Oh my… comment rester de marbre à un tel roman. Surtout quand on sait que l’auteur s’est librement inspiré d’un fait divers pour l’écrire (l’affaire Sylvia Likens, s’étant déroulée en 1965). On ne peut pas parler de plaisir de lecture. Il y a des horreurs sans nom dans ce roman qu’on ne prend certes pas « plaisir » à lire. Mais il n’en demeure pas moins que nous avons affaire à un roman bien construit, qui nous plonge dans un microcosme terrifiant. Et nous, nous ouvrons de grands yeux horrifiés tout en sachant qu’en tant que lecteurs, nous ne pouvons absolument rien faire…
Nous sommes donc aux États-Unis, dans les années 50. Une petite ville ordinaire, un quartier résidentiel un peu fermé, avec sa petit gang d’enfants tissés serrés. Ils sont préados ou jeunes ados et sont à l’aise dans leur petit monde. David a 12 ans quand soudain apparaît Meg, 14 ans. Elle est jolie, pas fi-fille et, comble de la chance pour David, elle va habiter avec sa petite soeur chez Ruth Chandler, parente éloignée etmère du meilleur ami de David. Ruth, les enfants l’aiment. Elle traite les garçons en grands, leur fait confiance, leur donne de la bière. David n’a aucune idée de la raison pour laquelle sa mère ne l’aime pas trop, en fait. Nous, déjà là, on se rend compte qu’il y a comme un problème. Mais ce qui va arriver dépasse tout de même ce que j’aurais pu imaginer.
Pendant tout le premier tiers du roman, on est dans une atmosphère un peu vintage, dans un monde d’enfants avec ce qu’il comporte d’insouciance, de copains et de jeux. Limite confortable. Sauf que rapidement, le malaise s’installe, avant même que Meg ne vienne briser, bien malgré elle, ce fragile équilibre. On sent que le Jeu pourrait mal tourner. On se questionne sur Woofer, qui aime torturer les insectes. Sur cet abri antiatomique dans le sous-sol de chez Ruth. Rapidement, une violence psychologique s’installe… qui n’en restera pas là. Le tout devant les yeux des ados ébahis. Ou pas.
Ce qui m’a le plus interpellée dans ce roman, c’est l’attitude des enfants, le plaisir qu’ils prennent à observer, à participer au festival des horreurs qui leur est proposé. C’est glaçant de voir à quel point ils sont malléables, comment ce qu’ils ont parfois vécu eux-même modifie leur façon de voir les choses. Comment ils croient Ruth, l’une des leurs, à qui ils font confiance. Et comment personne de fait rien. Tout les enfants savaient. Mais personne n’ose, personne n’agit. C’est tellement facile d’ignorer, de ne rien faire. Et ça remet en question l’attitude de l’homme dans plusieurs situations – soit moins terribles – mais semblables. Comment résister à l’autorité, quand elle abuse? Comment se rebeller? David devrait rapidement apprendre à penser par lui-même, à juger, à remettre en question. Mais à 12 ans… difficile.
L’atmosphère est lourde, pesante et malsaine. Et prenante à la fois. En tant que lectrice, je me suis sentie voyeuse, révoltée mais prise à tourner les pages, pour voir jusqu’où l’horreur allait aller. On ne comprendra jamais pourquoi. Et c’est ce qui fait le plus peur. On en ressort avec un profond malaise, et une sensation de culpabilité pour toutes ces petites choses qu’on a pu « laisser faire », sans s’imposer.
Un roman bien maîtrisé… mais que je ne conseillerais pas à tout le monde.
Une véritable claque.
Ceux qui me connaissent savent à quel point je suis fan de sacs à mains et de souliers. J’ai cessé de compter, en fait. Du coup, ce livre était pour moi. Bien entendu, question sac, pour moi, la quantité vaut mieux que la qualité. Je suis donc la reine des sacs cheap et des souliers cheap. Ce qui n’est pas le cas de l’héroïne, Prune, 44 ans au calendrier… mais 14 et quart dans sa tête!
