  Mais je vais tenter le coup alors bon, si je suis un peu cryptique, c’est pour ça. ]

 

Après avoir fait son choix, Tris doit passer à travers l’initiation de sa faction.  Ceux qui ne sont pas dans les premiers seront « factionless », l’équivalent des nobodys, des sans abris, dans ce monde.  Et Tris découvrira un monde sans pitié, mais elle ouvrira également son esprit et rencontrera de nouvelles personnes, qui ont un background différent, vu que certains peuvent transférer d’une faction à l’autre.  C’est donc surtout sa période d’initiation que nous suivrons dans ce premier tome.   Nous sommes dans un monde froid, impitoyable, dans lequel Tris doit faire sa place et elle ne sait trop à qui faire confiance.  L’atmosphère est très réussie, on s’y croirait.  En effet, l’auteur nous le fait découvrir petit à petit et l’action s’installe tout doucement, pour en arriver à un rythme rapide dans la deuxième moitié du roman où les péripéties défilent, où il y a retournements de situation, trahisons.  L’héroïne est attachante et reste une ado malgré la force qu’elle découvre peu à peu en elle, dans ce monde où elle doit se méfier de tous et de tout. 

 

J’avais lu qu’il y avait des ressemblances avec Hunger Games, que j’ai adoré et bon, même si je comprends le pourquoi de la comparaison, j’ai quand même trouvé que ça se distinguait assez.   Bien entendu, nous sommes dans une dystopie, et l’idée d’une compétition, d’un entraînement, mais c’est quand même tout à fait autre chose.  J’ai une préférence pour Hunger Games – qui a l’avantage d’être terminé et cohérent du début à la fin selon moi… mais bon, ce n’est pas de ce livre dont je parle, let’s return to the subject – mais ce roman est un excellent début que je trouve ma foi très prometteur.  L’auteur ose et ne ménage pas ses personnages – quelle finale!  Je n’aurais pas cru que ça irait jusque là – et ça me plaît particulièrement.   J’ai bien aimé l’histoire d’amour (bon, on la voit venir mais on s’en fiche quand on est une midinette) et j’espère que nous en saurons davantage sur l’histoire de ce monde, ce qui a mené à cette séparation en factions, dans les prochains tomes.  Parce que prochain tome il y aura. 

 

Et je tiens à souligner que l’auteur de cette histoire captivante n’a que 22 ans. Et même si c’est assez linéaire, et elle a évité la facilité et a su créer un monde intrigant et glaçant à souhaits.   Une réflexion sur l’identité, sur les valeurs, sur la famille aussi, sur la société et sur les dangers des positions extrêmes, même quand au départ, ça semblait bien pensé.  Le tome 2, « Insurgent », sortira probablement en anglais aux alentours de mai 2012.  Je lirai, of course.

 

PS: Dites-moi… celui qui s’appelle « Four »… il ne l’ont pas appelé « Quatre » en français hein?  Dites? (Bon, parce que je ne vois pas du tout comment ils ont pu le nommer autrement… mais « Quatre »??  So not sexy)

 

PS2: J’ai le goût de sauter dans des trains en marche, maintenant.  C’est vilain, ça.    

 

 

Gone with the wind (Autant en emporte le vent) – Margaret Mitchell

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Les aventures de Scarlett O’Hara, « belle du Sud » fonceuse faisant fi des traditions, avec pour décor la guerre de Sécession en Géorgie. Ayant toujours été élevée dans la ouate et le bonheur tranquille des jours, elle doit faire face aux conséquences de la guerre et de la famine. Tout au long du livre se déploie la relation tumultueuse entre Scarlett, aveuglée par l’idée de son amour de jeunesse, et Rhett Butler. 

Commentaire

Plutôt que de faire un nouveau commentaire et de l’ajouter à l’ancien suite à cette re-lecture commune proposée par Manu, j’ai remanié le tout.  Parce que ce livre et moi, nous avons une histoire chargée, disons.  Et bon, je ne pouvais pas passer outre cette histoire.  Ni même placer cette histoire à la fin.  Du coup, j’ai réintégré, réécrit, remanié… Bref, voilà, ça donne ça.