Ce livre me tentait à cause du titre, tiré de Macbeth (oui, je sais… citons l’évidence!) Mon premier commentaire à la suite de me lecture serait que c’est un livre fort bien écrit, avec une prose remarquable qui sonnent limite poétiques malgré le thème. Mais que je l’ai lu trop tard. Trop tard pour avoir peur.
Avouons-le d’emblée, entre ce roman et moi, ça n’a pas été le coup de foudre. Je dirais même plus (oui, je fais une Dupont et Dupond de moi-même), on ne s’est pas du tout, mais alors pas du tout plu. Et c’est dommage car il avait pourtant tout pour attirer mon attention, ce roman. Une quête pendant une période difficile de la vie, sur les traces d’un roman mystérieusement rescapé d’un incendie qui a complètement ravagé la vie de Pauline, la narratrice. Et celle-ci quittera Paris sur un coup de tête, pour aller chercher quelque chose – mais elle ne sait pas quoi – à Boston, où a vécu autrefois Nathaniel Hawthorne, auteur de « La lettre écarlate ».
Un autre livre-travail mais que j’aime aussi beaucoup raconter aux cocos, juste pour le plaisir d’une histoire. Si vous me suivez un peu dans mes livres pour mon travail, avec des cretons en bas de 6 ans présentant des difficultés de langage, vous aurez compris que j’aime les histoires que je peux adapter pour leur donner une structure répétitive afin de permettre aux enfants de participer dès la première lecture. Celui-ci en fait partie.
Pas facile de parler de façon si rapprochée de tomes différents d’une même série. Surtout quand cette série est en fait un gros roman divisé en 5 parties. Je vous renvoie donc à mes billets sur le
Cette série n’est pas disponible chez moi. Je ne sais plus où j’en avais lu tant de bien mais quand j’ai eu envie de découvrir une nouvelle série jeunesse, allez savoir pourquoi, je me suis dit que c’était CELLE-LÀ qu’il me fallait. J’ai donc commené à supplier les copines qui viennent au Québec et Yueyin m’a donc apporté le premier tome à l’été. Inutile de préciser que le fait que je ne puisse pas commander/acheter les livres de mon chez moi complique légèrement la lecture de cette série (à noter, ce n’est pas cette édition que j’ai… mais une autre presque pareille, chez Elzévir)!
C’est une histoire bien étrange, entre ce roman et moi. Au récent salon du livre du Saguenay, la représentante de chez Alto s’est montrée à la fois très sympathique et excellente pour vendre ces romans. D’ailleurs, petit message, plusieurs devraient prendre exemple sur elle… et s’occuper des clients plutôt que de jaser entre eux au salon. Peut-être que ça fonctionnerait mieux. C’est fou ce qu’on peut vendre, quand on prend la peine de présenter notre stock! Mais passons et revenons à ces peaux cassées, qui s’est avéré une excellente surprise.
Je l’ai dit à quelques reprises déjà, j’aime beaucoup les histoires de Winnie la sorcière. Bon, Winnie, Pélagie… même combat hein… ce sont les mêmes histoires, la même sorcière… Et dans cette période pré-Halloween, disons que je sors souvent ces histoires avec mes cretons les plus grands (et ceux qui comprennent assez bien). Les sorcières, les chats noirs, c’est gagnant!
En cette semaine folle-brac (*mode inside québécoise on* :ou « folle comme brac », comme diraient les inconditionnels de Slap Shot et des frères Hanson… * mode inside québécoise off »*), j’avais besoi d’un roman doudou. J’ai donc choisi d’aller me balader du côté des grands boulevards de Tonie Behar et j’ai ma foi fait un bien bon choix! C’est tout à fait le genre de lecture agréable, drôlatique et sans prétention dont j’avais besoin. Le genre de roman qui fait du bien et dont on ressort avec le sourire. 