 

Et je vous le dis tout de suite, je n’ai AUCUNE objectivité par rapport à ce roman.  C’est émotif beaucoup plus que raisonnable, comme truc.

 

D’abord, puisque c’est semble-t-il ma spécialité, je vais encore une fois raconter ma vie.   Ce roman, je le connais par coeur.  Et non, ce n’est pas une figure de style.  Si je lis une traduction et qu’il manque un bout de phrase, je m’en rends compte.  Adolescente, je « devenais « Scarlett pour me sortir de situations difficiles, rien de moins.  Mes parents adoraient, of course.  C’était mon livre culte.   J’ai vu le film je me sais combien de fois, j’ai lu des « making of », des biographies des acteurs, de l’auteur, des livres sur le golden age d’Hollywood, un énorme livre sur la guerre de Sécession et sur l’époque.  Bref, j’étais vraiment « dedans », passionnée, rien de moins.  Le romantisme du vieux Sud, ça me faisait rêver.  Facile, quand on a 13 ans et quand il y a un Rhett Butler dans le roman, d’oublier que ce romantisme était permis par l’esclavage et des conditions sociales pas vraiment parfaites.  À cette époque où, ado, je perdais tous mes repères, où je remettais tout en question, où rien n’était plus comme avant, je me retrouvais très bien dans ces gens dont le monde s’écroule carrément, où leur mode de vie, tout ce qu’ils prenaient pour acquis, disparaît et qui se sont reconstruits avec courage malgré tout, en s’adaptant pour survivre sans se renier.

 

À toutes les fois que je relis ce roman, j’ai un peu d’appréhension.  Vais-je aimer autant?  Vais-je gacher mon image?  Et si ma perception est maintenant un peu différente, je suis à chaque fois sous le charme et toujours aussi incapable de faire une lecture intellectuelle.  C’est un roman fleuve, tout plein de pages, mais quelle histoire, quelle histoire.  Une véritable fresque historique (certes un peu biaisée par la vision de l’auteur, mais bon), avec une grande histoire d’amour et la guerre de Sécession en arrière plan.   Et moi, à chaque fois que je plonge dedans, je suis accrochée.  Je vis avec émotion et crainte la nouvelle du début de la guerre au barbecue chez les Wilkes, j’aurais aussi le goût de secouer Ashley tout le long du roman, je m’enrage avec Scarlett, je planifie avec elle ses manigances, je crains la publication des listes à Atlanta, je valse pendant le bal de charité, et pas en noir, je fuis Atlanta le souffle court et je me laisse courtiser par Rhett, THE héros masculin pour moi.  Celui qui ose tout, qui transgresse toutes les règles, mi pirate, mi homme du monde, moqueur, qui ne ménage personne.  Bref, je suis encore amoureuse.

 

Pour moi, ces personnages existent réellement, ils font partie de ma vie depuis mes 13 ans.  Les rues d’Atlanta seront toujours pour moi ce qu’elles sont dans ce roman, je refuse d’ailleurs d’y aller maintenant parce qu’il paraît que Peachtree road, ça n’a vraiment plus rien à voir, hein.  Ok,  bien entendu, j’ai le goût de brasser un peu Scarlett, qui est souvent détestable, de lui ouvrir les yeux un peu (quoique  bon… un homme de 35 ans et une fille de 16 ans, c’est plus romantique dans ce contexte que dans la vie, hein…)  La dernière partie du roman, après la mort de l’un des personnages, m’est particulièrement pénible parce que c’est une suite de malentendus et que je trouve ça tellement, tellement triste de les voir passer à côté du bonheur, de voir venir l’indifférence, de voir certains personnages gâcher une partie de leur vie pour une illusion, quelque chose qui n’est plus.  J’ai réellement le coeur serré à chaque fois.

 

Plusieurs trouvent des longueurs, d’autres mentionnent que c’est un sacrilège d’idéaliser une époque qui n’avait rien d’idyllique pour une grande partie de la population.  Je sais.  Toutefois, c’est ce roman qui m’a fait m’intéresser à la condition des noirs à l’époque et aux droits de l’homme.  Pour tenter – sans trop y parvenir – de comprendre. N’empêche que pour moi, qui aime et vis chaque moment, je trouve toujours que je le referme trop vite, ce roman.  Je ne m’y ennuie jamais, je savoure tout.   Je suis curieuse par contre… avant, j’étais incollable au sujet de ce roman.  Je pouvais répondre à n’importe quelle question… je me demande bien si je le peux encore ou si mon cerveau a trop vieilli…  Si vous avez le goût de me poser une colle, juste pour voir, go for it!

 

Et bon, soit dit en passant… je dis ça comme ça… mais j’aurais pour ma part été beaucoup plus gentille avec Rhett, moi… Pauvre chou!

 

Et soit – aussi – dit en passant… (je vais passer lentement si je dis tant de choses, hein!), je veux des robes comme Scarlett.  Et idéalement son tour de taille.  Je sais, ce dernier commentaire est d’une pertinence fulgurante.

 

Je vais donc attendre que Manu fasse tout le travail et place les liens des autres participants à la lecture commune (il y en a une trallée)… et je vais faire un beau copier-coller.  :))

 

Ah oui!  Pour en savoir plus sur le film, vous pouvez lire ce livre, plein de superbesphotos,  ou ce livre.  La bio de Margaret Mitchell écrite par Anne Edwards se lit comme un roman et la bio de Vivien Leigh par … n’est pas mal non plus.  Mais bon, je n’en pas lu 50, hein, je peux difficilement comparer.  Have fun!

 

Le Maître et Marguerite – Mikhaïl Boulgakov

Maitre-et-Marguerite.jpgPrésentation de l’éditeur

« Écrit sous la terreur par un homme malade et désespéré, Le Maître et Marguerite a mis 25 ans pour s’imposer comme l’un des chefs-d’oeuvre de la littérature russe et devenir un livre culte dont la construction diabolique n’a pas fini d’enchanter les lecteurs.

 

Comment définir un mythe?  Les personnages de ce roman fantastique sont le diable, un écrivain suicidaire et un chat géant, Jésus et Ponce Pilate, la plus belle femme du monde… On y trouve meurtres atroces et crucifixions (sérieux??  Où, ça ces crucifixions, je n’en ai vu aucune, moi…).  C’est une satire acerbe, une comédie burlesque, une parodie politique, un poème philosophique dévastateur avec des fantômes et des transformations magiques. 

 

Mais cette fantasmagorie baroque, ce film noir, cette vision d’apocalypse est aussi l’une des plus belles histoires d’amour jamais écrites. »

 

Commentaire

Lire « Le maître et Marguerite, ça a été toute une expérience.  J’ai d’abord été étonnée et déboussolée par l’abondance de personnages… Non, sérieusement, il y a autant de personnages, avec patroymes russes, of course,  dans ce roman que de rues à Barcelone, ce qui n’est pas peu dire.  Heureusement, le roman n’a pas subi le même sort que la carte de la dite ville.     J’ai été aussi un peu perplexe face à l’absence du Maître (et de Marguerite) qui apparaissent assez tardivement dans le roman.  Et bon, j’avoue, ça allait dans tous les sens… Un homme qui perd la tête, un mystérieux inconnu, un magicien,  un chat qui parle, Ponce Pilate… hmmm… weird.  Puis j’ai décidé de laisser couler et de voir où ça allait m’amener sans trop chercher à comprendre… et pour finir, ça a été la bonne méthode pour moi: j’ai beaucoup aimé. 

 

En gros, qu’est-ce?  Satan qui débarque à Moscou pendant quelques jours, et qui va y foutre un bordel pas croyable.  Avouons que ce Satan a un petit côté facétieux et que ses interventions sont parfois cruelles mais le plus souvent assez hilarantes.  À tel point que je me suis prise à le trouver « sympathique », malgré sa propension à faire du trouble partout où il passe et à envoyer les gens à l’asile de fous.  Il faut dire que ses victimes sont souvent assez bien choisies… Certaines scènes sont délirantes, carrément burlesques (la sortie du théâtre m’a fait mourir de rire.  Et que dire du choeur d’employés…) tandis que d’autres sont fantasmagoriques, remplies de symboles, et magnifiques.  Je pense par exemple au bal chez Satan ou aux passages à Jérusalem.   D’autres plus courts passages, plus philosophiques, qui parlent de bien et de mal, m’ont fait réfléchir et teintent tout le roman malgré leur brièveté.  C’est foisonnant et la plume de l’auteur s’adapte à merveille aux différents types de scènes.   Ça m’a donné une envie folle – again –  de visiter Moscou. 

 

Mais « Le Maître et Marguerite », c’est aussi une satire et une critique de la vie en Union Soviétique dans les années 30.  C’est le règne de Staline, l’époque des appartements communautaires, de la propagande, de l’usage de l’art pour la dite propagande, des interrogatoires ridicules et « stagés » ainsi que des arrestations en masse pour de futiles prétextes.  Et tout ceci, on le ressent à travers les allusions de Boulgakov où l’histoire est réinventée, où personne ne s’étonne de la disparition des gens et où la crainte de l’étranger est omniprésente.  Bon, avouons, j’ai été bien aidée par les notes de bas de page et par mes lectures subséquentes parce que je n’aurais vraiment pas tout vu si j’avais lu toute seule.  L’auteur fait passer son message sans jamais paraître lourd ou plaqué.  On parodie des slogans, des habitudes, des modes de vie.  Et ça passe ma foi fort bien.  

 

Le Maître serait une représentation de le l’auteur, personnage ma foi difficile à cerner, qui se trouve lâche et qui ne sait plus trop quelle est sa place.  Le Maître qui aime Marguerite, prête à tout pour retrouver celui qu’elle aime.   C’est cet amour que j’ai trouvé le moins crédible dans le roman, en fait…  Des âmes soeurs, certes, mais bon, on se demande bien ce que Marguerite peut trouver au Maître, à part son écriture, qu’elle vénère.  L’art a une place très importante dans le roman, que ce soit en raison des professions des personnages, du thème de Faust, omniprésent ou de l’écriture, de la musique.  En effet, en Union Soviétique, l’art devait servir le parti…  la censure faisait rage et les mouvements anti-religion aussi.  On sent cette préoccupation partout dans le roman et sous les blagues, les folies et le grand n’importe quoi qui s’en va un peu partout, il y a réellement une ligne directrice claire. 

 

Certes, on pourrait reprocher certains trucs incohérents à la fin du roman… sauf que bon, l’auteur est mort avant la dernière relecture, ce qui n’a certainement pas aidé. 

 

Une lecture particulière, mais beaucoup mois classique que la littérature russe que j’ai lu jusqu’à date et surtout ma foi très drôle et très riche. 

 

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Roman lu dans le cadre du Blogoclub de lecture de Sylire et Lisa auquel je n’avais pas participé depuis un moment. 

 

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Et aussi valide pour le challenge de Pimpi!

The secret of Chimneys (Le secret de Chimneys) – Agatha Christie

Secret-of-chimneys.jpg Présentation de l’éditeur (mal traduite par moi)

« Anthony Cade n’aurait jamais cru qu’en rendant un service à un ami, il serait placé au centre d’une mortelle conspiration.  Emmêlé dans une toile d’intrigues, il commence à réaliser que la simple faveur qu’il rend le place dans une position très dangereuse. 

 

Alors que les péripéties se produisent, les forces combinées de Scotland Yard et de la Sûreté Française convergent graduellement vers Chimneys, une étonnante résidence de campagne qui cache un étonnant secret. »

 

Commentaire

J’aime Agatha Christie. Et si j’ai manqué le 2e rendez-vous de notre trip entre copines « The Unicorn and the wasp » (qui, je le rappelle, consistait à lire dans un an tous les romans d’Agatha Christie mentionnés dans l’épisode la concernant dans la série Doctor Who – saison 4… with David), c’est que j’ai déjà parlé de « L’homme au complet marron » et que même si je radote, il y a quand même des limites.  J’ai juste rajouté le logo et le lien avec l’épisode dans mon vieux billet.  Call me paresseuse.

 

Le secret de Chimneys s’inscrit comme « L’homme au complet marron » ou « Rendez-vous à Badgad« .   Cette fois, nous sommes en Angleterre, il y a quand même un peu de ce huis clos qu’on rencontre souvent (de mémoire hein… je réalise que j’ai presque tout oublié) mais l’histoire commence en Afrique, quand Anthony Cade, qui n’aime pas particulièrement l’idée d’un boulot à long terme, accepte de donner un coup de main à son ami Jimmy McGrath, qui s’est vu remettre le manuscrit des mémoires d’un dirigeant politique d’Herzoslovaquie (pays imaginaire dont les patronymes semblent bouder les voyelles), le comte Stylptitch.  Il doit le remettre à des éditeurs contre une partie de la somme de 1000 livres que le défunt comte a promis à McGrath.  Et bon, tant qu’à faire, pourquoi ne pas se servir du messager pour redonner des lettres à une certaine Virginia Revel, qu’on semble faire chanter pour une obscure histoire d’amour illicite?

 

D’emblée, j’ai craqué pour les deux personnages principaux, ainsi que pour certains personnages secondaires.  Je ne préciserai pas lesquels pour ne pas spoiler, mais plusieurs d’entre eux reviennent dans d’autres romans – dont je me souviens, cette fois – et j’étais RA-VIE de les voir là.  Les héros sont intelligents, intrépides et surtout très très drôles.  Je crois que l’humour est l’une des choses que je préfère dans les romans d’Agatha Christie, avec cette atmosphère so british qui ressort même quand ils sont à l’autre bout du monde.  Les réflexions des personnages, leurs motifs… dans ce roman, ils sont vraiment bourrés d’humour.  L’histoire est abracadabrante, pleine de coïncidences incroyables, de coups de théâtre, d’espions, de personnages hauts en couleurs et les fils s’emmêlent autour d’une bizarre aventure impliquant des vieux politiciens secrets, leurs mémoires, un prince et un diamant.  Je ne pouvais m’empêcher de pouffer à chaque fois que le comte Lollypop (je prends le truc de Cade, hein… écrire ce nom, c’est pas humain) parle, avec le verbe à la fin.  C’est terrible, je suis dans un roman d’Agatha Christie et je m’imagine Yoda.  Ou son ancêtre.  Limite que je le visualisais vert avec des longues oreilles.  Bien entendu, on pourrait dire que c’est invraisemblable.  Mais of course, que c’est invraisemblable.  Et c’est pour ça que j’aime tant. 

 

Et après cette lecture, j’ai terriblement envie d’aller en Angleterre et de me balader dans de vieux manoirs anglais pleins de passages secrets, de jardins et de secrets.  J’aurais bien aimé être une héroïne d’Agatha Christie, tiens.  Une qui finit bien. 

 

Le prochain en liste?  Le meurtre de Roger Ackroyd.  Que je n’ai jamais lu mais dont j’ai deviné la fin à la lecture d’un billet récemment.  Bon, personne ne veut me confirmer que j’ai deviné la fin mais pas besoin hein… je suis certaine! 

 

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Parce qu’une partie de l’intrigue de l’épisode, celle qui implique un vol, est inspirée de ce roman.

 

Le billet de Fashion, qui a lu le même que moi.  Ceux d’Isil, de Pimpi et de Yueyin, qui ont lu le maillon précédent du challenge, « L’homme au complet marron »

Gilmore Girls – Season 4

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Le problème, avec les images de Gilmore Girls, c’est qu’il y en a tellement, et tellement partout les mêmes, qu’il est carrément impossible de savoir ce qui vient d’où.  Donc, plusieurs viennent du site officiel.  Je pense.  Mais bon, vu que j’ai du mal à savoir quel est le site officiel…  grrrrSi je n’étais pas si paresseuse, limite que je ferais des screencaps.

 

 

Redondante, moi? 

Jamais, voyons donc. 

Pas du tout obsessionnelle non plus hein.  Je pense que mes copines, qui voient 20 statuts-citations tirés de la série par jour pourront en témoigner. 

 

Mais, comme dit Fashion, on ne peut s’empêcher d’aimer Lorelai.  Parce qu’à côté d’elle, on se sent limite normales.  Limite. 

 

Et là, à partir de maintenant… ATTENTION, JE SPOILE.  AVEC DES MOTS ET DES IMAGES. 


Ça devient un peu difficile de faire autrement, en fait.  Parce que juste la mise en place révèle des choses sur les trois premières saisons qu’idéalement, à moins de vouloir connaître des trucs et gâcher les punches, vous ne devriez pas savoir.   J’avais un peu peur au début de cette saison 4, parce que bon, si j’appréciais toujours autant chaque épisode séparément et que je riais toujours autant, je trouvais qu’en gros, l’histoire générale commençait un peu à stagner et que les personnages évoluaient relativement peu.  Sauf qu’après quelques épisodes, ça bouge et je me suis surprise à tout écouter ce qui me restait de la saison… en une journée.  Vous savez, LA journée où je m’étais permis de ne RIEN faire d’utile ou de productif (ben quoi… il nous en faut toutes une de temps en temps, non?)  Parce que, je l’avoue, je ne me lasse absolument pas de l’humour de Rory et Lorelai, de leurs répliques qui sortent complètement de nulle part et de leur façon de se parler du tac au tac.  Je ne me lasse pas non plus des running gags et des personnages secondaires qui sont carrément devenus réels pour moi.  Taylor et son power trip, Miss Patty et ses remarques grivoises (et je suis polie), Kirk et ses 43 jobs.  Ils me font mourir de rire.  Et dans la season finale, Kirk donne quand même un méchant show… dans tous les sens du terme. 

 

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La saison 4 donc.  C’est celle où nous voyons nos Gilmore Girls semi-séparées.  Je dis semi parce que si Rory a un genre d’appartement à Yale (oui, Yale, pas Harvard.  I knew it.  Je l’avais dit dans la saison 1.  Gnak gnak gnak), elle est quand même souvent à Stars Hollow vu que c’est quand même tout près.  Bizarrement, je trouve que ce semi-éloignement nous permet de voir autrement la relation Rory-Lorelai.  C’est là où on réalise à quel point elles ont besoin l’une de l’autre… ce qui – selon devin moi – laisse certainement présager quelque chose d’étrange pour l’avenir.  L’épisode où elles ont toutes les deux une crise de nerfs et où elles ne réussissent pas à se parler est selon moi assez génial nous montrer ça.  J’ai adoré. 

 

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C’est aussi la saison où Lorelai se prépare à l’ouverture du Dragonfly Inn avec Sookie, avec tout ce que ça implique de stress.  Parce qu’avec Sookie nouvelle maman et Michel toujours aussi … Michel, quoi.  Ce n’est pas toujours évident.  Avec ces deux-là, s’il y a un cheval dans une salle à manger, il n’est point dit qu’ils vont tenter de faire quelque chose pour le sortir de là, hein.  

 

Plusieurs storylines sont ma foi très intéressantes, particulièrement celle d’Emily et Richard.  J’adore Emily, je ne sais pas si je l’ai déjà dit (bon, oui, vu ma propension au radotage, je suppose que je l’ai déjà dit) et sa crise de nerfs au centre d’achats, pour une histoire de moustache est hilarante et très triste à la fois.  Lane a aussi un cheminement auquel je ne me serais pas réellement attendue.  Lorelai a un copain aussi cinglé qu’elle (et qui possède un food timer en forme de vache qui fait « moooh » quand c’est prêt.  Je veux le même.  Ou des boucles d’oreille en forme de vache qui fait « mooh » tiens.  Encore mieux).  Rory est quant à elle plutôt dans ses études… mais il faut croire que certaines choses n’étaient pas vraiment terminées. 

 

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Pour le reste, tout est dans les détails.  Les livres de psycho-pop-self-help (je riais toute seule), Kirk qui beugle un discours adapté de Howard Dean, Lorelai qui s’imagine Dickens en train d’écrire des lettres, Michel qui fait du babysitting, les multiples références aux films (daubesques ou non… j’ai presque le goût de revoir « Alive », « The Godfather » ou Rocky qui hurle son Adrieeeenne) ou aux romans (généralement non-dabesques).   Limite que je vais imiter Roadrunner et Wile. E.  Coyote pendant quelques jours.  En évitant de me prendre un machin ACME sur la tête, idéalement.  Quoique bon… c’est quand même de moi dont il s’agit, hein.  Et non, pour celles qui se sont déjà tapé tous mes – virtuels –  hurlements de bonheur à chaque fois que j’en attrapais une, je ne vais pas recommencer ici!

 

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Et je terminerai en disant que maintenant, la phrase « I slept with the zucchini » va devenir l’une de mes nouvelles répliques-cultes-et-fréquentes​-que-personne-ne-comprend.  J’ai ri au larmes.  Rien de moins.  

 

Go for season 5!

De Cape et de Crocs – Actes 2 et 3 – Ayroles/Masbou

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De-cape-et-de-crocs-3.jpgPrésentation de l’éditeur

Acte 2

« Hidalgo, corsaire, barbaresque gentilhomme et lapin font voile vers les îles tangerines et leur trésor.  Mais avant d’atteindre le mythique archipel battu par les tempêtes, où rôde l’ombre de vaisseaux engloutis et de monstres marins, nos hardis compagnons devront affronter un nouvel adversaire… joyeux, certes, mais cruel et sans merci: les pirates!

 

Acte 3

Où l’on verra nos héros voguer à bord du Hollandais Volant vers les îles Tangerines et leur trésor, s’emparer d’un navire pirate, délivrer une belle captive, essuyer une tempête, subir l’ire d’un monstre marin, explorer une île étrange, assister à un exposé, participer à une expérience et affronter de féroces cannibales.

 

Commentaire

Aussitôt reçus, aussitôt lus.  Et aussitôt commandé les tomes 4-5.  Non mais quelle série géniale.  Tout ce que j’aime, vraiment. Nos deux compères sont donc engagés dans une course contre la montre (et contre les pirates… et un chevalier de l’ordre de Malte) pour trouver le trésor mythique des îles Tangerine, îles mystérieuses que personne n’a réussi à approcher encore.   C’est une BD d’aventures, pleine de combats, de terribles périls, de trahisons, prisons et d’épées.  Les péripéties abondent, le rythme ne relâche pas, et nos deux amis se retrouvent dans maintes situations impossibles.  Encore une fois, c’est tout plein de références et j’adore quand Armand commence à rimer.  Cette fois, on résoud le mystère du Hollandais Volant, on frôle l’Atlantide, on croise un albatros, on visite – vraiment – une baleine et nos héros décollent vers… de nouveaux problèmes, en fait.  

 

Les dessins sont remplis de détails et les personnages principaux sont très expressifs, très « humains », même si les auteurs jouent énormément sur le fait que, justement, ce soient des animaux.  Les arrières-plans sont géniaux, plein de détails et de blagues.  J’ai réellement hâte de savoir la suite.  J’adore Eusèbe, toujours les oreilles dans les plats et disons que le personnage qu’ils rencontrent est haut en couleurs.  Bref, une BD intelligente, qui plaira à tous les amateurs de combats et d’histoires de pirates.  Surtout de joyeux pirates!